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y reconnatt que ceRe-oi peul reaiertre les péchés commis après le.baptème, il semble même le déclarer particulièrement des i)échés (le la chair et du crime de l'apostasie. Plus tard il affirma que ces préfarjcations étaient irrémissibles.
De la prière, — Le traité de la prière appartient aussi à cette époquede communion et de paix avec les catholiques. L'auteur re- |)rcud quelques superstitions qui s'étaient jntniduites parmi les fidèles, sans aucun .précepte du Seigneur, sans aucune recommandation desap6tres qui en justifiassent la pratique, mais qui semblaient plutôt insiiiuéts à l'imitation des païens, ce qui devait être une raison suffisanlede les rejeter. Il ^y eu avait qui n'osaient se mettre eu .prière, si auparavant ils n'avaient pris la précaution do se laver tout le corps ou tout au moins les maiiis. Cctusa;^e, introduit, on ne sait trop comment, ils prétendaient l'observer de ce quePilale avait fait lorsqu'il livra Notre-Seigneur. Plusieurs ôtaieut leurs uiantcaux pour prier, quelques-uus s'asseyaient après la prière, et d'autres atTeclaient de parler haut en priant. Comme c'était la coutume de se donner le baiser de paix, après la prière publique, excepté aux jours de jeûnes solennels, comme la nuit .de Pâques,, etc., il y eu avait qui s'abslejiaienXégalem^^.nt de ce baiser aux jours de jeûnes particuliers qu'ils s'imposaient par .un motif quelconque de pénitence. Terlullien condamne cet usage, comme celui qui consistait à s'exempter des prières du sacrifice, aux jours de station, sous prétexte qu'après avoir reçu le corps de Notre-Seigneur on rompait le jeûne, apparemment à caiise des agapes ou repas communs, qui suivaient le sacrifice.
A sa femme, — Des deux livres que TertuUien adressa à sa femme, le premier, comme nous l'avons dit, lend à la détourjaer d'un second mariage, s il venait à mourir avantelle, non qu'il eût aucun intéiôt .personnel à en agir ainsi, mais parce qu'il jr voyait son propre avantage. « Aucune des raisons qui portent au mariage, dit-il, ne .convient h des Chrétiens, car ce ne peut .être le désir, ni de contenter la chair, ni de s'éîablir dans le monde, ni de laisser des enfants pour leur succéder.— Quand nous eu avons, ajoute-t-il, ce que nous souhaitons le plus, c'est de les voir [)ar tir avant nous, dans la crainte des malheurs qui nous menacent, car nous n'avons pour nous-mêmes qu une seule ambition, celle de sortir au .plutôt de ce siècle injuste [lour aller au Sei- 4$neur. ^ 11 marque que plusieurs s'enga- .($eaient à la continence, aussitôt après le jjaptôme, et que, mémo dans le mariage, plusieurs la gardaient d'ufi consentement mutuel.
Dans le second livre, il se relAche un peu de sa première rigueur, en lui pcrmellatit .de se remarier, à \à condition toutet'ors iju'elle épouserait un Chrétien, il établit en tnè^e générale et s'applique à prouver qu'il n'est point permis aux fidèles de contracter
mariage avec des infidèles, qiMûque pourtaui ils ne leur fût pas défendu de demeurèrent semble, quand ils étaient mariés avam l^ conversion de Tune des deux parties. Quelques exemples de ces mana^es illiuitd contractés par des femmes chrétiennes, l'aJ vaient excité à écrire sur ce sujet. Il in^ siste principalementsur ces paroles de sair. Paul : La femme est libre après la mou di son mari ; elle peut épouser qui elle toudn, tuais seulement au Seigneur. (/ Cor, vu, U 14.) Il marque les inconvénients de ces m*ria^^es mai assortis. <c La femme chré(ier,n>:, dit-il, rendra h ce mari païen des devoirsd^ païenne, plus occupée de sa beauté, Je sa parure, de TaUrait d*une propreté mon.ldirt que du soin de sa modestie, elle lui i)ri>^;i guera, surtout dans les secrets.de rinlimlU; iHes caresî:es honteuses. Or il n'en est }i; ainsi chez les Chréûens, où tdut se [unm avec une retenue modeste, et comuic s»'U! les yeux de Dieu.
« Comment cette femme pourra-t-e'i< servir Dieu, ayant à ses côtés un esclave .1 démon, chargé par son maître de s'(«p|ri05^i à ce culte? Si un office quelconque rapj»e.:^ à l'église,, il avancera, avec intennos, l'heure de se rendre aux bains ; il la hr* cera à mander les jours déjeune; etj.iM.a*^ les domestiques ne seront plus oc<;u])é>qiif lorsqu'il lui faudra sortir. Souffrir i-t-il *\'^* sa femme s*en aille de rues en rues Yi>:.>i les frères jusque dans les plus chétivi^c! les plus pauvres maisons? Lui peroieiDt-il de quitter son lit, pour assister aux assemblées nocturnes? Supportera-l-il irûnquillement qu'elle découche fiour ct^tt.in: la solennité de Pâques? La laissera-t-il a- 1er sans soupQon à la table du Seigneur $« décriée parmi eux ?Trouvera-t-il bon quel 0 se glisse dans les prisons, pour baiseriez» chaînes des martyrs? qu'elle lave leuvi jiieds; qu*elle leur oBre avec emprcssemeni à boire elà manger; qu'elle pense aux â.<seuls, et qu'elle en soit occupée ? S'il vuui un lièro étranger, comment se ra-t-il lu-* dans sa maison? et s'il éprouve quelque Usoin, le ^renier et la cave ne lui serom-Jo .pas fermés ?
«1 Quand même le mari païen conseiuiraitè tout, ce serait encore un nial(it'ii.i .révéler les pratiques de la vie chrétieuiiû. Vous cacherez- vous de lui en faisant le mgne de la croix suc votre lit, et en iou.- -liant sur votre corps pour cha^ser quoliiut' esprit immonde? 0"»*^^ vous vous ièvwi la nuit pour prier, ne croira-t-il pointqu.i s'agit de quelqiie opération magique? Cui:'ment ne découvrira-t-il pas ve que vousjmiînez en secret et avant toute autre nouinture? et s'il vient à découvrir que ce5( uj pain, necroira-l-il pas qu'il est tri q»"' le dit ? » Terlullieu parle ici de TEuchaatie que les Chrétiens emportaieQtdaD>l<^^<^^ maisons. pour pouvoir communier louji'»
jours. On voit doue ici que, dès cetl** ^1"^ que, les Chrétiens étaient dans Tuiaged^ communier àjeun et souvent sous ia>e«"' espèce du pain. Les païens disaieut que ce
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DE PATKOLOGi£:.
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puu élaii trcinpé dans le saujj d*«iij tiiiEaut» w le secret avec lequel on le ^^ardait, leur bisail soupçonner quelque Oîaléiice.
Il ronlinue d*ejLposer à sa femme les ineouvénienls de demeurer dans une maison idolâtra, pleine de superslilions païennes, «e d'assister à des Tesdns proCiines. 4 Que cbaDlera-t-elleavec son mari? Au lieu des saints cantiques^ elle entendra quelque rhanson de IhéAlre ou de cal)areft. Il n*y sera fait oi mention de Dieu, ni invocalion de Jésus-Christ, ni lecture des saints livres pour nourrir la foi, ni bénédiction divine, jiftur entretenir la charité. Car ce sont les pires parmi les païens qui prennent des femmes chrétiennes, comme ce sont les |hu$ faibles cbréliennes qui recherchent une pareille alliance. Elles préfèrent ex-
rt>erleur foi et être riches, pour satisfaire leur vanité et à leur luio, pour avuir une iiiière et des porteurs de belle taille, et p»ur paraître en public sur des mules ri- (tiement équipées; ce qu'un Chrétien, même opulent, aurait peut'-ôtre refusé avec raisou it leur donner* a
Il termine ces réflexions' par le tableau touchant d*un mariage Chrétien. « L'Eglise, dlHl, en forme le contrat ; Toblation du sacrifice auguste le confirme ; la bénédiction du prêtre y met le sceau ; les anges en sont les témoins et le rapportent au Père sul>réa)e qui le ratifie dans le ciel. Alors on icit deui époux, unis d'esprit et de cœur, porter ensemble le même joug, prier, jeûner, se prosterner ensemble, assister aun néines instructions, s*encourager à la pratique des marnes vertus, adorer Dieu dans MtQ lemule et s'approcher en môme temps lie la table du banquet sacré. Toujours uois dans la douleur et dans la joie, dans In prospérité et dans les persécutions, ils n*ont rien de caché Tun pour Tautre et ils s'appliquent à se rendre mutuellement tous les services. C*est avec liberté qu'ils visitent les malades; c*est sans contrainte qu'ils fout Taumâoe ; c'est sans inquiétude qu'ils «s&isient aux saints sacrifices, où leurs voix se confondent dans un pieux accord pour cliauter ensemble des bvmnes et des psaumes. En un mot, ils s'excitentk louer Dieu, elieur vie .tout entière n'est qu'un cantique à sa louante. » On voit par ces exemples quelle était au temps de TertuUien la Tie ordinaire des Clirétiens.
Des PreatrifMions. — Le traité qui porte ce titre avoit été composé antérieurement à tous ses autres traites particuliers contre l'erreur. Il l'indique liiinnèiue à la fin par ce5 parûtes : « Nous avons employé génC'ra- Innent contre toutes les hérésies l'argument solide et invincible des prescriptions ; dans i> suite, avec la grâce de Dieu, nous répondrons encore en particulier à quelquesunes. B Et en elTct , les traités contre Marcion, Valentin., Praxéas et Apelle ne sont venus qu'après. Quoique la date assignée ordinairement à cet admirable traitéi ne soit qn une comecture, il n'est guère permis de troirequeTerlullien aitécriti dans le schisme
et l'hérésie , un ouvrage qui détruit par ua argument irrécusable tontes les iiérésios et tous les schismes. Tout en reconnaissant que le cœur humain renferme les conlradictiona les plus étonnantes , nous aimons h croire que Tcrtullien n'était pas assez aveugle pour se réfuter lui-même |>ar ses .propres paroles. Toujours est-il qu'il se lait gloire d'être en communion avec toutes les Eglises, mères et apostoliques, comme il les appelle. H cite en particulier celles de Corinlhe, de Thessalonique, de Philippes, d'Ephèsc, et principalement celle de Home, dont il fait un ma^niQque éloge. Lui eût-il accordé ces louani^es , s'il eût cessé déjà de se trouver en communion avec elle ?
Le terme de Prescription est, comme tout le monde sait, emprunté à la jurisprudence et signifie une fin de non-reeevoir, une o[>- .position pérdmptoire que fe difendeur op- ^pose au demandeur, et en vertu de la(|uelle celui-ci est déclaré non recevable à intenter une action., sans qu'il soit besoin d'entrer dans le fond et les détails de la cause. TertuUien écarte donc, à la fois et d'un seul mot, toutes les sectes de l'Eglise. « Vous .êtes d'hier, leur dit-il , vous ne faites que de naître; avant*hier, on ne vous connaissait pas : Mesternus es , hodiemus. » Magni-^ floue idée , qui , annoncée d'avance dans VÀpologétitfue ^ avait eu son origine peutêtre dans I ouvrante de saint Irétiée, et recul un sublime commentaire dans les Yariaiionê^ de Tévèquc de Meaux.
L'auteur avertit d'abord que » loin de se scandaliser qu'il y ait des hérésies , puisqu'elles ont été prédites, on doit plutôt tra- . veiller de tout son pouvoir à en arrêter les progrès. Jésus-Christ seul étant impeccable, il n'y a pas lieu de s'étonner que plusieurs .de ceux niêaies qui se distinguaient dans l'Eglise par la grandeur de leur foi , se laissent ensuite e*itralner dans l'erreur^ « Car enQn, dit-il, si un évêque ou un diac re,^ si une veuve ou une vierge, si un docteur ou même un martyr s'écartent des règles de la foi, croira-t-on pour cela que la vérité est du c6té des hérétiques? Ju^e-t-on de la foi par les personnes, uu bien des personnes par la foi 7 Judas qui a trahi Notre-Sei^nour„ était du nombre des apôtres. » 11 montre ensuite que eeux qui annoncent un Evan-^ gile altéré et corrompu, sont les faux prophètes., loups ravissante contre lesiiupls- Jésus-Christ nous averiit de nous mettre en garde. Cepeiulant leurs hérésies ne Lussent pas d!ôlre de (|uclque utilité h TEgUse, |)arce que, de mêjne que les persécutions, elles sont autant u'épreuves qui servent h faire connaître les véritables Chrétiens. Suivant l'étymolo^ie du mot grec, il déiinil l'hérésie par le choix; c'est pounpioi TApôlreditque ï hérétique est déjà condamné par lui-même (Gai. v, 20J, parce que, de son propre mouvement, il a choisi ce qui devait faire sa condamnation. « Pour nous, dit-il » il ne nous est permis, ni d'introduire rien de nouveau dans le symbole de TEglise , ui de rien recevoir de ce r^u'un autre a inventé
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lui-mènre; nous avons pour auteurs et pour récrie les apôtres qui n'ont enseigné que ce qu ils avaient appris de Jésus-Christ. » Selon Tertullien , c*est la philosophie humaine « qui a fourni la matière des hérésies ; c'est elle qui a inventé ces fables» ces généalogies sans fin, ces quesrions infructueuses que !*apôtre nous interdit, en nous avertissant de nous tenir en garde contre les pièges des philosophes; « car qu*y a-t-il de commun enlre l'Académie et TEglise, entre les pliilosophes et les Chrétiens ? Qu'avons-nous à apprendre maintenant que nous connaissons Jésus - Christ ; qu'avons -nous h chercher encore, puisque nous avons trouvé TEvangile 7 »
Les hérétiques disaient: il est écrit: rfterchez et vous trouverez, {Mailh. Tiii, 7.) Tertullien répond:«Ces paroles s'adressaient aux Juifs qui , dou aut encore que Jésus-Christ fût le Messie, pouvaient s'en instruire en étudiant la loi et les prophètes. Hais Jésus- Christ ayant dotcriinné lui-même ce que nous devons croire, il est inutile de pousser nos recherches plus loin. D'ailleurs*, s'il restait encore (quelque chose à découvrir, nous devrions le chercher chez nous , c'està-dire dans l'Ëglise , car c'est avec son aide seulement que nous pouvons résoudre les questions sérieuses , sans violer lès règles de la fui. » Il marque en ces termes quelle est celte règle inviolable: « Croire qu'il n'y a qu'un seul Dieu , unique créateur de ce monde, qui a tiré toutes cnoses du néant par son Verbe, engendré lui-même avant toutes les créatures ; que ce Verbe appelé Fils de Dieu^ est le même qui s*est fait voir sous différentes figures aux patriarches , qui a I>arlé par les prophètes , qui , dans ces derniers temps , a choisi la Vierge- Marie» s'est incarné dans son sein, est né d'elle, et a vécu parmi nous sous le nom de Jésus; qu'après avoir prêché et opéré plusieurs rmiracles, il a été attaché à la croix ; qu'il s'est élevé dans le ciel , où il est assis à la droite de son Père, et d'où, pour suppléer à sa présence, il a envoyé le Saint-Esprit sur les llJèles , afin de les gouverner ; enfin qu'il viendra dans sa gloire pour donner aux bons la vie bienheureuse, et condamner les méchants au feu éternel , après que les uns et les autres auront été ressuscites avec leurs corps. —Cette règle, ajoute-t-il, établie par Jésus-Christ, ainsi que nous le ferons voir, ne souffre aucune diliicullé, si ce n'est de la part des hérétiques , qui en soulèvent sur tout. Au reste, si, en la^uiaintenant invariablement dans cet ordre et dans cette forme, il y a quelque chose qui paraisse obscur ou équivoque, nous avons parmi nous des frères qui ont reçu le don de la science , et auprès desquels chacun peut s*instruire. »
Après cette exposition de la doctrine de l'Eglise, Tertullien montre que les hérétiques ne doivent pas être admis h disputer sur les questions de la foi ; d'abord, parce qu'ils ne peuvent invoquer l'autorité des Écritures qui ne leur appartiennent pas ; ensuite, parc^ qu'en nous ordonnant d« fuir
un hérétique, après l'avoir averti , TApôlre leur 6tc le droit de discussion; et en&o, parce que ces disputes n*ont aucun résuUai utile, puisqu'il y a des livres denosErri] tures que les hérétiques rejeltenl emièr^^ ment; et qu'ils n'accept«n( quMnlert)olés ei mutilés. Ils y ajoutent, ils en relraiielieni ce qui leur plaît, pour les accont KOijer h leur système; ce qfu'ilseo acceplenl ijt» té.^raleuienty ils ont une manière iMirtica- Hère de l'expliquer, de sorte, qu*au lieu lit pouvoir rien gagner dans ces sortes de «Jis. putes, il est à craindre que les faibles m s'en trouvent ébranlés. Et quand encore h en serait autrement, il faudrait examiner» avaht toutes choses, de quel o6té est lafoi et à qui appartiennent les Ecrîtnre.spar qui, quand, comment et à qui a été tranimise la doctrine qui forme les chrétieDs; car là où celte doctrine et cette foi se ko^ contrent, Ih aussi est la vérfté des Ecriiuresi l'utilité des explications et la MgLtimilédd traditions.
Un autre argument de prescf Iplino sui lequel iusiste Tertullien, c'est quil esj constant que Jésus-Christ a choisi dou2i apôtres pour enseigner toutes tes nalionf; lesquels, après avoir reçu le Saiet-Esprii qui leur avait été promis, ont d'abord prêché la foi dans toute la Judée, où ils uni établi des Eglises. Ensuite ils se sont diy perses par tout le monde , où ils oni annoncé cette même loi , et fondé dans cer« taines villes privilégiées des Eglises, duol les autres ont reçu et reçoivent encore tous les jours la semence de la doctrine. C'est pourquoi on les range paiement m nombre des Eglises apostoliques, et toules ensemble n'en forment qo*une« par lacoio* munication de la paix fondée sur l'unité <J« la doctrine. A ce propos, voici comment l'auteur raisonne |>bur prouver que les hé* rétiques ne doivent pas être écoutés .«Je* sus-Christ, dit-il, n'a révélé qu'à ses apôtres la doctrine qu'il avait reçue de soq Père ; nous ne pouvons donc savoir queue est cette doctrine que par ie moyeu ûei Eglises que les apôtres ont fondées, etaui* quelles, soit de vive voix soit par écrit, \is ont transmis leurs instructions. » D'après ce principe, il est donc incontestable, que toute doctrine qui s'accorde avec celles de'S Eglises apostoliques est la véritable, (>artt qu'elle est celle que ces Eglises ont reçue des apôtres, comme les apôtres de Jé>u5' Christ, et Jésus-Christ de Dieu nièiue. Or notre croyance est la même que celle des Eglises apostoliques; ta preuve, c'est «ju^ nous communiquons avec elles ; doac uo^ sommes en possession de la véritable doc<triuQ. »
A ce raisonnement qui les emlwirrassait , les hérétiques n'opposaient rien de solide. Ils se contentaient de répondre que lesaj^ très n'avaient pas tout appris, et ijue, quaod bien même ils n'auraient rien ignoré des choses de la foi, ils n'avaient pas commni' que toute leur science k tous, sans faire attention que ce reproche retomtait surir
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vCtimt ItJt-ti.ènio, qui aurait envoyé des lumespeu instruits ou peu siDcères. Mais rtuliien les justiQe sur ces deux cheb ccusation. It soutient qu'il est insensé de iirequ*ils aient ignoré, même un iota de la ieocedu salut» puisque Jésus-Christ, qui avait choisis pour compagnons et pour ;iples, leur développait les choses les s obscures et les mystères les plus cas (la royaume de Dieu' qu'il n'annoDit aux autres qu'en imraboles. « Pierre lorail-il quelque chose, lui que Jésus* rist surnomme Céphas • ou la pierre an* laire sur laquelle il devait établir les ements de son Eglise, et qui, avec les is du royaume, avait reçu la puissance lier et de délier, au ciel comme sur la ? Qu'y avait-il de caché pour TapAlre [fil Jean, dont la tète avait reposé sur la (rine du Sauveur, et qui fut le seul à il &t connaître le traître Judas ? Enfin, ivaot la promesse de Jésus-Christ, le "nl-Esprit, en descendant sur les apAtres )Hrde la PentecAte, dissipa les ténèbres leur ignorance et leur enseigna toute ilé. Il est vrai que saint Pierre a été re« par saint Paul, mais pour une faute iplinaire et non pour une faute dedoo* e; car il ne prêchait pas un autre Dieu le Créateur, ni un autre Christ que ce* qui est né de Marie, ni une autre espé* ce que celle de la résurrection? Donc, n la différence des temps, des lieux, des unes et des motifs, les apAtres repre- Dt ce qu'ils eussent fait eux-mêmes dans très circonstances. Ainsi, saint Pierre ait pu, kson tour, observer à saint Paul« \ tout en défendant la circoncision , il irait lui-même circoncis son disciple Ti« Dothée. »
Le second argument des hérétiques porte (ar un passage, dans lequel le ^rand apAtre recommande k ce même disciple (// Jtm.
11,2), de garder Gdèlement le dépôt qui lui luil été confié : d'où ils concluaient que les apôtres n'avaient découvert la vérité )u'è quelques-uns. C'est pourquoi Tcrtullien explique ces paroles, et fait voir, par ^ contexte, qu'elles ne signiGent autre >l)ose, sinon que Timothée ne devait pas [Miguer inconsidérément la doctrine de Xvaugile, de peur de jeter les perles devant les pourceaux, et de donner les choses maintes aux chiens. Du reste, les apôtres maient aucune raison de tenir caché ce |o*iis avaient appris de JésUs-Christ ; au »niraire, ce qui leur avait été dit à l'o- 'cine, ils avaient ordre de le publier sur es toits; et, ni la crainte des Juifs, ni les riolences des païens, rien ne devait les '«pécher de le l'aire. — Mais, répliquaient es hérétiques, les Eglises avaient mal corn-
H3) En réanissani les divers témolgaages des Aeieni sur ce point, il Mniit que saint Pierre et a^ni Fâiii siyant fondé TEglise de Rome, et ne poul'tti pas y faire une résidence perpéluelle, ni sufire à tous (es sons de TapAstolat dans certe partie ^occident, se clioi^iiretit trois coadjuteurs, saint 'in» laiht Clet et »aiiit Clément : peut-être nié.no
pris la prédication dos apôtres, et ils ea apportaient ()Our preuve les reproches de saint Paul aux Galates et aui Corinthiens. — Tertuilien détruitcette objection, en se contentantde répondre toutsimplemenl; < Qu'ils devaient croire que ces Eglises étaient devenue meilleures, puisuu elles étaient unies de communion avec celles dont la foi, la science, et l'exacte discipline donnaient tant de joie à l'Apôtre. »
Il prouve ensuite la vérité de notre reli-^ gion par le consentement unanime qui réunit toutes les Eglises en une même crovancer et par la nouveauté des hérésies. D abord il n'est pas vraisemblable que tant d'Eglises si florissantes se soient accordées à recevoir l'erreur; car si leur doctrine eût été fausse, elle aurait dô varier; or ce qui se trouve être uniformément le même partout n'est pas une erreur, mais une tradition. Ensuite notre doctrineaprécédé les hérésies,puisqu'elle les a toutes prédites et qu'elles sont sorties d'elle. Or, suivant l'ordre naturel, il est clair que la doctrine qui a été annoncée la première vient de Jésus-Christ, et que, par consé» quant, elle est la véritable, tandis que celle qui l'a suivie est fausse. Car, en supposant qu'on se fût trompé d*abord, il s en suivrait que l'erreur aurait régné partout, et que les hérétic}ues seraient venus pour délivrer la vérité. Jusque-là on aurait mal cru sur la foi d'un faux enseignement, tant de milliers de Chrétiens auraient été mal baptisés ; tant de sacrements et tant d'œuvres de foi mal administrés ; tant de prodiges et de miracles mal opérés; tant de sacerdoces et de ministères mal exercés ; tant de martyrs, enfln, mal couronnés, Il précise ensuite le temps oii les principaux hérétiques avaient commencé à dogmatiser; puis, s'adressant tout à coup à Nigidius et k Hermogène, il leur demande des preuves de leur mission. « Qu'ils prouvent, dit-il^ qu'ils sont de nouveaux apôtres, en produisant les miracles qu'ils ont opérés. Je vois en eux de grandes merveilles, mais d'une nature bien différente que celles que les apôtres ont accomplies. Ceux-ci ressuscitaient les morts, et eux font mourir les vivants. » 11 poursuit : « Si quelques hérétiques se disent du temps des apôtres, afin de paraître avoir reçu d*eux leur doctrine , voici ce que nous leur répondrons : Qu*ils montrent les origines de leurs Eglises, l'ordre et la succession de leurs évoques, de sorte qu'ils puissent remonter ainsi jusqu'à un apôtre , ou au moins à quelqu'un des hommes apostoliques qui ait persévéré avec eux jusqu'à la tin. » Ainsi, TEgiise de Smyrne rapporte que Polycarpe y fût établi par Jean ; ainsi l'Eglise romaine montre Clément ordonné par Pierre (13); de même les autres Eglises produisent les
que saint Clément fut ordonné le premier, et qu'après la mort des saints apôtres, il céda successive* ment à saint Lin et à saint Clei le giravernemeni de reglisede Rome, dent il ne prit la conduite q«*aprcs eux. Voy. Tillchont, tome 11 de ses Jf^moircs, et Raillrt, dans ses Viat éf êainls^ au tt uaviuiibre.
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