‹ Dictionnaire général et complet des persécutions souffertes par l'égliseChapitre 158 sur 207 · TRE · texte numérisé non relu

TRE

m PATHOLOGIE.

TIIË

IddO

tnU'Chtiit^ par qui touleg eho9ei ont été nVei. (Ephes. nr^ 6.) Et ailleurs : Nous som" [e$toijour$ danê VaUenie de la béatitude iii nfmseipénms et de V avènement du grand ieu it Sauveur Jésus-Christ. (Tit. ii, 13:) 1 l'apAtre saint Pierre : Vous êtes le Christ, fib du Dieu vivant. ^Matth. xvi, 16.) Théodorety après avoir cité un grand nomred'autras passages, tant de TAncien que D NoQveau^Testament, ajoute : « Il ne faut is s'arrêter à ce que la qualification de bnst est quelquefois donnée à d'autres»

oisqu'il 7 en a plusieurs à qui l*£criture onoe même le nom de Dieu, et d'autres, ui l'ont donné è l'ouvrage de leurs mains, est-à^dire aux fliusses divinités. Nous ne eroQS pas rougir du nom de Christ, puis^^ ^jms portons celui de chrétien uui en \frift. Quoigu'il y ait quelque différence mies glorifications usitées dans les égli- \ les unes glorifiant le Père, le Fils et le iiot-Esprit, et les autres» le Père avec le irjst et le Saint-Esprit, elles ont toutefois mémo sens. Quoique le Seigneur ait com- Didé de baptiser au nom du Père, du Fils du Saint-Esprit, c'est dans le même sens «ore que l'apôtre saint Pierre n'ordonne eeui qoi venaient d'embrasser la foi, que le faire baptiser au nom de Notre-Seileur Jésus-Christ, comme si ce nom eût tiermé à lui seul toute la force du pfépte divin. )» Théodoret confirme ce qu'il eot de dire par un passage de saint Bal^ où nous lisons, que nommer le Christ est nommer les trois personnes de la Triné, savoir le Père qui a donné l'onction, ' Fiii qui l'a- reçue et le Saint-Esprit par ti elle s'est communiquée. Il montre que jMresdu concile de Nicée n^ont pas oisigoé le Fils de Dieu du Christ, mais qu'ils mt regardé comme une seule et môme rsonne, puisqu'ils disent t « Nous croyons Kieii un Seigneur Jésus^-Cbrist, Fils unie de Dieu. »

théodoret, rappelé de son exil, comme Bs l'avons remarqué, par l'empereur Mar- 0) obtint du Pape saint Léon son rétaftsement dans l'épiscopat et la permis-» n de remonter sur son siège, sans qu'à «ne OQ eût égard au jugement de Dios* rCf qui Ten déclarait déchu. C'était peu ^mps avant la tenue du concile de Chaii^ioe, qui acceptant comme venant de ett le jugement du Souverain Pontife, ac- ^iilii Théodoret comme un prélat entiè'^ ■^entiastifié de l'accusation d'hérésie. Il ^tsia a ce concile par un ordre exprès, ^ l'empereur fit notifier aux évoques par ^ QMi|pslrats présents. Ceux d Egypte, %ne et de Palestine, réclamèrent contre 'ordre; mais les évéques d'Orient, d'A- • ^i do Thrace, témoignèrent le désir que léodoret prit part aux délibérations de ^^«inblée. Les magistrats répondirent '^ Ml présence ne pouvait porter préju- ^ à personne, puisque tous les droits ^ tes évéques pensaient avoir contre lui }^i contre eux étaient conservés. A la 'lo de cette discussion» ils l'iatroduisi-

renl dans 1 assemblée et le firent asseoir au milieu, avec Eusèbe de Dorylée, en qualité d'accusateurs. Ceci se passa dans la pre^ roière session du concile de Chalcédoine^ en k&i. Dans la session huitième, les évé» ques coalisés s'écrièrent, qu'avant toutes choses, il fallait que Théodoret, dont la foi leur était suspecte, anathématisAt Nestorius. Celui^i voulut s^expliquer sur sadoc* trine et justifier son innocence, mais pressé à plusieurs reprises d'anathématiser Néstorius, il répondit : « Anathème è Nestorius ; anathème à quiconque ne dit pas que la Vierge Marie est Mère de Dieli, et è quiconque divise en deux le Fils unique. Je souscris à la définition de foi et à la lettre du très-saint archevêque Léon, et je crois ainsi. » Là-dessus les magistrats firent remarquer qu'il ne pouvait plus exister de doute sur la foi de Théodoret, et aussitôt tous les évéques assemblés s*écrièrent : « il est digne de son siège; qu'on le rende à son Bglise : c'est le jugement de Jésus- Christ, nous l'approuvons tous. »

Théodoret, ainsi rétabli dans son église de Cyr, avec promesse de la part des offi-» ciers de Tempereur, que ce prince lui lais*> serait une eotière liberté de la gouverner, opina comme évèque dans les sessions sui* vantes, et particulièrement dans la seizième et dernière, qui se tint le premier novembre de l'an 461, et à la fin des Actts de la- Suelle il souscrivit comme évèque de Cyr. n'y n donc aucune vraisemblance, comme le prétendirent plus tard les ennemis du concile de Chalcédoine, que Théodoret n'y ait anathématisé Nestorius que de I>ouchH et non de cœur et par conviction. Il ne parait pas plus vraisemblable qu^il ait abandonné sou évèché pour se retirer dans un monastère, situé près de sa ville épiscopaie. Outre que ce fait n'est attesté de personne, on toit, dans une loi du 6 juillet 452, que l'empereur Marcien le qualifie évèque. Le Pape saint Léon, dans la lettre qu'il fui écrivit le 11 juin de l'année suivante, lui parie comme à un évèque occupé à reoaplir toutes les fonctions de l'épiscopat ; et Théodoret, lui-^mème, se donne la cniâlité d'évèque de Cyr, à la tète de son Traité des hérésies^

au'il composa après le concile de Chalcéoine ; ce qui occasionna saint Léon à lui écrire cette lettre, ce fut le beau témoignage

Sue ses légats lui rendirent de la doctrine e Théodoret, aussitôt après leur retour de Chalcédoine*

Ce saint pontife lui témoigne, dans cette lettre une estime toute partieulière. Il s'y réjouit d'avoir appris, de la bouche de ses légats, la victoire qu4l avait remportée par sa foi sur l'hérésie de Nestorius, ainsi que sur celle d'Eutychès dont il s'était déclaré depuis longtemps un des plus ardents adversaires. Il le félicite de ce que le jugement rendu en sa faveur par le siège apos- tolique, avait été autorisé et confirmé par le suffrage unanime de toute cette assemblée. Il prie ensuite Théodoret de ne pas se tenir moins éloigné de l'hérésie de Nestorius

THE

DlCTIONNAmt

THE

ua

que de eeile d^Eutychès^ dans les ins- Iructlons. qu'il ferait à ravenir» soit sur le baptême, soit sur toute autre matière con» testée, et de témoigner tout autant d'hor^ reur pour Tun de ces hérésiarques que pour Tautre, afin de ne plus jamais donner à

{)ersonne le moindre sujet de douter de sa bi. Il Tarertit encore qu'en combattant les ennemis de l'Eglise, nous devons mesurer nos paroles et peser nos discours avec une prudence réservée et pleine de la plus ex-* trème circonspection. Il n'est plus permis de disputer, comme on le fait pour des cbo^ ses douteuses ; mais on doit proclamer et établir avec une entière autorité ce qui a été défini dans le concile de Chalcédoine. Saint Léon l'exhorte ensuite à continuer de défendre l'Eglise universelle, avec la même pureté et le même courage qu'il avait fait paraître auparavant; à travailler avec lui de toutes ses forces pour l'aider à extirper des Eglises d*Orient des racines que les né* résies de Nestorius et d'Eu tyebès pouvaient y avoir laissées, et à le tenir au courant des progrès que la saine doctrine pourrait faire dans ces provinces.

On croit communément que Théodoret mourut en 468. Gennade ne marque pas Tannée; mais il dit, en termes généraux, que cette mort arriva sous le règne de Léon 1 Ancien, c'est-à-dire en fc57 au plus tôt, et, au plus tard , en &74. Marcelhn suppose qu'il vivait encore en M6j et au*il écrivait alors contre les hérésies de Nestorius et d'Eutycbès.

La vie sainte que Théodoret mena dans sa première jeunesse ; les travaux apostoliiiues dont il honora son épiscopat ; son zèle ardent pour la conversion des ennemis àê l'Eglise ; les persécutions qu'il eut à endurer pour le nom de Jésus-Christ ; son amour de la solitude, de la pauvreté et des pauvres; l'esprit de charité qu'il ne man« qua jamais de faire paraître dans toutes les occasions ; la liberté généreuse avec laquelle il confessa la vérité; l'humilité pro^ fonde qui se révèle dans tous ses écrits; le succès dont Dieu bénit ses soins, et tous les mouvements qu'il se donna pour le salut des Ames, l'ont rendu vénérable dans toute l'Ëglise. Les anciens le regardaient comme un homme de Dieu et un saint évêque; inais la qualification qu'ils lui donnent ha* bituellement est celle de bienheureux. Depuis sa mort, son nom, inséré dans les dyp* tiques sacrés, a toujours été prononcé à l'autel, comme celui d'un évêque dont la foi s'était conservée pure. Il y en a même qui sont allés jusqu'à le représenter comme une colonne immobile de l'Eglise, et un

{)asteur auquel rien n'a manqué de ce qui ait les plus grands et les plus illustres pasteurs.

Ses iciiiTS. -— Tbéodoretpassa sa vie studieuse à écrire. Avec son ffUloire eccUsiat* ^tfu«, qui commence où finit celle d'Eusèbe, et s'arrête à l'an 429, il a fait des commentaires sur une partie de l'Ancien Testament «l sur les EpitrtM de saint PauL 11 a com-

posé cinq livres sur les hérésies, dii s|^ tnons sur la Providence, et douie discoofs sur la Thérapeutiiiue, bel ou? rage qot i pour objet de guérir les préjogés itsfm contre le christianisme. Il a écrit lesVj^ de trente solitaires, et celles de qvekptt femmes non moins illustres par learpteié et l'incroyable perfection de leurs vertiik Enfin, il a laissé des dialogues et des lettres. 11 nous reste à rendre compte de tomca ouvrages, à l'exception des lettres, àm l'analyse nous a servi à recomposer »

Vie.

Commenlaire sur VOetateuqus, — Le pr(»

roier ouvrage de Théodoret, dans lédibos publiée à Paris en 1642, est son ConuiflUéi sur VOctateuque , c'est-à^ire sur les boa premiers livres de l'Ancien TestaDeul,»voir les cinq livres de Moïse, celui de /«» et ceux des Juges et de Ruth. L*ftuleur t't intitulé Questions choisies sur iei^cfo difjieiles de r Ecriture sainte; ce qmBioolif qu il n'a point prétendu donner unenoiisti' taire continu et suivi sur le texte de ]Mit, mais seulement quelques éclaircisseiMau Il les a disposés en forme de questions « de réponses, c'est-à-dire qu'il propose difficulté et en donne la solution. Théodon ne s'est livré à ce travail que dans les k\ nières années de sa vie. 11 remarque d« un espèce d'avant propos qui sert de pr face, qu'il y a deux sortes de personnes q proposent des difiicultés sur les lirres saioi les unes veulent s'instruire, et les «uu cherchent à y signaler des contradictio apparentes pour en ruiner l'autorité. 11 propose donc de montrer aux uns que il criture sainte n'enseigne rien qui se m tredise, rien qui ne soit en même teif vrai, juste et saint, et promet aux autrest répondre, autant ou'il le pourra, à Inj doutes et à leurs difficultés.

Questions sur la Genèse. — Pour soi l'ordre des livres sacrés, Théodoret mence par la Genèse ^ dont il éclaircit difficultés dans cent dix questionSi qui loin d'avoir toutes la même importao Dans la première, il se demande pourq l'auteur de ce livre n*a pas fait un disco sur la Divinité, avant d'entrer dans ie r de la création; et à cette demande qui pa étrangère à son sujet , il répond : < Il ^ à craindre (^ue les Israélites qui avaieDi uu long séjour parmi tes égyptiens, eu^^ appris d'eux à honorer la créature com Dieu. Par conséquent il était néeessaire-^ leur apprendre qu'elle avait eu un couiak^ cernent, et de leur faire connaître le Cnr»r' par ses œuvres. D'ailleurs il s'adressa M des personnes à qui il avait déjà (i^i^ quelque connaissance de la Diviniuf.M qu'en leur parlant en son nom sur latt'^ d'£gj[pte, il l'appelle Celui qui est, d'un fi»! qui signifie son éternité. »

Il enseigne dans les questions suin^^ que Mo'ise a eu raison de ne point parier H la création des anges, parce qu'en leur^i^ prenant qu'ils sont d'une nature inmïiii\ il y avait a craindre que les Israélites, en

THE

DE PAIHOLOGIE.

THE

ornement adonnés h Pidolâtrie, ne les rissent pour des dirînités. Du reste, il est iQtile de sairoir s'ils ont été créés avant le iel et la terre, ou s'ils ont été créés en lêfflo temps, il suffit d'apprendre que ce >nl des créatures dont la substance est Die, qu'ils tiennent leur place dans l'unitr$t et qu'il j en a que Dieu a établis pour aillera la garde des peuples» des yilles, es nations, et même des particuliers. Du !ste, ce n'est pas une impiété de croire dUs ont été créés avant le ciel et la terre. En expliquant ces paroles : L'Esprit de lira était porté iur le$ eaux {G en, i, 2) , il il que quelques interprètes pensaient que •teitle Saint-Esprit lui-même qui animait csettix et leur donnait la fécondité. Pour ui, il croit que par l'esprit de Dieu, Moïse nM Tair, parce que dans son récit de la Mon ajant fait mention des eaux, sous nom d*ablme, il devait également parler { Tair qui s'étend depuis la superQcie des 101 jusqu'au ciel. « C'est pour cela, dit-il, w rhistorien sacré se sert du terme t7 était rf/.qui marque la nature de Tair.» Il appuie Rie explication d'un passage du psaume ILTH, 18), où nous lisons : SonEeprit souf^ iroer lu eaux couleront^ ce qui s'entend idemment de l'air. Il ne reconnaît que deux NX, le ciel proprement dit, et le firmaent que Dieu composa de fa substance Ude des eaui, après l'avoir condensée et adue solide. Si l'Ecriture dit au pluriel stituxdee deux, c'est, remarque Tnéoda •^ qae la langue hébraïque n'a point de ombre singulier pour marquer le ciel et MO. Il croit aussi que ce fut de la lumière '^d'abord que Dieu forma le soleil, la oe et les étoiles, et que ces paroles ; Afin i% futient des signes pour marier tes ^f tt les saisons (Gen, i, 14), sienitientque i^u a voulu que le soleil et la Tune, dans Bn révolutions et leurs mouvements, fa<^- Bt des signes des saisons des jours et de nnée. Il montré que ces paroles : Faisons ^me ànotre image (/6td., 26), ne peuvent »)lendre des anges, puisquils ne sont Hnt de la substance de Dieu, et que l'image ( Dieu et celle des anges ne sont pas une tme chose, mais qu'elles doivent s'enten*» '^des personnes de la Trinité qui «nt eu (fti la formation de l'homme, comme elles ^ODi à sa régénération dans le baptême ; ^<D reste l'image de Dieu n'est point dans ^rpsde l'homme, mais dans son Ame qui ( M'irituelle, intelligente, invisible et in*-

Ïwrelle.

D expliquant ce que la Genèse dit (ii, 16, ) de Farbre de vie et de celui de la science 1 l>ien et du mal, il remarque que « ces ^Js ne leur ont pas été donnés dès le tmmencement, mais dans la suite, à cause ^effets qu'ils ont produits. L'un contenait vieparce que Dieu l'avait promise comme ^e récompense à Adam, s'il eût observé sa lense, en s'abstenant de manger du fruit ^ ^'et arbre; et l'autre a fait connaître è 'ooirae cequec'étaitque le péché. — Mais, '"••i-on^ ceux qui avaient été créés à

rtmage de Dieu, ne pouvaient-ils pas distin-

Suer Te bien et le mal, sans manger du fruit e cesdeux arbres ? — Ils le pouvaient sans doute, répond l'auteur, mais ils n'en ont fait l'expérience qu'après avoir mangé de ce fruit. Jusque là nos premiers parents, semblables à des enfants qui n'ont point encore été souillés par le péché, n'éprouvaient aucune honte h être nus; mais aussitôt après leur faute, ils en rougirent comme des enfants rougissent de leur nudité quand ils avancent en âge. » Comme i^Ecriture remarque que leurs yeux furent ouverts, après quMIs eurent mangé du fruit, Théodorel pense qu'il faut entendre par là les remords de la conscience qui suivent le péché. 11 ne croit pas c^ue Dieu ait créé Tnomme immortel, mais il dit qu'il ne prononça l'arrêt de sa mort qu'après son péché, atjn de lui inspirer, ainsi qu'à ses descendants, une vive horreur du péché et de le leur faire détester comme la cause de leur iport.

On lit dans l'Ecriture, que Cham* père de Chanaan, ayant trouvé son père dans un état indécent, sortit dehors et le vint dire àsesfl*è« res; puisdansie môme passage, on attribue le même fhit à Chanaan. ((len. ii, 22, 25.} Tl^éodoret explique cettecontradiction apparente, en disant que ce fut Chanaan qui vit le premier Noé en cet état, et qu'il le vint dire aussitôt k Cham son père. Il remarque que c'est mal à propos que quelaues-uns ont confondu avec la chaux vive le bitume employé à la construction de la tour de Babel. Il avait appris lui-même de ceux qui avaient voyagé en Assjrrie, aue l'eau de ce pays contient des matières nitumineuses avec lesquelles on fait des briques. Le pays ne fournit poiut de pierres, ou du moins elles v sont trop rares pour qu'on y puisse faire do la chaux, de sorte que les habitants sont réduits à se servir de briques pour leurs constructiens.

Des noms d*Adam, de Caln, d'Ahel et de Noë, qui sont syriaques, il en conclut que cette langue est la plus ancienne de toutes. Il ne croit pas que la dénomination d'hébraïque qu'on lui donne vienne d*Héber»

mais d'Aoraham qui, en se rendant de Chaldée en Palestine, avait traversé l'Euphrate; car on appelle Uebra^ en langue syriaque, celui qui passe un Qeuve. Il blflme ceux qui accusaient ce patriarche d'intem« pérance, lorsqu'il prit Agar pour concubine, en observant qu'il ne l'avait fait qu'à la prière de sà femme qui était stérile, et dans un temps où ni la loi naturelle, ni la loi écrite ne défendaient la pluralité des femmes. Sur la question de savoir pourquoi Dieu, qui connaît toutes choses, avait tenté Abraham pendant trois jours, pour éprouver sa piété, Théodoret repond que Dieu ne mit point ce patriarche k l'épreuve pour apprendre ce qu'il savait déjà, mais afin de montrer à ceux qui ne le savaient pas com bieo il aimait ADraham, et combien il en était aimé. Il prétend que le motif de Rachel, en emportant les idoles de son père, ne fut point un reste dHuclination qu'éllf^

THE

MCTIONNAIBE

IBE

iU

conserYait encore pour ces fausses divir nilés, comme quelques-uns l'ont avancé sans réflexion , mais que le but qu'elle se proposait par ce vol était de détourner \e vieux Laban du culte impie des démolis. Ko effet» l'Ecriture rend témoign(itte ^ J^ piété de Racbely lorsqu'elle dit que i)ieu se ressouvint et qu'il exauça sa prière en la rendant féconde. On lit dans la G en^e (xi.vii, 20) que Joseph acheta toutes les terres de TËgypte, excepté celles des prêtres» à qui, par ordre du roi» ou fournissait une certaine quantité de blé des greniers publics. A ce propos» Théodoret rem{irque aue sous les premiers Chrétiens» les prêtres du vrai Dieu sont moins favorisés que pe l'étaient les

{prêtres et les ministres des idoles» au miieu de peuples aussi impies que Tétaient les Egyptiens.

Questiofiê sur V Exode. — Nous suivrons pour VExodç^ et les livres qui suivent le même svstème que pour la (rinèsey c'est-àr dire»qu entre les questions» nous choisirons celles dont les réponses nous paraltroqt plus frappantes. Il est marqué dans ce livre que Hloïse s'étaot approche pour considéiper le buisson ardent, J)ieu lui dit d'dter ses sou*, liers parce que le lieu o{i il se trouvait était une terre sainte. Théodoret rend deux raisons de ce commandement : la première^ c'est que par-là Qieu voulait imprimer h Moïse un profond respect pour sa présence et le rendre ^tteatif à ses ordres ; et la seconde» pour lui apprendre de Quelle manièrei les prêtres devaient servir aans le t^ern<icle» <K car» dit-il» ils Quittaient leurs souliers dans l'exercice de leurs fonctions saintes et lorsqu'ils offraient des sacrifices. Sur cette circonstance oi^ l'Ecriture remarque que ce législateur ayant» par ordre de Dieu» mis sa main dans son sein» l'ea relira couverte de lèpre» Théodoret pense que Dieu voulait l'avertir par ce signe dé ne poin^t ^enorgueillir des grands prodiges auxquels cette ma.in avait servi d'instrument; à quoi il ajoute! que si Dieu ne lui Ata pas la diiBcuKé qu'il ayait de parler» ce fut afin de faire Relater davantage s\ puissance, comme il l'i^ renouvelii depuis» en prenant pour prédicateurs dç la vérité des hommes de la \\e du peuple. Il prouve par une suite de pasr sages tirés du livre de l'Exode, que ce ne fut uas up ange qui apparut à lloïse dan§ le Duisson ardent» mais le Fils unique de i)ieu» appela a^e e^ cet endroit» parce qu'il est en eflfét TAnge (fu grand conseil.

Il s'étend befucoup ensuite à montrer que l'end urcissemei\t de pharaon venait de luimême» e.t que lorsqu'il est dit que Dieu l'en^ durcit, ces paroles ne se doivent point prendre à la lettre» mais s'entendre, ou de la prescience de Dieu qui avait préyu l'obsti-r nation de Phf\raon« ou de la résistance que ce prince opposa aux efforts que Dieu fit pour amollir la dureté de son cœur. Il insiste particulièrement sur ces paroles : Phaj'aon voyant que lapluie^ la grêle et les tonnerres avaient cessée augmenta encore son crime. S/^r{ ecBur e^ celui de ses serviteurs s appesan-

tit et s^ endurcit de plus enjpha el il refiu^ de laisser a//<r les Su fonts alsrQèiy$don^ J^suf avait dit dlfoMi,(£xod.ix,3i.)c Cepei. dant» observe Théodoret» Mo'ise n'a rappoiii toutes ces particularités» aue poar montra que Pharaon n'était point d une nimre mvaise par elle-piême et que Dieu nVaiUi endurci son cœur» ni rendu son âme rettt à ses ordres; car celui qui hésite, ainsi qit le faisait Pharaon» inclinant tantôt àuD^ Ument tantôt è un autre» promettant de liisser aller les enfiints d'Israël» puis retirutu promesse au moment de rexécatiocfaiiTUf par ses hésitations mêmes qu'il a ia libn disposition de sa volonté, ip Cependant m montrer comment on peut dire qoe DKa endurcit quelqu'un» il se sert de cet eieiapie familier : « On dit que le soleil foodli 0ireet qu'il endurcit la boue» quoiquiloV ^it en lui qu'une seule vertu qui est téit d'échauffer; de même la bonté et laptoeace de Dieu produisent deux effets cootnsres dans diverses personnes. Elle e$toû\em uns et rend les autres plus coupables, a (\a\ {ait dire qu'elle convertit les uns et eoiiamt les autres. C'est ce que le Seignenr a déOirti dans lès saints Evangiles» en disant : Jeiw| %enu en ce monde^ afin çue ceux fui se tm pas soient éclairés^ et que ceux fut toientdi viennent aveugles {Joan, ix» 39) : non <^ Jésus-Christ soit venu dans le dessein di veugler ceux qui voient» puisque aa cob traire» il veut que tous les homma toin sauvés et viennent à ta connaissanct de I ^rité ( / Ttm.» ii, k) ; mais il marqne pi ces paroles ce qui devait arriver. En eitéj parmi les hommes jouissant de leur \\\s\ arbitre, ceux qui ont cru se sontsauTés.fl ceux qui n'ont pas cru ont été eux-mé^es les auteurs de leur damnation.

9 C'estainsi que Judas» quiconnaissails^i doute la vérité puisqu'il était apôtre, d devenulensuite aveugle. Saint Paul aucuft traire» qui était aveugle avant que Jésus Christ lui apparût, a depuis reçu ledoodi voir. C'est ainsi encore que par la Tenue di Sauveur» plusieurs d'entre les Juifs ûq|«i aveuglés» et les gentils ont reçu la lumièn Cependant, parce que quelques-uns ne de valent pas croire» il n'en résulte nulleiutii que le mystère de rincarnation ne deui pas s'accomplir ; autrement Iç monde aori elé privé! du salut, k

Tnéodoret remarque que que^ues-aB^ attribuaient à l'art magique les urodigesijiy Moïse opéra en* présence de Pharaon, o*^ ce qui prouve qu'il ne les opérait que .m[ la vertu de Dieu» c'est qu'il cnaccoflç*^ (|ue les mages de Pharaon ne purent i« imiter; leui^s vergeà se changèrent en j^* pents et la verge de Moïse les déTOfi i* purent bien changer Teau en sang, ffliKi» n'eurent pas le pouvoir gue l'eau du fleu'' changée en sang redevint eau. Ils f^'^' sirent des grenouilles, mais ilsnepujf-i en délivrer les maisons des EgyptieDs-Jt»"^ demandera-t-on» si Moise avait chan^ w sang toute Teau de TEgypte» dans que. «• droit les magiciens purent-ils donc en tn»«'

THS

DE PATROLOGUr.

niE

en poQP imiter ce (irodige? « La mer était Ans le voisinage» répood Théodoret, et ils urent en tirer de Jà, car Moïse n*avait bani^éen sang qae l'eau des sources et des >ntaiQes. »

I! dit que oe commandement : Voué ii# rendni point en vain le nom du Seigneur Exod. XX» 7), défend de prononcer ce saint om sans raison, excepté dans la prière, ou )r$qu*il est besoin d enseigner les autres, adaosqoelques cas de nécessité: « car, relarqae-t-il, il en est plusieurs qui oi»t couune de le prononcer k tout propos, soit ID5 la conversation, soit eu riant, ce que

I crois défendu par la loi de Dieu. » Il relarque que si Dieu ne donna pas aux Istâites toute la terre qu'il teur avait pro- Qise, c'est-à-dire jusqu'à l'Euphrate, ce fut tffre qu'ils refusèrent d'observer la loi qu'il lor avait donnée. Dieu leur laissa exprès es ennemis à combattre , afin que sentant t besoin qu'ils avaient de son secours, ils implorassent. Il enseigne que Dieu qui ar avait commandé de bâtir dans celte terre i promission un temple à sa gloire, et rns lequel ils pussent célébrer les offices icrés, aGn qu'ayant lui-même réglé le culte a*ils lui rendraient, ils ne s'adonnassent mi à celui des démons, les obligea par i même raison, à porter avec eux dans le teert, un tabernacle où ils pussent lui ofir leurs prières et des sacriQces.

II remarque que dans les temps de guerre». R pouvait connaître par les prières du ra- ("Da|, que le grand prêtre portait sur sa xxlriue, si Ton remporterait la victoire, ou I l^oa serait yaîucu par l'enn/nmi. Lorsqu'il *< question de poids et de mesure^ daus les Ilots livres Théodoret est d'avis que l'on ea rapporte à ce qu'en dit l'historien Jo- ^pbe, qui connaissait parfaitement la va- (ar qu'ils avaient chez les Juife. Il est ïâr le de voir, par le peu que nous venons de apporter des questions, de ce Père sur la ««^wel Y Exode qu'il ne cherche poiiilà altgorisor, mais qu'il s'attache presque tou- >Qrs à l'explicatioa littérale de l'histoire, ■> la prenaat ordinairement dans son sens •plus naturel et le plus simple, (^teittoni eur U Lé^tique et les Nombree.—

1 change de méthode dans la solution des uesiions qu'il se pose sur le Lévitique. Il .ncours assez habituellement aux allégo- ^ pour en expliquer le texte, et rapporte ^^ cérémonies et au sacrifice de la loi nouille ce que ce livre telate des cérémonies ^ <les sacritices de la loi ancienne. Par ^^mule, dans. Texplicalion qu'il donne des ^ux boucs que le grand prêtre devait prér enierdevant le Seigneur^ à l'entrée du ta- ^i^nacle, et dpnt l'un devait être immolé et •otre servir de bouc émissaire ; il dit que ^^deux boucs étaient une figure visible de »us-Christ, parce qu'un seul n'aurait pu "«ruuep lesdeu* natures du Sauveur, Tune ^ssible et l'autre^ impossible; au lieu que f^^^ qui était offert marquait très-bien ^uuianité sainte , qui , étant passible et "Ofteile^ a pu souUrir et mourir, comme

laulre, chargé de tous les péchésd» peuple, qui était renvoyé libre dans le désert, figurait la divinité impassible et immortelle. Toutefois cette façon d'expliquer rBcriture ne l'empêche pas de rechercher de temps en temps le sens littéral. Il lyoute que l'on peut entendre par le grand prêtre Jésus- Christ, dont la mort a été la rédemption du genre humain. A cette autre question, pourquoi Dieu voulut que les tribus demeurassent toujours séparées, il répond que ce fut afin que la race de Juda dont, suivant sà

tiromes.se* devait nattre celui qui serait la bénédiction des peuples, se conservât toujours pure; que cependant la tribu royale et la race sacerdotale se mêlaient ensemble,

Euisque Jésus-Christ devait être» selon son umanité, Boi et Pontife.

Queetione sur /e Deutéronome, — Il commence ses questions sur le Deutévonome par Texplication du titre même de ce livre,, qui signifie seconde loi. Venant ensuite à ce qu^l contient, il dit ({ue Jésus- Christ nous a expliqué ce premier précepte du Décalogne : Vousaimerexle Seigneur voire JHeu de tout votre cœur {Deut. viy 5), par ces paroles de r£vangile : Nul ne peut ser^vir deux matires {Matth* vi, 24>. Ce qui signifie que notre amour ne doit point être Birtagé entre Dieu et les richesses, entre ieu et une femme, des enfants ou des amis ; mais qu'il doit être entièrement con?» sacré au Créateur, et que l'on ne doit aimer qu'après lui et pour lui, tous ceux que la nature ou le cœur nous obligent d'aimer, comme des parents, une femme,, des eniants, des fferes, des amis. £n expliquant cet autre précepte : Vous ne tenterez jfoint le Seianeur votre Z^'eu {Deu4. vj, 16), il dii que c est le tenter que de s'exposer à quelque péril, sans raison et sans nécessité,, comme Jésus-Chriât l'a fort bien observé au démoo, lorsque celui-ci voulait Lui per-« suader de se jeter en bas du temple. Parlant des. bénédictions et des malédictions capportées dans le Deut^onome^ il se demande pourquoi le nombre des malédictions surpasse celui des bénédictions ? A quoi il répond, que c'est parce que les mauvais serviteurs sont moins touchés des promesses Su'on.leuc fait de les mettre ea liberté, que es coups ou des châtiments dont on les menace.

Questions sur Josué^ les Juges et Ruth^ — Il s'attache plus au sens littéral dans les questions qu il se propose sur ces trois livres, mais il ne laisse pas cepemlaol de donner encore quelquefois le sens allégprique. IJ établit un parallèle entre Josué et Jésus- Christ,, et dit que, comme Josué fit entrer le peuple dans la terre que Dieu lui avait promise, et Vf établit; de même Jésus- Christ nous a nus en. possession du royaume des cieux. U regarnie Rahab, qui, avant sa conversion ,. était * une femme- débauchée , comme la figure de l'église des gentils, que Dieu a sauvée du milieu de tant de pécheurs par son Fils. U trouve dans les douz» pierres placées dans le camp où les Israélien

THE

THE

tes «Taieni passé la nuit» après avoir traversé le Jourdain* la figure de rétablissement de l'Eglise dont les douze apôtres ont été comme les pierres vivantes et fondamentales.

Quelques interprètes avançaient que c'était Dieu qui avait apparu à Josué, sous la figure d'un homme tenant en main une épée nue; mais Théodorot pense que c'était saint Michel qui venait l'assurer d'un

8 rompt secours de la part du Seigneur, ur I anathème prononcé contre la ville de JérichOi il remarque que Dieu ayant arrêté, que toutes les villes des Chananéens seraient traitées avec la dernière rigueur, voulut que la première de toutes lui fût offerte tout entière |en holocauste» comme les pre* roices de la conquête de celte terre promise. A quoi il ajoute que Dieu leur ayant livré ces deux villes, sans le secours des armes ni des machines de guerre, mais au seul son des trompettes, leur fit voir clairement par ce prodige, oue lorsqu'ils seraient vaincus dans les combats, ils en devraient regretter h cause sur leur désobéissance k ses lois. « Toutefois le Seigneur leurordonne.deJres* ser une embuscade derrière la ville de Haï, afin de leur faire connaître, dit-i), qu'il fallait que ceui qui se confiaient le plus en son secours tout-puissant, ne négligeassent

rs néanmoins de travaillera correspondre son secours. Enfin , comme ils s'étaient rendus mattres de la première des villes de Cbanaan, par le seul bruit des trompettes , il était important qu'ils apprissent a combattre , à travailler, et à espérer, en même temps que leur travail serait secondé par la force d'en haut qui les protégerait contre les dangers. »

Voici la réponse queThéodoret fait adresser par Tance k Manué,qui voulait lui préparer un cnevreau , ne voulant pas que ce fât un envoyé du Seigneur : n Pour ce qui est de manger votre pain, je ne puis le faire; mais s'il s*agit d'offrir un holocauste, vous le pouvez, si vous voulez, Kourvu que ce soit à Dieu. Je n'ai pas esoin de nourriture et je ne puis accepter le sacrifice. L'un n'appartient qu'à Dieu, et l'autre convient k la nature humaine. » Cet interprète croit que l'histoire de Michas et celle du lévite qui abandonna sa femme à la brutalité des hommes de Gabaa sont dé-

f)lacées, et que l'auteur du livre dts Juge$ es a rapportées k cet endroit pour ne point interrompre la suite de son histoire.

Suivant Théodoret, la raison principale qui fit écrire l'histoire de Ruth, c'est 1 1ncarnation du Fils de Dieu, descendu de cette femme, selon la chair. C'est pour cela qu'en . écrivant la généalogie de Jésus-Christ, saint Matthieu, quia passé sous silence plusieurs femmes illustres, telles que Sara, Rébecca et plusieurs autres, a marqué à dessein Thamar, Raab , Ruth et la femme môme dUrie, pour nous apprendre que le Fils de Dieu s*est fait homme pour tous les hommes, soit Juifs, soit gentils, soit justes, soit pécheurs, Théodoret ajoute que l'histoire

de Ruth est en elle-mècQe très-utile, k cause des exemples qu'elle y donne d'un détacb^ ment pariait de tous ses proches, et d'iu soumission accomplie envers Noémisi beV mère. Il fait Téloge de Booz, second mari di Ruth. et il relève sa sagesse, sa pimé,si bonté, et la prudence de sa conduite. *

Quesiiom iur Ut Rois et les Poro/iW nés. — Après avoir ainsi commenté Im* teuqus^ Théodoret entreprit d'eipliqg»^ aussi les livres des Rois et des Paralifm' neSf afin de ne pas laisser imparfait Too* vrage que Hypace lui avait demandé. Miis, pour ne pas rallonger non plus mil à propos, il n'entreprit oreipliquer que les passaxes obscurs et difficiles, c'est-ènlire.ceiii qirun lecteur aurait peine à entendra dt lui-même. Pour les textes dont le seos e»t clair, il pense qu'il est inutile de leseipiv quer. « Ce qui cause de l'obscurité di8$ « livres, dit-il , c'est que les interprte$)e$ ont traduits mot pour mot, déiniq<ii se trouve ordinairement dans lesin&qctiens du latin en grec* » U remarque qii'\\! a eu plusieurs prophètes, dont le$DoiB& nous sont connus par les livres des Pvé* pominesy mais dont les ouvrages sont pcr* dus. Ces prophètes avaient coutume d'écrire ce qui se passait de leur temps, et c'est pour cette raison que le l" lim des Rois est intitulé chez les Hébreux et ies Syriens Prophéties de Samuel^ parce aQ>o effet, il renferme Thistoirede ce prophète. « C'est, ajoute^-il, sur ces Mémoires lèiuéi par des auteurs contemporains, aue ceat qui sont venus depuis ont composé les !> vres des Jtoû, et comme ils avaient oob certaines choses coisidérables pour l'hij* toire, d 'autres ont suppléé à ee défaoteo écrivant les livres que nous appelons Pan^ lipomênes. — On peut regarder les c(ue5* tions de Théodoret sur ces deux livres comme un commentaire littéral et historique très-utile pour Tintelligence du leite, comme il est facile de s'en confaincrepar quelques-unes de celles qui ont paru ies

Elus remarquables. Il demande poorquoi ieu ayant commandé qu'on l'adorât eouo même lieu, Samuel lui éleva un autel & Ramatha ? Il répond qu'à cette époque, )e temple n'était pas encore bAti , les justes adoraient Dieu en différents lieux; que le Seigneur n'avait ordonné pour son culte quSiiu lieu unique^ que parce qu*il siuit due le peuple juif était toujours portéi 1 idolAtrie; mais que les saints qui,com«< Samuel, pénétraient la On de la loi eiéff ordonnances de Dieu, savaient aue tousi^i lieux étaient propres pour ladorer. d^ ainsi qu'£lie, dans le temps même où tos) ne devaient adorer que dans le temple '^^ Jérusalem, bAtit sur le Mont Carmel afl»* toi où il offrit un sacrifice.

« Pourquoi, demande-t-il encore, Ji^^' thas, voulant fondre sur les ennemis, àmna-t-il certains signes à son écujer?-Çe>i. dit-il, que ce prince n*ayanl voulu agjf *° cette rencontre que par l'ordre de D»?"» avait appris de lui que ces signes^ cWt-<'

THK

DEvPATROLOUIE.

THK

ises

ire, la rë|)onse des ennemis , serait une arqae infaillible que J)ieu le protégerait le revêtirait d'une telle force, qu*il pour* lit, sans témérité et avec son écuyer seul, laquer toute une armée, parc« qu'une lain loute-puissante combattrait avec lui t pour lui. ~ Comment, dit-il , doit-on enfodre encore ce que rEcriture rapporte de lui, c^u'il était comme un enfant d*un an »rsqu*il commença à régner et qu'il régna eui ans sur Israël. On doit l'entendre de la implicite d'esprit et de cœur de Saùl , lorsail fût élu roi. Hais comme il déchut ieiit6t de cette droiture, c'est pour cela que historien sacré dit qu'il réçna deux ans, 'est-è-dire, avec la même simplicité qu'il itait en acceptant le gouvernement, h Théodoret trouve oans les pains de pro-. miion que le grand prêtre Acbimélech ràenta à Darid, et dont il n'était permis fo'aui prêtres seuls de manger, une figure e la table sacrée et mystique à laquelle juies les personnes de piété participent ans la loi nourelle. Car, non-seulement on •dmet tons ceux qui ont reçu le caractère acerdotal» mais tous ceui qui sont baptisés deviennent aussi participants du corps et la sang du Seigneur. Il condamne comme mpie l'opinion de ceux qui veulent que la ivtbooisse ait véritablement évoqué l'ombre le Sarouel: c car je ne crois point que les. emaies qui sont possédées de l'esprit de ^jihoD puissent tirer quelque Ame que ce soit Julieu où elle est, à plus forte raison T&me ^ an prophète et d'un si grand prophète. » llrqette de même le sentiment de ceux qui <^o< avancé que le démon s'était présenté à >aûl sous la forme de Samuel , et qu'il lui l'ait dit des choses qu'il avait souvent enindues de la bouche de ce prophète luiséme. Pour lui il était persuadé que Dieu <ui-m6me, avant formé selon son bon plaisir une ressemblance de Samuel, prononça h ^ûl sa sentence. Il appuieson sentiment sur ^(s paroles qui se lisent aulivre premier des roraiipojfiAfief , ch . x, v.l3 : Ainsi Saiil mourui «astiei iniquiiés^ iclon la parole du Sei-

fiosieurs faisaient un crime à David d'a- ^uir fait mourir TAmalécite qui lui avait !{PP^rté la nouvelle de la mort de Saul; Théodoret justifie l'action de ce prince, en mni que cet Amalécite s'était rendu coupable de mensonge en affirmant qu'il avait ^ la vie à Saiil, ce qui était faux ; que d'ail- '^rs il y avait longtemps que Dieu avait WQdu une sentence de mort contre tous les Ait^alécites, et que dans cette circonstance ll^vid fut l'exécuteur de la volonté divine. ^* ne croit point que la mort d'Osa soit ar- ViT.^ pour avoir porté la main à l'arche «alliance lorsqu'elle penchait; mais pour •afoir mise sur un chariot au lieu que» sui- ^nt le commandement du Seigneur, elle ^^vai être portée sur les épaules des lévites. Im lA^"®' sens peut-on dire que Salomon a Wé de tous les bois, depuis le cèdre qui 5^« «ur le Liban jusqu'à l'hysope qui sort ««lamurailliî— Cela, dit-il, doils'eulendie

Je la nature et des propriétés tant des arbrea que des plantes, et même des brutes et des» animaux privés de raison. C'est des écrits de Salomon sur ces matières, que ceux qui ont écrit sur la médecine ont tiré ce qu'il y avait de remarquable sur ce sujet.

« Si le temple de Jérusalem a éiô bAti de pierres brutes et non façonnées» pourquoi Salomon avait-il donc fait veoir tant de tailleursde pierres? — 11 est vrai, répond l'auteur, que le temple fut construit de pierres non taillées, parce que la divine Providence permit que l'on en trouv&t de propres à cet édifice sans qu'il fût besoin d'employer le fer. Mais Tenceinte du temple, de même que le palais du roi, les murs de Jérusalem et des autres lieux que Salomon fortifia, furent bâtis en pierres taillées. Quant à celles qui furent employées à l'enceinte du temple, ce prince avait ordonné de les tailler, de les polir et de les disposer dans la carrière même; ce qui explique comment on put élever cette enceinte sans qu'on entendit dans la ville le bruit du marteau ou de quelqu'autre instrument de fer pendant la construction du temple.— L'auteur du tvoîn sième livre des Roiê répète deux fois la même chose et renverse même quelquefoia l'ordre des temps, en mettant après le récit de certains faits d'autres faits qui leur son( antérieurs. L'historien sacré, répond Tbéo-^ doret, a été contraint de suivre cette mén thode, parce que, ayant à parler de deux royaumes divisés, la suite de son discours l'a obligé quelquefois de s'étendre beaucoup sur certains événements ; puis, passant en-^ suite à ce qui regardait Tautre royaume, il lui a fallu répéter ce qu'il avait dit du pre* mier, pour garder quelque ordre dans sa narration. »

On ne voit pas bien comment le souverain législateur qui avait mis le corbeau au nombre des animaux impurs, s'en servit néanmoins pour faire porter à Elie du pain le matin et de la viande le soir. Théodoret ex-^ plique cette difficulté en disant que < cet exemple même est une preuve que les lois qui regardent la destination des viandes n'ont été faites qu'à cause de la faiblesse des Juifs, puisque le lé^^islateur les a fait transgresser en cette occasion.» Il ajoutequ'il en est de même des autres lois cérémonieiles, comme on le voit par l'ordre qu il donna a Josué de faire sept fois le tour de Jéricho avec les prêtres et les lévites le jour du sabbat. Dieu ne reprit pas même Samson pour avoir mangé du miel qu'il avait trouvé dans le cadavre d'un lion mort, quoiqu'il eût évidemment transgressé la toi. Théodoret dit encore, en pariant de la veuve vers laquelle Dieu envoya Elie, que s'il avait c^nnu plus de constance et dfe fofce dans les Juifs, il ne leur aurait point interdit le commerce avec les étrangers, mais qu'au ccmtraire il leur aurait ordonné de séjourner parmi eux, afin de leur prêcher la piété et (a vraie religion.

Commentaires sur les Psaumes. — Ces commentaires sont cités dans les Questiims

THE

THK

de Théodoreiiur te deuxième Hvredes Roie. Il en parle également dans sa lettre à £usèfoe d'Ancyre, écrite vers Tan ^48. De tous les livres sacrés le Psautier est celui qui sa trouve le plus répandu parmi les personnes de piété et surtout parmi les reii- Sieux. Théodoret avait toujours le proj^et e commencer par là ses explications de l'Ecriture sainte; m^s obligé de céder aux instances de ses amis, dont les uns lui demandaient un Commentaire $ur le Cantique dee cantiqueir les ^tres sur Exéchiel^ quel-

3ues-uns sur les douane petits prophètes, et 'autres sur Dafii^t; eu ne fut quS|)cès les avoir contentés tous qu'il pensa à se satisfaire lui-même, en, travaillant sur les Psau% mes. Il n*ignorait pas que beaucoup d'autres ne se fussent essayés avant lui sur la même matière ; au contraire,^ il avoue qu^ ce Ait la lecture de leurs commentaires qui lui inspira la pensée d'en* écrire de nouveaux. Il avait trouvé les uns trop surchargés d'allé-^ gories^ les autres, trop attachés à l'histoire, et à la chronologie, détruisaienjt à ses yeux ]<» sens mystique des prophéties qui avaient trait à Jésus-Christ et à son Eglise, en appliquant les paroles du Psalmiste aux Juifs et presque jamais aux Chrétiens. Il prit donc un milieu entre ces deux extrêmes en expliquant littéralement tous les passages qui ont un rapport évident à l'histoire cui peu-

51e hébreu, et eu appliquant à Jésus-Christ, l'Eglise des gentils et è la morale apostolique ce qui est dit de Jésus-Christ, de sou Eglise et de la prédication des apôtres. II se fit également une loi d'éviter la longueur des autres commentateurs, en reproduisant en peu de mots ce qu'ils avaient dit de plua utile.

Hais avant d'aborder l'explication des Psaumesy il avertit que le propre de la prophétie n'est pas seulement de prédire l'es choses k venir, mais encore de faire l'histoire du présent et du passé. Moïse , observe-t-il, a écrit l'histoire de la création, non sur les mémoires d'aucun écrivain antérieur, mais par l'inspiration de l'Esprit- Saint. Il a raconté les choses qui s'étaient passées dès le commencement, celles qui» de son temps, sont arrivées k Pharaon ei aux Israélites, et il a prédit celles qui devaient se réaliser dans la suite des temps, comme l'avènement de Jésus-Christ, la ois^ persion des Juifs et le salut des gentils. De même, David fait mention non-seulement des bienfaits que Dieu a accordés aux hommes dès les premiers temps,, mais il découvre encore ceux qu'il leur réserve dans les siècles futurs. « Outre les prédictions, ajoute Théodoret, les Psaumes contiennent encore divers préceptes et instructions. David y

girle tantôt de morale et tantôt de doctrine, uelquefois il déplore les calamités du peuple juif, puis, en d'autres passages, il* annonce le salut des nations. Il prédit si souvent et de tant de manières différentes la Passion et la Résurrection de Jésus-Christ, u*on n'y peut faire attention sans en être appé. — Quelques-uns, dit encore cet inler-

prête, ont cruqiie tous les psaumes n'élaieoi pas de David ; ils en ont attribué k Idithuo, a Etham , aux enfants de Coré et aux fis d'Asaph, k qui Thistoire des Pandipmttt donne le nom de prophètes^ Pour moi, dit< je ne veux rien décider sur ce sujet. Q> in'importe qu'ils soient tous ou en part:? de David, puisqu'il est constant qu'ils oti tous été écrits par l'inspiration de TEsphh Saint? Nous n ignoroQS pas que David nt été prophète,^ comme nous savons égi^e* ment que Thistoire des ParalipemèM kcorde ce titre k d'autres personna|$es. Or c itiit d'un prophète est de prêter h {Mirolet la grâce de TEsprit-Saint, comme il est nsrque au psaume xuv, v. 2 : Ifa hmpt m somme la plume (ftni écrivain qui Mmvitesse. » Malgrécette irrésolution, cepeodict Théodoret semble se ranger k ioç^m commune,^ qui attribue tous les psauaesj David.

Parlant. ensuite des iftscriptionsdeshu.

III6A, il dit Qu'on ne peat, sans téméhli^^ts rejeter n| les changer, puisqu'elles élam connues dès le temps do Ptolémée, qui régnait en Egypte après Alexandre, e( traduites pax^ les Septante , comme tout le corps des saintes Ecritures , dont le texte avait été revu et rétabli, cent cinquante ans auparavant, par le ^le d'Esdras que Diea avait rempli de son Esprit.

Çommen{aire sur leCantiqus des eantiqwi. — Avant d'aborder l'explication des Pmfne#, Xhéodoret avait commenté [eCtmtiipu des cantiques^ et il semble même que ce fsi son premier ouvrage sur l'Ecriture, il le composa k la prière d'un évèqae uodis^ Jean, probablement Jeaa de Ge^maDl^ avec qui il était très-lié d'amitié. Afé avoir rendu compte, dana la préface, de) nombreuses occupations dont il était conme écrasé» et qui semblait le mettre bors d'état d'entreprendre une explicalioa de» divines Ecritures » cependant il demanda) à Dieu la force d'accomplir une pareille tâche,, parce que ce n*est point par tes rpojeof humains, mais par les secours que Ton obtient de Dieu dans la. prière, que rbomoa parvient k acquérir l'iotelligence des lirr^s sacrés.

U attaque ensuite ceux qui , regardant le Cantique des cantiques comme un oorrage pureniei^jL humain, l'entendaient des amoo5

de Salomoa avec la fille de Pharaon, ou arec la Sunamite^ Abisaï, et il leur oppose 1? sentiment des saints Pères , qui ont mist^ Kvre au rang des divines Ecritures et r<xi jugé digne d ôtre> reçu dans TEglise. • 1^ il juste, dit-il, de mépriser ces grands boomes et le Saint*Esprit lui--mème, pour>oi* vre des opinions particulières? Mais, dans lacraintequ'onnenous accuse denosscootenter d'avoir la vérité pour nous, sans oo» inquiéter de la communiquer aux antres, e& travaillant k les guérir de leu^se^reu^s,r^ montons k l'origine de ces erreurs, et em* çons-nous de leur appliquerdes reoîèdes tirés de l'Ecriture sainte. En lisant kCsnti^ des cantiques af ec les idées que j*ai Mi(p^^

Page 1