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larne an 875 et k Pontioa l'kmiJesaÎTante. le préfat eut aussi beaucoup de part aux oDnes grâcea et k reslime des princes régnants, et Charles le Chaure le nomma pour ider de ses conseils dans le gouTernelent de TEtat, son fils touis le Bègue, pendant que de son côté il ferait le Toyage Italie. En 881, le roi Carloman accorda k a prière la restitution de plusieurs terres ui appartenaient k son église. Vautier veut au moins jusqu'en 891, puisqu'il assista eUe même année au concile tenu k Meunur-Loire, dans son diocèse» dont il nous este un priyilége en faveur du monastère e Saint-Pierre le Vif k Sens. Arderald parle e Vautier arec éloge et nous apprend qu'il sieva les murs de sa ville épiscopale déroits par les Normands.
Capilulairt» — - Il nous reste de cet évè- De un Capitulaire divisé en vingt-qua- '6 articles ae discipline. Vautier publia ces laluts dans un synode qu'il tint le 25 lai, la seconde année de son ordina* on. Ils tendent en particulier k opposer uelques barrières k 1 ignoranee qui se réandait dans le clergé. Il veutenconséiience que les archidiacres dans leurs viles examinent si les prêtres chargés du )in des Ames instruisent les peuples des oints principaux de notre relidon, et s'ils ossèdent eux-mêmes les connaissances néîssaires pour instruire les autres. Il veut Qe chaque prêtre ait près de lui un jeune 1ère qu'il élèvera dans la piété, et que, s il it possible, il ouvre une école dans sa palisse, et veille sur les mœurs comme sur instruction de ceux qu'on y élèvera. On a A que Théodulfe avait eu soin de faire lablir de semblables écoles, qui apparemient étaient tombées, lorsque Vautier entra 1 possession de son siège. Les statuts do ilui-ci fout ensuite Ténumérationdes livres sclésiastiques que les prêtres doivent avoir our leur usage : le missel, le psautier, le ▼re des Evangiles, celui des homélies, le 'ctioiinaire, le martyrologe, l'antiphonaire, I pénitentiel. Il les oblige k apprendre par Bur tout ce qui concerne raorninistratioa es sacrements, et les autres fonctions de iur ministère. Il leur est encore ordonné 9 prendre une connaissance suflOsante de i supputation des temps et d*en instruire urs élèves. Ces statuts sont insérés dans Collection générale des conciles.
VAUTIER embrassa d'abord la profession lonastique k l'abbaye de Saint-Vaast d'Aris, d'où il fut tiré pour avoir soin delà lapelle que Gerald I," évêi|ue de Cambrai rait élevée dans un cimetière de sa ville liiscopale. Cette chapelle fut ensuite érigée ni monastère par Lutbert, successeur de érald I, sous le titre du Saint-Sépulcre et eutier en fut établi le premier abbé. Ceci ^nva sur la On de l'année i06i. Il assista rec plusieurs autres abbés k la translation u corps de sainte Bertille, et mourut le jQai 1095, selon Couvenier; mais domlfatilon prétend qu'il était mort le 1 1 mars 109t. w.*c«rrs. — Le même Couvenier aUri-
bue k Vautier la Vie de jaml FMîefei^ évêque d'Arras et de Cambrai, qui ne faisaient alors qu*une même Eglise. Ce ùit no peut être raisonnablement contesté, puisque cette Vie porte le nom d*un Vautier, décoré du titre d abbé, dans un ancien manuscrit de l'abbaye de Saint-Vaast d'Arras. Claude d'Oresmieux l'ayant découverte avec d'autres Vies de saints, dont il avait commencé un catalogue pour son usage particulier», nous a conservé l'inscription de Tépltre dédicatoire et les premiers mots du corps de l'ouvrage : In kac ctlebrilatt iolemnilatii ho* diernœ. L'inscription de l'épltre dédicatoire est conçue en ces termes : Joanni diUctiê" iimo consacerdoti^ quin ttiam cunetii fratri^ bui una seeum ad âupema tendentibus^ IFa/ieruê etsi indignus^ gratuiio tamen diviniio* ii$ munere albatis imignilus nomine.
Ce Jean, prêtre et* abbé, k qui Vautier avait dédié son ouvrage, n'est autre que Jean , premier abbé du Uont-Saint-Eloi au diocèse d'Arras, qui gouverna ce monastère pendant quarante ans, k commencer de l'an 1068. On voit ici, que la Ftede Maint Vindici'en est postérieure k cette date. Elle l'est aussi k la Chronique de Cambrai, puisque notre abbé y a beaucoup puisé pour la composer. Presque tout ce qu'il rapporte d'his** torique en a été tiré. Du reste Vautier n'a fait qu'amplifier et embellir ces faits par les ornements du discours ; de sorte que son écrit est plutêt un panégyrique fait pour la. /ète du saint, comme le montrent les pre<-^ mières paroles de la pièce, qu'une histoire ou une Vie en forme. Et l'on ne peut pas soupçonner Tauteur de la Chronique de Cambrai, d'avoir pris de Vautier ce qu'il dit sur Vinidicien; puisqu'il assure qu'avec toutes ses recherches il n'avait pu découvrir aucun écrit sur son histoire, et que c'est la raison pourquoi il en rapporte si peu de choses. Il y a plus encore : Vautier, sur la fin de son ouvrage, avoue lui-même avoir profité de la Chronique pour sa composition.
VAZON Ott WATHON fut par sa piété un modèle de vertu, et par sa doctrine, un oracle de l'Eglise de son temps. On ignore le lieu de sa naissance, mais on présume qu'il était du dio(*èse de Liège. Dès son enfance il fut envoyé k Tabbaye do Laubes et confié k la direction du savant Hériger, qui lui fit faire de erands progrès dans la science et la vertu. Notger, évêque de Liège, instruit de son mérite, le prit pour son chapelain, et lui confia bientôt après la direction de l'école, épiscopale. Ou. comprend sans peine qu'elle ne put mahr quer de devenir florissante sous un aussi habile modérateur. U y enseignait depuis plusieurs années, lorsque Baidric ou Mudri, successeur de Notger, le fit doyen. d.e son église. Le zèle que fit paraître Vazoïi pour le maintien du bon ordre lui altir;i des ennemis qui mirent sa vertu k l'épreuve. Il crut devoir céder k leur |)a5siun.naiiieuse, et, après s'être défait de son doyenné, il pas^a au service de l'empereur Conrad eu
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qualité de cbapelain. Sa retraile ne servit qa*à iDieat lEaire connaître son mérite. 11 ne fat pas longtemps à la cour sans v gagner l'estime et les bonnes grâces de remperenr, ainsi que de tous ceux qui rapprochaient. Les prélats, charmés de sa piété et desonsavoirquiavaient attiré leurconGance, le consultaient sur leurs difficultés et le
Krenaient [lour arbitre do leurs différends, n juif qui passait pour le plus habile docteur de sa nation, et qui avait un grand accès à la cour, à cause de sa connaissace de la médecine, fournit h Vazon l'occasion d'une victoire signalée. Ce juif« enflé de sa science^
Ero vo(}uait souvent le chapelain à la dispute, nfin il arriva que celui-ci le confondit si pleinement que le juif lui-même s*avoua vaincu. Cet avantage ne fit c|u'inspirer à l'empereur une nouvelle estime pour le mérite de Wazon, jusqu'à lui offrir l'arche-' vécbé de Majence, que sa modestie lui ùi refuser. A la mort de Jean, prévôt de l'Eglise de Liège, qui avait été 1 âme des persécutions dont il avait eu à se plaindre, Vazon retourna à son église, se réunit à ses frères et jouit avec eux du repos du cloître. Mais au bout de trois mois il se vit contraint, malgré sa modestie, d accepter la double dignité d'archidiacre et de prévôt; puis plus tard, à la mort de Tévèque de Liège, il fut forcé, quoique déjà avancé en âge, d'entrer dans l'épiscopat, dont il fut une des gloires. Il y passa sept ans, donnant Texemple de toutes les vertus pastorales, et il mourut le 8 juillet lOiM.
Tout ce qui nous reste de lui se réduit à quelques lettres intéressantes à la vérité, mais dont plusieurs ne sont venues jusqu'à nous que morcelées. La principale^ qui est entière, et qui pourrait passer pour un traité à raison de l'importance du sujet et de ia longueur de ses développements, est adres^ sée à Jean, prévôt de l'église de Liège, cet ennemi capital dont nous avons parlé, et qui auparavant avait été un des intimes amis de Vazon. Suivant la coutume alors établie dans cette église, l'administration du temporel appartenait au prévôt. Jean s'en acquittait depuis longtemps avec une infidé- , lue et une indépendance si marquée» que Vazon, alors doyen comme vous Pavez vu,, se crut obligé de l'en avertir. Pour tâcher de remédier au mal, en faisant connaître le sujet pour ce qu'il était^ il prit le parti de lui écrire la lettre dont il s'agit. Elle est ub peu vive et piquante par le style, mais remplie de grands principes soutenus par de justes raisonnements, qui peuvent être très-utiles à quiconque est chargé de l'administration des biens ecclésiastiques, sous la dépendance des supérieurs* On voit par cette lettre non seulement que son auteur était plbin de zèle pour le bon ordre, mais au''ii possédait encore le talent de mieux écrire que la plupart des auteurs de son siècle. Nous sommes redevables de ce monument à Anselme et Alexandre, chanoines de Liège, qui l'ont inséré dans la continualion des >if^^f des évoques de eetfte église.
Il y a deux éditians de ces Âcleg.; Pane par Chapeauville et Tautre par dom Martèoe. Ls lettre tronquée dans la première ne $e trouve entière que dans la seconde de ces deux éditions.
Les mômes chanoines ont fait entrer dio^ leur ouvrage un fragment considérable d'oo? autre lettre de Vazon, mais qui se trouve rap()ortée fort différemment dans les deui éditions citées. Cette lettre était écrite i Henri r% roi de France, qui méditait de faire la guerre à Henri le Noir, pendant qu*i! était à Rome occupé à se faire coarooner empereur. Ainsi cette lettre fut écrite ea 10^6. Ce fragment révèle autant de îotcs que d'éloquence. Aus^i la lettre eut-ellf pour effet de détourner le roi de son dessein. Vazon lui avait écrit une fais déjà sar le même suyet f mais on ne nous en a rieo conservé.
On trouve dmis le mdme recueil uneirnisièiiie lettre de poire prélat en rép^^fiâeà Ko^er II, évèque de Cbftloos -sur -Marne, qui l'avait consulté au sujet des nouve^A Manichéens qui, à cette époque» se ré|iandaient en France. Roger, après avoir exposé il Vazon les erreurs de ces hérétiques, le priait de lui dire s'il était perœis ou nuD^ de les livrer au bras séculier, pour les faire punir de mort? Vazon établit la né^live par des raisonnements fort sensés, et par rautorité de TËcriture et des Pères, |.«arti' culièrement par la parabole de Tivraie et du bon grain, qui revient tout naturellement à ce sujet, fl montre d'ailleurs que le pouvoir qu'ont reçu les ministres de TE* glise, est un pouvoir de vie et non de morf. pour édifier et non pour détruire. Qoam aux erreurs de ces hérétiques» il ob^e qu'il j avait longtemps qu'elles avaie&teié proscrites par les Pères. Cette lettre, qui mérite d'être lue, parait avoir été reproduite tout entière dans l'édition de dom Marlène, au lieu que fautre éditeur Ta tronquée. i
On aurait formé un recneil aussi utile Que considérable, si Ton avait été soigneux 'le réunir les autres lettres de notre savant évèque. Ses historiens nous apprennent qu'il était souvent consulté, et qu il se faisait un devoir de ré poudre à tous ceux qui avaient recours à ses lumières. Ils nous out encore conservé un fragment de sa ré|>oa>« à l'empereur Henri le Noir, qui lui avait demandé conseil, sur le dessein de ilonst-r un successeur au pape Clément II, quoique Benoît IX^ auparavant déposé, fût encore en vie. Mais les deux éditions où se trouve ce fragment sont bien loin de le rapporter de la même manière.
V£RAN, Gis de saint Eucher, évèque de Lyon et frère de saint Salone, évèque de Genève , Gt ses études, comme son frère, dans le monastère de Lérins, sous la eoc* duite de saint Honorât, ensuite de saint Bjlaire, Salvien et Vincent. En effet, TEgliseue . Vence dont il fut évèquci le regarde comni<; .moine de Lérins et disciple do saint Hilâir<c d'Arles. Une lettre du Pape saint Léon à Vc-