‹ Dictionnaire général et complet des persécutions souffertes par l'égliseChapitre 167 sur 207 · TIL · texte numérisé non relu

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rai sept fois {Psal. gxyiii, i6k}; ne veut dire autre chose sinon : La louange du Seigneur sera toujours dans ma bouche. Il ajoute que quelquefois tJans TEcrilure, les heures^ les jours, les mois sont ])ris pour des années. Ainsi ces paroles de VÀpocalypse: Et il délia ces quatre anges qui étaient prêts pour rheure^ le jour^ le mois et les années dans lesquels ils devaient mettre à mort la troisième partie des hommes [Apoc. ix, 15) : ce qui selon lui marquait trois ans et demi.

La sis^ième îegle a pour litre : Récapitu^ lalion. Son utilité consiste à remettre dans l*ordre des temps certains faits que les écriyains sacrés déplacent dans leur narration sans le faire remarquer. Saint Luc dit(xyii, 29 et seqq.) que le jour que Lot sortit de Sodome, une pluie de feu tomba du ciel et consuma tous les habitants; que la même chose arrivera au jour de la manifestation du Fils de Thomme; qu*alors celui qui sera sur le toit et qui aura ses meubles dans sa maison ne descende pas pour les prendre; que de même celui qui sera dans son champ ne retourne pas en arrière et se souvienne d.e la femme de Lot. Sera-t-il temps alors de ne pas regarder derrière soi, de ne pas reprendre les anciennes habitudes auxquelles on a renoncé? Non, sans doute. C'est à présent qu'il faut observer toutes ces choses, afln qu*à la venue du Seigneur il puisse rendre à chacun selon ses auivres.

La septième rè^le est appelée : Du diable et de son corps. Elle a beaucoup de rapport avec la première pour Tusage que Ton doit en faire. Carde même que Jésus-Christ est le chef de TEglise qui est son corps, le diable est le chef des impies qui sont en quelque sorte son corps. Comme TEcriture attriijue quelquefois au démon ce qui convient à son corps plutôt qu*à lui, il faut distinguer dans la même |)ersonne ce qui convient au chef de ce qui convient au corps. Ces paroles d'Isa'ie : Comment a pu tomber Lucifer^ qui. s^ élevait avec tant d'éclat dés le matin (isa. vni,lâ)? ^'entendent du démon, quoi-

âu'elles soient dites sous la figure du roi de abylone. Ce qui suit: Celui qui tourmentait toutes les nations a été brisé sur la terre (tfrfd., 12), ne convient pas entièrement au chef des impies. Car, quoique le démon envoie ses anges à tous les peuples, cVst toutefois son corps qui est brisé et non pas lui.

Commentaire sur VApocalypse. — Ticonius, dans son Commentaire sur VApoca^ lypse^ aéli'uisait Terreur du règne de mille ans, que quelques-uns promettaient aux justes sur la terre après la résurrection et n admettait pas deux résurrections. Tune pour les bous et Tautre pour les méchants. Jl n*en reconnaissait qu'une, générale pour tout le monde, et disait que les enfants avortés ressusciteront dans un corps parfait, afin que le genre humain ne perde rien de ce qui appartient à la perfection de son tout. Pour les deux résurrections dont il est parlé dans VApocalypse^ il soutient que la première, qui est particulière aux justes,

est celle qui s*opère maintenant dans !'£. slise, lorsque les hommes, justifiés \m\i foi, sont ressuscites de la mort du péciié par le baptême. La seconde est celle qui sera commune à tous les hommes lorsqu*ils reprendront leurs corps à la fin du moocle. L*auteur du livre des Promesses, qui porte le nom de saint Prosper, cite cet ourrage de Ticonius et y renvoie pour Texplication du q^uinzième chapitre de VApocalupse. Priiuasinus promet, dans celui qu'if a fait lui* môme sur VApocalypse^ de prufiterde louvrage de Ticonius, mais de retrancher re u'il y avait de superflu. Car jai troiifé, il-il, dans cet ouvrage, plusieurs choses inutiles et contraires à la saine doctrine. 1! cherche tout ce qu*il croit pouvoir nuire à TEglise dans la cause que nous scmiennos contre les donalistes.il y donne defauxseas qu*il puise dans la corruption de son cœur. 11 suit en cela la pratique ordinaire des iie> rétiques; mais cela ne nous doit pas faire rejeter ce qu'il y a de bon. De quelque côié que la vérité nous vienne, nous devons

I embrasser pour Tutilité de l'unité catholique; car cest à TEglise qu^appartienttODt ce qu*il y a de vrai. Cassiodore porte un ju* gement h peu près semblable des commei)* taires de VApocalypse,

Lettres de Ticonics et autbes écbits PERDcs. — Trithème , après avoir (iié Ticonius, dont nous venons de parler, ajouw qu'il écrivit aussi desLettresh diveftes personnes et composa plusieurs autres ouvrages (]ué nous n'avons plus. Mais ildistinj^ue le Livre dts diverses causes de celui intitulé : De la guerre intestine. Gennade parait aussi Ten distinguer et remarque que Ticonius jr citait les anciens conciles pour la défense de la secte des donatistes dont il faisait profession. Ticonius florissait sous le règne de Théodose et de ses fils, vers Tan 390.

TILPIN, dont le nom, dans les siècles postérieurs, a été corrompu et changé en celui de Turpin, embrassa dès sa jeunesse la ne monastique dans Tabbaye Ue Saint-Denis, près de Paris. Plus tard, vers Tan 760, i) fut fait archevêque de Reims, et succéda & MiloD, dont Tusurpatiou avait désolé cette E^^lbe.

II y trouva de quoi exercer son zèle, et ou peut dire qu il n'omit rien pour réparer seb pertes. On voit, par une lettre que le pai« Adrien lui écrivit au commencement de son pontificat, les mouvements qu'il se donna près des Souverains Pontifes et des rois dr France pour rétablir sa métropole dans ses anciens droits. Sa vigilance pastorale s'appliqua surtout à enrichir de bons livres c( des meilleurs commentaires de l*Ecriturc b bibliothèque de sa cathédrale et c^lie uu monastère de Saint-Remi. Deux événements arrivés sous son épiscopat, et auxquels il eut beaucoup de part, montrent de qaeîk* estime il jouissait à Rome et en France. Le |>ape Etienne III, préoccupé de rintru5ioa de Constantin et plus encore du cuite des images, demanda aux princes Pépin, Qiarles et Carloman, douze prélats fran^isles plus versés dans la science des Ecritures et '<

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