‹ Dictionnaire général et complet des persécutions souffertes par l'égliseChapitre 148 sur 207 · ISIS · texte numérisé non relu

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sori esiïé'tSème que le mien t ear si tous prouvez les chefo d*aecHisati6n que vous avex formée contre moi, tous me ferez per^ dre indubitablemeDi ma dij^nité; mais vous TOUS exposez k perdre la vôtre, si vous ne pouvez m*en convaincre. »

Symmaque rappelle à Anastase que sa

aualité d*tioinme le met dans la nécessité e rendre compte à Dieu de la manière dont il aura usé de la puissance qui lui aura été donnée d*en haut. « Si vous dites, ajoute-t-ilt que» suivant l'Apôtre, nous devons être soumis à toute puissance, nous ne le nierons pas ; nous portons au contraire du respect aux puissances humaines ; mais i^e n'est que lorsqu'elles ne nous ordonnent rien contre Dieu. Au ^este si toute puissance vient de Dieu, G*est principalement celles qui sont préposées pour la dispensalion des choses divines. Respectez Dieu en nous et nous le respecterons en vous : mais si vous n'avez pas de respect pour Dieu, vous ne pouvez user du privilège de celui dont vous méprisez les droits. Vous dites que j'ai conspiré avec le sénat pour vous excommunier, je ne le nie pas; mais je n'ai fait en cela que suivre ce que mes prédécesseurs ont eu raison de faire. Vous dites que le sénat vous maltraite ; si nous vous maltraitons en vous exhortant de vous séparer des hérétiques, nous traitez-vous bien eu voulant nous obliger de nous joindre à des hérétic^ues ?Que m'importe, dites* vous, ce qu'a fait Acace? Abandonnez-le donc» pour montrer que vous n'y prenez pas d'iniérêl. Si yous ne vous eu séparer pas, nous devons croire que ce qui le regarde vous intéresse. Ce n'est pas vous, prince, que nous excommunions, c*est Acace : séparez-vous de lui; vous vous retirerez aussitôt de son excommunication. Si vpus vous joignez à lui, ce n'estpas nous qui vous excommunions, c'est vous-môme. Il arrivera de là que soilque vous vous sépariez d'Acace, soit que vous ne vous en sépariezpas, vous n*aurez pas étéexcommunié de nous. > Symmaque se plaint ensuite de la persécution qu Anastase faisait souffrir aux catholiques en leur défendant àeux seuls le libre exercice de leur religion, tandis qu'il le permettait à toute sorte d'héréliqpes. 11 remarque que tous les princes catholiques, soit à leur avènement à l'em-' pire, sou k l'élection d'un nouvel évoque ati siège apostolique, avaient coutume de lui faire part de leur élection ou de les féliciter de la sienne, pour montrer qu'ils lui étaient unis de comurtinion. Symmaque dit qu*il pourrait le prouver par les écrits d'Anastase, s'il ne se croyait obligé d^éviter tout commerce avec lui, comme avec un ennemi de la vérité, car ce prince passait pour être favorable à toutes les hérésies, surtout à celle des manichéens, que l'erreur d'£utychès favorisait beaucoup. On croit néanmoins qu Anastase n*était pas proprement eutychien, mais de la secte des acéphales, nommés aussi A^«tVo}U«, parce uu'ilsu*étaient d'aucun parti.

Vers l'an SIS, les évèqnes d'Orient éeri- Tirent au Pape Symmaque pour ètr« réls* blis dans sa communion, lia lui assurèr«Dt qu'ils recevaient la lettre de saint Léon et le concile de ChaleédoiBeetqaeleurfuiéUK telle que les eutycbiens en prenaient oeca* sion pour les persécuter et les anadiématiser. Le Pape dans sa réponse, en ^ naettant les Orientaux à sa communion» lei console et les exhorte à tout souffrir pootli défense de la foi.

Le Pape Symmaque tint plusieurs cood* les à Rome, fit sortir de cette ville tooslei manichéens et brûla leurs livres devant !< porte de la basilique ConstanUne. Il moQin beaucoup de libéralité dans le rachat des captifs de la Ligurie, dans la constroctiAs des églises et leur décoration. Ce fut lui, dit le pontifical, qui ordonna de chaoi^ chaque dimanche et aux jours de fêtes Jd martyrs l'hymne Gloria in exceltii. Ce Pa^ie mourut le dix-neuvième de juillet de l'aa! 514, après avoir gouverné r£glise i)uinxa ans et huit mois. Ses lettres ont quci^jai chose de dur dans le style, mais elie^» i^oA pleines de force et de dignité.

SYNESIUS vint au monde à Cyrène, »p> taie de la Libye cyrénaïque. 11 tirait soaori* ginedos Doriens qu'Aristhène avait ameoéi a Sparte onze cents ans avant Jésus^Cbrut,^ de là vient qu'il appelle doriques les iW beaux de ses ancêtres qu'on ToyaitàCyrou6 llat^uitune grande réputation d*éioqûtnoet ce qui le fit d'autant plus admirer quV> semblait plus diflicile à un homme de bbvf où le grec était très-cor rompu. Cette rty^ talion lui attira desenvieuxqui ne (Hiuvdr:^ souifrir qu'il mit une partie de sou tem^vf polir son style et à donner des agreriieuul à ses pensées. Il s'appliqua au^si t»eauioul à 1 élude de la gA)métrie et de lariibiuetH que qu'il regardait comme des rè^^les asâu« rées et infaillit>Ie$ pour trouver la véiitci Souvent il veillait pour observer le leierd le coucher des astres. Il avait une si graaJâi facilité d'esprit qu'il imitait sans \*tm toute sorte d'auteurs, quelque ditféreoique fûl leur style et leur manière d'écrire.

La réputation d'une femme nommée Hvj»* cia, qui tenait à Alexandrie une école pubii* que uo la doclrine de Platon et de Plodu, IVn;' gagea à faire un vojage dans cette ville e( m' se rendit auditeur de cette femme ex(rd>'.' dioaire, qui ouvrait aux autres la portera mystères de la philosophie païenne. Il souai* même depuis ses ouvrages au jui^emeoie cette femmey comme on le voit|»ar une ti«>*> lettres intitulée : A la maUrcue d$ la ^Aur< Sophie. Ou ne sait s'il était marié dh '^^^^ ou si ce fut sedlement depuis sa légaiiun \ Constanlinople.Uaisil semble qu*il neseh'tA pas marié à Alexandrie, puisqu il ditquil y avait eu des enfants, et qu'il avait retu^' femme de la main sacrée de Théupbile d •&* lexandrie. U ne se maria donc qu après T^a 385, lorsque Théophile fut élu évêque ^^ celle ville.

Son voyage à Athènes. — Ce fut rooinJ dans le ac5ir de se perfectionner ddii^ ^

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).liitosupbie 'qu*il entrepril le voyage d*Atoènes que pour n*être plus obligé de re« ^.inJcr corcme avec vénération ceux qui y cuicDt allés. «Cesgens-lày diuil, quaud ils sool(Aanui nous, se regardent comme des (ieinHlieiix au milieu des mulets; non pas •finis entendent mieux que nous ni Aristotei Tii Platon , mais parce quMIs ont vu l'aca-^ fidnie, le lycée, et la galerie dont les stoïriens ont pris leur nom.» Il n*eut pas dans ee fDva^e toute la satisfaction qu*il aurait pu s'en promettre, car il n'a rien trouvé d*il lusire et de vénérable à Athènes que les noms as dieux qui avaient été autrefois en repuution. 11 nj avait plus ni philosophie, ni libelles peintures de Polygnote; et celle Mlle, au lieu d'être la demeure des sages, cufiimeaulrefois, n'était plus renommée que jxjur le miel du mont Hymelle.

Ses occupations. — Quelque atlachemeiit ^jH eût pour la philosophie et les belles ldires,il ne voulut jamais en être 1 esclave, [*\ prciérait vivre libre et dégagé de toutes !or(es de sujétions et de soins. Il ne voutil i»ds même s*inquiéter d'affaires, lors- |ijil fut en élat de s*en mêler, ne pensant iniquement qu*à conserver son esprit dans m calme parfait, éloigné de tout ce qui pouaiten trpubler la paix et le repos. Tout uii temps était partagé entre la prière, la i\nireet la chasse. Lorsqu'il étudiait, si 'ébil quelque chose de Dieu, il fallait qu'il 3i seul ; mais pour se divertir, il aimait '.Auroup la compagnie, et dès qu'il n'avait m les yeux sur les livres, il était disposé tout. Il dit dans une de ses lettres que )ieu s*élait montré si favorable à ses [prièfs, qu'il ne se souvenait pas de lui avoir i-'U demandé qu'il n'eût obtenu. Comme nilques-uns se moquaient de lui de ce que endatUque ses parents se donnaient beau- [jupde peines] pour avoir des charges, il emeurait particulier : «c Puisque l'état des 34ires, leur répondit-il, ne souffre plus que is villes soient conduites par des philosol)c^, jaime mieux voir mon âme environh et comme gardée par une couronne de E'fius, que de voir une troupe de soldats stourde mon corps. «Aussi ne prétendait-il )s laisser beaucoup de biens à ses enfants; avait plus do soind'amasscrdeslivresque lu^mcnter ses fonds de terre. A la chasse, joignait quelquefois le jardinage et se disait à cultiver des arbres et à t>êcher la :rre,

Us ravages que les barbares faisaient ION la Pentnpole et dans les provinces voi- >H'S engagèrent les habitants de Cyrène à h'uier Synésius à Conslanlinople vers ^rupcreur Arcade, pour obtenir de lui quelle >ouIageiDent dans la pauvreté et dans tiésolation où la ville était réduite. On le cette légation vers l'an 397. Synésius ^meura trois ans à Constantinople, où il Il beaucoup à souffrir. Lorsqu'il eut ob- Du aneauuicncede l'empereur, il prononun discours et lui présenta en même nu)s une couronne d or au nom de la ville ^Cjrène. La plus grande partie de ce dis-

DicTioKN. DE Pathologie. IV.

cours est employée adonner à Arcade l'idée d'un véritable prince; etpcmr ce qui fait le sujet de sa légation, il ne dit presque autre chose sinon que la ville de Cyrène avait besoin d'un empereur pour reprendre son ancien lustre, que le prince par son vouloir la ferait sortir de sa pauvreté, et que la villa rétablie par un grand empereur lui offrirait liueautre couronne digne de sa grandeur et de sa majesté. Mais il déclara sur la fin dj son discours qu'il avait à traiter plus particulièrement avec ce prince des demandes des villes de Pentapole. Sa légation dura Irois ans, comme il nous l'apprend par une de SCS lettres, dans laquelle il dit, que quand il partit de Constantinople. un nommé Pbotius en partit le même jour sans saluer Au* réiicn son ami, qui était alors consul. Au* réiien remplissait celte dignité en l'an ioo. De retour è Cyrène, il eut l'affliction de trouver non-seulement la guerre dans sou pays, mais encore sa patrie divisée par des dissensions politiques. Dans ce même temps, le peuple de Ptolémnide, métropole de la Cyrénaïque, qui venait de perdre son évê- 9ue, demanda Synésius pour lui succéder ; il s'adressa pour cet effet à Théophile d'Alexandrie, qui avait la primalie sur cesiége aussi bien que sur ceux d'Egypte. Synésius n'était pas encore baptisé; mais sa vertu le faisait également admirer et des Chrétiens et des païens. Alarmé de cette nouvelle, il fit ce qui dépendait delui pour éviter l'épiscopat qu'il redoutait. Dans une de ses let* très, il prend Dieu à témoin que, lorsqu'il était seul, il s'était souvent jeté à genoux et

f prosterné contre terre pour le conjurer de ui donner plutôt la mort que Je sacerdoce. Outre la dilDculté qu'il trouvait à changer de vie en acceptant l'épiscopat, ii alléguait (]uil n'avait aucune science des choses de 1 Eglise, ni aucune étude de l'Ecriture. Il disait encore qu'il était pleinemei.t persuadé de diverses opinions qui ne s'accordaient pas avec ce que l'on enseigne ordinairement aux fidèles; qu'il voulait bien ne pas prêcher ces choses au peuple; mais qu'il no pouvait se résoudre de rien dire qui v fût contraire. Ces opinions regardaient les Ames qu'il croyait avoir été créées avant le corps» le monde et les parties qui le composent, qu'il disait ne devoir jamais périr; et la résurrection des morts, qu'il ne croyait pas comme on la croit dans l'Eglise: il témoignait que ce qui en est dit dans l'Ecriture avait quelque sens mystique et caché.

EnQn il disait : f^ J'ai une femme que j'ai reçucv de Dieu et de la main de Théophile. Or jo déclare que je ne veux ni me séparer d'elle,, ni m'en approcher on secret comme un aduU tère ; mais je souhaite avoir des enfants ea grand nombre et vertueux. Voilà une des choses que ne doit pas ignorer celui qui a le pouvoir dem'ordonncr ; et il pourra encore l'apprendre de Paul et de Deriys, que le peuple a député pour cette affaire. i» Cette déclaration de Svnésius fait voir la discipline constante de 1 Eglise par rapport à la continence des évêqueSy puisqu'il propose la

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