TAU
Fortunat, K qui Charlemagne avait donné Tabbaye de Movei^Moatiery le représente comme patriarche de Jérusalem. Mais les saYants sont persuadés qu'il était patriarche de Grades et le mêraeFortunat qui, se Toyant poursuivi par les Vénitiens, se retira ea> en France, vers 803.
On croit avec beaucoup de probabilité
Îue ValcafKle a aussi retouché la Vie de eaint fiéf d^abord évéque de Nevers, puis fondateur et abbé du monastère du même nom, en Lorraine» converti plus tard en collégiale de chanoines séculiers. Ce qui sert à appuyer ce sentiment, e*est que l'auteur de* celte Vie, telle que nous Tavons, renvoie tes lecteurs k celle de saint Hidnife, retouchée par Valcande, comme on l'a vui-ei que d'aiiieurs ce sont les mêmes fautes contre la chronologie, dans l'une et dans l'autre. On peut ajouter que les temps se rappor» tent, puisque l'auteur ou le reviseur n'écrivait que quelques années après l'élévation du corps de saint Dié, qui se Gt en 1003. En remontant plus haut, on trouvera que cette Vie de saint DU a subr à |)eu près les mêmes ptiases que celle de saint Hidulfe. La tradition du xr siècle portait effectivemont que les actes^ de ce saint avaient été recueillis par ses disciples, et ensuite rcïtouchés par un saint et savant abbé de Moyen-Moutier. Celte seconde circonstance, il est vrai, ne peut se soutenir en tout; mais elle subsiste pour le fond. 11 est clair par le texte que le dernier réviseur y a conservé cette cfrconstance remarquable, que ce fut, non un abbé de Moyen-Moutier, mais un moine de Val-Dolilée, aujourd'hui Saint- Dié, qui remania ces actes. Cet ouvrage par eonséquem se trouva terminé avant siSO, époque à laquelle les chanoines prirent la
Jlace des moines. EnPm,. Valcande les revit son tour, et les rendil^ tels que nous les avons. Il y promet une relation des mira^ des du sainte mais cet écrit projeté est demeuré en idée, ou, si l'auteur l'a écrit, il est ou caché ou entièrement perdu. Dans la ^ suite^ ces actes furent envoyés au Pape * Léon IXr qui les approuva dans un concile ( tenu à Rome en loVà, la^ première année de son pontiGcat.
Nous en avons plusieurs éditions et quelques traductions en notre langue. Mosander les a fait entrer dans son supplément à Surius ;. mais, outre qu'il en a enangé le style, suivant l'habitude de l'auteur qu'il complétait, la préface et la fin manquent dans son éditîoa. Dès 1594, Jean Ruyr, secrétaire du chapitre de Saint-Dié, les avait traduits en français et publiés à Troyes. II Ivs inséra depuis dans son ouvrage De$ saints et des antiquités des Vosges ^ imprimé à Epinal, eu 1634. François Riguet, prévôt de Saint- Dié, les publia à son tour en 1679. Enfin, les successeurs de Bollandus les ont donnés sur plusieurs manuscrits collationnés sur les éditions précédentes, et les ont enrichis de notes explicatives et de savantes observations préliminaires.
VALERIEN, évéque de Cémèle, dont fé-
vèchf a été transfiiré k Nice, assista ta coqeile de Riez, l'an (39, et à celui d'Ariestn 453. On voit, par une lettre que nous irm de lui qu'il fut élu abbé d'an monastère n son absence, etqu'a^vant de pouvoir s'j no. dre, il écrivit aux moines une eiborutioB générale k la piétér tiré* de toutes les Ept^ très de saint Paul.
Ses 0€vbags9. — Nous avons vingt honri» lies sur différents sujets de piété et de morale, et une lettre sous le nom de saim V». lérien. Elles nous ont été données, eicepii IfrpremièrCrpar le P. Sirmond, surunn»nuscrit de l'abbaye de Corbie, Irès-ancienl la vérité , mais peu correct. 11 iroiiTe dios ces homélies une éloquence grave et luniineuse, pleine d'onction et' de majesté. Ba Pin dit que le style en esit simple, sans élévation et sans ornements» mais clair et fi« milier, sans jeux de mots et sans figira forcées. Ce sont, dit-il, des entretiens a<^ raux, remplis d'instructions très-édiiuks et de maximes très-profitables. Gepeoiifit Théophile Raynaud remarque qii*ll sy rencontre queiques^ passages faTorables en quelque sorte aux semipélagiens qvi faisaient alors beaucoup de bruit dios les Gaules. Mais on ne peut le regarder comme hérétique, noa plus que quetqon évoques gaulois de son temps, puisqu'il était mort longtemps avant le second cofh cile d'Orange qui condamna celle hérésie. Trois de ces homélies sont remarquables pour les traits historiques qu'elles comiec nent. Elles ont été prononcées à la fête d'un martyr que Ton célébrait tous les ans arec solennité dans Téslise de Cémèle. Ce saisi n'y est pas nommé, mais seulement qui^'itt de citoyen, patron et (irotecleur de lariiie. La première de ces vinçi homélies i M longtemps attribuée è saint Augustin.socs le titre de Sermon du bien de la discipl»*} mais aussi depuis longtemps le style a Ut juger qu'elle n'était pas de ce Père. Mei* chior Goldast Tayant trouvé dans un très* ancien manuscrit sous le nom de saint>alérien, évéque de Cémèle, Ta reslituéeâsoa véritable auteur. Elles furent impriméesà Lyon eu 1633, par tes soins du P. Baj naod. avec une Apologie en faveur de la saioielé de Valérien et la pureté de sa doctrine, t\ ensuite dans la ÈibUothique des Pèrjsùè Lvon, avec la préface do P. Sirmond. »• lùze, et les Bollandistes après lui, ont poblié les Actes de saint Pons^ qui souffrit t martyre dans les Gaules vers Tan 258, y»"* le nom de Valère. On pourrait croire qw leur auteur serait le même que saint ^«^ rien, évéque de Cémèle ; mais tous les wbliographes sont d'accord pour rejeter cew opinion. Nous avons cru devoir coosigaf ici ce fait, ne sachant où le rattaclier.
VAUTIER, au ix* siècle, était onclcdw autre Vautier qui fut archevêque de ^ et descendait d une ancienne noWes«J succéda à Agius dans le siège d OHésn;. mais on ne sait pas précisément en q««^ année. Vautier assista aux conçrfesqoi»
tinrent k Douxl, en 871, k ChUonHOï
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