‹ Dictionnaire général et complet des persécutions souffertes par l'égliseChapitre 143 sur 207 · IL · texte numérisé non relu

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piniâtreré des'autres. » Cette histoire a fait ijouner àsaint Sulpice le nom de Sallusto .Nrt^iien, parce Qu'il s'y est proposé cet nrjrain pour moclèle; et on prétend même >:ti'il Ta surpassé, parce qu*il a su allier la t jrié à la brièveté. Parmi tous ceux» ajoute* i-'>n, qui ont entrepris de faire des abrégés a'Msloire, soit chrétiens, soit païens, il nV m a j«!S qui l'aient éjçalé. On y trouve quef- |ues seolioients particuliers tant sur 1 his* iNtrequesur la chronologie. Il compte près |t*MX milleans, 5819, depuis la création du nonde jusqu'au consulat de Stilicon en 382. iintend des an^es ce qui est dit dans la lene.se du mariase des enfants do Dieu v^'c les fllles des nommes. Il soutient que iainmon commença la construction du rniple 588 ans après la sortie d'Egypte, a<Hi|i)*il convienne que le troisième livre k>.s Rois n'en compte que HO. D'après ce Ke le temple lut achevé la onzième année D rèf^ne de Salomon , tandis que Sulpice âijre qne ce ne fut que la vingtième du léme rè^ne. Il donne à Abias, uh de Ro- Mto, six ans de lègne» et ne croit pas del^ir$*en rapporter au deuxième livre des iralipomênes^ dans lequel on lit, comme il ^remarque lui-même, qu'Abi&s ne régna ae trois ans. Il s'éloigne aussi du calcul des vnlipomênei qui donnent & Amasias vingteuf ans de règne, au lieu que» selon lui, ce inre ne régna que vingt et un ou vingt-trois )s.llJit({ueJésus-Christfutattacbéàiacroix dii-huitième année du règne d'Hérode, ^ les consuls Furius Geminus et RubeluiGeminus, c'est-à-dire, la soixante-quavzième année julienne, et la quinzième ^ l'empire de Tibère. Ainsi, en plaçant, imme il le fait, la naissance de Jésus-Christ us les consuls Sabinus et Ruffin, c'est-àre en la quarante-deuxième année ju- (nne, le Sauveur aurait eu, selon l'opinion i^int Sulpice, 32 ans, où comme il le dit, ans trois mois au temps de sa passion. yi( de saint Martin. — Nous avons déjà niarqué que dans les visites que saint ilpice rendit à saint Martin, il s'instruisit ^ soin de ce qui regardait la vie de ce tod homme. Didier, le même, comme on <^roit, à qui saint Jérôme et saint Paulin ^t écrit, le pria de mettre par écrit ce gu'il ouvait. Saint Sulpice, ne pouvant résister ^s instances souvent réitérées, y conseb- If à condition que Didier ne montrerait >Ue vie à personne, ou du moins que s'il ^communiquait à quelqu'un, il leur perladerait de s'arrêter plus au fond des i<>ses qu'aux |iaroles, et de ne pas se cho- j lerde son style. Il déclare que son dessein , i03 cet ouvrage a été de travailler au salut ' :^ hommes en leur proposant un modèle; l'ils pussent suivre, et d'obtenir pour lui ' ^Q la vaine estime des hommes, mais une Compense éternelle de la part de Dieu : ' i ainsi, sans se mettre en peine de Télé- * iQce du style qu'il avait négligé depuis ngtcmps, Il s'était attaché à représenter [«G sincérité les grandes vertus de saini *rtin. Il ajoute quo, par une timidité qui

lui était naturelle, il avait résolu de suppri-* mer cet ouvrage et ;de ne pas le donner au public, dans la crainte qu'étant mal écrit on ne l'accusât d'audace pour avoir traité une matière au-dessus de ses forces et empêché par là que quelque personne plus habile ne l'entreprît. Aussitôt qu'il eut achevé ce travail, il renvoya à saint Paulin qui le porta le premier à Rome, et où chacun s'empressa de le posséder. Ce saint évêque le répandit encore par toute l'Italie et même dans l'Illyrie; car l'amour qu'il avait pour saint Félix ne lui faisait pas porter envie à la gloire de saint Martin, et ne l'empêchait pas d*estimer les vertus admirables que Jésus-Christ avait mises dans ce grand évêque. On la répandit encore en Africiue, en Egypte, dans les déserts de Nitrie, de la Thébaïde et en beaucoup d'autres endroits du vivant même de saint Martin, c'est-à-dire avant le mois de novembre de l'an 397. Saint Paulin remercia saint Sulpice par une lettre que nous avons encore et dans laquelle il parle ainsi de cette Vie : « Vos discours si purs et si éloquents font bien voir qu'après avoir vaincu la loi des membres çt la corruption de l'homme exté*» rieur, vous préparez à Jésus-Christ une pâte très-pure et un pain sans levain. Car Dieu ne vous aurait pas choisi pour écrire la Vie de saint Martin, si la pureté de votre cœur n'avait rendu votre bouche di^e de publier les louantes de ce grand samt. J'ose dire que ce saint est aussi heureux qu'il le mé« rite, d'avoir eu un si digne historien de sa vie, puisque, si ses vertus lui ont acquis une gloire éternelle devant Dieu, votre plume le rendra immortel dans l'esprit des nommes. Ce discours est comme une toison dont vous avez revêtu et paré le Seigneur Jésus,

Sue TOUS avez comme couronné par les eurs de votre éloquence. Ce divin Agneau vous revêtira aussi de sa toison au jour Je la distribution des récompenses, lorsqu'il couvrira votre mortalité de son immortalité bienheureuse, v

Le livre de la Vie de saint Martin étant donc devenu public, saint Sulpice ne fit aucune difficulté de le reconnaître pour son ouvrage ; il s'en expliqua depuis tant dans ses lettres que dans ses dialogues. Il ne dit rien dans cette Vie de la dernière maladie ni de la mort de saint Martin; ce qui prouva qu'il l'écrivit de son vivant, c'est-à-dire en 396, ou avant la fin de 397. Ce n'est pres(|uo qu'un abrégé de la Vie de ce grand saint, et saint Sulpice convient qu'il a passé sous silence plusieurs faits aussi considérables que surprenants, dans la crainte que les nommes de son siècle n'y ajoutassent pas ^ foi. Ses amis s'en plaignirent à lui-même, et Posthumien, l'un d'eux, de retour nou- Tellement d'Orient, où il avait porté un exemplaire de cette Vie, le pria, de la pari de plusieurs saints solitaires, de ne pas ro* tenir plus longtemps dans le silence des faits si ca[iables de fortifier leur vertu et d'édifier l'Eglise. Il acquiesça à leurs désirs et rap* porta dans %es dialogues, sous le nom de

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