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objections de Sabel li us. Il montre ensuite, lar l'autorité des mêmes Ecritures qu'outre e Père et le Fils, nous devons encore croire au Saint-Esprit. Revenant au Fils, il dit qu'il est éternel, quoiqu'il soit né du Père; il a toujours été en lui , il en procède, il est Dieu de Dieu et la seconde personne , par qui toutes choses ont été faites, égal h son Père, avec lequel il ne fait qu'un seul Dieu, I ar la communication de la même substance. Alalgré cela» cependant, on trouve dans ce
livre qucluiics passages qui, quoique su ceptibles d'un sens orthodoxe, scmlilc' contraires à la divinité du Fils et du ^air Espri4. C'est pourquoi les macédoniens < Constantinople s'en servaient pour aulor i «j leurs erreurs, en attribuant l'ouvrage à sn i Cy|îrien, en quoi ils ont été suivis par |>I sieurs autres, entre autres, parRunn. iCfa saint Jérôme soutient que le titre de Poi vrage, dans plusieurs exemplaires, porl£ le nom de Novatien, et que le style montra clairement qu'il était de lui. On Ta altribi aussi quelquefois à Tertullien , peut-^t^ parce que ce Père a traité la même matièi dans son livre contra Praxée, et que U principes qu'il y établit sont ceux que Nu vatien développe dans ce traité.
Ecrits supposés. — On trouve parmi le œuvres faussement attribuées à saint Jc?ru me, un livre Sur la vraie circoncision ^ quî de Taveu des critiques, n'est point de c Père. On ne peut pas non plus l'attribuer Novatien, puisqu'il y est question des ma nichéens et des ariens. Il faut donc dire qu le traité qu'il avait composé sur cette nui tière est perdu, de même que ceux qu'i avait écrits sur le Sabbat, la Pâque^ et di ver autressu.etsdont nous avons parlé plus lia uti
Il ne faut pas oublier que l'on fait hon^ neur à Novalien de l'excellente lettre quu le clergé de Rome adressa h saint Cyprieti, et qui se trouve la vinut-sixième dans l'éiii* tion d'Oxford. On se Tonde sur ce témoignage même de saint Cyprien, qui paraît assez clair, puisque après avoir cité quelques paroles de celte lettre, il dit: « Le^ Romains ajoutaient, et c'était Novatieti lui^ même qui récrivait et qui relisait ensuite: h haute voix ce qu'il avait écrit; les Romains, dis-je, ajoutaiout qu'il fallait donner la paix aux tombés , lorsqu'ils seraient 0)alades à Textrémité. »0n doit remarquer encore que dans les lettres que Novatien écrivit à toutes les Eglises, pour leur donner, suivant la coutume, avis de son élection, il feignait
\tnib a ordonné malgré vous, comme vous le uiles, vous le montrerez en cédant volontairement. »
Novatien écrivait avec beaucoup d'agrément et do douceur. Son discours est mé* thodique et bien suivi; ses raisonnements sont solides et soutenus par des autorités de l'Ecriture, qu'il cite ordinairement avec beaucoup d'à propos. Jusqu'en 1709, les ouvrages de cet auteur n'avaient été imprimés qu'a la suite des œuvres de Tertullien ou de saint Cyprien; mais on en publia depuis plusieurs éditions séparées. La jilus belle est celle que Jean Jackson, prêtre de l'Eglise anglicane, a publiée, in-8% à Londres, en 172i3. Cette édition, revue après celle de Pamélius sur les plus anciennes, est ornée d*un grand nombre de notes et d'observations dans lesquelles l'éditeur est loin de se montrer orthodoxe, surtout dans les questions qui touchent à la divinité du Fils.
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