‹ Dictionnaire général et complet des persécutions souffertes par l'égliseChapitre 142 sur 207 · SOL · texte numérisé non relu

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rr9nci depuis Louis le Gros ; eep^ndant il » B (Je flirtes raisons de douter ({u'aucune ipiMirlienne è Tatihé de Saint-Denis, quoi- (]ii elles aient été écrites par des religieux iif^cf iiKinastère. Dès longtemps avant Suger» 'M>à de Saint-Denis était en possession il è rire rin*«loîrc de nos rois. (On peut voir r^Ue question traitée dans le tome XII de YÀUtoire liUéraire de la France.)

Les Œuvres de Suger ont passé dca Remfï\$ il*Audré Duchesne et de dom Mar* Iriie diDS le Cours complet dePatrologie.

SULCARD, moine de Westminster, au xi' tièrip. était originaire d'Angleterre, disent inelques-uns ; mais il est plus vreisembla* it^quil était né en Normandie, d*où il fut rsnJéré en Angleterre, avec tant d^autres ftirmands, soit sous le règne de Guillaume f Conquérant, soit dès le temps même du di saint fidouard qui avait commencé h y naltirer plusieurs. Ce dernier sentiment eraiibca^tcoup plus probable. On lui attriop plusieurs écrits; mais h un seul près, uDt il y a quelque chose d*iinprimé, Tat* il)utiondes autres n*a que Tautorilé de (bous pour principal garant. 1* VueChrO" i^vr qu'on ne fait point autrement connais f, ptdonl les compilateurs du Monasticon ^glicanum ont publié un assez long |)asi^e. A en ju^^er par cet échantillon, I oura^e qui se trouve apparcmiisent manusnt dans les bibliothèques d'Angleterre, iil être fort étendu et roule principale* cDl sur rhistoire de Westminster. Possem semble en avoir eu connaissance. Le turceau imprimé contient la description du eo, et les premières dispositions pour l*é» tMissement du monastère, soua Tinvocaftij de saint Pierre. Mais ce qui a trait k ce 'rnier objet n*cst établi que sur une vi« on assez singulière, que fauteur décrit itc toutes les moindres cirooQStaoces« ce n iiionlre qu'il était fort crédule. L*ou« ^à^e est dédié à Vital, abbé d'Westminsf* t lu recueil de sermons» sur lequel ou B nous donne aucun éclaircissement, si- ^n qu'un dit qu'une des occultations ordi* iiri\s (Je Sulcard était d^instruire les peuks en leur annonçant la parole de Dieu. Ce ^'Ui'il est an|>areuimenl un fruit des pré- ^aiiotts de l'auteur. 3* Un autre recueil ''Hircs, fans nous apprendre à qui elles "<i( adressées, ni de quoi elles traitent» ni '^i)e s'il en eiisie encore quelques-unes. ' tu u*oisièuie recueil de divers opuscus, dont on n'indique ni ne spécifie aume des matières qui en peuvent faire l'obt< A lout cela on ajoute, en général, que ilcarj avait encore l'ait d'autres écrits, '^is que le malheur des temps est cause u^' les litres méiiie n*^n sont pas venusjusu'à nous.

M'LPlCB-SEVCRi; était originaire de la [*'Mare d'Aquitaine, elquelqiies-unsdisent tia viliod'Agen; mais Taunéedesa naissance >us est inconnue. Cependant, comme il Ad plus jeune que saint Paulin, on ne ?ut le nietire qu'après l'an 353. Pour s'ou- 'ir un chcuiin 9uy -plus grandes dignilé^i ,

il entra de tK>nne heure dans le barreau et y surpassa tous les autres parson éloquence. Cependant il n*avait pas une haute idée de lui-même. Il s'engagea dans le mariage; mais la mort l'ayant privé bientôt de son éjiouse, il pensa sérieusement è laisser Ih monde,et en prit la résolution en même temi s

?ne saint Paulin avec qui il avait été trèsiroilement uni dans le siècle. Sulpice^Sé* vère, en se donnant à Dieu vers i'an 392, ne se dépouilla pas entièrement do ses biens; sans les vendre, il ^e contenta de les donnera l'Eglise en s*en réservant Tusufruit. Ce changement de vie lui attira de^. désagréments , et de la part de son père et de la part des méchants. Pour faire diver** sion à ses peines, saint Paulin leni^ac^ea h laisser son pays et à se rendre à Noie, lui promettant de le faire jardinier jde saint Fé« ii.x; mais ses infirmités s'opposèrent toujours à l'exécution de ses promesses. Néau<* moins il faisait plusieurs fois l'année le voyage de Tours f)Our visiter saint Martin, Son soin dansées visites était de s'instruire des vertus qu'il pratiquait et de les imiter, Sulpice-8évère fonda une école de piété dans sa retraite, dans laquelle ses serviteurs devenus ses frères servaient le Seigneur avec lui, et Gennade donnée Sulpice-Sé-* vère la qualité de prêtre; mais on n'a | »% de preuve qu'il l'ait eue avant Tannée ^13 ) car saint Jérôme, dans une de ses lettres de la même année^ ne l'honore lUis de ce titre. Gennade prétend même qu il se laissa sjirprendre par les pélagiens et soutint leurs erreurs ; mais qu il reconnut sa faute, Guibert de Gemblours révoque en doute cette assertion. Vers l'an 403, Sulpice écri-i vit à saint Paulin afin d'obtenir des reliques pour une basilique qu'il avait fait bAtir à Primeliore ce saint lui envoya une par-» celle delà vraie croix etqnelques vers pour servir d'inscription à cet édifice, Hien n'e&t plus honorable à saint Sulpice que ce que ;$aint Paulin dit de lui dans linscriptioq qu'il joignit à cette relique;

Sévère, d^une Tie et d*uDe foi très-pove, De cet tenples .sacrés éleva la su*uciure; liais il tll fm 8011 cœtir, par aoo humililé. Le leipple Iç pliys saint ue la Divluiié.

Saint Sulpice avait envoyé par Victor» la même qui lui rapporta ces inscriptions, de| manteaui de poil de chameau à saint Paulin, qui lui renvoya en échange la tunique de laino qu'il avait reçue de sainte Mélanie. Il n'y a riep de certain sur l'année de la mort de saint SuJpice^ mais on ne peut guèio douter qu'il n'ait vécu jusque vers l'an ^20,

Sks ^cRfrs, -^ Histoire sacrée, -r- Le mêm«i Victor portait aussi une lettre par lac|uel!o saint Sulpice priait saint Paulin de \ui donner quelques instructions sur diverses dit'« flcultéa (]ut regardaient Thistoire de toutes les nations, particulièrement sur celles qu'il y a d^accorder les Livres des Rois avec ceux des Paralipomines sur la chronologie des rois de Jnda et d^lsraôl. C'était $m% doute pourserviràson histoire universellt*, qiron pe |>eut {«r conséqMeni mettra Irnitl

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Tau 40S , puisque Victor irarri? a à Note qu*en ^02. Cette iiistoire universelle que nous avons encore et qui est intitulée Histoire iacrée^ contient en abré{;é ce qui s*est passé de siècle en siècle depuis la création au monde jusqu'au consulat de Stilicon. Tan de Jésus-Christ ^00. Saint Sulpice entreprit cet ouvrage pour la satisfaction d*un grand nombre de personnes qui désirèrent pouvoir lire en peu de temps tous les faits merveilleux rapportés dans nos livres saints. Quelque soin qu*il eût d*étre court et précis, la brièveté à laquelle il s*est attaché ne lui a presque rien fait omettre de remarquable. Pour lier les faits et en éclaircir la chronologie, il s*est servi quelquefois des historiens profanes, empruntant d*eux ce qu'il ne trouvait pas dans les écrivains sacrés. Il témoigne qu'il a eu pour but dans ce travail, non-seulement d instruire ceux qui ne sont pas savants, mais aussi de persuader ceux qui ont plus de connaissances. Pour son abrégé, il n*a pas en v,ue d*emp6cher qu'on ne lise les originaux sacrés ; au contraire, il est d*avis qu'on ne se serve de son ouvrage qu'après avoir pris une exacte connaissance, par la iecturedes livres saints, des faits qu'ils renferment. € Car ce n'est pas, ajoute-t-il, dans de petits ruisseaux, mais dans les grandes sources, gue l'on doit puiser les mystères de la Divinité. » Cette histoire est divisée en deux livres : le premier commence à la création du monde et finit à la prise de Jérusalem sous Sédécias, dernier roide Juda, emmené captif à Babylone avec le peuple Juif. Le second renferme ce. G[ue le prophète Daniel et les autres écrivains sacrés ont dit de remarquable par rapport à Ihistoire. Il ne dit rien de ce qui est rapporté dans les Evangiles ni dans les Actes des apôtreSf no croyant pas qu'un abrégé tel que le sien fût capable d'une si grande et si auguste matière. Il commence ce qui re-

Sarde l'histoire de la religion chrétienne à iérode, qui régna, dit-il, quatre ans encore depuis la naissance de Noire-Seigneur, et dont le règne entier fut de 37 ans. Il parle de neuf persécutions différentes que les empereurs païens ont fait souffrir à l'Eglise : La première sous Néron; la seconde sous Domitien; la troisième sous Trajan; la quatrième sous Adrien; la cinquième sous Maro-Aurèle ; la sixième sous Sévère; la septième sous Dèce;la huitième sous Valérien ; la neuvième sous Dioclétien et ' Maximien. Pendant cette dernière qui dura dix ans continuels, presque toute la terre fut teinte et abreuvée du sanç des martyrs, dit Sulpice; les fidèles couraient à Tenvi à des combats si glorieux et le zèle de l'honneur de Dieu faisait rechercher le martyre avec plus de chaleur que l'ambition n'en, donne maintenant pour parvenir à Tépiscopat. Jamais guerre ne fit périr tant de inonde, que cette horrible persécution enl^loutit de Chrétiens ; mais ces illustres morts nous ont rendus victorieux, et c'est sotrs triomphe que de si longs outrages

n'aient pu vaincre notre constance et ootrp foi. 11 ne met point au nombre despersA. cutiuns celle de Licinius, parce que, dit-il, ce ne fut qu'une légère atteinte oui n'ufl fensa pas le corps des Eglises. Elle rezar. dait principalement les soldats que ce princ« cassait, lorsqu'ils refusaient de sacrifier a» dieux. On avait écrit les Vies decessaioi} et généreux martyrs ; mais saint Sulpicf n^ jugea pas à propos de les transcrire dm son Histoire satrée» pour ne pas passeriez bornes d'un abrégé. Il ajoute que, d'après les saintes Ecritures, il doit yen avoir ucf diiième; mais qu'elle n'arrivera qu :i a fin des siècles* sous le règne de TAntectirR Sulnice-Sévère rapporte, dansson Hisloirt; que Constantin fut le premier des einfte* reurs qui embrassa la religion chrétienne, et raconte, d'après saint Paulin, comment sainte Hélène, mère de ce prince^danssod voyage aux lieux saints , trouva la croii ds Notre-Sei^neur. Cette princesse, bien iofur méë du lieu, fit fouiller la terre; et a[r un long travail, elle trouva trois croi celles deNotre-Seigneuret desdeui larrons, La difliculté fut de reconnaître celle sur Is quelle le Sauveur avait été attaché, car n craignait de prendre par erreur celle du larron pour celle de notre divin Mâlm On résolut d'appliquer sur les croix le cor^ d'un mort, et au même instant, par ld[>er« mission de Dieu, H passa un convoi funè^ bre que Ton arrêta ; les assistants prireiil le corps et l'appliquèrent en vain surdeui des trois croix ; mais dès que )e mort toi touché celle de Jésus-Christ, il se leva, h rapporte encore que lorsque Hélène eut Iw bâtir l'église au lieu où Jésus-Christ eui monté au ciel, l'endroit oii il avait impri:»i ses derniers pas ne put soufi'rir l'ouvre que l'on voulait y faire. Le travail se avec facilité dans les environs, mais ûin le lieu sacré qui porte Timpression lir vestiges du Seigneur, la terre rejVta »'i que les ouvriers y appliquaient, et tuèuà les marbres se brisèrent aux yeux decedi qui voulaient les mettre en œuvre. Un voyait encore de son temps ces vestiges» sacrés, et quoique les fidèles emporLissrnt tous les jours de cette terre sur laque.it le Sauveur avait marché, le lieu n'y fHrdjU rien, toutefois, de ce saint caractère quilf avait imprimé.

Saint Sulpice fait ensuite Thistoire è l'arianisme et des conciles qui se tiortU pour et contre la consubstantialité. P\i\^ venant à l'hérésie des priscillianistes, q^'i s'était élevée de son temps, il entre dans k détail des maux qu'elle cause à ÏE^lisc H finitainsi : a Ce qui augmente vos calaïuitiN c'est que toutes choses sont en coDfu>i>>J) par les discussions des évéques, j^ar le? passions dont les hommes sont maikc* reusement prévenus, et par la pares>e '^ l'assoupissement des esprits, lorsque Toa a tant besoin de vigueur et d'action, l reste un petit nombre de persiinrR':^ «ges et vertueuses ; mais leurs boos dtt>seins sont combattus par la fulie vt Tu

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