ISA
QE PAIRULOGiK.
qui réside dan« r^me, parce quun esprit ne
fui éire ni vu ni saisi. Il est démontré \)Hr 1)11*11 faut éviter et purifier .par la pénilentf, non-seulement lesactions criminelles, tais encore les nrévarications de la volonf. Si, en elffl, la faiblesse de Thomme ne •^pifue le fait extérieur, parce qu'elle ne 'ùt descendre dans les ténèbres de la vo* nië, nous ne devons pas en conclure que 011$ poQVons« sous rœil de Dieu, nous enormir sur les crimes de la volonté. Dieu ftii à tout; rien de ce qui peut rofifenser est éloigné de sa présence. Puisqu'il con* ad lout, il en tient nécessairement compte ur son jugement ; il ne peut ni dissimuler I mentir à sa proprescience Quoi doncl voioDlé n*e$t-elle pas Torigine de l'acte? e quelques-uns de nos péchés puissent Ire imputés au hasard, à la nécessité, à UMiorance, qu'importe? Après ces exr.ep* ons les autres naissent de la volonté, lisque la volonté est la cause du mal , e^i-il ^^s juste que la faculté qui a eu la iri principale dans la faute, soit punie, éme quand un obstacle entrave son exécun, car elle est responsable d'elle-même is-à-vis d'elle-^mème. D ailleurs, comment Seigneur nous prouve-t-ll qu'il ajoute h loi ancienne, sinon enrinlerdisant les préricalions de la volonté? 11. appelle aduler non pas seulement celui ciui a violé la nteté du mariage, mais eelui qui Ta proée parla convoitise du regard. Tant il est vrai que Tesprit, pour n'avoir pas vaincu ruikstacle qui Tempéebe d'agir, n'en est pas noios coupable, et qu -il a réalisé l'acte au food de sa volonté. Puisque telle est la puis- Nnce de la volonté, pourquoi donc, dès qa'elle a joui d'elle-même intérieurement, De serait-elle pas regardée comme une actir>t)?£t pourquoi aussi no serait*elle pas
i'unie do loéme , suivant la mesure de sa Bute? Ainsi Dieu, qui a promis lejuge- Oient et le supplice à tous les péchés, qu'ils fussent consnus par la chair ou par l'esprit, par action ou par volonté, a garanti aussi le pardon par la pénitence, quand il dit au* peuple: Fais pénitence^ et je te sauverai, (Exech. xvui, 30.) Et ailleurs: Je suis le ^<ni vitoni^faime mieux la pénitence que la norf. (Ezecn. xxxui, 11,) La^ pénitence est donc la vie, puisqu'elle est mise en oppo- Kilion avec la* mort, puisqu'elle opère le niui? •
Veoaot ensuite à la pénitence qui prépara au baplème, il remarque qu'après B)roir parlé indistinctement à tous les sernieurs de Dieu, il s*adresse particulièrei&eiitaox néo()hytes dont les oreilles commencent à peine h s*abre.uver des discours hviiis, et qui, pareils à dos animaux c^ui ne font que de naître, rampent d'un pas incer- ^in, avant que leurs yeux soient bien ouverts, afliruieot qu'ils renoncent à leur vie Mssée« et adopteut la pénitence, mais nél^i^entde la pratiquer. « En effet, dit-il, le '«^pentir lui-uième les porte à regretter luelque chose de leurs anciennes voies, h leu près comme ces fruits qui, lor5-]n'il:(
commencent k se corrompre o! h «ievrnir anters, gardeint encore une partie de leu^ éclat. Toutes ces lenteurs, toutes ces tergiversations criminelles, à l'égard de )a pénitence, proviennent d'un préjugé sur la vertu du baptême. Dans la certitude où sont U*s catéchumènes que leurs fautes leur sont remises, ils dérobent à leur profit le temps
3ui leur reste jusqu'à ce jour, et profitent e ce délai pour pécher, au lieu d'apprendre è s'abstenir. Quel calcul , aussi insensé qu'injuste, de ne pas accomplir la pénitence et d'espérer le pardon des fautes, c'est-àdire, de ne pas pajer le prix, et de tendra la main pour recevoir la marchandise! La Seigneur, en effet, a mis le pardon h ce prix ; il nous offre l'acquisition de l'impmiite, en échange de la pénitence.
« Mais ajournons pour quelques moments la sincérité de cotte pénitence. Sommes* iious puriGés par la raison que nous sommes absous? Assurément, non. Nous le sommes lorsqu'à l'approche du pardon, la dette de la peine est aoquillée, lors-jue nous ne méritons plus d'être délivn^s, po r pouvoir la mériter; lorsqu'enlin Dieu menace, et non lorsqu'il pardonne... Le pécheur doit dono j)leurer ses fautes avant le jour du i^arlon, parce que le temns de la pénitence est un temps de péril et (le crainte. Je suis loin de contester a ceux qui vont descendre dans l'eau l'éflicacité du bienfait divin, en d'ai^ très termes, le pardon de leurs péchés; mais, pour avoir le bonheur de l'obtenir, il faut des efforts. A un bon) me d'un repentir jaussi peu sincère, quelle main oserait prêter une seule goutte de l'eau baptismale? Sans doute il est facile de s'approcher frauduleusement, et de tromper par des ser* 'ments celui qui est préposé à ce ministère; mais Dieu lui-même veille sur son trésor, et ne permet pas que des sujets indignes sc* glissent jusqu'à lui... Mais, dira-t-on, bien des hommes ne retombent-ils pas a))rès le baptême ? N'en est-il pas un grand nombra
3 ni sont dépouillés de ce bienfait? — Sans oute : ce sont ceux qui emploient la fraude ' f)Our se glisser ; ceux qui se confiant dans eur prétendue pénitence, ont bâti sur U sable une maison qui devait crouler. Ains', parce au'un homme est admis au noviciat des auditeurs, qu'il n'aille pas se flatter th l'espoir qu'il lui est encore permis de pécher. Dès que l'on connaît Dieu, il faut \j craindre; dès qu'on le contemple, il fai t le révérer : d'ailleurs, à quoi servirait-il di« le connaître, si on marche dans les mêmei voies qu'aux jours de l'ignorance? Quelle ditrérence y a-t-il entre un auditeur et un parfait serviteur de Dieu? £xisto-t-il un Christ pour ceux qui sont baptisés, et un autre Christ pour les auditeurs? ¥ a-t-ij deux craintes , doux espérances , deux craintes du jugement, deux nécessités de la pénitence? Nous ne sommes pas lavés pour que nous cessions de pécher, mais parce quo nous avons cessé de pécher, et qu*^ nous sommes déjà lavés au lund du cœur.
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une crainte entière; {)uis, du moment que Ton s*approcbe du Seigneur, une foi pure et une conscience qui a embrassé une bonne fois la pénitence. D'ailleurs, si nous ne ces- »ons de pécher qu'au sortir de l'eau baprfsmaie, c'est par nécessité et non par cmix que nous revêtons l'innocence... Les auditeurs doivent donc désirer le baptême, mais non le précipiter. Qui le désire Thonore; qui le précipite est un orgueilleux. Dans le premier c'est respect, dans le second c'est irrévérence; celui-ci s'impose des efforts^ eelui-là se livre h la négligence; celui-ci aspire è mériter,, celui-là réclame Tacquittemen't d'une deUe; celui-ci reçoit, celui-là envahit* Lequel est le plus digne de la
Î;rAce, sinon le mieux corrigé? et leauel est e mieux corrigé,, sinon le plus réservé? par conséquent, celui qui a lait une pénitence véritable. En effets il a craint cie pé« cher par la crainie de ne pas recevoir. Au contraire^ l*ocgueillcux, qui se promettait le bienfait du l)aptême comme l'acqpitte* ment d'une dette, n'a pas pu craindre dans la folle sécurité ; par conséquent, il n'a pas rempli les c^aditiooa de la pénixence,.puis^ qu'il n'a pas eu la crainte quii en est Pins» trument.. La présomption est une partie de rimpudeur; elle enfle celui qui demande, elle méprise celui qui donne, et, s'il n'était pas Dieu, elle le tromperait. En effet, elle sollicite comme un droit avant d'avoir mérité^ moven infaillible d'offenser le maître du Uienniit. »
L'auteur nasse ensuite à la pénitence qui suit le baptêmcr et témoigne que ce n'est qu'à son grand regret et avec une extrême fépugnance qu'il en parle. Il appelle cette pénitence une dernière espérance,, et il souuaiteralt que les Chrétiens n'en connussent pas d'autre que la première, parce qu*cn traitant de la ressource du repentir, il craint de paraître ouvrir comme une nouvelle carrière au péché. « A Dieu ne plaise, s'écriel-il> queloninterprète assez mal ma pensée, pour s'imaginer que la faculté de. se repentir soit la iacullé de pécher encore, et que la surabondance de la miséricorde céleste soit une ouverture à Tinsolencc de la témérité humaine. Au contraire, personne n'a le droit de devenir plus criminel, parce que Dieu est plus clément, ni de multiplier le nombre de ses |)échés, parce que Dieu consent à renouveler son pardon... Que font la tilupart de ceux qu'a épargnés le naufrage? Ils tout divorce avec la mer et le navire, et ie souvenir de leurs dangers leur fait honorer le bienfait du leur salut. Je loue leur crainie, j'aime leur défiance; ils ne veulent pas importuner ta miséricorde divine par de nouvelles demandes; ils tremblent de hasarder ce qu'ils ont déjè obtenu ; ils évitent de courir une seconde fois les risques d'un événement qu'ils ont déjà appris à redouter. Mais l'opiniâtre ennemi de l'homme ne s'endort jamais dans sa malice. Que dis-je?II redouble de fureur quand il le voit échajtpé à ses Jiens; plus nos passions s'éteignent, plus sa haino s'enflamme... Il ^'afOige à'*'
pensée que Ve pécheur, deTemr le tenitenr de Jésus-Christ, le jugera, lui et tes anses. £n conséquence, il I épie, il l'attaque, il l'obsède; il essaye par tons les moyeaspos* sibles, tantôt de frapper ses regards par i| concupiscence de la cnair, tantôt d'envelop^ per son tme dans les liens des affectioosi mondaines, tantôt d'ébranler sa foi par II crainte de la puissance terrestre, tantôt de la détourner du droit chenoin |38rde p<erverses doctrines : scandales, tentations, rien ne lui manque. Dieu donc, prévoyant tau» ces stratagèmes, après aroîr fesnië, il en vrai, la porte du pardon en fermant la [xmt du baptême^ a ouvert M pécheur un dernier refuge; il a placé à l'eiiirée du vestibule la seconde pénitence, afin qu'elle s'ouvre à cevx qui frappent, mais pour uct fois seulement, parce que c*est déjà la seconde ; davantage, jamais, parce que la pre* cédente a été vaine. Peut-on dire, en effet, qu'une fois ne suffise pas? On recueille c? que l'on méritait, puisqu'on a perdu ce <futf 1 on avait reçu. Si Dieu, dans son indui* gence, rend au pécheur ce qu'il avait peniu, que celui-ci soit au moins reconoaisMoi d'un bienfait rériété, ou pour mieux dirv, d'un bienfàît plus grand, car rendre, tH plus que donner; parce qu'il est pins mal* heureux pour l'boDH&e d'avoir perJa qua de n'avoir iamais rîeii obtenu. Tomefois, quMl ne se laisse point abattre par le ûé&cir poir, parce qu'il se trouve le-débileur d'uaf seconde pénitence. Qu'il rougisse donc d'avoir péché une seconde fois, mais qu'il op rou^^isse pas de se repentir ; qu'il rou^itse d'avoir succombé une seconde fois, luais qu'il ne rougisse pas de se relever de nua- Teau. Point de fausse honte ; k denouvelti!> blessures H faut de nouveaux remèdes: «i ces nouveaux remèdes ne sont rien auae chose que la seconde péniteatce. »
L'auteur accumule ici tous les textes, tous les passages historiques, toutes les comparaisons de l'Ecriture, qui prooreii: la nécessité de cette seconde ressource, h présente TEsprit-Saint reprochant à r£gîi> d'Ëphèse, r d'avoir abandonné la charité:» à celle de Thyatire, il reproche • sos dust»lutions et son penchant k l'idolâtrie;^ à celle de Sardes, « de n'avoir que des ^xntvres imparfaites ; » è celle dePergame, «di; corrompre la doctrine; » à celle de l^odicée, idavoir trop deconfiance dans ses riclicsscv* {Apoc. I, II, m.) ff £t cependant, ajoule-t-il cela ne l'empêche pas d employer même le» menaces pour les exhorter à la pénitence. ^1' développeces paroles divines, el.ii enftii iJ; criement Tapplication : Celui qui ut t(^ ressuscitera^ celui qm se détourne it «oir^ viendra A moi (/er. thi, *.), car le Seigneur prt- [ère la miséricorde au sacrifice {Ose. Ti,6i:... car le ciel et les anges aui rhabUentseréjotti*sent du repentir du pécheur. {Malth. ix, ïà.jl^ paraboles évangéliques, comme cetl^ ^^ cette femme qui, ayant perdu sa dragm^t ^' cherche, la retrouve, et invite ses aiiiis ^^ réjouir avec elle ; celle de la brebis égaw jour la(]ueUe le pasteur oublie tout i^^
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DE PàTROLOGIB.
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oupeao, et q« il pourrait jusqu à ce qu*il I retrouve e( la rap|jorte sur ses épaules; »!Ie de ce père miséricordieui qui rappelle efifaal procJi^e^ Taccueille nvec tant de ie, lorsque l*indigenco Ta conduit au re- »utir, immole le veau gras et célèbre en m honneur un banquet de réjouissance, ne jnl-ellcs fias autant de symboles du péleur rendu h la grâce par le repentir.— De iel père, dit-il, peut-il être question sous ti emblème, sinon de Dieu? Personne n*est issi père que luit personne n*est aussi mi- Ticordieux. Le pécheur est son enfant; il beau avoir dissipé ce qu*il en a reçu, il a îau revenir pauvre et nu, il le recevra, par même qu*il revient. Que dis-je?sou reur lui donnera plus de joie aue la fidélité ^ tous les autres; mais à quelle condition? il se repent du fond de l'Ame ; s*il compare I faim avec Pabondance des serviteurs de son .^re ; $*il abandonne la troupe immonde des >urceaux parmi lesquels il a vécu; s*il refume vers son père , quelque courroucé u*il soit, et lui dit : Mon père^ fai péché; ne mérite plus dCétre appelé votre fils. (Luc. r, 18.) Eu effet, on se soulage du poids de "S fléchés ^n les confessant, autant qu'on 'S aggrave en les dissimulant. La confes-
00 est un commencement de satisfaction, lia dissimulation un acte de révolte.
< Plus cette seconde et dernière péni* 7Dce, poursuit-il, est nécessaire, plus la <reuve en doit être laborieuse, de sorte u*elle ne réside pas seulement au fond de
1 conscience, mais il lui faut encore quelue manifestation extérieure. Cet acte que ous nommons le plus ordinairement par in mot grec, c'est Vexomologène^ en vertu de l'Iiielle nous confessons au Seigneur notre »éché, non pas qu'il l'ignore, mais parce que la onfession dispose à lasatisfaction, parce que 8 pénitence nait de la confession, et qu'elle ipaise la colère de Dieu. L'exomologèse >$f donc un exercice qui a pour but dliu- Dilier l'homme et de Vanéantir, en lui im- >osant une conduite qui attire la miséri- ^rde, en réglant son extérieur et sa table ; m le courbant sous le sac et la cendre ; en ui apprenant à couvrir son corps de pous* ^lère et à plonger son ilme dans la douleur ; Knunmot, en convertissant en autant de UQVAns de pénitence tout ce qui fut Tinsiruiuent dn péché. D'ailleurs, elle ne conuali du boire et du manger que ce qu'il faut P<)ur soutenir la vie et non pour flatter le ventre; elle nourrit la prière par le jeûne; ^>le gémit, elle pleure, elle crie, et le jour fl la nuit, vers le Seigneur son Dieu ; elle se roule aux pieds des prôtres ; elle s'agenouille devant ceux qui sont chers à Dieu ; elle sollicite les prières de tous les frères, ftCm qu*i|$ soient ses mandataires auprès du Seiiçneur. Voilà ce que fait l'exomologèse pour donner plus de prix à la pénitence, l^ur honorer Dieu par la crainte du péril, \^m .se substituer a l'indignation divine, ^0 prononçant elle-même contre lepécheur, enfin pour éviter, que dis-je? pour acquit- ^^r la dette des supplices éternels, par b»»
afflictions qu'elle s*impose dans le temps. Ainsi, en abattant Thomme, elle le relève; en le souillant de poussière, elle le purifie; en l'accusant, elle le justifie; en le condamnant, elle Tabsout. Cro;ez-moi, moins vous vous pardonnerez â vous-mêmes, et plus Dieu vous pardonnera. »
L'auteur s'élève ensuite avec beaucoup de véhémence contre ceui qui différaient leur pénitence, soit par un sentiment de honte mondaine^ soit par une crainte aussi lAche qu'exagérée des mortifications corpo» relies ; puis il termine ainsi : « L'exoniolosèse te fait peur; pense aux flammes de renfer qu'elle éteindra pour toi; réfléchis d'abord à la grandeur du châtiment,, pour ne plus hésiter à l'adoption du remède. Quelle idée devons-nous nous faire de la profondeur de ce feu éternel, lorsque quelques-uns de ses soupiraux lancent de tels tourbillons de flammes, qu'ils engloutissent les villes voisines, ou menacent prochainement celles qui sont encore debout 7 Les f^lus hautes montagnes sont déchirées par 'enfantement de cefsu intérieur; et ce qui nous prouve l'éternité du jugement, c'est que ces montagnes, toutes déchirées, toutes dévorées qu elles sont par les flammes, n'en subsistent pas moins. Qui ne verrait dans le supplice de ces montagnes l'image du jugement qui nous menace? Qui ne re-
t garderait ces étincelles comme les traits et es projectiles préparatoires de quelque vaste et incommensurable foyer? Or, puisque le Seigneur, après la première grAce du baptême vous a donné une seconde ressource dans l'exomologèse, pourquoi renoncer h votre salut? Pourquoi cesser d'embrasser le remède qui vous guérira infailliblement? Les animaux eui-mêmes, quoique dépourvus de la parole et de la raison, reconnaissent dans le besoin les remèdes que Dieu leur a assignés. » 11 en apporte quelques exemples, puis il conclut, en se faisant h lui-même cette application : « Hais pourquoi parler |)lus longtemps de ces deux planches du salut de l'homme ? N'est-ce pas plutôt paraître viser à l'ambition du style,
Îu'obéir à l'impulsion de ma conscience? écheur moi-même, chargé de toute espèce de flétrissures, et né seulement pour la pénitence, comment me tairai-je sur elle,, 1)uisque Adam, le premier auteur de la vie mmaine et de la révolte contre le Seisneui:, restitué par la pénitence dans le paradis qui lui avait été destiné dès le commencement ne cesse d'en publier la nécessité et les bienraits? »
Quoique ce traité de la péoilcnt'e inclina déjà à une rigueur quelquefois désespé»
rante, il fut écrit pendant que Tertullien était encore daqs l'Eglise. Quant au passage dans lequel il semble n'admettre que pour une seule fois l'épreuve de la seconde pénitence, il faut l'entendre de la pénitence publique qui ne se réitérait pas, comme le savent tous les théologiens^ mais sans eiclure la nécessité, et sans infirmer en rien l'efficacité de la pénitence sacrtmentelle. H
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