‹ Dictionnaire général et complet des persécutions souffertes par l'égliseChapitre 147 sur 207 · TL · texte numérisé non relu

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âmes, leur grâce ne donnaU point à Arnoul la rémission de ses péchés; quMI n'appartefiait qu*aax éfèques «te lier et de délier, r( qu*ArnoaI, mènie depuis qu'il arait ob* tenu le pardon du roi, s'était rendu coupable par ses parjures et ses sacrilégifs. II répond sor le second article, que Ton n'a h\\ aucune injure au Pape, puisque, invité par ladres et par députés, pendant dix-huit moJSi il n'a point voulu répondre ; qu'au reste les crimes d'Arnoul étant manifestes, IfséTéqoes n'avaient fait qu*eiécuter contre lai les lois établies. La contumace d'une afioée suffirait pour le condamner sans l'entendre ; mais, après sa confession, ils ont dû le déposer, suivant le concile de Nicée, mna même cette confession aurait été Bu.sse; puisque dans ce cas là encore il se ferait rendu coupable de faux témoignage DDtre lui-même. Gerbert se défend d avoir isurpé le siège de Reims, et de l'avoir enevéà Arnoul. On trouve cette lettre et la treeédente à la suite des actes du concile le sainlBasie, imprimés h Francfort en 1600. Lettres du Pape Sylvestre IF, — On ne imduit que trois lettres de Gerbert, écrites |>rès son élévation h la papauté : la pre- KèreHAzolin, évoque de Laon ; la seconde I Arnoul, archevêque de Reims, et la troiième à Robert, abbé de Vézelai. Les deux remières sont dans la collection de Dubesie, et la troisième, dans le SpicUégede ^n Luc d*Achery, et toutes les trois dans (Recueil des conciles. Azolin, évêque de ion, après avoir été accusé publiquement le plusieurs crimes, en avait été convaincu 1(0$ le concile de Gompiègne. EâTrayé de la évérité de la pénitence qui lui avnit été Biposée, il implora sa grâce du roi Robert l(Ju concile, en promettant de se corriger. |efi tit serment, mais il nn larda pas à le ioler. C'est pourquoi le Pape Sylvestre II ii:ita au concile qu'il devait tenir à Rome uns la semaine de Pâques, avec ordre de y rendre, s'il n'en était empêché par laladie, ce qu'il ferait constater par des déoli's. — Ou doute si la lettre à Arnoul, arieTé<jue de Reims, n'est pas plutôt de régoire V, qui l'avait rétabli, que de Syl- ^irc II, qui avait eu tant de part à sa déftsuiofi ; mais rien n'empêche qu'on ne «tlnbue à Gerbert. Ce Pape était intéressé netTei à rétablir Arnoul par un décret pu- !^ où, en faisant mention des crimes qui <î avaient occasionné sa déuosition, il ;<^sM des preuves à la postérité qu'Arnoul avait point été opprimé par la calomnie, ais qu*il avait été justement déposé pour '^ fautes. La lettre a Robert, abbé de Vêlai, contient la confirmation desprivilé- •^ de cette abbaye.

-autres lettres et bulles. — On a une bulle i^^vtvestre II, adressée à Rairanger, abbé ^ Uavcls et de Malmédi, ^lar laquelle il ^^t\f 'îe double monastère sous ia protec- '»n du Saint-Siège ; une lettre à saint Odi- 't3, abt)é de Cluny, et à sa congrégation, tns laquelle il lève les doutes qu'ils avaient (>nçus sur quelques ordinations faites par

îin évëque, qiii, avant d'être parvenu à i*é- ' piscopat, était moine de Glunv; Oldtilni attribue k Sylvestre II une bulle pour l'é* tablissement de la commémoration des fi-, dèles trépassés, le lendemain de la fête de tous les saints : cette bulle ne parait nulle part. Il y aurait plus de vraisemblance à dire que le Pape confirma l'institution de cette cérémonie, faite en 996, par saint Odiion, abbé de Cluny.

Vies de saints faussement attribuées. — C'est k tort aue le'même Oldoïni fait Gerbert auteur de la Vie de sainte Adélaïde^ que l'opinion commune attribue avec justice à saint Odilon, comme nous l'avons fait voir en son lieu. Il n'jr a pas plus de raison de lui attribuer la vie et le martyre de saint Adalbert, évêque de Prague, comme a fait Rzavius dans l'édition qu'il en a publiée k Rome en 1629, sur un manuscrit du Montv Cassin. Henschenius qui a rapporté iit même Vie au 3 avril, prouve qu'elle n'est point l'œuvre de Gerbert, mais d'un moine du monastère de Saint-Boniface et de saint Alexis de Rome, qui la composa à sa prière et sur sa recommandation. C'est aussi le sentiment de Balbin dans sa Bohemia sacra^ imprimée à Prague, en 1682.

D'un esprit fin, spuple, insinuant et cultivé, Gerl>ert sut, dèssa jeunesse, capliverla bienveillance des grands et se ia conserver jusqu'à ses derniers jours. Le plus illustre, comtne le plus puissant de s<>s protecteurs fut l'empereur Othon, à qui il dut son élévation au souverain pontiticat. Sa vie ne fut pas toutefois exempte de reveri» et d'inquiétudes; il en eut même de considérables; mais il trouva dans la iorce de son génie des ressources contre les variations de !a fortune. La douceur et l'intégricé de ses mœurs lui avaient procuré des amis; son savoir et sa prudence lui conservèrent des admirateurs; son zèle et sa fermeté lui concilièrent de la considération et du respect. S'il témoigna de la vigueur dans la délense de ses droits, il n'en eut pas moins quand il fut question du maintien du bon ordre et de la discipline, mais sans donner dans les excès des censures, voulant qu'on usât de ménagements (|uand il s'agissait du sa-' lut des âmes. Son goût dominantfut p^ur les beaui-arts ; mais il ne négligea pas les sciences convenables à un évêque. Gerbert cultiva avec tant de succès les mathématiques, que ceux h qui cette science était inconnue 1 accusèrentde magie; et cette opinion accré** ditée par la simplicité de ses contemporains. Ta rendu plus célèbre que les ouvrages qui l'avaient |>rovoquée. On a essayé sérieusement de l'en justifier, dans un écrit a()Ologétique, publié à Rome en 1678. Quant à sa manière d écrire, elle n'est pas tout à fait la même dans ses discours et ses traités que dans ses lettres. Trop sérieux et trop précis dans celles-ci, il est dans les autres diffus et embarrassé* Comparé avec la plupart de ses contemporains, il ne manque pas d'une certaine élégance; mais s'il a mérité par son administration d'être mia au rang des plut

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DICTIONNAIRB

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^andsPapeSi ses ouvrages sont loin de lui assigner le même rang parmi les écrivains. Nous avons indiqué* dans le cours de notre analyse* les dilTérentes éditions de chaque écrit en fiarlicolier. Ils se trouvent réunis

, dans une é(iJtion complète, dans la grande

Collection patrologiquedeM. Tabhé Migne.

SYMMAOUE, fils de Furtunat et ongi-

* naire de Sardaigne, fut élu pour succéder au Pape Anaslase, mort le seizième jour de novembre M8. L'empereur Anastase lit élire en même temps Tarchiprêtre Laurent, ce qui causa un schisme dans TE^Iise. Pour mettre fin au schisme, il fut arrêté qu'ils iraient tons deux à Ravenne, et .^e rapporteraient de la canonicilé de leur élection au jugement du roi Théodoric, quoique ce prince fût arien. ThéotJoric décida avec justice aue le*siége appartenait à celui qui avait été ordonné le premier et avait réuni le plus grand nombre de suffrages. Symmaque, reconnu Pape légitime, assembla à Rome, au commencement de son poniificat, un concile de soixante-douze évé^ues, afin de chercher les moyens Ies4)lus puissants pour em]>ècher les brigues des évêques et les tumultes populaires qui s'excitaient ordinairement è leurs élections. Quatre ans après, quelques-uns du clergé de Rome et quelques sénateurs , | ar un mouvement d'envie, accusèrent Symmaque de crimes horribles, et subornèrent de faux témoins qu'ils envoyèrent è Ravenne au roi Théodoric. Pierre, évèpie d'Allino, envoyé par le roi comme visiteur dans cette aOaire, se joignit au parti schismalique qui s'était renouvelé, et n'eut aucun é^ani aux recommandations qui lui avaient été faites. L'indignation que cette conduite causa parmi les catholiques engagea le Pape Symmaque à convoquer un concile de cent quinze évèques.^ La sentence qui intervint déchargea le Pape des accusations portées contre lui, et engagea les fidèles à participer à sa comrouniou, sous peine d'en rendre compte au jugement de Dieu. Le jugement du concile ayant été communiqué aux évêques des Gaules, ils en furent alarmés, et chargèrent saint Avit, évèque de Vienne, d'en écrire au Pape au nom de tous.

Lettbes de Symmaque. — A Eonius et * $aini Avii. — Saint Avit avait obtenu du Pape Anastase un règlement qui étendait sa juridiction sur les évêques voisins, nommément sur celui d'Arles. Eonius, qui en était évèque, s'en plaignit au Pape Symmaque, et soutint que ce qu'Ana^tase avait fait en faveur de 1 Eglise de Vienne contre les droits de celle d'Arles, avait été obtenu <l*UDe manière subiepiice contre les canons. Symmaque ne voulant décider qu'avec conuaissanre de cau&e, écrivit à un évoque d'Arles et de Vienne de lui envoyer à jour nommé, chacun de leur clergé, une personne instruite d^s droits de leurs Eglises, afin qu'il pe parût pas avoir voulu terminer leur Cintestaiion en l'aiiseuce et au préjudice de Tune des parties. Le Pajie n'écrivit p^s i saint Avit, mais seulement h Eonius, ,

en envoyant toutefois an exprès^ révoque de Vienne, et de lui écrire aRn qu'il envoya de son c6té une personne h Rome poursôatenir ses prétentions. La lettre du Pa()e est da treizième jour d*oçlobre 499. Eonius eo» voya à Rome le prêtre Crescence avec uof lettre dans laquelle il expliquait la dilBcuiié survenue entre lui et J évèque de YieniK. à l'occasion de quelques ordinations q»

celui-ci avait faites au préjudice des droiu de TEglise d*Arles. Le Pape, voyant que m ordinations étaient contre les rè.^les éiAlilirs depuis longtemps, et qu'Ana^iase, par h règlement fait entre les évêques de Vienne et d'Arles, avait mis de la confusion dans ki provinces, le déclara nul, et ordonnai Eonius de s*en tenir au règlement que saint Léon avait fait autrefois entre ces deui Eglises. Saint Avit se plaij^nit d'avoir Hè condamné sans être entendu, parce qu'ap* paremment il n'avait envoyé personne a home pour défen ire sa cause. Mais le Pa^^s Symmaque lui écrivit qu*il ii*avait aucune raison de se plaindre, et qu'il pouvait en* core proposer ses défenses, et qu'il serait bien aise d'apprendre que le Pape Anasissa n'avait pas blessé les canons, quoiqu it eût mis de la confusion dans la province ea changeant l'ordre ancien ; car, ajoute Svm* niaque, encore que l'on doive ob>erver eue* teiiient les décrets des Pères, il faut quelquetiois adoucir la rigueur de la loi {Hjur un bien que la loi même aurait ordonné, si elle Tavait prévu. Celte lettre est du irth zièine d'octobre 501.

LeUre à Césaire (t Arles, — La lettre à 0^ saire d'Arles est une réponse au uiémoirt que ce saint évèque avait présenté au Pa|<e Symmaque. 11 uéclare à la tète de son uiemoire que l'épiscopat ayant pris son ori^ine^ dans la personne dn saint Pierre, ses succès seursdevaient faire voir, | ardesdécret^coo-i venables, ce qui se devait observer dani chaque Eglise. Césaire demande ensuite que les aliéiiaiions que quelques personnes uH Gaules faisaient des biens de l'Eglise au préjudice des pauvres soient défendues par l'autorité apostolique, excepté ce qu*on jui;eraà propos de donner aux monastères par uii ino» tif de piété : en second lieu, <|u*ii ne soit |4$ permis d'ordonner les juges et les guurer* neurs de provinces, que leur vie naii éti éprouvée longtemps auparavant: en Iroisième lieu, que l'un défende d'é)M)user. ^<>ii de gré, soit de force, les veuves qui oa. porté bdi^temps l'habit re>igicux, et le^ vierges qui ont vécu plusieurs années dattf les moncistères; enfin, que Ton emf>évCc les bri^^ues pour parvenir h répiscujial- 1^ réclame s«;r tous ces chefs la rigueur (i« l'autorité du Sainl-SIége, alin que U ui«<i* pline bOit observée uans la province ii^^ Gaules comme dans ^Egli^e roiuanu*. 1^^ Pape Symmaque repondii à Césaire i ar un^' lettre uécrélale datée de novembre 513 ;ii(^ contient six articles. Le l'a^e rottu^-i* d'abord que les règles ecclé6ia-%tiijue^ cwblies par les anciens Pères avaient i;OU'*^ è presque toutes les demandes U<f Cé^ir^l

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suis, dans la pensée qii*il était hon de les rvDOUTeler, il ordonne, premièrement, que i'oaii«* iNiiina «aliéner aucun des fonds de \'iS\se sniis quelque motil'que ce soit, si w n'esl en faveur lics clercs pour leurs serrices, aui moines par un niolifde piélc^, et lui i^iran^ers pour leurs besoins, mai^* à roDiluion qu'ils n*en jouiront que pen«lant kur vie. Telle fut Torigine ik^s hénéliccs ecciésiasliaues:au{iaravant les clercs avaient amlume de recevtdr de TEglise par les HiiinstJe levèv}ue, chaque mois, ce^qui leur fiait dû pour leur service; mais, dans la tuile, on accorda à quelques-uns d*enlre eux l'asufrtiil de certains biens de TEgliso, nour rur rie seulement, ce (|ui fut appelé béné* irr, {larce qu'on n'accordait ces grâces qu'à tui que ion croyait les avoir bien mériks. Symuiaque, pour enipèclier les laïques •e parvenir avec trop de facilité au saceroce, veut qu'ils oliservtnt les interstices, (qu'ils liassent par les degrés réglés par les inons; car ii n est pas facile d'éviter louie uite dans un ministère ampjel on parvient )Glre tes règles et sans aucune expérience. ordonne ensuite de suspmdre de la corn* lUuioQ ceux qui ravissent des veuves ou AS vierges consacrées à Dieu, cl les épou- *nl selon ou contre leur gré. Il défend aussi ' nianagu aux veuves et aix vierges qui Il |>aN2ié un temps considérable dans les ona«»ières. il détend aussi les brij^ues et » promesses pour parvenir à l'épiscopat^ veut i|ue le décret d'élection se fasse en i^^eocc du visiteur, atin que, par son tétM^age, on puisse constater l'unanimité Uduil'iagesdu clergé et du peuple. bures aux Mques des Gaules. — Saint fsatre, dans un voyage à Home, présenta lereguéte au Pape jtour la conservation ^privilèges de l'Église u Arles, parce que loi Avilies contestait toujours. Le Pape, u avait annulé le règlement d'Anastase, pttiposé à saint Avit d'examiner une se- Bde fois les droits respectits des Eglises àrles et de Vienne, ordonna de nouveau te Ton sVn tiendrait au règlement de saint ion, d'après lequel le droit de l'Eglise de emie ne s'étendait que sur les Eglises de ileucK, Tarentaise, lienève et Gienobie; » autres Eglises dont il était question détient dépendre de celle d'Arles : c*est ce ie porte la lettre de Symmaque à tous les ijueb des Gaules, en uate du treizième de »uiu.lire 513, dans laquelle il les exhorte ^e contenter de leurs droits, sans chercher les étendre par le secours de la puissance cuiière. L'abbé Gille et Messien, secréires de saint Césaire, demr/idêrent encore 1 Pape Symmaque la coniirmation d'un itrc privilège de TEglisit d*Arles, selon )uel révèque d'Aix était obligé de venir, ia «leuiande de févéque d'Arles, soit pour s conciles, soit pour les autres atVaires l'iédiastiques. Le Pape, dans une lettre re^sée à baini Césaire, le 11 juin 514, conuia les privilégies de TEf^li^e d'Arles, et donna qu'il veillerait sur toutes les alites en matière de religioui tant dans l^s

Gaules que dans les Esnagnes, en eonser- I ▼ant toutelois les droits éiaiitis dans chaque E.^lise par i'auiorité des Pères. H lui donna encore le droit d'assembler les évéques de ces provinces, même re.ui d'Aix, lorsqu'il serait nécessaire, et déclara qu'aueuu d eux ne pourrait faire le voyage de Rome sans sa permission.

Apotogéiique.'-'Q}}o\q\io Tempereur Anastase n'eût | as éirst à Symmaque sur sa pro» motion au pcmiilicat, le Pape ne laissa pas de lui érrire; mais il lui témoigna en même temps (|ull ne pouvait avoir de communication avec lui, parce qu'il recevait celle d'Acace. Le priui'e, piqué contre Symmaque, s'emporiA contre lui jusqu'à lui dire des injures et h le traiter de manichéen. Il lui reproche même d'avoir «té élu Pape contre l'ordre des canons. Symmaque ne croyant pas devoir soiilfrir ces injures, ré* pondit au libelle d*Anastase par un écrit adressée ce prince même et que l'on intitule : Apotogéiique. Il y fait remarquera Anastase, qu'il ne doit pas trouver mauvais qu'il réponde h sesinjures; que, s'il se considère en qualité u'enqiereur romain, il doit écouler avee bonté les ambassades même des naions barbares, et s'il se regarde comme un prince chrétien, il est de son devoir d'écouler avec (alienr.e la voix de l'évêquedu sié^e apostolique. Mais pour lui, dit-«il, il ne lui est pas permis de dissimuler les calomnies dont on le chargeait, quoiqu'il dût les souffrir et rendre des bénédictions pour des malédictions. Il devait même, nour Tintérêlde Tempereur, en faire Yoir la fausseté, aBn de faire cesser le scandale que son libelle avait causé. « Vous m'accusez, lui dit-il, d'être manichéen?

mais suis-je donc eulychien, ou protecteur des eutvchiens , dont la fureur favorise

firinci|)alement l'erreur des manichéens?

ome m'est témoin et ses archives font foi aue je ne me suis jamais écarté de la foi calolique, (|ue j'ai reçuedu Saint-Siège, de- Fuis que je suis sorti du paganisme. Que accusateur se produise et qu'il me convainque ; autrement ce que vous m'objectez ne sont que des reproches et non pas des crimes constatés. Croyez-vous que, parce que vous êtes empereur, il vous est permis de mépriser le jugement de Dieu, et de vous élever contre la puissance de saint Pierre? Comparnnt la dignité d'un empereur avec celle d'un évêque , il y a autant de ditférence entre elles, qu'il y en a entre celui qui a l'administration ^des choses de la terre et celui qui est c .argé d'adminis- Iret celles du ciel. Vous, prince, vous rece* vez le baptêiiie de I évêque et les autres sa- • cremenls, vous lui demandez des prières; vous attendez sa l)énéaielion et vous le priez de vous accorder la pénitence : tandis que vous n'avez soin que des affaires humaines, il vous dispense les biens du ciel. Ainsi la place d'un evèquo est du moins é^ale h la vôtre, si toutefois elle n'est pas supérieure. Voyez donc à cpjoi vous vous ¥ogageZ| lorsque voua m'accusez : YOtre

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