‹ Dictionnaire général et complet des persécutions souffertes par l'égliseChapitre 177 sur 207 · VID · texte numérisé non relu

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onression du Père notre Dieu* de J<^sus^ :hrîst son Fils, Notre-Seigneur, et du Saint* Isprit. » i**»*^^

Commentaire sur les EpUres de saint Paul, - Victorîn fit aussi 'des commentaires sur (ïs EpUres de saint Paul aux Galates et aux ^hilippiens. Le P. Sirmond, qui les a vus nAnuscrits, dit qu'ils sont d^un style plus »ur et plus intellif^ible que ses autres oura^^es. Saint JérAmet dans son Prologue sur 'Epître aux Galates^ parait ne pas les estimer beaucoup et dit que Victoria était trop ocupé de Tétude des sciences profanes» pour »énétrer la profondeur des divines Ecritures. >utre ces ouvrages dont nous venons de >arler, Victorin en composa plusieurs auras qui regardent les sciences profanes ; nais il n^entre pas dans notre pian de nous m occuper. i

Jugement de ses écBrrs.— Si on doit louer r'ictorin d*avoir pris la défense de la véité aussitôt qu'il l'eut embrassée* on doit ussi Texcuser de certaines expressions peu xactes qu^on aurait peine à pardonner dans out autre qui aurait été instruit plus à fond e nos dogmes. Il pensait au reste trèsaînement sur les mystères : M croyait un >ieu en (rois personnes, ou comme il dit, n trois subsistances distinguées les unes les autres, quoique d'une et même subsnnre ; le Fils consubstantiel au Père et engendré de lui de toute éternité ; leSaint- Ssprit consubstantiel au Père et au Fils, lon( il tire son origine. C'est ce qyïW répète ^ri plusieurs endroits de ses écrits» tant il lésirait établir ces vérités contre ceux qui es combattaient. Seulement il serait à soulaitcr qu'il l'eût fait avec plus de clarté. Ses juatre livres contre les ariens furent imprinés à Bftie en 1528, dans les orthodoxogra- )hcs, en 1SS5, et dans la Bibliothèque des Pi' 'es, Dom Mabillon a donné dans ses Ana* ectes son Traité de la divinité du Verbe^ avec ine partie de la lettre de Candide à Victoin. Le P. Sirmond donna en 1630» son Traité contre hs deux principes des mani" héms. On le trouve aussi dans la Biblio^ :hêque des Pires^ de Lyon» avec les trois lyrones dont nous avons parlé et le petit Traité pour la défense du consubstantiel,

VICTORIDS, que saint Hilaire chargea de composer un Cycle pascal^ était né à Limoges ?iUe d'Aquitaine. On croit que les ratages des Goths Tobligèrent de quitter les Gaules pour se retirer à Rome. Ce fut là qu'il examina les différentes opinions sur cette ma- Lière, et entreprit de concilier les Grecs avec les Latins. Il acheva son Cycle pascal en i^57, et le dédia à saint Hilairei alors archidiacre de l'Eglise romaine. La lettre dans laquelle il rend compte de son travail est très-bien écrite. 11 fait remarquer à la On que son intention était de faire no Cyc/e pascal qui commencerait à la création du monde; mais que la crainte de ne pas trouver assez de loisir pour un travail aussi étendu lui avait fait abandonner ce projet pour s*occuper du cyrle que lui avait demandé saint Hilaire. Kous ravous encore avec un commentaire

du P. Boucher, imprimé à Anvers ohes Plantin en 1633. Ce cycle est de 632 ans, ]>arce qu'après ce laps de temps, la PAque devait se retrouver, selon lui, Je même jour du mois et de la lune que dans l'année de la mort de Jésus-Christ. Victorius multiplia le cycle lunaire de Hix-neuf ans, dont se servaient les Grecs, par le cycle solaire de vingt-huit ans, d'où il résulta le canon pascal de cinq cent trente-deux ans» Il le commence au consulat des deux Géminus l'année de la Passion du Sauveur^ et le ter-» mine au consulat de Constantin et de Rufus, Tan 559 de Tlncarnation. Victorius est la |H*emier des Latins qui se soit servi de la période de dix-neuf ans pour le cycle lu*> naire* Son Cycle paêcal contient huit oolon« nés. II place dans la première les noms des consuls ; dans la seconde les nombres des années de sa période; et dans la troisième les années bissextiles. On voit par la quatrième en quel jour de la semaine arrivait le premier de l'année, ce qui servait de lettre dominicale inconnue jusqu'alors. La cin-* quième montre quel quantième de la lune arrivait en ce môme jour; ce qui tenait lieu d'épacte. La sixième marque le' jour de la PAque, la septième en quel jour de la lune cette fête se célébrait, et la huitième les indictions. Le P. Boucher y a ajouté les années du nombre de dix-neuf ans, et a marqué dans une autre table l^s années du monue selon la chronique d'Eusèbe, les»

années de l'ère vulgaire, les cycles de la lune et du soleil, les années de la fondation de Rome selon Varron, la suite véritable des consulats et les années des empereurs romains. Le quatrième concile d'Orléans, en 5^1, ordonna que tous les évéques se servissent du cycle de Victorius pour régler le jour de la fête de P&ques, et lanuonçassenl publiquement au peuple le jour de l'Epi-*

Ehanie. Ce Cycle est cité avec éloge par ennade, Honorius d'Autun, Cas&iodore et par un ^rand nombre d'autres écrivains ecclésiastiques^ dont le P. Boucher a rap«

f»orté les témoignages dans son édition. Il 'a enrichie de divers autres cycles anciens, de lettres pascales, et d*un grand nombre d'observations qui répandent beaucoup de lumières sur une matière obscure et diffi* cile.

VIDRIC ou VINDRIC, dont on possède

Quelques écrits en vers et en prose, fut levé k l'abbaye de Saint-Evre, où il embrassa la vie monastique, et dont il devint prieur. Il y eut pour maître l'illustre réformateur saint Guillaume de Dijon, dont il imita toutes les vertus. Brunon, quifùtévéque de Toul avant de devenir Pape sous le nom de Léon IX, ayant conçu, des les premières années de son épiscopat, le dessein de faire observer l'exacte discipline dans les monastères de son diocèse, choisit Vidric

{»our l'exécution de son grand ouvrage. II 'établit d'abord abbé de Saint-Evre, et lui soumit dans la suite cenx de Saint-Manaui et de Moyen-Moutipr. Vidric réussit si bien dans cette entreprise, qu'il est honoré

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eomme od des reslaurateprsde la discipline régulière dons la Belgique. A l*exemple de son maîtrej il forma à la vertu et aux exer« cices du cloître plusieurs élèves de mérite, dont quelques-uns furent choisis pour gouverner des monastères en qualité d'abbés. L'opinion la plus probable est celle de dom llabilloni qui Qxe sa mort au lO^mars 1061, ({uoique dom Oalmet prolonge son existence jusqiren 1069.

Les écrits qui nous restent de ce pieux abbé montrent gu'il'savait concilier l'étude des lettres avec les austérités de la vie monastique. Le principal est VHistoire de saint Gérardf évëque de Toul, mort en 9%; l'ouvrage, divisé en trois parlieSi a été écrit à autant de reprises. Viclric a consacré la première à raconter la vie du saint évéque qui gouvernait alors l'éslise de TouU et cette partie lui est dédiée. L'auteur, dans son épltre dédicatoire» ne prend d'autre qualité que celte de serviteur de saint Evre, supprimant par modestie son titre d*abbé dont il était déjà eu possession. Comme il se proposait sérieusement de n*y rien avancer que de conforme à la vérité, il prit tous les moyens possibles pour se mettre au courant des faits qu'il devait rapporter. Il existait encore à cette époque plusieurs personnes qui «valent connu saint Gérard et qui apprirent è Vidric ce qu'ils en savaient.

II ne commença à écrire la seconde partie qu*en 1050, dans la seconde année du pontificat de Léon IX, et après que ce Pape eut canonisé saint Gérard dans un concile tenu à Eome. Vidric y copie la bulle de canonisation avec les noms des évèques et des abbés Îui l'avaient souscrite pendant le concile, ette seconde partie est dédiée à Udon primicier, et à tous les chanoines de la cathédrale de Toul. Udon, qui en fut ensuite évoque, avait engagé l'auteur à l'ajouter à la première Enûn la troisième partie qui contient l'histoire de l'élévation au corps de saint Gérard et le récit de quelques autres miracles, fut écrite peu de temps après la précédente. Vidric a réussi à nous donner dans cet ouvrage une histoire écrite avec beaucoup d'ordre, de bonne foi, de candeur; on y respire un parfum de piété et une onction qui en font aimer la lecture. Entre l'épltre dedicatoire à Brunon et le commen* tément de la première partie, se lit un poëme de quarante quatre vers héroïques, des meilleurs aue le xi* siècle nous ait légués. Ces vers, au reste, ne contiennent que le résumé des faits que l'auteur rapporte avec plus de détails dans sa prose. Dom Marlène et dom Durand ont publié cet ouvrage tout entier et avec les petites pièces qui l'accom* paglient dans le tome 111 de leurs Anecdotes : et après eux, dom Calmet l'a reproduit parmi les preuves de son Histoire de Lor^ raine

Les mêmes éditeurs font mention d'un •office dont les antiennes et les répons sont en vers hexamètres pour la fête de la translation de saint Gérard, et en rapportent Thymne et l'antieniie de Magnificat. Il y a

du bon dans cette poésie, ce qui nous ferait croire gue Vidric qui avait du talent pour la versification au-dessus des autres T^rsificateurs de son siècle, pourrait fort bi^c être l'auteur de cet office.

VIGILANCE, originaire de Calaguris nr^ Comroinges, à la fin du iv* siècle, dcscenoaii, selon saint Jérôme, de cette troupe de brigands, que Pompée, victorieux de rEspagne, ramassa et établit dans les Gaules. Deveoa prêtre, il fut chargé de la direction du dk*. cèse de Barcelone dans la Catalogne. Son savoir et son esprit le lièrent avec mi Paulin, qui le reçut bien et qui le wmmanda à saint Jérôme. Ce Père de l'E^li» était alors en Palestine, où Vigilance aiait dessein d'aller pour visiter les saints liem. Le pieux et illustre solitaire a][ant appris qu'il répandait ses erreurs, écrivit coûire lui avec une force étonnante ; r'est ud d» morceaux les |)lus véhéments des 0UTr3.t9 de ce Père. Vigilance, dans un ou nlusi^s» de ses ouvrages, faisait défense a hoDortr les tombeaux des martyrs ni leurs reliquts et regardait comme idolâtres ceux qui leur rendaient quelque hommage. 11 combadail les miracles qui s'opèrent dans les é^lm et la coutume d'j célébrer les veilles <le li nuit. Par là Vigilance abolissait le martm, ce qui le jetait dans l'erreur des Taleouniens et des gnostiques. 11 traitait de soperstilion la coutume d*allumer des cierges pendant le jour devant les tombeaui m martyrs. Il disait que les saints qui sou( morts étaient détenus dans une nooDéio prison, et ne voulait pas que Dieu emv^ leurs prières. 11 blâmait les jeûnes, iô veilles, la continence des clercs et des Ju* cres, et la profession monastique. Il dts;: prouvait ce précepte de Jésus-Christ fi engage de distribuer son bien aux pacTivs

Kur embrasser la pauvreté évangélii^^ nvoi des aumônes à Jérusalea et je chant de Valleluia hors le temps pascal. Vigilance affectait le bel esprit; c'était dq nomme qui aiguisait un trait, et qui m raisonnait pas. 11 préférait un bon mol i une bonne raison, et il attaqua tous les ol* jets dans lesquels il pouvait trouver matière quelconque à de mauvaises plaisanteries. Sa vie se ressentait de ses erreurs. 11 ne (èiitsophait, dit saint Jérôme, qu'entre les pots. les verres et les mets délicats, et ses lirn» sont en quelque sorte le fruit de sa crapolc. VIGILE, Pape et Romain de natioot i^^ élevé sur le trône pontifical en 537, du fivant même de Silvère, par la &iveur<it Théodora« femme de l'empereur Jusiiniefl. Mais auparavant il s'était engagé à casser b actes du concile de Constantino(/le de ï» 636, contre Anthime de Constantinople,.^vère d'Aniioche et Théodose d'Alexaiiinr Cette élection, évidemment nulle, fat rainj^* après la mort du véritable chef de ïïé^ arrivée en 638. Vigile parut d*abord approuver la doctrine d'Anthime et des êcéjjkiki par une lettre particulière adressée àll^ dose d'Alexandrie ; mais en pttl>!<c il j/f^ fessa toujours hautement la foi albohfi^'*

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IN£ PATROLOGIE

I éi^rivit même h TimperAtriee, au rapport 'Anastase, clans des termes très-énergiques: J*ai ci-devant mal parlé et d*une manière inensée. Maintenant je ne consens nuHttmeut re que vous ayez exigé de moi. )e ne rap- «lierai pas un homme hérétique et anathélatisé. »

Lettre à V empereur Ju$tinien. — Ce prince rourant mauvais que Vigile ne lui eût pas crit aussitôt après son élévation au trône lontifical , ni répondu à la lettre du pariarche Mennas qui lui faisait sa proiesion de foi, lui envoya le patrice Dominique vec des lettres dans lesquelles, après avoir émoigné son attachement à la véritable docrîne, il laissait entrevoir quelque méOance ur la foi de Vigile et sur sa conduite è son ^^rd. Le Pape, dans sa réponse, fait l'éloge e la piété de Tempereur et de sou attachelent à la foi établie dans les conciles de (tcée, de Constantinople Y d'Ephèse et de ihalcédoine. Ensuite il déclare lui-même u*il n'avait pas d'autre foi que celle que les vèques de ces quatre conciles ont profcsée, et que saint Léon et ses autres prédéesseurs ont autorisée par leurs lettres et ar leurs décrets. En conséquence il anatbé- M\se tous ceui qui tiennent une doctrine ontraire, nommément Sévère, eutychien»

ierre d'Apamée, Anthime de Constautinokf Zoara, Théodose d'Alexandrie, Constauinde Laodicée et tous les autres défenseurs a Thérésie d'Eutychès. Il promet toutefois 'accorder la pénitence et la communion à 3US ceux qui, repentants de leurs erreurs, Qbrasseront la foi catholique établie tant ans ces conciles que dans les lettres des vêques du siège apostolique. Il ajoute qu'il vait cru pouvoir se dispenser de répondre la déclaration de Mennas, puisque ces héétiques avaient déjà été suffisamment conamnés. Enûn il supplie l'empereur de ne as souffrir que les privilèges de la chaire e ^aiijt Pierre soient diminués par les arti- <:es des méchants, et de ne lui envoyer que es personnes catholiques et irréprochables ans leurs mœurs.

lettre à Mennoi. — Vigile écrivit en même ^nips au patriarche Mennas, pour le félici- >r de sa soumission aux quatre conciles énùraux, de faccomplisseroent de la pro« lesse qu'il avait faite au Pape Agapel ïe »urde son ordination, et de son acceptation es lettres de saint Léon :« car rien, luidit-il, 6 pouvait lui faire plus d'honneur que de ^server la doctrine des évèques de Rome ; t les archives de Constantinople possèdent 'S lettres que saint Léon avait écrites aux vèques de cette Eglise. » Ensuite il confirme iinathème prononcé par Mennas contre Sé- 6re d'Antioche, Pierre d'Apamée, Anthime l tous les autres schismatiques ; cependant

veut bien recevoir à la pénitence ceux qui iyureraient leurs erreurs pour se réunir à Ei^lise : « car, dit-il, Jésus-Christ n*est pas enu pour perdre, mais pour sauver tous les ouuoes par sa bonté. » Ces deux lettres si- (lées de la main de Vigile et du patrice

Dominique 1 sont datées du 17 septembre

' Leitre à Profiiturus. — Quoique Vigile ne dût pas être regardé comme Pape légitime penaant la vie de Silvère, on ne laissait pas cependant de le consulter. Nous aTons encore sa réponse è Profufurus, évêque de Brague en Lusitanie, datée de Rome, le 29 juin 536, vingt et un jours avant la mort d& Silvère. Cette lettre est divisée en plusieurs articles, qui forment autant de décrets. Dans le premier il condamne ceux qui, à l'imi*' tation des priscillianistes, s'abstenaient de l'usage de la viande comme défendue et mauvaise par elle-même, quoiqu'ils affectassent de s'en abstenir par dévotion. Il les compare aux manichéens, et montre par l'autorité do TEcriture que rien de tout ce que Dieu a créé pour la nourriture de l'homme n'est mauvais, quand on se conforme à ses desseins; comme, ajoute-t-il, on ne doit pas blâmer une abstinence agréable à Dieu , on doit condamner celle qui a pour motif l'exécration de ses créatures. Par le second, il ordonne d'administrer le baptême solennel d'après les règlements du siège apostolique et d'ajouter à la fin de chaque psaume la doxologie : Gloire au Père et au Fils et au Saint-Esprit, pour se conformer à l'usage de toutes les Eglises catholiques. Il recommande d'une manière spéciale de mettre la conjonction et entre le nom de chaque personne ; car quelques-uns ne le mettaient pas entre le Fils et le Saint-Esprit, comme si ee n'était qu*une seule personne. Vigile rtfuter cette erreur par la formule du baptême, dans laquelle nous invoquons séparément le Père, et le Fils, et le Saint-Esprit, sans oublier la conjonction et entre chaque personne. Le troisième article regarde ceux qui, baptisés dans l'Eglise catholique, demandaient à j* rentrer, après avoir reçu un second baptême de la main des ariens. Vigile envoie à Profuturus les règlements ecclésiastiques de l'Eglise romaine qui traitent de ces matières, afin qu'ils lui puissent servir de guide dans ces occasions. Il Tavertit néanmoins qu*it pourra abréger leur pénitence en proportion de leur ferveur. Toutefois il lui tait remarquer que rimposition des mains dans cette circonstance n est pas celle qui s'emploie pour communiquer le Saint-Esprit dans le sacrement de confirmation ; mais celle aveo laquelle on a coutume de réconcilier les pé« nitents avant de les admettre h la communion. H marque dans le quatrième que la consécration d une nouvelle église devait se faire pap l'aspersion de l'eau bénite ou exorcisée : lorsqu'une église était rebâtie sur ses anciens fondements, il n'était pas nécessaire de la consacrer de nouveau, disait^il, mais il suflisait d'y célébrer la sainte messe. Dans le cinquième, il fixe le jour de Pâques pour l'année suivante au S2 avril, et dit (|ue l'or^ dre des prières de la messe est toujours le même, excepté quelques faibles additions faites aux fttes solennelles, c'est-h-dire qu'on ne changeait rien au canon de la messe ; si ce n'est qu'après le Communicaniee ou faisait.

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DICTIONNAIRK

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mémoire de la fête du «jour et des saints

au*on ^ célébrait.. Il ajoute qu*il envoyait es reliques h Profuturus, mais sans marquer à quel saint elles appartenaient. Par le dixième article il défend* sous peine d*ôtre chassé de TEglise de Dieu , de conférer le iMiptème au nom d*une seule personne de la Trinité ou de deux, ou au nom de trois Pères, ou de trôib Fils, ou de trois saints Esprits, et fait une obligation de conférer le baptême» d'après Tordre de Jésus-Christ, au nom du Père, et du Fils et du Saint-Esprit. Le septième porte qu'il Q*est pas douteux que l'Bf^lise romaine *Be soit le fondement, la forme et le principe de toutes les autres Stylises, qui oiK tiré d'elle leur origine; parce que, quoique tous les apôtres aient été uhoisis de la même manière, la prééminence néanmoins a été accordée à saint Pierre, ce qui Ta «fait nommer Céphas, comme chef et prince de tous les apôtres. Ainsi, puisque TE-

êUsQ romaine a la primauté entre toutes les églises, on doit lui communiquer les causes qui regardent la personne des évêques, les affaires importantes de TËglise, et toutes les appellations de ces mêmes causes doivent lui être réservées. Ce dernier article} de la

firiniauté de TEglise romaine et l'article qui raile de la forme du baptême ne se trouvent pas dans plusieurs anciens manuscrits; mais ils se lisent dans la Collection qui porte le nom d'Isidore, et dans celles des conciles du f. Labbe.

ItUre à SBtni Césaire dCArlw. — Ce fut aussi avant la mort de Silvère que le roi Théodebert écrivit à Vigile pour le consulter i^UT la pénitence que Ton devait imposer à celui oui avait épousé la femme de soq frère. Nous ne l'avons plus ; mais Vigile écrivit k cette occasion à suint Césaire, évêque d'Arles, de s'informer du fait et des dispositions du pénitent, pourqu*il pût ensuite fixer au roi le temps nécessaire à une telle pénitence. Ses raisons, pour renvoyer cette affaire à saint Césaire, furent de commettre aux év{^.ques qui étaient sur les lieux la me-; jsure et l'ordre que l'on devait garder dans ces pénitences» aGn qu'ils pussent user d'indulgence, selon les dispositions du pénitent^ Viffile chargea saint Césaire de prier Xhéo«^ debert d'empêcher à l'avenir de semblables désordres, et de s'opposer à ce que ceux qui s'éitaient ainsi maries habitassent ensemble. Cette lettre est du 3 mars 538.

L^tre$ à Auxmiuê, — 14 lettre suivante» datée du 18 octobre 543 , est adressée à Auxaaius, successeur de saiqt Césaire dans le siège d'Arles. Cet évêqqe, aussitôt après son ordination , eqvoya à Roipe le prêtre Jean pour en faire part au Souverain Pontife et Ivii demander eq naême temps le paltium^ Le Pape, quoique disfiosé h lui accor* der sa demande, voulut auparavant ayoir le consentement de l'empereur, aQnde témoin Kner à ce prince le respect qu'il avait pour aa foi et sa piété. Il fait, dans cette lettre, l'éloge de saint Césaire et invite Auxanius à l'iiuilerdans 9es vertus et son attachement

après, le Pape, ayant obtenu le conseoie-. ment de Tompereur par reiUremise de Bé> lisaire, écrivit une seconde lettre à Auu* nius pour l'instituer son vicaire daiis io Gaules, avec toutes les prérujfaiivc!» aiu* ehées à cette qualité. La première lui doQ. nait le pouvoir d'examiner et de leriuintr' les causes des évèques du royaame aict Tassistance d'un nombre déterminé d'éièques, à condition toutefois de renvoyer au Saint-Siège les questions de fui et ies causes majeures, après les avoir examioée^ sur les lieux, et lascconde obligeait les évèques à prendre de lui une lettre fermée, lorsqu'ils voulaient sortir du pavs. Vl|^i:e lui recommande de prier pour lemuerev Justinien , l'impératrice Théodora el le {jatrice Bélisaire, et d^employer tous m moyens licites à un évêque pour eolretedr la paix entre l'empereur et le roi Cbil'J^ bert. Il lui accorde Tusa^e du paUiu, comme le Pape Symmaque l'avait acconki son prédécesseur, et le charge de duusi communication de sa lettre i tous les e\^ ques. Par une autre lettre du méfflejuttr. le Pape donna commission à Auxanius, accompagné d*un nombre déterminé dVvéques, de juger l'atTaire de Prétextai. Vijjiie écrivit en même temps aux évèques 'du royaume de Childebert, et à tous ceux qui avaient coutume d'être ordonnés parlV^èque d'Arles , afin de les exhorter à rt*coih naître Auxanius pour son vicaire, lui obéir et |)rendre de lui îles lettres fermées lorv qu ils seraient oblisés de faire des voyages un peu longs. Il déclare suspendus'deii communion de leurs frères les évéjuesqiii refuseront d'obéir à celui d'Arles et i\^i( trouverauxconciies qu'il aura indiqués.]lvb

lecasd'intirmilé ou de quelque auireebii<^ chementy il veut qu'ils se fassent reiii[i!Âia par un prêtre ou un diacre.

Vigile alla à Constantinople en 5V7, et v montra la même fermeté que dans sa Ictire à rimpératrice Théodora, Ayant publié une sentence de condamnation contre cette dernière et les acéphales, il essuya les ressentiments de l'impératrice, etfut, selon kuàsw, traîné dans tes rues de Cunstantioople, U corde au cqu, et ensuite renfermé dans un cachot. La mort d^Qthime mit lin à celte scèae cruelle, qui ne tarda pas h être renouvelée à l'occasion de la condamnation des trois chapitres. L'empereur Justinien ie) avait condamnés par un édit publié en 5iô. II voulut forcer le Pape à en faire autant, mais il refusa, dans la crainte d^eQcouragtr les eutychéens et de parafire accuser d'bcrésie des personnes dont l'orthodoxie imr* sonuûile, malgré quehfues défauts de ieur> écrits,avait paru a voir été reconnue aucoociie de Chalcédoine. Pour terminer cette affaire, il convint avec fempereur de convoquer ui concile à Constantinople, et qu'en attcnJac^ on ne prononcerait pas sur ce.te quesuos. mais, malgré cette surséauce, on en viut i une telle extrémité que Vigile» |X)ur uit^i^f^ sa vie en sûreté, fut obligé de se réfu^'^

ftUlJéçr^ts du SaiiU-Siége. Dix>huit mois dans une église. Le préleur j cnira «»<•

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des soldats armés et voulut en arracher le Pape, qui avait embrassé les piliers qui soutenaient Tautel; mais le peuple:coniraîgnit le préteur de se retirer. C'est pendant ces violences que le pontife s*écria : h Je vous déclare que, quoique vous me teniez captif, vous ne tenez pas saint Pierre. » Le concrie se tint en 553 et condamna les trois chapitres. Le Pape, qui ne voulut pas être présent au concile, parce qu'il n'était presque composé que de prélats orientaux, promit do donner son avis en particulier. Il dressa un grand décret appelé Constitutumt par lequel il condamna les trois chapitres, en é()ar^nant les personnes. Il confirma ensuite les décisions du concile et dit qu'il u ; avait pas de honte de rétracter ce qu'il avait pu dire en faveur des trois chapitres, et, qu'après un plus mûr examen, il les avait trouvés condamnables.]] donna encore une constitution dont le résultat est le même ui avait été publié par Marca. Plusieurs glises d'Occident se scandalisèrent de cette décision. Aurélien , évéque d*Arles, s'en plaignit fortement au Pape, qui lui répondit : « Soyez assuré que nous n'avons rien lait qui puisse être contraire aux constitua tioas de nos prédécesseurs, h la foi des quatre conciles, savoir : de Nicée, de Constaotinople, du premier d*£phèse et de celui de Chalcédoine; ou qui puisse intéresser J'honneur des personnes qui ont souscrit ceUe loi, de Célestin, de Sixte, de Léon en ]iarticulier; qu'au contraire nous rejetons tous ceux qui n'adhèrent pas à la foi de ces quatre conciles. Que votre fraternité , en qualité de vicaire du Saint-Siège, avertisse tous les évoques qu'ils ne doivent pas se laisser surprendre par les écrits supposés qu'on répand, ou par les faut bruits qu'on débite, i» Il y eut néanmoins une espèce de scission de quelques Eglises avec le Pape; mais Pelage et Grégoire le Grand la firent cesser. C'est à tort, dit un critique, que les ennemis de l'Eglise se sont récriés contre cette espèce de variation ou d'incertitude dans l'anaire des trois chapitres. Vigile relusa de regarder comme hérétiques des hommes dont la foi lui paraissait pure, quoiijue leurs écrits [)rèlassent h la censure. Péli^ôO approuva la condamnation de leurs écrits dans des circonstances où leurs personnes semblaient n'être plus compromises, et où les eutychéens ne paraissaient plus pouvoir tirer avantage de cette condamnation. Dans l'attaque des erreurs dominantes, il arrive .très-naturellement que les personnes les mieux intentionnées semblent donner dans une extrémité contraire et s'écarter de ce milieu si étroitement circonscrit où se tient la, vérité. Or rien n*est plus laisonnable que de ne pas confondre les défenseurs peut-être trop ardents de l'orlhodoiic avec les partisans d'une erreur re- ( onnue. Et c'est sous ce point de vue qu'il laut envisager la conduite , quelquefois iné.;;a1e, qucTtuefois même opposée, mais toujours conséquente, que les punlifos et. K'b Louriles ont tenue à 1 égard des doctrines

et des docteurs. A son retour ou Italie, Vigile mourut de la pierre à Syracuse en Sicile, en 555, quelques-uns disent du poi« son. On croit qu*il expia les crimes qu'il avait commis pour monter sur la chaire de Saint-Pierre par tout ce qu'il souffrit depuis; mais le trouble, qui fut la suite naturelle d'une telle démarche, sembla Taxiter tout le temps de son pontificat , et lui imprima un caractère d'irrésolution peu digne du premier pasteur des Chrétiens. H est vrai cependant que quelques écrivains l'ont trop sévèrement jugé; mais les moindres fautes* ou défauts dans des hommes placés sur un siège constamment illustré par de grandes qualités, se font remarquer d'une manière plus saillante que dans toute autre place, quelqu'éminente qu'elle soit. Or, c'est bien là le cas du siège de Rome. Il n'y a pas eu d'empire, dit un auteur moderne , ni de gouvernement quelconque, depuis le commencement du monde, qui ait eu, à beaucoup près, tant de chefs illustrés par la science, la juslice, la sagesse, la piété, que l'Eglise romaine. Dom Constant, dans sa dissertation qui précède les lettres des Papes, prouve que l'on honore d'un culte public tous les Papes qui ont siégé jusqu'au commencement du vi* siècle, à l'exception de Libère : encore celui-ci se rcleva-t-il de sa chute avec tant de courage que saint Ambroise ne parle de lui qu avec admiration. Et dans ces derniers temps, où tout s'est ressenti de la décadence des vertus, le siège de Rome n*a eu, si on en excepte un ou deux, que des Pontifes irréprochables, la plupart dislin-

{;ués par tout ce qui peut faire personnel ement respecter le chef de TEglise.

^) VIGILE, que Gennade met au nombre des écrivains ecclésiastiques, succéda à Abondance vers l'an 385 sur le siège épiscopat de Tt*ente. H parait que c'est le même Vigile qui, quelque temps après son élection, pria saint Ambroise de lui donner quelque règle de conduite pour son ministère épiscopal..

,En effet l'évêque de Trente reconnaissait celui de Milan pour son métropolitain. Saint Vigile, pendant son )K)ntificat, employa tou.s. les mojens pour dissiper les ténèbres qpi. couvraient le canton d'Anaunie; car alorson y adorait Saturne et plusieurs autres divinités. Saint Vigile est mis au nombre des martyrs dans les anciens martyrologes. Usuard déclare qu'il fut accablé de pierres pour le nom de Jésus-Christ, et plaça son martyre sous le consulat de SjjiUcon, en 400 ou au plus tard en 403. ^ .

Ses lettres. — L*évêque Yixile nous a conservé dans deux lettres l'aistoire du martyre de Sisiunius, Martyrlus et Alexandre : l'une est adressée à saint Simplicien,. évê.|ue de Milan, l'autre à saint Jean Chry* sostome, évêque de Coastantiuople. Gennado fait mention de la première, et Bollandus^ nous a donné la seconde sur un manuscrit du- Vatican. Ces deux lettres sont d'un style citrémeineni obscur et embarrassé, particulièrement celle adressée à saint Chrysos.-

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tome. On oe peut guère donner a aulre rai- $0u de cette 'obscurité, sinon qu'il ]:)rilplus de peine pour récrire, parce qu'il avait moins de familiarité avec lui qu'avec saint Simpli« cien. La lettre à l*évèque de Trente est trèscourte et contient en abrégé la vie et le martyre de Sisinnius et de ses deux compagnons. Saint Vigile y témoigne le de.ssein qu'il avait déjà pris de bâtir une église dans le lieu où ils avaient souffert, Gennadesemble dire qu'outre ces lettres saint Vigile avait écrit un livre «ur les martyrs qui avaient souffert de son temps par les persécutions des barbares» et Bonoré d'Autun lui en attribue cinq sur la mêine matière.

VIGILE, évéque de Tapse en Afrique» au vr siècle» fut banni, comme les autres évoques, par HunériCy ou contraint de s'enfuir pour éviter la persécution. Il prit le nom des Pères les plus illustres, et réfuta sous ce masque les hérétiques de son temps, soit pour cacher son nom, qu'il n'est pas toujours prudent de révéler aux gens de secte, soit pour marquer par là Topposition des doctrines hérétiq[ues avec celles des Pères. Cet artifice produisit depuis une grande confusion dans les ouvrages des premiers écrivains ecclésiastiques, et Ton eut beaucoup de peine à reconnaître ceux qui étaient véritablement de Vigile. Les cinq livres contre Eutychès liA ont toujours été attribués. Il ]es composa pendaqt son séjour à Constant*nople ; et, comme il jouissait d'une liberté entière, il no crut pas devoir déguiser son pom. Le P. Quesnel le fait auteur du syip* bole qui porte le nom de saint Athaaase, et pe n'est pas sans fondement.

Analyse du livre premier contre Eutychie. — rL'impudence'de ces hérétiques à répandre leurs erreurs, leur mépris pour les décrets dés conciles et l'autorité des* Pères, engagèrent Vigile à les combattre fortement. «Ils nous accusent, dit- il, d'admettre deux Christs, iorsqim nous disons qu'il y a deux natures ep Jésus-Christ, ce (jui serait tomber dans l'erreur de Nestorius; mais leur accusatioq est sans fondement. Nous confessons qu'iùn'y a qu'un Dieu, et que le môme qui est Fils,. est aussi fils de l'homipe.Mous n'admeHoqs pas deux Fils. Nous cro^^ous que le Verbe s'est fait chair dans le sein de la Vierge, sans que la nature du Verbe ait été changée en chair. Nous disons de même que la nature de la chair est tellement passée dans la personne du Verbe, par son , union avec celui qui s'en est revôtu, qu'elle n*a [)as été consumée dans le Verbe. Les deux natures demeurent, celle du Verbe et celle de la chair, et ces deux natures qui subsistent encore aujourd'hui, forment un seul Christ et une seule personne, p La foi catholique ainsi établie, Vigile combat, par divers raisonnements, l'hérésie d'Eulychès. o S'il n'y a aujourd'hui en Jesus-cChrist qu'une nature, il faut que l'une des deux qu'il a. eues an commencement, ait été détruite.

Quelle est celte nature? Si c'est la nature Ihumaine,. il ne reste donc plus que la nature (lu Verbe, 11 est dom- faux de aire que Jé-

suS'Christ viendra, à la fin des siècles, datu Ja même nature qu'on l'a vu monter au ciel: car il fut aperçu, revêtu d'un corps et tq par des yeux corporels. Ne dit-il pas às^i disciples : Sivousni'ainneZy roiurotiirdW riez de ce que je voue ai dit que je n'en raûi mon Pire (yoon., xiv, 28); et encore :i( toc est utile que je m*en aille : car si je ne m'n vais pas^ le consolateur ne viendra poinit vous. {Joan.f xvi, 5.) On ne peut douterqu le Verbe de Dieu, sa vertu et sa sa^esît n'aient toujours été dans le Père, lors méiQ^ qu'il a conversé parmi nous dans la cbai? De quel endroit dit-il donc qu'il ira, et o: ira-t-il? Comment nous assure-t-il qu'il in à son Père, de qui il n'a jamais été sépan^! C'était aller à son Père et s'éloigner d« nous, que d'enlever de ce monde la natan humaine à Jaguelle il s'était uni. C'est de .s nature humaine qu'il est dit qu'elle sm été enlevée de ce monde, et qu'elle noussi-n rendue h la fin des siècles, selon ces paroles des Actes des apôtres : Ce Jésus qui s'est tint dans le ciel^ viendra de la même manièrt qut vous Vy avez vu monter, {Act. i, 11.) Nous lisons que le Fils de Dieu a été enseveli, um le cro^yons, nous le prêchons, et aucun chr^ tien n ose en douter. Qu'a-tron enseveli de Jésus-Christ? est-ce le Verbe ? est-ce Tâme? est-ce le corps ou le tout ensemble? Il e^i absurde de dire que l'on a enreloppé de iio ceuls le Verbe ou l'flme. Heste donc àdir^ que c'est le corps séparé de i'Ame, qui a été enseveli et porté dans le tombeau. Cela&i voir que les deux natures en Jésus-Chriit ont toujours conservé leur propriété, et que c'est de la chair seule aue doivent s'eniertdre tous les devoirs de la sépulture, quoiqu'on puisse dire, en uu sens, qu'ils od( aussi rapport au Verbe, parce qu'ils conviennent il une chair qui était celle à Verbe.

« Nous lisons dans TEvangile que Jésiis- Christ croissait en Age, et qu'il est paryeou juscfu'à r&ge parfait de la jeunesse. Ceuccroissement s'entend-it du Verbe ou de Ji chair? Si vous répondez qu'il s'entend de Tun et de l'autre, vous admettez un chaogement dans la nature du Verbe. Cela o; peut donc s'expliquer que de la cbair: comme c'est à la chair qu 'il faut rapporter ce C|ui est dit, dans l'Evangile, de la circoocision, des souffrances et de la mort du Sauveur. Le Seigneur avait prédit, dans 0>ét, qu'il serait la mort de la mort même, c>>:à-dire qu'il détruirait la mort aai était entrée dans le monde par le péché ; et comis: il ne pouvait souffrir dans sa propre nature qui est impassible, il a pris la nature ko* maine dans laquelle il a vaincu la niortd3!> ses propres retranchements. Si les euMchiens craignent de reconnaître les profrf^if tés des deux natures, de peur de paraitr admettre deux Christs, n'acc useront -ils f^ les catholiques d'adorer trois dieux, panqu'ils reconnaissent, dans chaque persoDi^: de la Trinité, des propriétés qui les diiUi^ guent l'une de Tauti^ et qui appartieao&i' telltjmenf à chacune en particulier, que J^<

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DE PATlUH.06iL

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foprlétés do Père ne peuvent s'allribuer au ils, ni celles du Fils au Saint-Esprit. Il en si de même de Tlncarnation, qui appartient élément au Fils, qu'on ne peut la rappor- »r ni au Père, ni au Saint-Esprit. C'est le ils qui est né de la Vierge, et non pas le ère; c'est du Fils seul qu'il est dit : Celui^ r est mon Fils bien-aimé. (Uatth., xvii, 5.) est le propre du Père d'engendrer, du Fils 'être né, du Saint-Esprit de procéder. Ce oi est propre à une personne, ne Test pas Taulre ; il n'y a pas de réciprocité dans les rupriétés. Si ces trois personnes, avec liaïune une propriété qui ^es distingue de aulre, mais qui ne l'en sépare pas, ne sont u uu seul Dieu, comment le Fils ne seraitpas un seul Christ, puisque les propriétés esiJeuxnaturesdemeurent entières?» Vigile u donne un exemple dans l'homme, en qui "S cin^ sens, la vue, Touïe, le toucher, le oûu 1 odorat, quoique distingués, ne font éanmoins qu'un seul homme. A ces raisonemenls il ajoute l'autorité de l'Apôtre, qui, n plusieurs endroits de ses Epttres,distinue en Jésus-Christ les deux natures , et dit )Ulefois qu'il n'est qu'un seul Christ, Dieu (homme tout ensemble. Saint Paul va plus fin, et, sans craindre la censure des eutyliens ou des autres ennemis de l'Incarnaou, après avoir déclaré que le Sauveur est ieu et homme pour distinguer* ses deux ainres, il dit clairement t^ujl h'y a en lui u'une seule personne. 5« fuse moi-même 'indulgence^ fen use à cause de vott», au nom en la personne de Jésus-Christ. {II Cor. u , 0.) H accuse de témérité les hérétiques de )n temps, qui, lorsqu'ils entendaient les iilioliques parlant de Jésus-Christ, dire u1l est Dieu et homme, inféraient de la mjonetion el, qu'ils admettaient en lui eux personnes. * Cette manière de parler, ^ur dit Vigile, équivaut à celle-ci : celui ui est Dieu s'est aussi fait homme, et, en i^ta, il n'a rien perdu de ce qu'il était, mais a pris notre nature. » Il semble faire en- *i^ner aux^eutychiens que, jusqu'à la réjrrection, Jésus-Christ avait eu deux na- 1res, mais que, depuis, il n'en avait plus u*une. 11 les réfute par les passages de l'Ean^ile, dans lequel il est dit qu'après la 5surrectloii , le Sauveur, pour montrer la ^alité de son corps, buvait et mangeait avec is disciples, et le leur donnait à toucher. H -'rail inutile de répondre qu'il ne coni- )en(;a à n'avoir plus qu'une nature après m Ascension, puisque l'Ecriture répète iuvent que le Fils de l'homme viendra, au ernier jour, dans la gloire de son Père. Iledit encore qu'il nous sert d'avocat aurès de son Père, et qu'il intercède pour nos écliés. N*est-ce pas comme homme quil smplii ses fonctions, et non pas comme *ieu? Viijile remarque que l'hérésie euty- ^ienne a pris sa source dans celles d'Apolnaire et d'Arius. U exhorte ceux qui en taient infectés, do l'abandonner et de faire éoiience de leur égarement. Il s'engage, en 'i«ilquo sorte, à prouver la doctrine catho- <iue par des. témoignages tirés des écrits

de saint G* egoire de Naiiante, de saint Basile, de Théophile, de saint Jean Chrysostoroe, de saint Cyrille et do plusieurs autres écrivains qui ont tous enseigné la doctrine des deux natures.

Analyse du livre second.'—U suppose dans le second livre qu'il avait allégué tous ces témoignages; cependant nous n en trouvons ni dans l'un ni dans l'autre. Les hérétiques ne sont tombés dans l'erreur que pour avoir mal entendu le sens des Ecritures et les avoir interprétées selon leur caprice. Aussi ont-ils donné dans des hérésies opposées, et se sont-ils condamnés mutuellement. Les sabelliens qui n'admettaient qu'une seule personne dans la Trinité, ont condamné les ariens qui en reconnaissaient trois, et les ariens à leur tour ont condamné les sabelliens. Leur combnt a été une victoire pour l'Eglise. Il en a été de même des manichéens et des pbotiniens ; ceux-là, à la vue i\es prodiges due Jésus-Christ avait faits, n'ont pas voulu le reconnaître pour homme : ceui-ci, le voyant suiet aux infirmités humaines, ont refusé de l'adorer comme Dieu. C'est une chose merveilleuse que la vérité ait été confirmée par ceux-mèmes qui l'ont attaquée, et qa*ils aient avaneé en même temps et la vérité et le mensonge. Sabellius est louable de n'avoir admis qu'nue nature en Dieu ; il est blAmable de n'avoir admis qu'une personne dans cette nature. Ariusa dit la vérité lorsqu'il a enseigné qu'il y a en Dieu trois personnes distinctes l'une de l'autre, et il aavancé une fausseté, en disant qu'elles n'ont ni une même nature ni une mAme puissance. Jésus- Christ a décidé la difficulté par ces paroles : Mon Pire et moi nous sommes uneméme chose. (Joari. X, 30.) Par ces paroles , mon Pire et moi, il distingue ce que Sabellius avait confondu: et par ces autres: sommes une même chose, il unit ce qu'Arius avait séparé. Les termes, uneméme chose, marquent l'unité do nature : le mot sommes, la distinction des personnes: ce qui est confirmé par la forme du baptême : baptisez les nations au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit, l'unité de nom dans les trois personnes désigne l'unifeâ de leur nature. Manès dit la vérité lorsqu'il dit que Jésus-Christ est Dieu, mais il se trompe en refusant à Jésns-Christ l'humanité. Photius dit que Jésus-Chrisiest homme, il ne dit rien que de vrai; mais c'est une impiété à lui de nier la divinité du Sauveur. Il y a aussi du vrai et du faux dans la doc* trine de Nestorius et d'Ëutychès , quoiqu'ils raisonnent l'un et l'autre sur de faux principes. Ainsi Nestorius prétend qu'il y a deux personnes en Jésus-Christ, parce qu'il y a deux natures ; et Eutychèw infère l'unité de nature de l'unité de personne. Vigile établit la doctrine catholique des deux natures sur les deux naissances différentes que l'Ecriture reconnaît en Jésus-Christ, l'une par laquelle il est né de sa mère sans le seoonrs d'aucun homme. L'Apôtre donne à ces deux naissances le nom de forme, par ces paroles : Soyez dans te même êeniimsni ^ue Jêsus-Christ qm^ aifant la forme et U$ n<|«

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{iiff de Dieu ^ i*est anéanti lii-méme en prenant la forme et la nature de serviteur. (Plnlip. II, 7.) Ces deux formes sont aussi marquées dans le prophète Isaïe '^t dans le psaume xuv*. Il monlre ensuite par un passage de la seconde Eptlre aux Corinthiens f qu'il n'y a qu'une personne en Jésus-Christ. Par le moyen de l'union des deux natures en une personne, il explique divers passages de l'Ecriture, qui, sanscela, seraient inintelligibles. Par exemple il est dit dans saint Jean, que Personne n'est monté au ciel^ que celui qui est descendu du ciel^ savoir le Fils de V homme qui est dans le ciel, {Joan. III, 13.).Ce n'est pas ie Filsde l'iiomme qui est descendu du ciel ; c'est le Verbe de Bien ; mais parce que le Verbe est uni à la chair d'une manière si ineffable , <iue le Verbe est appelé chair, et la chair Dieu. Ce qui est propre au Verbe est commun h la cnair, comme ce qui est propre à la chair est commun au Verbe, parce que le Verbe et la chair ne font qu'un seul Christ et une seule personne. C'est à raison de cette communion de propriétés de chaque nature, qui est produite par leur union en une seule

f personne dans Jésus-Christ, qu'il est dit que e Verbe avec la chair, c'est-à-dire le Fils de l'homme est descendu du ciel, quoique le Verbe seul en soit descendu sans la chair : de même il est dit encore que Dieu a été enseveli pendant trois jours dans le torobeaUt quoique la chair seule y soit descendue. Lors donc que nous disons que Dieu a souffert et qu'il est mort, que cette expression n'effraye pas Nestôrius : nous ne parlons ainsi qu'à raison de l'union des deux natures dans une seule personne; lorsque nous disons que Dieu n'a pas souffert, qu'il n'est pas mort, puisqu'il est impassible, qu'Eutychès ne s^épouvante pas de cette manière de parler; nous ne l'employons que relativement à la propriété (le la nature divine qui est impassible. Vigile le prouve par plusieurs passages de l'Ecriture, par lesquels il fait voir d'un côté que le Verbe est immortel; de l'autre, que les souffrances appartiennent à la chair selon la nature et au Verbe par la personne, parce que la personne du Verbe et de la chair est une et la même : en sorte que l'on peut dire que Dieu a souffert et qu'il n'a pas souffert ; il a souffert à raison de l'union de sa personne avec la nature humaine ; et il est impassible selon la propriété de la nature divine.

11 est certain que Jésus-Christ fut cruciQé le vendredi ; le même jour son Ame descendit aux enfers ; il fut mis dans le tombeau et dit au larron : Vous serez aujourd'hui avec moi dans le paradis (Luc. xxiii , 43) , personne n'en doute. Le corps de Jésus-Christ ne fut pas ce jour-là dans le ciel, ni dans les enfers ; il demeura trois jours dans le tombeau, et pendant ces trois jours son âme éiait dans les enfers et non pas dans le tombeau. Nous disons toutefois avec vérité, que le Sauveur fut dans le tombeau, quoiqu'il n'y ait été que dans sa chair, qu'il a (ié dans les enfers, mais avec son Ame seule:

c'est le même Christ qui, quoique partoul, est distribué en divers endroits: daos le tombeau selon le corps ; dans les enfers par son Ame. Nous disons de même de Diea, qu'il a été dans le tombeau, mais dans ^ chair seule; qu'il est descendu aux enfers, mais par son Ame seule. Comme on dild ua homme qu'il entend la voix , quoiqu'il oe Tentende que par ses oreilles; qu'il Toit la lumière, quoique ce soit seulement perses yeux ; on dit pareillement de Dieu, quili souffert, mais dans sa chair seule, et qu'il est impassible, mais selon sa divinité senie: en un mot. Dieu a souffert à raison de IV nion de sa personne avec la niiore humalae: il est impassible par sa nature divioe. U divinité a souffert les injures de la passion ; mais la chair seule y a été sensibk Vi^le rejette sur une crainte mal fondée la dirersité de langage de quelques catholiques, ijui cependant avaient une môme foi. La|}{ojUf( craignaient de dire deux natures, poaroe pas paraître donner dans l'erreur de Minrius , qui admettait deux personnes: M pourt^uoi, lorsqu'ils voulaient expliquer leur doctrine sur ce point, ils se servaient de circonlocutions pour ne pas employer ie terme de deux natures : d'autres, qui ne laissaieal pas de croire qu'il n'y a en Jésus>Chri$t qu'une seule personne et qu'il est TraiœeDt liieu et homme , ne voulaient pas dire que le Seigneur a souffert et qu'il est mort, daos la crainte de paraître infectés des erreurs d'Apollinaire et d'Eutycbès. « Pourquoi, tei.r dit-il , craignez-vous de dire deux natares, puisque l'Apôtre a employé le terme dedeui formes ? une par laquelle Jésus-Christ e$( Dieu, et l'autre selon laquelle il est homoie? saint Atbanase a dit deux natures, etto^ les Pères grecs et latins ont employé de seablables expressions. Pourquoi craiguez-^uus encore de dire que Dieu a souffert , pui^qae les écrits des apôtres tiennent partout c« langage ? Confessez de bouche ce que tcus croyez de cœur , a6n que la divine bum^ nité vous soit propice. »

Analyse du livre troisteme. ^- Les eutychiens disaient non-seulement qu'il aj avait qu'une seule natu.'*e du Verbe et deia chair , mais encore que le Verbe avait apporté cette chair du ciel et ne l'avait pis prise dans le corps sacré de la vierge Marie. C'était renouveler l'hérésie de ValeoÛD et de Marcion , qui assuraient que le Verlie fait chair n*avait rien pris de notre nature dans le sein de la Vierge. Vigile réfute celte erreur par l'autorité du symbole de Nitée, que les eulychicns admettaient, ei ensuit».' par ces paroles de l'ange à ^arie : le Saint- Esprit surviendra en vous^ et la vertu i^ Très-Haut vous couvrira de son ombre: cf^ pourquoi le fruit saint qui naîtra de t.v sera appelé le Fils de Dieu. {Luc. i, 35.) L'aOr^ ne dit pas : Ce qui naîtra en vous^ comme? eût voulu marquer un simple passag^^jù Verbe par la Vierge ; mais, ce qui naim^ vous^ pour mieux marquer la vérité ei« réalité du corps que le Verbe devait p^** dre dans le sein de Marie. Quelle ra * '"

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