‹ Dictionnaire général et complet des persécutions souffertes par l'égliseChapitre 137 sur 207 · SON · texte numérisé non relu

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fiée à aueun apôtre, et ne fut pas éclairée de la lumière de la foi avant le règne de Constantin.

Jugement de THistoire de Sacrale, — Son style n^a rien de beau ni de relevé, et il parait ne s'être attaché qu'à rapporter d'une manière claire et intelligible les faits gu'il croyait dignes d'être transmis à la postérité. Malgré ses protestations de zèle et de vigilance pour s'assurer de la vérité des faits, il y en a néanmoins plusieurs auxquels on ne peut ajouter foi. Il n'est pas même fort exact dans les dogmes, et quelques-uns même l'ont cru imbu des erreurs de Novatien. Ce qui leur a fait porter ce jugement, c'e^t l'honneur qu'il porte à cette secte dans ses écrits et la qualité de martyr qu'il donne à Fauteur de cette hérésie.ll relève en toute occasion le mérite des évêques que ces hérétiques avaient à Constantinople, et les fait passer non-seulement pour des hommes a'une vertu éminente maisencore pourthaumaturges. Il parait néanmoins indubitable que Socrate n'a eu aucune part à leur schisme et à leurs erreurs. Car il oppose souvent leurs Eglises, leurs assemblées et leur communion aux Eglises, aux assemblées et à la communion des catholiques. Il déclare en termes formels qu'ils se sont séparés de l'Eglise et condamne la sévérité de leurs dogmes. Si donc il a donné des éloges à quelques évêques novatiens» ou peut dire qu'il les a attribués à leurs qualités extérieures plutôt qu'à Tesprit qui les animait; car n'étant que laïque el peu versé dans les matières tbéologiques il ne pouvait pénétrer la profondeur de leurs sentiments. Une [larait pas non plus avoir été bien instruit de la discipline de l'Eglise romaine» puisqu'il dit qu'à Rome le carême n'était que de trois semaines, encore eu excepte-t-on les samedis et les dimanches. Quelques-uns pour l'excuser croient qu'il a voulu parler de la nouvelle Rome, Constantinople, où Ton ne jeûnait pas le samedi, de même que dans la Grèce et dans l'Orient. Mais en supposant qu^il parle de l'ancienne Rome, il faut dire qu'il s'est trompé; car saint Léon, qui vivait dans le même siècle que Socrate, répète plusieurs fois dans ses discours que l'on se préparait à laPAque par un jeûne de quarante jours et que ce jeûne était d'institution apostolique. Sozomène, contemporain de Socrate, dit en général que les lllyriensetles Occidentaux comptaient six semaines de carême; et Cassien, qui vivait en Occident, compte trente-six jours de jeûne avunt PAques. Il parait donc que la règle de l'Eglise romaine et même de tout l'Occident était de jeûner quarante jours avant Pâques , et que la pratique de ne jeûner que trois semaines ne^ pouvait être qu'un abus que quelques particuliers avaient introduit. C est sans doute de cet abus que veut parler le Vénérable Bède, lorsqu'il dit que de son temps on était encore partagé dans ritalie sur le jeûne du carême. Chez les uns il était de trois semaines environ,

et chez les autres d'ttne seoMina seufe. ment.

Parmi les faits sur lesquels on ne p^ul disconvenir que Socrate ne se soit tronpe» on peut y mettre celui-ci : Qu'il'y eutcmq évêques dans le concile de Nicée qui ne toqlurent pas souscrire à la doctrine qm j avait été décidée, ni recevoir le terme d« consubstantiel; savoir : Eusètm de Kicooii* die, Tbéognis de Nicée, Maris de Chiilcé* doine, Tbéonas de Marmarique et Second de Ptolémaïde. 11 est vrai quils ûreolda* bord quelque difTiculté; mais Eusèbe, Tbéoi gnis et Maris cédèrent par la crainte 4ê iexil; il n'y eut que Tbéonas et Secood qui persistèrent dans leur refus comme oi le voit par la lettre du concile. Il estm|i encore que Tbéognis et Eusèbe turent eiiléf par ordre de Constantin; mais ce ne Al| p^s pour le même sujet. Cest encore àl

2ue cet historien place la mort d'Alexaad vêque d'Alexandrie, el l'ordinAtion de Athanase après Je rappel d'£usèl>e et Théognis. Socrate met la mort d*Alei3Qdi évêque de Constantinople, en 3bd» et toc fois Paul son successeur occupait le si de celte Eglise sous le règne de Constao qui mourut en 337. Socrate parle avec très-grand embarras des conciles de !

mium et d'une manière très-incorrecte persécutions que l'on Qt souffirir à Athanase. Enfln, je ne sais si l'on peut prouver Socrate dans les louanges q donne à saint Proclus, évèqae de Con tinople, de permettre à d'autres d'avoir sentiments opposés aux siens sur la Dr nité. Ce n'est pas là, ce semble, un n de louange dans un évêque orlhodoxe, doit être zélé pour la saine doctrine. Oo dit pas en quelle année il mourut, trouve son histoire dans le Jleci«et7 dit ioriens €cclésias$iqu€$ de Valois, Cam 1720, 3 vol. in-fol. ; et dans celui de Ck tophersan, ou bien avec celle de Sozoï en grec et en latin, Paris, Vitré, 1668 ;^ de Sozomène se trouve dans le Recueil hiitorient latins ^ par Robert Btienae»

SÔNNACE, après la mort de Romulfe, é

3ue de Reims, fut élu pour lui succéder, oute jusqu'à quelle époque il gooven cette Eglise; mais iliest certain qu'il "' sur ce siése jusqu'en 625, puisqu'il \n à un concile qui se tint à Reims cette o^ année. Nous avons sous le nom de SonoM^ dans les CoUectiom de$ eoncileê^des Sten^ divisés en vingt et un articlest sur Vidais nistratiou des sacrements et sur la ooiHitfil des ecclésiastiques. Il était naturel fia Frodoard, dans- son Hiitoire de fEgUsfM Reims j rapportât ces statuts, cependant il Ifl a passés sous silence. On convient tuutfiHI que cet historien a omis bien des chcM uni auraient pu justement trouver piMi dans son ouvrage ; mais ce qui sons sewt trancher la question, ou tout aumoiiisjeM un doute sur l'authenticité de cet ouvragi et la vérité des on attribution à Sonnacc, ctil que dans le dénombremeut que l'auteur j

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îtdes Aiesse trouve f^omprise la nativité de sainte Vierge qui n*a été de commandeeot que dans le x* siècle, quoique Ton en l'office longtemps aupara van i dans l'Eglise, loiqa'il en soit, Toici ce quMIs contiennent remarquable.

1) j est ordonné aux pasteurs de se connner dans la doctrine ae la foi à la tradition ila sainte Eglise romaine, dMnstruire les •Qples de rulilité des sacrements et des isonsde leur insUtuiion, de les^dminis- *r gratuitement, de proférer avec attention forme du haptéme, et de s*iaformer des rcets de celui que Ton présente pour refoir le sacrement. Il leur ordonne d'enpY les fidèles à recevoir le sacrement de ftfinnatioo qui nous donne le don de force Dne abondance de grtce ; de les obliger fc B5ter au saint sacrifice de la messe les hanches et létes solennelles, sous peine krf privés de rentrée de TEglise et de la |Niltare, s*îl$ s'en abstenaient deux fois as une année. On réserve aux pasteurs ils la confession des pénitents pendant le Mme, et Tos fiiît aux prêtres une obliga-

I de célébrer au moins deux fois |)ar is. L*fiucharistie sera portée aux malades kl un fase décent, précédée de flambeaux ttttx qui iront on voyage la recevront par pe de vialiqae. Elle sera encore accordée Uni i)ui sont condamnés à mort comme liMours nécessaire dans une circonstance

6 critique. Pour être admis aux ordres I avoir un bénéfice suffisant pour sa Itistance; ce qu'on laisse à l'examen des Kde probité et aptes à juger^ On ne donillatonsurequ'à ceux qui présenteront des mties de monter à un uejçré supérieur.

Itrtroe-oactîoQ sera administrée à tout bilequi Faura demandée. Parmi les clercs, ftaiion sera commune et sera ouverte aux Ivres. Les fêtes qui se célébreront avec ailion du palais, sont la Nativité du Seilir, ia Circoncision, l'Epiphanie, l'An* Iciation de la sainte Vierge, la Résurrec* IdaSeigneur, etle lendemain, son Asceni« ia Pentecôte, la Nativité de saint Jean- (tisle, lesapAtressaint Pierre et saint Paul, Bomption de la sainte Vierge, la nativité iaioi André, apAire, et tous les diman* ji^Onne voit pas, dans ce dénombrement, M de Tous Jes Saints établie en France M le milieu du ix* siècle, quoiqu'elle le

I I Rome dès les commencements du \îlous avons, par là, une preuve de Tan-

Blé de ces statuts.

FBRONE succéda à Modeste, patriarche jrosalem, mort en 633. Aussitôt il as- ™« un concile et écrivit une lettre syno- ^ur rendre compte de sa foi aux év6- <1m grands sièges ; de là vientquedans '^ea exemplaires elle est adressée au nonorius, et dans d autres à Sergius, ivthede Coostantinople. Comme toute ^rcttlaire, elle changeait d'inscription {^dignité des personnes auxquelles ^t adressée. Cette lettre, de longue nef a été imprimée en partie dans le Mil des Annales de BaroniuSi mais

seulement en latin. Elle est tout entière, en grec et en latin, dans le recueil des actes du sixième concile général contre les monotbélites, en 680.

Analyse de cette lettre. — Sophrone fait d^abord sa profession de foi, explique le mystère de la sainte Trinité et l'établit contre les hérétiques qui Tout attaqué. Il établit ensuite le mystère de l'Incarnation et s'attache particulièrem^'nt à prouver l'unité de personne en Jésus-Christ contre Nesto* rius, et la distinction des natures contre Eutychès. Ces deui vérités établies, il en conclut que le même Jésus-Christ opérait réellement ce qui convenait à Tune et k l'autre nature; ce qu'il n'aurait pas fait s'il n'y avait eu qu'une nature. Puisqu'il n'y avait qu'une personne, comment la divinité aurait-elle, sans l'humanité, fait les fonctions corporelles t ou comment le corps séparé de la divinité, aurait-il fait les actions qui sont essentiellement l'attribut de la divinité? Hais Jésus-Christ étant un et le même; Dieu et homme dans les deux natures, il a fait comme Dieu les œuvres qui n'appartiennent qu*à Dieu, et comme homme, celles qui sont de la nature humaine. Ce n*est pas une autre nature qui a fait les miracles

2ue celle qui a souffert, c'est Je même Jésushrist : chaque nature, dans sa personne» conserve sa propriété sans aucune diminution, et chacune opère ce qui lui est propre avec la participation de Tautre nature. Le Verbe Ojpere ce qui est du Verbe avec la participation du corps, et la chair exécute ce qui est de la chair avec la participation du Verbe. Les opérations de chaque nature sont réelles, naturelles et convenables, et proviennent indivisiblement de Tessence de chacune d'elles, quoique l'une n*opère pas sans l'autre, puisqu'elles sont unies sans confusion dans une même personne ; c'est pourquoi on ne peut pas dire qu'elles aient une seule opération réelle, naturelle et indistincte, parce que ce serait les réduire à une seule substance et une seule nature ; car ce serait tomber dans l'erreur des acéphales, les natures ne le connaissent que par les opérations.

Pour mieux faire connaître la distinction des opérations de chaque nature, Sophrone entre particulièrement dans le détail de celles de la nature humaine, etditque Jésus- Christ est né comme nous, qu'il a été nourri de lait, qu'il a passé par les différents degrés de grandeur de corps et d'Age jusqu'à ce qu'il fût devenu homme parfait; il a souffert la faim, la soif, la fatigue des voya« ges, la douleur des tourments et enQn la mort. Il place entre les opérations divines de Jésus-Christ sa conception miraculeuse ; sa naissance qui n'a fait aucun tort à la virginité de sa mère, la manière miraculeuse dont les bergers et les mages connurent le lieu de sa naissance» le changement de l'eaa en vin, la guérison des malades. Cette dernière opération, quoique exécutée par le corps est néanmoins une preuve de la divi» nite. Ce Père distingue ensuite dans Jésua<*

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Christ des opéra tioDs du moyen ordre, c'està-dire qui ont en même temps quelque chose de divin et d'humain. Il les appelle Ibéandriques ou déiyirilesi d'après le langage de saint Denys TAréopagite. Les monothéliles s'autorisaient de cette eipression pour établir leur erreur; mais on leur fit voir dans la suite que le mot théandrique renfermait nécessairement deux opérations, et que saint Dénys ne Tarait employé que pour marquer l'union de ces deux 0{)érations dans une même personne qui faisait humainementles actions divines et divinement les actions humaines. Il faisait les miracles par sa chair animée d'une flme raisonnable et unie à sa divinité, et par sa vertu toute- puissante , ils se soumettait volontairement aux souffrances qui nous ont donné la vie.

Sophrone condamne l'erreur d'Origène, de Didyme et d'Evagre en tout ce qu'ils avaient enseigné de contraire à la tradition apostolique par rapport à la préexistence des Ames ; puis il déclare qu'if reçoit les quatre premiers conciles généraux de Nicée, de Constantinople, d'Ephèse et de Chalcédoine, auxquels il joint le cinquième, c'est-^-dire le second de Gonstantinople, commo d'une égale autorité, approuvant tout ce qu'il avait reçu et rejetant tout ce qu'il avait condamné, soit par rapport aux dogmes, soit par rapport aux personnes. Il reçoit aussi les écrits de saint Cyrille contre Nestorius, et la lettre de saint Léon à Flavien comme s'ils étaient des décisions de saint Pierre et de saint Marc. Ensuite il anathématise tous les hérétiques depuis Simon le Magicien jusqu'aux tréthéites, qui avaient Philœponus pour chef. Il distingue entre eux deux Origène, l'un surnommé Helieseus, l'autre Adamantins et joint Magnus aux deux Apollinaire. Le concile de Rome sous le Pape Damase, où Apollinaire fut condamné avec sa doctrine, n en fait nullement mention. Dans la crainte au'il lui fût échappé quelque chose qui merit&t d'être corrigé, il soumet sa lettre synodale à la correction d'Honorius, de Sergius et sans doute de tous ceux à qui elle avait été envoyée, et se recommande à leurs prières, ainsi que ceux qui l'avaient aidé dans sa composition, spécialement Leontius, diacre, et Polyeucte.

« Priez aussi, ajoute-t-il, pour nos empereurs Héraclius et son fils, atin que Dieu leur donne la victoire sur tous les barbares; mais principalement qu'il abaisse l'orgueil des Sarrasins, qui, pour nos péchés, viennent de s'élever contre nous. » Photius parle d'une lettre synodique de Sophrone adressée au Pape Honorius, dans laquelle il déclare que Théodoret n'avait pas été chassé de FËglise, quoiqu'il fût en désaccord avec saint Cyrille; on ne lit rien de semblable dans la lettre synodique dont nous venons de donner l'extrait ; il y est dit seulement que le cinquième concile condamna les écrits de Théodoret contre les douze anathématismes de saint Oyrille contre le concile d'Ephèse, et ceux •Dour Diodore de Tarse et Théodore de Mop-

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sueste. Du reste, ce que dit Pholinsdeli lettre à Honortus, se trouve conformelceui lettre synodale.

Lettre de Sophrone à Jïoiioriiii.— Cornai le monothélisme se propageait de plus t plus, Sophrone recueillit en deux volume six cents passages des Pères pour convain cre de la vérité ces hérétiques et les rame» à la saine doctrine. Il envoya même \ Roo Etienne, évéque de Dore, celui qui assin depuis au concile de Latran, en 619; (di avant son départ pour lltalie, il le menan le Calvaire et lui parla en ces termes : < Vu rendrez compte à celui qui a été cruciâéi ce lieu quand il viendra juger les vîTaatsi les morts, si vous négligez le {)éril dansi quel la tôi se trouve. Faites donc ce ^oe | ne puis fkire moi-même, k cause de Tiod sion des Sarrasins ; allez à cette eitréd de la terre, au sié^e apostolique, base de! saine doctrine ; faites connaître aux satf personnages qui y résident tout ce qui I passe dans nos contrées et ne cessez de I supplier jusqu'à ce qu'ils condamnent d noniquement cette nouvelle doctriDe.»EiM ne, à la demande de Sophrone, et pressd les prières de plusieurs autres évèque^ des peuples catholiques, se mit en cb et arriva à Rome malgré les ordres r monothélites avaient donnés pour Y et le renvoyer chargé de chaînes. Sophi lui donna sans doute une lettre pou pape Honorius; mais elle n*est pas v jusqu'à nous, ainsi que son Recueil dis eages des Pères,

AQTBBS écrits de SoPHROlfK. — Il

reste encore de cet auteur quatre di ou homélies : la première sur la nai de Jésus-Christ ; la seconde en ThoDi des saints an^es; la troisième sur Te»

tion de la croix et la résurrection ; la trième sur l'adoration de la croix e( jeûne du carême. Il se plaint amère dans rhomélie sur la naissance duSau de ce que les Sarrasins qui occupaiem léem ne lui permettaient, ni à soq d'aller ce jour-là dans ce saint lieo satisfaire leur dévotion habituelle. Ces bares avaient menacé de mort tous eem iraient à Bethléem. Le saint évéque fot contraint de célébrer la fdte de Noël r£glise dédiée à la Mère de Dieu, dans ceinte de Jérusalem. Dans son homélie les anges il enseigne que tout fjomœa accompagné d'un ange gardien. On voili rhomélie sur l'exaltation de la cruix ' cette fêle se faisait cha/fue année, et suivante qu'un dé|>osait cette croiicfi blic pour être présentée à fadoratloof^ dèles vers le milieu du carême. Ce$ homélies ont été données en grec}«r zer. Saint Jean Damascène cite soos 'e de Sophrone l'éloge des martyrs saiotQ saint Jean ; on en trouve des iragnieai5< les actes du septième concile général su images. Papebroch ne croit f«s queU de sainte Marie d'Egypte soit de boyl^ quoique saint Jean Dainaseèoe la lui *^ bue, et qu'elle se trouve dans des luao

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iès*aDcieDS $ûd$ le nom de cet évoque, «illandus a donaé dans le premier tome de [Trier un discours sur la lête de la renc^nv ou delà présentation de Jésus-Christ au liuple, qui porte le nom de Sophrone dans Q maDU5cntde la bibliothèque de Médicis. esaulres écrits publiés sous son nom, sont I traité imparfait qui a pour titre: Dei traiHx ti des voyages de saint Pierre et de saint M; VEloge de ces deux apôtres ; récrit irle baptême des apôtres, imprimé èHammé en 1714; VEloge de saint Jean lévan-- Cilié» dont on trouve un fragment dans le UMèue I i vre d es Const itutions apostoliqueSf iCotclier; le Discours sur le saint prieur'wt; les Panégyriques de saint Jean Chry- Mome et saint Jean TAumônier ; un Poème tf le Tieillard Siméoa qui reçoit Jésusb'st e )tre se$ bras. Le P, Labbe avait vu tei la bibliolhèqueimpériale un traité de So- ^ne intitulé : De ^Incarnation d'une pernnc de la Trinité'; raaislaplupartde ces disfurs soatsi peu de choses, qu*on peut se dispiscr d'en chercher les auteurs véritables. ^ius dit. en parlant du style de Sophrone,

I'ilse sert de termes extraordinaires, et iprime d'une manière coupée ; mais que b écrits respirent une vraie piété et une ■Baissancesolidedesdogmesue la religion.

SOPHRONE. Photius parle d'un autre SokroQ^qui écrivit pour la défense de saint ttile contre Eunomius etEunôme. Il était, |wl, plus savant que Théodore, qui aussi TJTit une apologie pour ce saint évi^<{ue : lisd*uQe moindre étendue. Son caractère Ht décisif, son stvie libre et simple, et loique logique il était agréable. II ne nous fk rien de ce Sophrone.

iSOT£R, originaire de Fondi, monta sur la |)ire de saint Pierre Tan 168. 11 soutfrit le prtyre Tan 177, dans la persécution do ifi-Autoine le Philosophe. Ce [lontife était ffiôre des pauvres, le modèle du clergé et Lcoosolation de TÉglise dans ces temps de Ihaiilés. Il parait certain qu*il écrivit une flre à saint uenys» évoque deCorinthe, et lion la lisait pul)liquement le dimanche uu Téglise ; car elle était propre à corriger ^ iuœurs. Nous n'avons plus cette lettre ; tt» oa lui suppose deux décrétâtes» La f^ière de ces lettres il*esl qu'un tissu ^ («ssages de TEcFiture^ sans ordre et ^s liaison; fauteur y suit la version de ^ul^le, et donne à Soter le litre d'arche- ^ttedusiégeapostoliuue.llsembledireque ^ les citoyens de la Campanie étaient i^^ros ; et toutefois il les distingue des >«u)»le$ dont ils avaient soin. Dans la ^<ode lettre, il se plaint que dans les pro^ ^Bcei d'Italie les femmes consacrées à Dieu, H^^i appelle moinesses,. touchaient les vases ^^^t et portaient de Tencens autour de «ttiel, ce qu'il qualifie de peste. On lui [Ju'ibue encore un livre contre l'hérésie de "^Qtan dans lecjuel il condamnait les ter- ><i«iianisies; mais cet ouvrage parait égale- ^pt supposé.

^ZOME^K, à qui Ton donne aussi les M\s d'Hermias et de Salami ne ou Salaman,

était originaire de Palestine» du bourg de Ééthulie, dans le territoire de Gaza. Du moins on peut le supposer avec assez de fondement; car il déclare lui-même qu'il passa les premières années de sa jeunesse avec plusieurs disciples de saint Uilarion,

a ni habitaient le bourg de Béthulie. Enfin, nous assure qu*il avait été témoin de la manière de vivre de saint ^énon, évoque de Maïame, près Gaza. C'est donc sans aucun fondement que quelques-uns Tout fait naître à Salamine, en Chypre. De la Palestine il passa à Constantinople, où il tomba malade ; mais sa foi et sa confiance eu l'archange saint Michel lui méritèrent une prompte guérison. Le titre de scolastique qu'on lui donne communément ne permet

f»as de douter qu'il n'ait cultivé les bellesettres et rempli les fonctions d'avocat. Il déclare lui-même qu*il était tous les jours au barreau avec un célèbre avocat nommé Aquilin, qui, comme lui, avait été guéri miraculeusement par l'intercession de saint Michel, et que son temps était employé à plaider et à composer son hi.^oire ecclésiastique.

Son Histoire de rEglise.-^Son premier début dans la composition fut un abrégé de ce qui s*était passe depuis l'Ascension du Sauveur jusqu à Licinius, en 323. Cet abrégé divisé en deux livres, n'est pas venu jusqirà nous. Ensuite il écrivit sa grande Uistoiro qui est divisée en neuf livres. D'après son projet, elle devait comprendre les événements arrivés depuis Tan 32^ jusqu'en 439; mais elle ne va pas au delà de 415, ce qui

frouve que Sozomène mourut avant de achever. 11 avait promis de parler de l'épiscopat de Sabbatius le Novatien, de la révélation des reliques de saint Etienne, et du zèle de Pulchérie contre les nouvelles hérésies, et rien de tous ces faits ne se trouve dans VHistoire. On pourrait dire que cette partie de son Histoire a eu le même sort que son Abrégé. En effet, saint Grégoire le Grand le blftiue d'avoir donné des louanges excessives à Théodore de Mopsueste, ce qui ne se trouve pas dans Sozomène. Mais on croit, avec beaucoup de vraisemblance,que ce saint Pape a confondu l'histoire de Sozomène avec celle de Théodoret, qui parle avantageusement de Théodore de Mopsueste. Sozomène dédia son histoire à Théodose le Jeune ; dans sa préface, il fait l'éloge de ce jeune prince, et exalte particulièrement sa sobriété. L'auteur^ rapporte que Théodose, dans un voya^^e a la campagne, par une chaleur excessive et une grande poussière» ne voulut p&s prendre un breuvage frais et délicieux qu'un de ses gardes lui offrait, parce que toute son armée enviait son l)oniieur, et aurait désiré avoir une semblable liqueur pour apaiser sa soif. C'était comme le remarque Sozomène, dans un voyage que cet empereur tit à Héraclée dans le Pont» en 443, pour réparer les ruines de cette ville. Cette date nous sert à fixer l'époque où Sozomène ttorissaii. H fait, dans la même préface^ la distribution de son Histoire en

DICTIONNAIIIE

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neuf livres, et marque ca peu i\e mois ce qu'ils devaient renfermer.

Gomme il connaissait parfttUement toutçs les sources pour puiser la vérité, il remarque, au commencement du premier livre, qu*il écrit ce qui s*est passé de son, temps sur ce qu'il a vu lui-m&met ou sui: ce ç|.u il a appris des personnes les mieux instruites, et qui souvent avaient été témoins oculaires des faits. « Quant i ceux qui sont plus aaciens, j'ai, dit-il, tâché de m'en instruire par la recherche que j'ai faite des conciles

S[ui ont été tenus, dçs canons qui y ont été aits, des lettres des empereurs et des évéques, dont quelques-unes sont gardées avec soin dans les palais des princes et dans les églises, et quelques-unes entre les mains des savanls.-<^M09 dessein était, ajoute-t-iU de les insérer entières daps mon ouvrage; mais leur étendue m'a fait juger depuis que je ferais mieux d'en rapportée le fond, si ce n*est lorsqu'il s'agit de quelques faits contestés ; car alors je ue ferais pas de diK Acuité de transcrire une pi^ce qui pourra servir à l'éclaircissement de la vérité. »^ Il déclare epsuite que, pour satisfaire au devoir d'un historien à l'égard de la vérité, il rapportera les différends arrivés dans l'Eglise, tant parmi ceux qui ont aspiré au.f premières p^ces qu'entre cçux qui ont disputé opiQi&trément pour la défense de leurs doKmes. Il ajoute qu'il en usera de même )^ l'égard des troubles que les hérétiques. o.Q.t excités dans l'Eglise, et des efforts qu'ils oiat f^its contre elle, et il croit qu'en ceU m(^e on yerr^ que rj|igli$9 est 1* ouvrage de Dieu, puisqu elle subsiste 9U milieu des tempêtes, et s'augmeçte au lieu de périr. Il promet de ne pas se renfermer dan$ les bornes de l'empire romain; mais de rapporter aussi ce qui est arrivé à l'Eglise daus les nations étrangères, et en particulier che^ ies Perses; de parler aussi des Ibt^aieurs et des supérieurs des monastèroSa dans l'espoi^ quç le portrait de leurs vertus servira de modèle a ceux qui voudront les imiter, il cite ce que saint Clément, Hé^èsippe Africain et Eqsèbe ont écrit sur l*histoice dQ TEglise, et dit, en parlant de l'bistoi^ieu Josèpne, qu'il a rendu un témoignàçç irréprochable à l'e^vantage dé Jésus- Chnst^ puisqu'il à publié sa mort et sa ré,surrecUoQ arrivée trois jours après. Il marque que niotrè religion a été établie par la vertu dç cqiux qui lai^égirept dés sa naissance , et que ^ sans avoir jsimais appris à {)arler, ils persuadèrent leur doctrine par eurs actions et pçr leurs souffrances.

Jugement de rilisto.ire de Sozomène, — Il y a dans VHistoire de So^omène plusieurs traits remarquables qui se trouvent aussi dans celle de Socrate, que l'auteur semble n'avoir que copiée. C'est de lui surtout qu'il a tiré ce qu'il dit en faveur des hovatiens; et comme il en parle avaniageusément, on l'a aussi traité de novatien. Mais il est hors de doute qu'il a regardé les novatiens comme une secte séparée de TEglise catholique. Les novatiens, dit-il| en parlant de la réu-

nion des religions projetée nar t^ropereur Théodose, n'eurent aucun davantage dm cette affaire,, parce qu'ils avaient le mène sentiment que l'Eglise catholique sur li ns* ture divine. D'ailleurs il reconnaît que Diea avait ordonné de pjardonner à ceui qoi étaient souvent to&bés dans le péché^ pourvu qu'ils se repentissent, et ajoute^ pour obtenir ce pardon, il était nécessani d'avouer ses fautes ; c'est poorqaoi on îvA établi dans chaque Eglise nn prêtre s^ secret, ppur les lui comesser en particulier, parce qu'il eût été trop pénible de les Mm devant tout un peuple. Pouvait-il riendiii de plus opposiS on. $ l'erreur ou à la pn(* que des novatiens? 11 loue encore hmn^ reur Constantin d'avoir bl^é Acésius, m que novatien, que lui et les siens exerw sent de la rigueur envers les pénitents leur ôtant toute espérance de récoDcliiat'

f)Our les péchés quils avalent commis ai e baptême. Il faut donc dire queSozotni comme Socrate, dans les éloges qa'il do aux novatiens, n'a eu égard qu*à h yertus extérieures, sans approuver ni I schisme ni leurs erreurs. Peut-être ai n'en use^t-il de la sorte que par une a,e sa trop grande fidélité a copier Sog On voudrait au moins que, s'il s*estatt à le copier si souvent, îl l'eût citéqnek fbis. Son histoire est plus étendue et mi écrite: niais elle n^st pas sans défaut, pour le style,, et on trouve qu'il est coup au-dessous de Socrate p^our le ja ment. Lorsqu'il parle du concile de Ni< il dit que Second , évftque de Ptoléi signa la définition de foi uni j Ait dr ce qui est contraire à la lettre du co dans laquelle il est dit expressément Second et Théonas refassent de la si| et qu'ils suivirent ouvertement Timp^ d'Arius. Il ajoute, au même endroit, qa"' sèbe et Théognis approuvèrent qoe condamn&t les erreurs ; mais qu'ils ne sentirent pas à ce qu'elles fiissent imp à Arius, ce qui n'est attesté par âucua yaini mais seulement par la lettre que deux évèques écrivirent du lieu de leur t D^ns cette lettre, ils déclarèrent qu'ils s'étaient jamais éloignés de la doctrioa concile de Nicée, quoiqu'ils n'eussent consentir à la déposition d'Arius, perso

Si'il n'était pas coupable des erreurs qM, i imputait. Comme Socrate, il fait iauil saint Athaiiase deux fois le voyage de W^ quoiqu'il n'y soit allé qu'une fois. V i#*i porte au règne de Xulien l'Apostat deiu«»| hlements de terre et des inondations ^ n'arrivèrent que deux aiis après la mort v oe prince. 'Il se trompe aussi sur Tépoç de la sédition d'Aniiocbe et du massacreo* Thessalobiquè. On croit même qu'il 7 * inexactitude lorsqu'il dit que Ic^ Sarrtt»* tiraient leuf nom de Sara, femme d'àbrt* ham, et que ce nom leur est venu de cew de Sarac, qui si j^nifie «afeiir, parce que^ peuples ne vivaient' que de vols «t d« pJJ* gandages. Enfin, on repi^iM dans Snm^ d'avoir écrit qu'on ne chantait MwW»

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