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nomsdeteax que les apfttres leurontjjofinés pour éyèauesy et c*est de leurs mains qu'ils ont reçu la semr uoe de ia cloetrine aposto* Irque. Erccre que les hépétiques inventeraient u/re pareille siicoes&ion , itar il n'est rien qui ne leur «oit pormis aprèft leurs blasphi&mes, à quoi cela tes avancerait -il ^ Leur do(;(rine , comparée avec ki doctrine prtmilive, prouverai l, par sa dtversilé et s(^s contradicUonSy qu*ilsti-ont, pourauteur^ ni un.^pOtre^iiimi 'Successeur des apûtres. D'où il condttt que les hérétiques ne pouira rît ;prou ver 3epr 'Succession légvlime., c'eal avec raison que Mes églises catholiques Jes excluent de la paix et de ieurr communion.
Pressanrt ses adversaires ixrr^c nouneaus arguments plus serrés encore, il établit en principe que » toute doctrine rejelée fiar .les apôtres est absolument ^fausse. Par là il convainc d'erreurlous les hérétiques deson tempst et ceux qui niaient la résurreclioni et ceux gui rejetaient le mariage, et ceux qui enseignaient des opinions condamnées dans les lettres cfue les apôtres ont écrites aux Eglises. 11 conseille donc de recourir h ces ;£glises mères, où Ton voyait encore à leurs places >priroîti<ve5 les chaires des apôtnest, 'et où on lisait leurs lettres originales, :pour suppléer è leurvoiael à leur présence. « En Achaïe, dit-il, vous avez Corinthe, en Maoér doine, Philippeset Thessaionique^en sÀsie^ Ephèse ; en Italie , vous avez Roifue , dont nous reconnaissons aussi l'autorité. Qu!elle est heureuse, cette Eglise, où les apôtres ont répandu leur doc^r!neavecleur^ng?où Pierre a souffert comme le Sauveur; où Paul a été couronné comme Jean-Baptiste ;et où TapôlDe Jean., apvès a^oir été plons^.ddiis l'Jiutka bouillante, ^ans en éprouver aucun mal^ S'est vu relégué dans l'Ile de Pathmos. j>
GrAce è tous ces arguments aue nous n'avons pu qu'^quisser, Tertuliien prétend avoir prouvé la |[»roposition sur laquelle roule son livre , savoir : que Icsiiépétiques n'ont pas le droit de se servir de nos Ecritures; puisqu'étant hérétiques, ils ne sont plus Chrétiens; et que, par conséquent, ils ne peuvent rien établir sur les Ecritures qui ne puisse être revendiqué par les Chrétiens, il ajoute à ces preuves celles qu'il tire de l'altération i|u'il$ ont fait suhiraux saints livres. Selon loi, cette-altération ne |>eut avoir pour cause que Tenvie, sentiment bas, mais toujours postérieur et étranger à la chose enviée. 11 est donc certain que cette corruption des Ecritures est le fait des iiérétiques; un homme sage ne pensera jamaisqu'ellc puisse venir des Chrétiens, qui en sont les premiers possesseurs.
Passant ensuite à la morale des héf)éti:|ues, tl la représente comme n'étant pas mieux réglée que leur doctrine, c'est-tànlire uié- -prisable, terrestre, humaine, sans gravité, ^ansautorité , sans discipline. Puis il ajoute : « Que dirai-je de lusagc qu'ils font de la parole, puisqua le but qu'ils se proposent est moins de convertir que de pervertir les païens? C'est pour .1 atteindre qu'ils se font humbles, flatteurs, soumis; car, pour tout
la reste , Us n'obéissent pas roéaie à leurs chefs ; et ce qui fait qu'on ne voit jamais <ie schisme chez eux , c'est que dès qu'il sVn élève une onuore, il n*a pas même deraisnii de se marûfester. La plupart n'ont jvjint d'Eglise: ils sont errants, vai^^abonds, sans patrie, sans demeure Gxe, sans foi. Ils «^ lont remarquer encore par le cotonicrce h|. bituel qu*ils entretiennent avec les ma;*eiens, les charlatans, les a$trolo;;ues, \n philosophes piïens. Leurs mœurs peinf^:
faire juger .de leur foi ; comme ils ont [>03r principe qu'on ne doit point craimlre Di^, il n'est pas étonnant qu'ils se donnent lobit liberté. » Enfin, Tertuliien leur donne rfr.« dez-vons au tribunal de Jésus-Clirist, (i nous devrons tous comparaître , [tour j rendre compte de nos actions et surMda notre foi. 11 terii:ineen promettant des traités particuliers contre certains hérésiarqoci, Nous verrons plus lard qu'il tint parole.
Apologétique, — Le plus célèbre et le plu
important des ouvrages que Tertuliien écrv
vit pendant qu'il appartenait à la graoè
famille catholi(]ue, c'est son ApologétKpà
qu'il composa vers fan 199, la septième a»<
née du rèj^ne de Sévère , et quelqne leiii,.!
après la défaite de Niger et d*Albinus. Gi
magn iûque apologie de la reli^^iun chréiienof^
la plus belle de toutes celles qu'ont eiiir
prises les écrivains sacrés de rantiq^iilé,
jBdresséeaux magistrats de l'empire roiuai
qui rendaient leur jugement dcns le iin
Je plus éminent de la cité. Il parait qu'il en
.tend parler ici des magistrats de Carlha.r
sa patrie , plutôt que de Rome. C'est le mii
.tjment de Dupin, de Tillemont et de l'aiiii
(deGouray.Ji parle à des magistrats iienf'
.cuteurs; or, la persécution était alors ahit
méoè Carthage et non à Rome. Il ne nnimm
jamais le sénatni les dignités de Roine.l
• se sert des termes de prœsides et de H
€on8ule§ q\xi distinguaient les magistrats (M
gouverneurs de provinces. Le mot rin/diJ
qu'il emploie plusieurs fois pour dé^liiiif^
la ville uù il demeurait, convient encurei
■ Cartilage, et nullement à Rome, pourlf*
auelle était consacré le mol urts, ce«t-iirc la ville |)ar. excellence.
Tertuliien insiste d'abord sur rinjtisî;^ criante qui lait aux Chrétiens un criojruf leur nom, et qui les condamne, sans tuèn^ chercher à savoir ce qu'ils sont en r^ni!»a Ou nous sommes criminels, ou no(>3 sommes innocents ; si Ton nous croit jusir* meut acQUbé^, pourquoi ne pas nous iraii^' comme les autres? Ils ont droit (ie5i?> {èndi'e, soit. par eux-mêmes, soit parlccinislère d'un avocat. Il n'est permis dec** damner. personne sans l'entendre. Les C'r^ tiens sont les seuls qui n'aient aucun* liberté de. se justifier devant vos iribun.iJiii il suilît qu ils déclarent ce qu'ils sonip"^* satisfaire à la haine |»ublique. Si un t^"* pable venait s'accuser devant vous J^ crimes d'homicide et de sacrilé^je, tous contenleriez-vous de son aveu j»our leo'"' damner? Non, vous examineriez le 1^»^ ^•'' lui-même et dans ses circonstances ; tou*
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endrîez compte do lieu, du temps, de la anière (inal il a été commis, et vous cherleriojf î» découvrir des compH/es Ponnjuoi * vf^rilîcz-vous pns ainsi les crimes que VI nous iiTi|iose? Vous sauriez par 1^ de tinhiori dVnlVints diaciin aurait ^oûlé, de j'ubiend'incesiesrhaqueclin^lien se sérail nlu coupable. Au lieu de cela, on a dé* niu môme d'informer contre nous, v A ce propos, il rapporte la réponse de rajan h Pline, et il en relève l'aljsurdilé. Dé^njlre de recl!er*c;her les Cliréliens, in-o qu'on les croit innocents, et cepenint, ordimner de les punir quand on les' nure; que signifie cette contradiction?
st-4'e donc un crime d'être découvert? » jIs il continue en ces termes : «r Avouez le TOUS avez unp ftiçon sin^iulière de proîJcr contre nous 1 Vous u(eltez les autres la question pour leur faire confesser leur ime, et nous, pour nous le faire nier. uand un homme crié : Je suis chrétien ! il Il ce qu'il est. N'êtes-vous pas sur voire ége pour tirer la vériié de la houche des iminelsT Pourquoi donc n'j a-t-iî que )us que vous reaillez forcer au mensou/^e ? î renversement de tout ordre suivi devrait i moins vous inspirer le soupçon, qu'il ^ quelque force secrète qui vous fait a^ir nsi contre les lois et contre toutes les l^les de la procédure. Chez lus tyrans, les lurments étaient la puniiioir d'un crime; îez TOUS, ils ne doivent servir qu'à décourir la vérité. Si l'aveu les prévient, toute irture est inutile; il n'y a plus qu'à prooocer. Pour vous, un Chrétien est chargé Mous les crimes; c'est un ennemi dei ieux, des empereurs, des bonnes mœurs, e la nature; et vous le forcez de nier pour absoudre; n'est-ce pas prévariquer contre îslois?
«Noire nom inspire une haine si aveugle, ne la plupart l'emploient comme ufi reroche, lorsqu'ils disent du bien de quel- ^'un.Cn tel est un honnête homme, disent- I',; quel domma^^e qu'il soit Chrétien I Je i'éloinie que tel autre qui est un hunniie B^e se soit fait Chrétien tout à coup. Ain^i, 's gâtent hautement lé bien qu'ils connais- ^nft par le soupçon équivoque d'un mal tu*ils ne connaissent pas. »
|l combat ensuite les lois que l'on oppo- «it aux Chrétiens, en montrant que la lé- ;:s!ature humaine n'est pas infailtiide, •uisqoft tous les jours, on abrogeait à Homo i<^s luis qui avaient longtemps subsista. 'Si t)oas remontons, dit-il, à l'origine do ^.lois, nous découvrons un ancien décret jyi défendait de consacrer aucun dieu, sans approbation du sénat. Tibère donc, ayant ^*;ude Palestine, des lettres qui contenaient 1^^ preuves éclatantes de la divinité de icAUs-Christ, les porta au sénat, en y ajou* ''ni son suffrage, pour le faire admettre au uomiire des dieux de l'empire. Le sénat ^^Jfl^ celle proposition parce qu'il n'en Hftli pas fauteur; mais l'empereur ronserva *^'nopinipn, et menaça de grosses peines les 'c^usaieurt des Chrétiens. Consultez vus
annales, et toust y vT^rre^ que Néron IhV te premier qui employa le fer contre cette se<el^ nouvelle qui s'elevnii alors, principalement h Wotue. N'esl-ee |»as un litre g'orieux jiotip mms, qu'un tel monstre ait éié le premier auteur de notre condamnation? Domitten aussi avait entrepris de nous persécuter; mais il n(* larda | as à s'abstenir et rappela ceux qu'il avait exih's. Voilà quels ont été ju»(ju'iei nos perséruteiirs, c'est-à-4lire des hommes que vous flétrissez vous^mêtnes; De tant d'autres princes, amis de la justice et iii!>truilsdu droit divin et humain, mon* trez-nous-en un seul qui ait poursuivi les» Chrétiens.
« Au contraire, nous pouvon^s en produire un qui les a publiquement j)roiéj5és. Que l'on cherdie hes lettres de Marc Aurèle, et l'on verra le témoi ^nage que ce sage empe-* reur rcnJ aux soldats chi^tiens qui obtin-' rem par leurs prières le bienfait d'une pluie providentielle, pour apaiser la soir qui dévorait son armée en Ge. manie. Et, d'ailleurs, quelles sont donc ces lois qui ne sont exécutées contre nous que par des princes injustes, internes^ brutaux, insensés; ces lois que Trajan a élmiées en partie, en délendan; de rechercher les Chrétiens, que ni Adrierr, quelque amateur qu'il fût de toute nouveauté, ni Vespasien, (luoitpril eût détruit les Juii's, ni Plus, ni'¥érus n ont jamais autorirées? » 11 ajoute que les lois religieuses n'étaient pas j)lus oliservées k Rome gne les auti^s, pi isqo'on y avait reyu les cérémonies étrangères de Bffcchus et de Sé«ra*pts^ après les avoir rejetées.
Passant ensuite au meertre àes enfants, aux repas de chair hnmaineetaux incestes, il montre que non-seulement, on n'en a pas de preuves, mais que ces calomnies ne sont pas même vraisemblables. Il est à croire que les païens les avaient imaginées par lef souvenir de ce qu'ils pratiquaient eux** mêmes. «En Afrique, dit'-il, on continuaf d'immoler imbliquement des enfants k Saturne, jt:squ'au proconsulat de Tibère^ qui lit cructtier les sacrificateurs aux arbre» uièmes i^ui ombrageaient le temple. Lea h.ilices airicaines que servaient les proeoft* suis, eu cette occasion, en rendent témoignage, ce qui n'empôche pas ces sacrifli;e9 impies de se perpétuer clandestinetueat.
Les parents eux-mêmes viennent otfrtr ces j?auvres enfarrts» et les comblent de caresses atin d'empêcher leurs pleurs, au moment de l'immolation. Chéries Gaulois, on égorge des hommes faits, eu riionneur de Mercure^ A Home même, il existe un certain Jupiter que l'on arrose de sang humain, pcimant les jeux qui se font en son honneur » Pour nionirer combien les repas chrétiens étaient purs de tous ces excès, l'au-teur ajoute : « Nous ne mangeons [las mêam le sang des animaux. C'est pour celte raison que nous nous abstenons des bêtes suifoquées ou mortes d'elles-mêmes, de peur de nous souiller du sang qui leur serait demeuré dans les entrailles. » En elTêl, les Chrétiens gardaient le défense, de manger dtt saRft
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portée par le concile des apôlres, et elle a encore été observée longtemps après Tertullien.
De ces calomnies dénuées de fondement, il arrire à la réfutation des accusations manifestes. Il y eu avait deux capitales. On accusait les Chrétiens de sacrilège et du crime de lèse-majesté, |[>arce qu*iTs n'adoraient point les dieux, et qu'ils refusaient d*otrrir des sacrifices aux empereurs. « Nous cessons d*adorer vos idoles, dii-il, depuis que nous savons qu*elles ne sont point des dieux. — Mais, dites-vous, nous les tenons Ijour tels. — Nous en appelons de vousmêmes à votre conscience. Condamnez-nous, si vous pouvez nier que tous vos dieux aient été des hommes, v II le prouve, en commençant par Saturne et Jupiter, puis il ajoute : « N*osaut pas nier au ils aient été des hommes, vous vous consolez en assurant qu*ils ont été élevés au rang des dieux après leur mort. Voyons donc quelles ont été les causes de cette apothéose. D abord, il faut «que vous accordiez qu'il existe quelque Dieu supérieur, propriétaire de la divinité, et qui la communique aux simples mortels; ear ceux-ci ne peuvent s'attribuer la divinité qui leur est étrangère; et un autre ne peut la leur donner^ qu'à la condition de la |;osséder en propre. S ils avaient pu se&ire dieux eux-mêmes, auraient-il commencé par être hommes? Donc, s*il y a quelqu'un qui ait le poavoi-r de créer des dieux, je reviens auxeauses qui peuvent le déterminer à en user., et je n'en vois pas d'autres que les services et les secours dont ce grand Dieu peut avoir besoin dans l'exercice de ses fonctions. Mais n'est-ii pas indigne de lui d'avoir besoin d'un secours étranger, et surtout du secours d'un mort? Quel service }iourrait-i1 en attendre ?Que le monde soit éternel, selon Pythagore, ou qu'il ait été créé, suivant Platon ; il existe tout entier, et na jamais attendu ni Saturne, ni personne de sa race pour le unir. Il faut être bien simple pour douter que, dès le commencement, jJ ny ait eu de la lumière, des astres, de la pluie, des tonnerres, et que Jupiti*r lui-même n'ait redouté la foudre que vous placez entre ses mains. 11 faut être bien borné pour penser que la terre n*a produit aucuns fruits, avant Bacchus, Cérès vl Minerve et même avant le premier lionime. Si Bacchus osi dieu, pour avoir montré la vigne, on a lait injure à Lucullus de ne l'avoir p^is divinisé, pour avoir apporté les cerises du Pont en Italie.
« Mais vous cherchez une autre raison, et vous répondez que la divinité leur a été accordée en récompense de leur mérite. Ce Dieu qui consent Aies élever ainsi jusqu'à lui est très-juste, n'est-ce pas? Je pense que vous n'iiésitcrez pas à me l'accorder. Voyons donc ce qu'ils ont Je mieux mérité, ou des honneurs du ciel, ou des supplices de renier. N est-ce pas au fond de ces abimes que l'on précipite les fils dénaturés, les incestes, les adultères, les ravisseurs, les corrupteurs d'enfants, tous ceux qui sont cruels et qui
tuent, tous ceux qui dérobent et quitrom'*
rnt, en un mot tous ceux qui ressemblent Quelques-uns de vos dieux. Mais encore qu ils auraient été bons et vertueui, corn* bien ne pourrait-on pas compter d'hommeti plus excellents qu'eux et que vous Uisseii entre les morts ? Un Socrate, par exemplej un Aristide, un Thémistocle, un Alexao'lreij Lequel de vos dieux fut plus sage que Ci* ton, plus juste ()ue Scipion, plus éloquect que Cicéron? Ainsi, parmi vos divinités,]! ne vois que des noms d'anciens morts, a je n'entends raconter aue des feblesl Quant aux idoles qui les représentent, je n'y troun autre chose que la même matière dom m fait la vaisselle et les meubles ordinaira Peut-on nous accuser d'offenser ceux dod nous rejetons avec certitude l'exisience? Hais, dites-vous, nous les tenons pourdieut Alors, comment n'êtes-vous donc pas impid et sacrilèges, en les méprisant comme ton faites? » llénumère ensuite plusieurs ds iniquités que les païens commettaient coDtii leurs dieux , principalement dans les spe^i tacles^ où ils les tournaient en dérision et les faisait servir de sujets à des farces ridicules.
Il continue et aborde ainsi rex|)ûsiiioa des dogmes du christianisme : « Mais qui* dorent donc ceux qui n'adorent nen d« tout cela ? C'est ici qu'il faut vous explitjijer nos mjrstères, après toutefois avoir réfuté vos opinions erronées. Car quelques-uDi de vous, sur un soupçon prov^ué par Corneille Tacite, ont imaginé que notre Dieo était une tête d*Ane. D autres peoseat qui nous adorons la croix. D'autres, par m opinion plus humaiueetplusvraisemblaiit^ croient que le soleil est notre Dieu, parce que nous prions, la fac:e tournée veif 1 Orient, et que nous consacrons à la joie le jour du soleil ; mais la raison de cptie pratique est différente. » Il est évident qiM par ces mots, il entend la solennité du dimanche ; puis il continue : « Il y a peu de temps, dans cette ville, on a représenta notre Dieu sous une forme nouvelle. Qufl* que misérable, sans doute de ceux qui s» louent pour combattre les t)êtes, a exfio^ un tableau, avec cette inscription: l'^iVi'i Dieu des Chrétiens I II avait des oreiks d*Ane, lui pied rond, un livre à la minti un manteau è la romaine. Nous avons ri el de rinscription et de la Cgure. Maioieuol que nous avons écarté tous ces mensoogesi venons à l'exposition de notre foi :
«( Ce que nous adorons est un Dieu oniqo^ qui, par sa parole, sa raison, sa puissamt^s tiré du néant tout ce monde, avec leséiéments, les corps et les esprits qui le com* posent et qui sont comme les oroecuents tl« sa grandeur. Voulez- vous le connaître («v ses ouvrages? vous navcz qu*à ouvnrk^ jeux, vous êtes environnés des roervei; t* de sa création. Aimez-vous ruieui 1» têii""gnage de l'Ame qui, malgré sou éducaippaïenne, les entraînements des passioQSt^^ la servitude des faux dieux, toutes les um (iirelle se réveille, le nomme d'un seul o*' •
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DE tAf ROLOGIE.
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tri lui cûDTÎeffit : Grand Dieu 1 Bon Dieu 1 éfootgnage spontané d*une énie naturellelenl chrétienne 1 El en disant cela, elle ne i;anle pas le Capiiole* mais le ciel. Pour lUs ménaj;er une connaissance plus partie de iui-inéroe vi de ses volontés, il nous laissé le secours de son Ecriture. En effet» ^$ le commencement, il a envuyé dans le ORiie des hommes, dignes par leur sagesse leur sainteté, de le connaître et de le ire connaître aux autres. 11 les a rem^ilis »sun Esprit^ pour publier qu*il nya qu'un leu, créateur de tout,quiaibriiié l'homme, glé le cours df;s astres, et donné des prépies )K>ur lui plaire; un Dieu que vous notez ou que vous at>andonnez, et qui» à an de ce luonde, jU/Cera tous ceux qui le rvent » |K>ur les récompenser par le don :U rie éternelle» et coudati.nera les impies II tortures d*un feu qui ne s éteindra jaii$. Et ce jugement sera précédé de la rérrection des morts. Autrefois» nous étions s vôtres. Les hommes ne naissent pas iréiiens, ils le deviennent; la foi est un tn. k
Il rappelle ensuite comment les écrits oui ntiennent les discours et les mirach'S des opbètes, ont été traduits par ordre de Alémée Pliiladelpbe» pour enrichir la biiollièque d'Alexandrie. « Aujourd'hui» dit- ,on montre encore cette biblioli èque de «jléitiée, avec l'original hébraïque» près I tuiitple de Séra^ds. n 11 prouve Tautorité ices livres par 1 antiquité de Moïse» plus icit^n que tous les historiens païens, et qui mveriiait le peuple d'Israël» avant qu ils issent des villes et des nations» une reliun et des dieux. « La preuve, dit-il» est lus laborieuse que dillicile; i^ puis» après olr fait le dénombrement des auteurs d'où 1 pourrait la tirer» il ajoute : « C'est di^'jè iToir produite en partie que d'en avoir iu- ^ué les sources. » Un autre argument qui ibiii Tautorité des Livres sacrés» c*est Kcomplissement des prophé ies. Enlin»
mr qu'on n accusa! nas les Chrétiens de servir de lanliquitédes Juifs» pour couir leur nouveauté» il montre que ces deux liions n'en forment qu'une» et il e\plile en ces termes la divinité de Jésus- ^risl,
« L^s Juifs étaient le seul peuple agréable l>ieu» à cause de la foi et de la vertu de urs pères. De là leurs succès, 1 accroisse- ^nide leur royaume» la grandeur de leur tiiuc, leur bonheur. Tout leur prospérait lire les mains» au point que Dieu lui- ^ i<c les avertissait de conserver ses bon- •'^ grâces. Enflés du mérite de leurs aïeux» ^oni négligé les lois du Seigneur et sont 'lubés dans l'impiété et dans toutes sortes i crimes. Encore qu'ils refuseraient de avouer, l'état misérable dans lequel nous s voyons réduits, en serait une preuve lalanle. Dispersés, vagabonds» bannis de ^r patrie, ils errent au hasard par le ^^Qiie, sans avoir pour roi et pour chef ni Jmme ni Dieu. Il leur est défendu de met- ^ le pied» même comme dos élnngers»
sur la terre de leur héritage. La même pa« rôle divine, qui les menaçait de ces mal* heurs, les avertissait en môme temps, que, vers la 6n des siècles» Dieu se choisirait de toute nation, de tout peuple et de tout lieu» des adorateurs plus fidèles, auxquels il communi*{ucrait une plus grande abondance de grâces» à cause de la grandeur de celui qui Tes instruirait. Il était prédit que l'auteur de cette grâce, le maître qui ensei}^nerait cette doctrine au genre humain, et qui viendrait lui-même l'éclairer et le conduire» serait le Fils de Dieu ; non pas un Fils engendré qui eût à rougir de son nom» et dont la naissance rappelât en rien les amours de votre Jujjitcr. Non, j'expliquerai sa uaturCf et par là on entendra sa génération.
« Nous avons dit déjà que Dieu a créé ce monde par sa parole, sa rais(»n et sa puissance. Vos sa^^os mêmes conviennent que Logoi^ c'est à-dire, la parole et la raison» scinole être rarchilecte de l'univers. Nous ajoutons (pio la propre substance du Verfre, de la raison et de la vertu» par laquelle Dieu a tout lait, est esprit^ oue Dieu la ^ roféré» et qu'en le j roféranl» il Ta engendré; c*est pounjuoi il est noiuiué Fils de DieUf et Diea» a cause de Tunité de substance; car Dieu est parfait. Quand le sohdl l/>nce un rayon» sa substance n*est \'as séparée» m<us étendue. Ainsi le Verbe est £S|»rit d'un Esprit et Dieu de Dieu, comme une lumière allumée d'une autre lumière. Ainsi, ^^i qui pro* cèâe de Dieu est Dieu, et Fils de Dieu, et les deux ne font qu'un. Vu Esprit procède de TEsiirit, et un Deu <ie Dieu; autre? en propriété, mais non en nombre; autre en ordre» mais non en nature ; il est sorti ae son principe sans le quitter. Donc ce rayon de Dieu, comme il avait toujours été prédit» est descendu dans une Vierge» s'est incarné dans son sein, et est né nomme uni h Dieu. Cette chair soutenue de l'Esprit se nourrit» croit» parle, enseigne» o^ère, et c'est le Christ. Encore que vous ne verriez dans cet exposé de nos dogmes (|u*une table» à peu près semblable aux vôtres» recevez-la toujours» en attendant que je vous montre comment on prouve qu'il est le Christ. »
Tertullien rappelle ensuite toutes les per sécutions que les Juifs lui firent eixlurer» et en parlant de sa mort» il dit : « Cependant» sur la croix oi!i ils lavaient attaché» il rendit l'esprit en parlant» et prévint ainsi le ministère du bourreau. Au même moment, le jour manqua en plein midi.
Ceux qui ne connaissaient pas la prophétie qui avait annoncé ce phénomène, le prirent pour une éclipse; mais n'ayant pu y trouver leur compte» ils jugèrent plus simple de le nier; toutefois» ce prodige est * consigné dans vos archives» oi!i vous (>ouvez ' le véritier. » Après avoir rapporté toutes ies circonstances de la Résurrection et de l'Ascension» il ajoute : n Pilate» déjà Chrétien dans sa conscience» donna avis à Tibère» qui régnait alors, de tout ce qui concernait Jésus-Christ. — Et» dit k ce propos Terttfl-
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lien* les empereurs eux-mêmes y auraient cru, s*ils n*étaient.pas nécessaires au monde et s*il leur étaU possible d'être en même temps empereurs et Chrétiens.
«voilà la date de notre secte ; voilà l'origine de notre nom, voilà quel fut Fauteur de notre foir Que personne désormais n'en parle ni en jjuij;e autrement, puisqu'il n'est nitiais permis do mentir au sujet de sa rei^ijn. T*ïous le disons donc, nous le disons liaulemcnt, et nous le répétons dans les tourments; nous servons Dieu par Jésus* Christ. Tenez-le, si vous voulez, pour un homme, c'est par lui et en lui que Dieu Teul être connu et servi. Les Juifs ont appris à servir Dieu par Moïse, qui était un nomme ;. chez les Grées, Orphée, Musée» Jdélampus, Trophonius, ont établi des cérémonies religieuses ; et vous mêmes, vous VOUS' êtes laissé imposer parNuma, qui n'é- •tàrt q,u*'un homme, des superstitions trèsjpéni^jles. Trouvez* donc bon que Jésus- Christ ait enseigné «ussi la divinité qui lui est propre, .non, comme Nuroa, pour 'humaniser des hommes encore farouches, «en- les étonnant par la multitude des divinités qu'il leur proposait de servir, mais pour ouvrir les yeux à des hommes déjà polis, mais trompes par leur propre science, <afin de leur faire connaître la vérité. >»
Après avoir étaUi lo* véritable religion sur ces fondements étemels, il remonte à rorigine des superstitions païennes, et explique'la nature des démons, leur occupation à t^iter les hommes, leurs oracles trompeurs, leurs miracles apparents,: et .comment' ils se font adcrer sous iefaurnom de dieux; puis il ajoute : « Jusqu'ici nous n'avons avancé que des paroles ; en* voici la preuve par leraitmême. Que l'on amène ici devant vos- tribunaux un homme reconnu |^>our possédé du démon» et dont la poscsessioA soit bien constatée^ et que le liremier veiiu d'entre les Chrétiens comjiMilide à cet espHtcto parler; il avouera aussi v-éritablement alors qu'il est un démon, qu'ailleurs il ose faussement se donner pour un dieu. Que Ton amène é^ale- 4nent ici quelqu'un de ceux que l'on croit êive agités par quelque dieu, qui, ouvrant la bouche sur les autels, reçoivent h divii)ité avec la fumée, qui parlent avec etlorts et comme hors d'haleine; si oeut ^ui les agitent, n'osant mentir à un ciirétien ne i^ourèssent pas qu'ils sont des démons, ré- |>andez sur-ie«nhamp le sang do ce chrétien téméraire.
l « Qu*y àA'îl de plus manifeste, poursr.il- 'Uf Si d*un GÛté, ils sont véritablement jùieuXf pourquoi se donnent-ils faussement pour démons? Kst-ce par complaisance pour nous?* Voflà dont; voire divinité soumise aux Chrétiens; et dès lors elle ne mérite plus d'être regardée comme divinité, puisqu'elle est soumise à un homme, et ce ; qui est peut-être encore plus honteux pour fïila, soumise à ceux qui lui disputent sa divinité. Si d*un autre côté, ce sont ues dé- Ittûlis on des anges, pourquoi ailleurs ré-
pondent-ils qu'ils agissent au nom «Ifs dieux? Car de même que ceux qoi sont r^pûtes dieux ne voadraienl passediredémons, s'ils étaient vraiment dieui, ans 1^ crainte de se dégrader et de pcrdreque!» qire chose de leur majesté ; de mèmestissi ceux que vous reconnaissez directemeM ponr démons, n'oseraient {«as ailleursaçir au nom des dieux, si* ces dieux dont ils usurpent le nom existaient véritahleœe&t: car ils craindraient d*ab<isep de la roajeslé de cent qui sans doute, leur sont supérieurs et redoutables. Ainsi celle dimiiléèliquelle vous tenez n*exÎ9le "nullement, psroe que si elle existais, elle ne serait ni usor* pée par les démons, ni désavouée par les dieux. Donc, puisque de p«rt.el d'autre i. résulte également qu'ils ne sefMpoiDtdieiit reconnaissez au moins qu'ils sont tous de la même espèce, c'est-à-dire des démens.
« Cette confession estdonc suffisante pour nous justifier du reproche d'offenser la religion ; car s'il est certain qu'ils ne sontps^ dieux, il est certain que leur culte n'esif»? une religion. Lereprocbe retombe sur vm qui adorez le mensonge, qui non-seuiem»! méi)risez, mais combattez la seule reii^c à\i vrai Dieu, et vous rendez ainsi <:ou}ibles d'une véritable' irréligion. Car, qiwnJ n»êiiie il serait constant qu'ils sont des dieur, ne convenez-vous pas, selon l'opinion commune, qu'il y en ait un autre p élevé et plus puissant qu'eux comme prince du monde?' Quel crime commet donc celui qui ne veut pl&ire qu'au souverain, et ija: n'appelle Dieu que le premier? Prenez garie que ce ne soit encore là une autre es]»^ d^irréligion, d'ôter à* ITiomme la libertédf son cuite et le choix de la divinité; (iiiique chaque peuple, chaque province, rhique petite ville d'Italie a ses dieux. Ho/ a que les Ciirétien» à qui on nepermelpoisl <}e religion particulière; chez vous chaciia a le diH)it de toutadorer^ oui louU emit le seui vrai Dieu« »
Il réfute ensuite cette erreur des ]moi qui attriLmaient à leurs faux dieux la grdî> deur de Tempire romain, comme laf^compense des honneurs qu'ils y receTaiefl'- Il montre que ni les dieux étrangers u'ont eu intérêt à étendre les bornes de cet eon pire, ni les dieux mêmes des Romains, qui n'ont reçu de ceux-ci de grands bonneursqu* depuis leur grande puissance. « Du lempsu« Numa, dil^il, les Romains n'avaient encore ni statues ni temples ; la religion ëiailfr'!* j^nle, les cérémonies pauvres; on ne vop point de capitole élevé jusqu'au ciel; ni«« des autels de gazon, des vaisseaux de l«rr^» une légère fumée au-dessus de raulel;'*' Dieu ne paraissait nulle part. L'art u^ Grecs et des Toscans n avait pas encore rempli la ville de statues. »
Il vient ensuite au crime de lèse^J* jf'sté humaine, bien autrement reiioolaWj que la majesté divine chez les païenSil^' se parjuraient beaucoup plus voloniiff^ après avoir juré par tous les dieux, <l«^r le saul génie de Terapereur. « Sans doBi«»