‹ Dictionnaire général et complet des persécutions souffertes par l'égliseChapitre 160 sur 207 · IK · texte numérisé non relu

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fuel, entendant partout, sous les noms allé^ goriques d*époux et d*époase Jésus-Christ et son Eglise.

Contmentaires surhs propkites.'-On voit,

f)ar la lettre 82* de sa collection, qu'avec a grAce de Dieu, Théodoret avait eipliqué tous les prophètes. Il témoigne la même chose dans la lettre cent treizième et dans la préface de son commentaire sur les psau-* mes ; mais il ne suivit pas dans cette expli* cation Tordre que la Bible assigne à chacune de ces prophéties. Il commença par Daniel^ expliqua ensuite Exéchiel, puis après avoir commenté les douze petits prophètes, il passa k 7«ate et /(^/mie, et finit par les La» mentatiofiê. Les éditeurs les ont réunis et publiés d'après Tordre biblique. C*est aussi celui que nous allons suivre pour en rendre compte.

Commentaire surlsaie.^ Dans Targument

Îui se lit, à la tète de ce commentaire , héodoret remarque^ que les prophètes pré» disaient non-seulement ce qui devait arriver au peuple d'Israël, mais encore ce qui regardait le salut des nations etTavénement de Notre-Seîgneur. Isaïe, en particulier, a prédit que le Messie naîtrait d'une vierge, de la race d*Âbraham et de David. Ses miracles, sa Passion, sa mort, sa Résurrection, son Ascension au ciel , l'élection des apôtres, la descente du Saint-Esprit et le salut des nations, tout se trouve annoncé dans les pages de sa prophétie. Il a prédit encore l'envie et la rage des Juifs contre le Sau-» veur, leur dispersion, la désolation du tem-

S le, leurs défaites par les Assyriens et les omains, leur retour de Babylone et la ruine des Babyloniens ; ce qui devait arriver aux habitants de Tyr et de Damas, aux Ammonites et aux Hoabites ; la vengeance que pieu devait tirer des Juifs, pour avoir mis à mort Jésus-«Christ,et le second avènement de ce divin Rédempteur. Comme on rencontre^ dans les prophéties d'Isaïe, certains passages exprimés clairement , et d'autres rapportés d'une manière figurée, Théodoret, comme cela se comprend de soi, passe légèrement sur les uns et s'étend davantage sur les derniers^

Commentaire st/tr Jérémie.^W trouvait que ce prophète s'était exprimé assez clairement, pour que ses prophéties n'eussent pas besoin d'explication. Cependant, sollicité par beaucoup de personnes pieuses, qui lui témoignèrent ne pas toujours saisir le sens de ce prophète, il entreprend de Texpliquer en douze livres que nous.avons encore , en y comprenant Barucfi et les Lamentation$^ comme faisant une suite aux prédictions de Jérémie. Ce commentaire est précédé d'un argument qui donne le précis de cette prophétie, et qui marque sous quels rois Jéré** mie prophétisait. C'est une méthode que Théodoret a suivie dans ses autres commentaires.

Commentaire sur Exéchiel. — Dans le cha-

Ïilre qui sert d'argument à cette prophétie, héodoret observe que,si les oracles des prophètes conservent encore aujourd'hui quel-

que obscurité , ce n*est que pour eeni qu persistent volontairement et avec obstioi. lion dans leur aveuglement. A la vérité, leurs prédictions étaient enveloppées dt ténèbres pour les Juifs, de penr qu en t l^ connaissant la vocation des gentils qui d^ vaient leur être substitués dans l'héritage de Dieu, la haine et Tenvie ne les portaisfii: à détruire les livres sacrés qui reafermaim ces oracles ; mais, depuis qu'ils se soot accomplis, il suffit de les lire povr leseolet)dre. « Le prophète Ezéchiel, dit Tbéodorei est le dernier de ceux qui prophélisèrert avant la captivité. Aggée, Zacharle, Malach;? ne prophétisèrent qu'après le retour de li nation à Jérusalem. Il résulte de cette observation que Ton doit placer le commence ment de cette prophétie à la cinquième »• née de la cai)tivité de Jéchonias. »

Commentaire sur Daniel. — Ce coBuestaire est divisé en dix livres, précéda dt chacun une préface dans laquelle câîBier* prête déclare que son dessein est detrmmettre k la postérité ce gue l'étode ^ Pères lui a appris. Il soutient, contre In Juifs, que Ton ne peut refuser à DaDtel l'honneur et le titre de prophète, et que c'avait été de leur part une folie et une imprudence extrême de l'avoir exclu de ce rang. « Ce qui n'empêche pas, dit-il, qu'il n'ait agi en cela avec dessein, carre prophète avait prédit beaucoup piusclaireoient que les autres Tavénement de notre Seigneur Jésus-Christ, les miracles c|u*il défait opérer, le nombre d'années qui devaiem 8 écouler depuis le temps de sa prédictioo Jusqu'à la venue du Sauveur et les calamités par lesauelles Dieu devait punir sureoi le crime de leur perfidie. Toutes ces circonstances étaient une raison suffisaoL* pour que ces ennemis de Dieu et de la re» rite osassent retrancher Daniel du nombre des prophètes, quoique les autres ne ki eussent pas flattes. »

' Commentaires sur les petits propkka.- On possédait déjà plusieurs commentaires sur les douze petits prophètes, lorsque Théodoret entreprit le sien, sur les iostao* ces réitérées de plusieurs personnages qu'il ne nomme pas. Il ne craignit point de travailler de nouveau sur une matière que d'autres avaient traitée déjà avant lui. U raison qu'il en donne , c'est (|ue Diea oe s'est pas contenté de communiquer Ves[n\ de prophétie à Moïse, mais qu'il l'avait t^ cordé aussi à Josué, à Samuel et è l)e.is* coup d'autres ; qu'il n^avail pas seuieiurc confié le ministère de la prédication à ^ai^ Pierre et aux autres apôtres, mais qu'il / avait encore employé Tite, Silas, Timollu^ et Apollon leurs disciples, et que^ de soa temps, les dons du Saint-fisnrit se distrhuaient encore dans les églises qui P-

fanaient la sainteté des mœurs à ia pufeté(i^ a foi.

Ce fut dans la confiance que cet Esprit* Saint daignerai! l'éclairer, qu'il ieliffà â ce travail, espérant aussi que, |>ar If"»"^ prières, ceux qui l'avaient engagé à l'f"^''*'

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DE PAÏBOLOGIE.

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^rendre lui obtiendraient le grAee de IV hever. Dans Tergument qui précède son xplicatiun sur les douze petits prophètes, I remarque qu*on n*a point renfermé leurs irédictions dans mn même livre , comme *ils avaient prophétisé dans le même temps. Auconlraire, dit-il» la plupart ont pro- »hétisé sous différents princes : Osée, sous e règne d^Ozias; Hichée» sous celui d'Ahas et d*Ezécbias ; Sophonie» sous Josias. ^vrai motif donc, pour lequel on les a éunis en un même volume» c'est gue leurs )ropbétie$ n*ont pas beaucoup d'étendue»

ilque chacune n'aurait pu suffire» séparé* DeDt,pourformer un livre. » Théodoret teraine ses explications sur les prophètes» en invitant ses lecteurs à rendre gloire à la sainte'Trinité» de ce qu'il pouvait y avoir Dis de bon et de raisonnable. Il les sup- )lie, en même temps, dans le cas où ses ei- )lications ne leur paraîtraient pas justes, fexcuser sa faiblesse, parce qu'il était lomme et qu'il pouvait se tromper, et d'a{[réerau moins tes pieux efforts qu'il s'était ûDnés pour le bien de ses frères.

Commentaires sur lesEpUres de saint Paul. -Qaeique les Epttres de cet apôtre eussent léjà été expliquées par un grand nombre le commentateurs, cela n'empêcha point rhéodoret d'entreprendre d'en donner une Kouvelle explication, persuadé que Dieu»

lui distribue ses dons a qui il lui platt, ne lai refuserait pas ses lumières dans. ce trarail. Toutefois , il avertit qu'il rassemblera dans son travail ce qu'il a trouvé de mieux liens les commentateurs qui Tout précédé et qu'il s'appliquera surtout à ôtre court, parce qull sait que les ouvrages écrits avec concision se font lire même par les paresseux. C'est à saint Chrysostome surtout qu'il emprunta le plus. Aussi ne fait-il souvent aue rabréger, mais on peut dire qu'il le lait ivec autant de choix que de netteté. Cef^ndant il ne laisse pas de mettre du sien lans les explications qu'il donne , surtout lorsque les autres ont laissé quelque chose Nésirer pour Tintelligence du texte. 11 ne doute pas que les quatorze Epttres que nous BvoDssous le nom de saint Paul, même celle lux Hébreux, ne soient de cet apdlre.li aopaiesoQ opinion de l'autorité d'Eusèbe de Césarée, qui, non-seulement l'attribue à ^ÎQt Paul, mais qui nous apprend encore Que tous les anciens l'eq ont regardé comme auteur. It en juge aussi par les pensées et Jcs maximes de cette Epitre qui révèlent une irès-grande affinité avec les treize autres. Coin me ceux qui refusaieut cette Epitre «saint Paul, alléguaient pour raison que ^tlApètre n'y avait pas mis son nom comme >ui autres» Théodoret répond qu'il en usa ^Qsi, parce qu'il n'était point Tajiôtre des hébreux, mais que, l'étant des gentils , il ^vait coutume, quand il leur écrivait» d'ins- ^^re son nom en tète de ses lettres, et d'y ^outefr sa qualité d'apôtre.

quils ont fait cette distribution d'unefaçon arbitraire, comme on en avait déjà usé pour la classiGcation des psaumes. Il pense que les deux Epttres aux Tbessaioniciens ont été écrites les premières; puis les deux aux Corinthiens ; la première à Timothée» celle à Tite, puis l'Epitre aux Romains» aux Calâtes, aux Philippiens, h Philémon, aux Ephésiens, aux colossiens» aux Hébreux, et, en dernier lieu, la seconde à Timotbée« Suivant lui, on a eu plusieurs raisons de placer l'Epitre aux Romains» la première, soit parce que saint Paul y traite avec exactitucie et fort au long de toute la doctrine chrétienne, soit parce que la ville de Rome était la capitale de l'univers et le siège de l'empire, il convenait que Ton dounAt la première place à la lettre que le grand apAtre lui avait écrite; mais il trouve lui-même cette dernière raison moins solide que la première.

Il divise son commentaire eu autant de livres qu'il y a d'Epitres de saint Paul, et ila soin de placer en tète de chacun un argument dans lequel il donne le précis, et maraue en quel temps, en quel lieu et à duelle occasion elle a été écrite. On assigne 1 époque de cet ouvrage de Théodoret, après le concile d'Ephèse, et même après la réunion de Jean d'Antiocbe avec saint Cyrille vers l'an 438.

Histoire ecclésiastique. — Théodoret semble dire qu'il n'a écrit son Histoire ecclésiastique que par forme de supplément aux histoires que Socrate et Sozomèue avaient publiées avant lui, dans la crainte que tant d'actions éclatantes et vraiment dignes d'être connues, omises par ces auteurs ne vinssent à s'eifacer de la mémoire des hommes. 11 est plus exact qu'eux dans l'histoire des ariens, il éclaircit celle de saint Atbanase, et il rapporte sur l'Eglise d*Orient un grand nombre de faits que ces historiens avaient oubliés. Enfin il donne une quantité de pièces originales qu'ils n'ont point rapportées mais on ne peut pas dire pour cela qu'il ait poussé l'exactitude jusqu'à n'avoir laissé échapper aucune faute. On lui reproche plusieurs fautes de chronologie, qu il ne parali ERS avoir étudiée avec assez de soin. Cette istoire est divisée en cinq livres qui comprennent te récit de ce qui s'est passé dans une période de cent cinquante ans» depuis le temps où Arius commença à débiterses erreurs, jusqu'à la mort de Théodore de Mopsueste et de Théodote d'Antiocbe, c'està-dire, depuis l'an 324, époque où le grand Constantin, devenu maître de l'Orient, s'appliqua à détruire Tarianisme jusqu'en 4z9. On croit qu^il commença à écnre cetie his^ toire, vers l'an 449, lorsque obligé de demeurer dans son diocèse par Tordre du grand Théodose» il se trouvait jouir de tout le loisir nécessaire àoe travail, et qu'il Tacheva du vivant de ce prince, avant le mois de juin 450, puisque dans le chapitre36' da m* livre, en parlant de la translation du corps de saint Jean Chrysostome par Théodose» il dit : « Le prince qui jouit mainte-

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nant de Tempirc, et qui suit si feligiousement les exemples de piété que lui a laissés son aïeul, a fait apporter ce trésor dans sa ville capitale. En tmisant le cercueil* il a demandé pardon à Dieu des fautes que l'empereur et rimpérAtrice> ses père et mère avaient commises, en souffrant qu'un aussi saint évoque fut persécuté, w

Premier livre. — Eusèbe, évèque de Césarée en Palestinei avait écrit ce qui était arrivé de plus considérable dans rEglise» depuis le temps des apdlres jusqu'au règne de Constantin. La fin de son histoire forme le commencement de celle de Théodoret»

qui débute ainsi : « Lorsque Maxence» Ha^ ximin et Licinius furent enlevés de ce inonde^ les troubles que leur fureur avait excités dans l'Eglise se dissipèrent et firent place à la paix solide et durable que lui procure Constantin, prince établi sur le trône, non par la volonté des hommes mais par Tordre de Dieu, comme le divin apôtre. Dès lors, il fit des lois qui, en défendant de sacrifier aux idoles, permettaient de bfttir des églises. 11 donna le gouvernement des provinces à des chrétiens^ en leur commandant d'honorer les prêtres, et en menaçant du dernier supplice ceux qui oseraient les outrager. On commença partout à relever les églises qui étaient abbatues, et à en construire de plus grandes et de plus magnifiques que les anciennes. Ainsi, la religion chrétienne prospérait et tout y était dans la joie» tandis que le paganisme» au contraire, se désolait dans la tristesse et la consternation. Les temples des idoles étaient fermés et les églises du vrai Dieu ouvertes è tous^ Mais le bonheur de 1 Eglise fut bientôt traversé par une nouvelle erreur que le démon y introduisit^ non en proposant eux fidèles, comme autrefois^ des créatures oui fussent l'ofcjet de leur culte; mais en tâchant de réduire le Créateur au simple rang des créatures. 11 jeta les semences de cette fausse doctrine dans la ville d'Alexandrie, par le ministère d'un prêtre de cette Eglise nommé Arius, lequel était chargé d'expliquer au peuple l'Ecriture sainte. »

C'est ainsi qu'il entre en matière, et il consacre le premier livre à montrer quels furent les partisans de l'erreur d'Arius^ ses progrès, ceux qui le combattirent avec le plus de force, les troubles qu'elle causa dans l'Eglise, et comment elle fût condamnée par un concile assemblé à ce sujet dans la ville de Nicée. Il rapporte la mort d'Arius, telle qu'on la lit dans la lettre de saint Athanase à Appion ; et, après avoir raconté avec quel sèle Constantin travailla è la destruction du paganisme et à l'établissement de l'Eglise^ il marque^ en ces termes, comttient se fit l'invention de la sainte croix» par sainte Hélène» lors du voyage qu'elle fit à Jérusalem» peu de temps avant sa mort,

3ui arriva dans la quatre-vingtième année e son Age : % Lorsqu'elle fut aux lieux où Je Sauveur souffrit autrefois cette mort qui ^Mi CQurle genre humain une source de vie»

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elle comnlanda que Ton démolit le temple qui était bÂti sur le Calvaire, et qu'on eo transportAl les démolitions. Aiires qu'oo eut découvert le divin sépulcre aémeuré sj longtemps caché, on apperçut trois croii. On ne doutait pas q^a une des trois it celle du Sauveur; mais la difficulté éuit de la distinguer de celle des deux iarroos. Macaire, alors évèque deJérusaleai,hoiDi&« rempli de sagesse, imagina un moyen M lever cet obstacle. Aprèss*être mis eo priéres, il fit toucher les trois croix à une daoït; de qualité^ malade depuis longtemps. \ peine celle où le corps du Seigneur ra;i été attaché et qui était encore teinte desoo sang, eut-elle touché la malade, qu'elle recouvra la santé. Hélène, divinement ren* seignée comme elle l'avait souhaité, tit fseh tre une partie des clous au casque dedn*tantin pour le garantir des traits de se$ ennemis, et une autre partie au mors de sm cheval, tant pour le conduire et le àckdre, que pour accomplir cette prophétie d-! Zacharie : Ce gui e$t dans te mors du (àcia; sera saint au Seigneur Tout-PuissatU. {loch, XIV, âO.) Elle fit porter une partie de U vraie croix au palais^ et laissa l'autre dans une chAsse d'argent entre les mains de levfique, en lui recommandant de la garder avec soin »

Secondlivre, — Le second livre contienl ce qui se passa parmi les ariens sous le règne de Constantin. Théodoret rapporte ensuite la conférence du Pape Libère avec Constance, telle qu'elle fut recueillie par des personnes de piété qui vivaient alors Libère fit paraître dans cet entretien toute la force et toute la générosité que Ton pouvait attendre de lui, et il quitta ce prlDi^ sans avoir consenti à ce qu il lui demandai! Constance lui ayant demandé qu'elle, partie du monde il représentait, pour Touloir ainsi protéger à lui seul l'évèque Athanase d troubler la paix de l'univers ; ce Pape lui répondit : « Encore que je serais seul, la cause de la foi n'en serait pas moins tone; V Théodoret raconte ensuite ce qui se passa à Rimini, et rapporte la profession oe ll)i dressée au concile de Nicée, professiou d*où les ariens avaient retranché les termes de substance et de consubstantid^ pour y substituer cdui de semblable. Quelquesuns des évéques assemblés k Rimini signe rent cette dernière profession de foi, ^f imprudence et après avoir été trompési ' quelques-uns même avertis de la substitution y souscrivirent par crainte; mais eiV fut désaprouvée par tous les défenseurs d( la vérité, et surtout par les évoques d'Oc cident, comme on peut s'en conYaincrep^^ leurs lettres aux évêques d'IUjrie. Saict Athanase, sachant que l'intrigue et la n(^ lence avaient dominé dans cette assemblée, n'eut gue du mépris pour ce qui s'étsiib^^ à Rimini.

Troisième livre. — Le troisième Hrre représente les persécutions que lescatiioliqu^^ eurent à souffrir sous le règne de io'!^" l'Apostat, dont Théodoret retrace l'éducaiiofl

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»t»iraale Tapostasie. «PoTir mieux couvrir m impiéléi ce prince rappela les évoques |ue Constantiki avait etolevé^ à leurs Eglises !t relégués aux extrémités do ta terre; nais eo même temps qu'il semblait favorim les chrétiens il pettnettait que même ODS ses yeux, les païens les persécutassent tueltement. A Gaza, à Ascèlon en Palesioe, ils ouvrirent le ventre à des prêtres i à des femmes consacrées à Dieu, le rem* )lirent d*orge et jetèrent ces personnes en tâtoreaox pourceaux. A Sébaste, dens la néme provincoi ils ouvrirent ta châsse de mi Jean-Baptiste, brûlèrent ses os et en etèrent les cendres au vent. A Héliopolisi irfe du mont Liban^ un diacre nommé Cyrille, ayant brisé quantité d*idoles , les païens le tuèrent, l'ouvrirent après sa mort H mangèrent une partie de ses entrailles. ^leane tarda pas à faire éclater sa justice ; » dents leurs tombèrent l'une après Tau^^ re et ils perdirent successivement la lanue et les yeux. Capitolin, Rouverneur de iThrace, fit brûler vif Emilien, défenseur ttrépide de la foi chrétienne. On ne sau^ liteiprimer l'atrocité des supplices que » habitants d'Arétbuse firent endurer à lare, évéque de cette ville, pour avoir bangé un de leurs temples en église.

ans pitié pour sa vieillesse, sans respect msà fertn,.ils le dépouillèrent, et, après aïoir déchiré à coups de fouet, ils le je- ^reot dans un égout ; puis, l'en ayant re* iré, ils le livrèrent aux jeunes gens de la ille qui le percèrent de leurs canifs. Ils t frottèrent ensuite de miel« l'envelop- ^(tfnt dans un réseau et le laissèrent exm en l'air à la piqûre des mouches, endant la plus grande ardeur du jour. »

Tbéodoret parle ensuite des lois que Juen publia contre les Chrétiens et qui portent défense de leur enseigner les belles*' ittres et de servir dans les armées. Il rapelle le quatrième exil auquel il condamna lint Athanase et l'ordre qu'il donna aux tifétiens de transporter les reliques du lint martyr Babylas, dont la présence mpëcfaait Apollon Pythien de rendre ses racles à Delphes; il parle aussi de la conlance de saint Théodore martyr et de Tiniindie du temple de Daphné. Cet accident 1 découvrir l'imposture de l'oracle; car le enserre étant tombé sur le temple d'Apot- ^n, y mil le feu et réduisit en cendres sa (alue c|ul n'était que de bois doré. Le reste e ce livre est employé à rapporter divers 'Uts de la tyrannie de Julien, les victoires ue plusieurs saints remportèrent sur lui| ^ tains efforts qu'il fil pour le rétablisse^ lemdu temple ae Jérusalem, ell'expédiîon contre Jea Perses, dans laquelle il «rdit la vie.

l^riimM livre. — Le quatrième livre railedes matières ecclésiastiques qui fuent agitées sous trois empereurs, savoir : OttsJovien et Valentinien, princes calho* >4Qe$, et sous Valens, empereur arien.

^(>rè$ avoir rapporté comment Jovien fui Ppelé à Tempire, Théodoret marque le

retour de saint Athanase et des autres évéques exilés avec lui sous Julien l'Apostat ; la lettre collective que ce pieux pontife écrivit de concert avec les évëques d'Egypte, de la thébaide et de la Lybie,

{»our apprendre à ce prince quelle était la 6i de 1 Eçlise catholique, ainsi qu'il en avait témoigné le désir ; il rappela la loi de Jovien, partant ordre de fournir aux Eglises le blé qui leur avait été accordé autrefois par Constatatin et que Julien leur avait retiré depuis qu'il s'était mis en guerre contre Dieu ; la mort de cet empereur, suivie des regrets de tous ceux qui avaient Poûté la douceur de son gouvernement, élection de Valentinien, prince aussi recommeUdable par sa valeur, sa bonne mine, sa prudence et sa modération, que par son équité. Auience, évéque de Milan étant mort^ Valentinien assembla les évéques et leur dit : « L'étude particulière que vous avez faite de l'Ecriture sainte ne vous permet pas d'ignorer que les qualités que doivent avoir ceux qui sont élevés au sacerdoce, sont d'instruire par leurs actions autant que par leurs paroles les hommes soumis à leur conduite, de leur servir de modèles en lotîtes sortes de vertus et de confirmer la vérité de leur doctrine par la sainteté de leur vie. Ghoisissee donc, pour l'élever sur le siège de cette Eglise, un homme qui soit tel i que, malgré mon autorité souveraine, je me soumette volontiers à sa conduite, que je reçoive ses remontrances et ses réprimandes comme un remède salutaire ; car je suis homme et par là même suget k pécher souvent. »

Après ce discours, les évéques qui l'avaient entendu, le supplièrent de nommer lui-même un évéque; mais il leur répondit

Îue ce choix était au-dessus de son pouvoir^ itant donc sorti du palais, ces prélats dé^ libérèrent entre eux et leur choix tomba sur Ambroise. L'empereur qui connaissait la droiture de sou esprit et la pureté de son cœur, approuva cette élection. Théodoret rapporte ensuite comment Valence, qui suivait d'abord la doctrine des apôtres, lorsqu'il parvint à l'empire, tomba dans l'héré^ sie arienne, et les maux qu'il causa à l'E^^ glise par l'exil d'un grand nombre d'évôques. Trajan, Arinthé et Victor, maîtres de la milice reprochèrent hautement à ce prince son impiété, et Vatranion, évéque unique de la Scythie, le reprit publiquement de la protection qu'il accordait à l'erreur. Valens méprisa toutes leurs remontrances, et sans laire aucun cas de la prédiction que lui avait faite le saint solitaire Isaac^quil périrait dans la bataille qu'il allait livreri si auparavant il ne rappelait les évéques exilés, il y périt en effet dans l'incendie qui consuma le bourg où il s'était sauvé avec ses soldats. L'entretien qu il eut à Antioche, quelque temps avant sa mort, avec Aphrates est remarquable.

Ce prince ayant aperçu, du haut de la galerie de sou palais, le pieux solitaire qui passait vite, en se rendant au champ où

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