‹ Dictionnaire général et complet des persécutions souffertes par l'égliseChapitre 173 sur 207 · VAL · texte numérisé non relu

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DE PATRULOGIE*

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' ses prédécesseurs, mort en 678; et les >ctes successeurs de Bollandus, aprèsavoir scuté celte opinion, suivant les règles de bonnecrilique, font jugée assez bien fon- •e pour publier cet écrit sous le nom de Ureprélaty en l'enrichissant comme à Tornairo de (ràs*ampies et très-savantes obrvations. lis l'ont tiré de deux autres majscrits qu'ils ont conférés ensemble avec ,'ux imprimés dont le texte se trouve près* 16 partout le même. Cette Vie de saini Ar* )gasu est fort courte. L'auteur en donne i-mème la raison : c'est que l'on ne conlissait de son histoire, lorsqu'il entreprit I récrire, que ce qui s'en était conservé par tradition locale; et encore ce que l'on en tait de la sorte se réduisait à quelques âi(s généraux et à deux miracles particuers. Ulhon, en écrivain sensé et de bonne i, se borna à ce peu de matériaux, sans lerclicr à (grossir son écrit de faits imagilires, d'épisodes étrangers et de lieux com- UDS. Un de ces miracles regarde la résurction d'un ûls du roi Dagobert ill, obtele par l'entremise de la sainte Vierge, et î détails avec lesquels il est rapporté conlonent les trois quarts de l'ouvrage. Il I narré d'une manière agréable, avec un rde piété naïve et une noble simplicité.

Ce trait rend Térrif de Tévèque Uthon inté* re^sant pour noire histoire de France. On trouve des traces de ce Dagobert III qui était absolument inconnu avant le xvii' siècle. Notre prélat ne s*accorde pas avec fauteur do l'éloge de saint Florent, autre évéque de Strasbourg, sur la patrie de saint Arbogaste. Il le fait venir d'Aquitaine, au lieu que cet autre écrivain le suppose originaire d'Ecosse, ou, comme l'on disait alors, d*Hihernie. Si l'on était obligé d'opter entre l'une ou Tautre de ces deux opinions, celle d'Dthon nous paraîtrait préférable, parce

3u*elle est plus autorisée. Ce prélat avait u talent pour écrire, quoiqu'il ait sacrifié au mauvais coût de son siècle, en affectant les rimes et Tes consonnances.

On assure qu 'Uthon avait encore composé la Vie de saint Amandj premier évèque de Strasbourg, et dont on place TexistencequcU ques années avant le milieu du iv* siècle, temps bien éloigné de celui de notre prélat. Mais BoUandus nous avertit qu'il lui a été impossible de déterrer cet ouvrage. Les auteurs de la Nouvelle Gaule chrétienne nous annoncent quMIs l'ont cherché en vain. La perte en est d'autant plus regrettable que l'on est moins instruit de l'histoire do ce saint évéque.

VALCANDE, que la plupart de nos biblio* aphes ont oublié, mérite néanmoins de Qir un rang parmi les écrivains ecclésias- |ues. U était moine de Moyen-Moutier, au otèse de Toul, et écrivait encore après in lOlV. Mais si l'on sait peu do chose de personne, on est mieux instruit des proétions de sa plume.

On a de lui une Vie de saint Bidulfe^ ibord évéque de Trêves, puis fondateur Mo^cn-Moutier. Cet ouvrage dans les maiscrits ne porte aucun nom d'auteur ; mais m Uumbcrt Belhomme, abbé de Moyen- ^ulier, dans ses recherches pour servir à li^loire de son abbaye, a prouvé qu'il aprtcnait au moine Valcande. Ce n'est, à oprement parler, que le commentaire ine Vie de saint Uidulfe, faite en 96i sur te autre beaucoup plus ancienne et plus olixo, dont elle n'est que l'abrégé. C'est t abrégé qui a fait perdre la première Vie '^ dom Mabillon souhaitait tant de reuvrer, parce qu'on la disait écrite par un ^ disciples du saint. Il ne nous reste donc • histoire de saint Hidulfe, que l'abrégé, "ïppsé en 964 par les moines de Moyen- •uiier, et le commentaire de Valcande.

.^ continuateurs de Boilandus ont fait im- •mer ces deux {ûèces au tome III de leur ?is de juillet, publié en 1723, et l'année •vante dom Belhomme le fit entrer dans première partie de son Histoire de Moyenot40*er, imprimée en un volume in-4, à rnM)Ourg.

^'*t ouvrage, dans le seul manuscrit do

Moyen-Moulier, est immédiatement suivi d'uh sermon du même auteur, dont les éditeurs n'ont pas jugé à propos de charger leurs recueils. C'est une invective contre la corruption des mœurs de ce temps-là. Valcande en prend occasion d'exhorter ses confrères à imiter les vertus de leur saint fondateur et de ses disciples. A la place de ce sermon, les manuscrits de Paderborn et d*Eptcrnac contiennent un catalogue des successeurs de saint Hidulfe. Il est hors de doute que cet écrit appartient è l'auteur du premier, oui l'y promet en termes non équivoques. Nous avons trois éditions de cet ouvrage. Dom Martène et dom Durand l'ont d'abord donné à la suite de la Vie de saint Hidulfe: mais ils en ont retranché vers la fin plusieurs chapitres qui leur ont paru peu intéressants, et, en effet, ils ne contiennent que quelques miracles. Dom Belhomme l'a inséré depuis dans la seconde partie de son Histoire de Moyen-Moutier^ et enfin, dom Culmet, parmi les preuves de son Histoire de Lorraine, L'ouvrage entier est dans l'und et Tautre édition. Valcande l'emploie à donner la succession des abbés de son monastère, avec quelques traits de leurs vies, de- IMiis le saint fondateur jusqu'à Nardulfe. Il y joint quelques détails sur les divers états par lesquels a passé Moyen-Moutier pendant cet espace de teoips. S*il ne rapporte pas plus de faits, il faut s'en prendre, selon lui, au défaut de documents qui pouvaient l'en instruire. Sou ouvrage au reste n'est pas exempt de fautes. Valcande, rn parlant de

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