‹ Dictionnaire général et complet des persécutions souffertes par l'égliseChapitre 178 sur 207 · VI · texte numérisé non relu

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D£ PATROLOGOC.

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rait en effet le Verbe de passer par le sein e la Vierge, s'il n*en devait rien prendre? u comment serait-il vrai que Jésus-Christ st né de la race de David , ainsi que le dit ûnt Paul , s'il n'avait pas pris un corps ans le sein d*une personne qui fût ellelême descendue de David? Le Fils de Dieu e dit-i] pas lui-même dans Isaie, qu*il a té formé dans le sein de sa mère. Cela ne eut s*enlen.lre du Verbe; on doit donc l'exliquer du rorps qu'il a pris dans* le sein irginal. Vigile rapporte ensuite un grand ombre de prophéties et de ligures de l'Anien Testament, qui toutes annonçaient le lessie et ma rouaient qu'il devait prendre D rorps dans le sein d une vierge.

Analyse du livre qtuMlriime, — Vigile en reprend dans le quatrième livre, de montrer ue la lettre de saint Léon à Flavien, et les écrets du concile de Chalcédoine, n'ont rien ue de conforme à la doctrine catholique et '>o5tolique. Il commence par défendre la *Ure de saint Léon ; car on y faisait cette bjcciion : au lieu de dire au commenceiient de la profession de foi : Tous les fi^ \èU$ fo7it profession de croire en Dieu le Père oat-puissani^ et en Jésus^Christ son Fils inique notre Seigneur ^ il aurait dû dire coiinmiénient au décret du concile de Nicée : :n un Dieu Père et en un Jésus-Christ son ■"^fe, Vij^ile répond que le symbole rapporté lans la lettre de saint Léon, ^taitabsoluuent le même et en usa.^o dans TEglise de tome dès avant le concile de Nicée et dès e temps des apôtres et que l'on continuait à 'enseigner aux fidèles dans la même forme. LestermeSy dit-il, ne portent aucun préjuiice lorsque le sens est catholiaue, et la uanière dont la foi est exprimée d^ns ce ^vmbole a beaucoup plus de rapport à ces paroles de Jésus-Ctirist : Vous croyez en OieUf croyez aussi en moi, {Joan, xiv, 1.) Il ne dit pas : Vous croyez en un DieuPire^ croyez aussi en un moi-même^ car qui ne sait pas qu'il y a un Dieu Père et un Jésus- Christ son Fils? Vigile s*étonno que ceux qui faisaient ce reproche à saint Léon, n'avaient pas encore censuré d'autres expressions qui se trouvent dans sa profession de loi* entre autres celle-ci : Qui est né du Sainl- Esprit et de la Vierge Marie ^ puisque ces termes ne se lisent pas dans le symbole de Nicée. Il fait voir ensuite que le calomniateur attribuait à saint Léon plusieurs locutions dont on ne trouvait aucun vestige Anns sa lettre et qu'il en avait interprété ^i'av:tres dans un sens absolument faux et coturaire à la pensée de ce Pape. Il avait (iit : Celui qui est vrai Dieu est aussi vrai homme, et il ue peut mémo y avoir de uu'nsonge dans cette union, dans laquelle I |mtniliié de l'homme et la grandeur de la divinité gardent les opérations qui leur sont ITujn-es. L'hypocrite contradicteur faisait t^jniondro que saint Léon marquait par^là deux personnes séparées, au lieu qu'il vou-

lait dire seulement, que les deux natures demeuraient en Jésus-Christ après luuiou. « Comment, ajoute Vigile, ce contradicteur n a-t-il pas encore accusé saint Paul, pour avoir distingué dans l'homme deux choses qui ont chacune leurs opérations propres et môme contraires, la chair et l'esprit? La chair^ dit cet apôtre, n des désirs contraires à ceux de l'esprit^ et l'esprit en a de contraires à ceux de la chair^ et ils sont op^ posés l'un à l'autre. {Galat. v, 17.) De mémo donc que l'homme est un, quoiqu'il y ait deux choses en lui qui ont chacune leurs opérations propres; de même ausbi Jésus- Cnrist est un* quoiqu'il y ait en lui une nature sujette aux infirmités, et une autre qui brille par ses vertus, c'cst-è-dire la chair et le Verbe. L'apôtre a distingué ces deux natures en Jésus-Christ, lorsqu'il a dit de lui : Encore qu'il ait été cruci(ié selon la faiblesse de la chair f il vit néanmoins maintenant par la vertu de Dieu. » (// Cor. xiu, k.) Vigile montre à son a iversaire qu'en avouant que Jésus-Christ était homme parfait et Dieu tout ensemble, il reconnaissait par conséquent les deux natures, et qu'en vain il s'était étendu à prouver qu'il n'y a qu'un Christ, puisqu'aucun des catholiaues ne le contestait. Mais c'était une impiété de conclure de l'uniié de personne a l'unité do nature, sous prétexte que les deux natures sont désignées dans le Sauveur par un seul nom, qui est celui de Christ. 11 montre que . le nom de Christ est le nom propre de la chair et non pas du Verbe, et que Dieu est le nom qui convient au Verbe et non i)as à la chair. Toutefois le Verbe, h cause de sa chair, est homme Jésus-Christ, comme la chair à cause du Verbe est Dieu-Verbe (28). Le nom de Christ signifie oint : et comme l'onction ne peut s'appliquer qu'à l'humanité, il est évident que le terme Christ lui appartient. Mais depuis l'union des deux natures, il n'y a qu'un nom de la divinité et de l'humanité, qui est celui de Jésus-Christ, dont l'Apôtre se sert, en parlant des deux natures, dans rfpllre aux Philippiens. C*e$t pourquoi nous croyons et nous prêchons avec le même apôtre : Un Dieu crucifié et mort dans la nature humaine, qui, à causa de son union avec le Verbe, possède le nom do Dieu.

Vigile fait un reproche à son adversaire, d'avoir corrompu le texte de l'Ecriture, au suiet de la Passion de Jésus-Christ : et il a été mis au nombre des méchants [Isa. un, 12), lorsqu'il le rend par ces paroles : Et il a étémis entre les morts. Il lui fait voir qu il ne savait pas môme se soutenir dans sts erreurs; car, en ne voulant pas dire que Dieu fût mort , il avouait toutefois qu'il avait été sujet aux infirmités de la nature humaine, ce qui prouvait évidemment qu'il s'en était revêtu. Il passe à une autre accusatiou cou* tre la lettre de saint Léon : nous y tisons : C'est le même qui est vrai Fils de Dieu K

(^) Celle exprcs>iun nous a paru tetlcmcni singulière que mut avons cru «ifiTotr ta donner taoi Tn^B'li iigrr.

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yrn! Fifs de l'homme : il suffisait de diro, objectait cet adversaire : il n*y a gu'un seul et même Fils qui a été irréversiblement fait homme. Vigile soutient qu*il n'y a pas de différence entre dire que le même qui est Fils de Dieu a été fait homme et de dire qu'il est Fils de l'Homme. Mais, parée que ces dernières expressions pouvaient déplaire à son adversaire, il lui dit de les effacer du livre des Fvangiles. IJ montre qu'il n*avait pas mieux réussi dans la censure de ces autres paroles de saint Léon : Chacune des deux natures oçère avec la participation de ]*autre ce qui lui est propre. Vous ne montrerez jamais, lui dit-il, que saint Léon ait dit qu'un certain homme a opéré : Il se sert toujours du ternie de nature et il en reconnaît deux en Jésus-Christ et non pas deux personnes. Pourquoi donc, ajoutait l'adversaire, ce Pape a-t-il dit : La naissance de la chair montre la nature humaine : L'enfantement d*une vierge montre la puissance divine? C'est un enfant dans le berceau, et les anges viennent l'adorer et le louent comme le Très-Haut. Hérode veut le tuf r, et les mages viennent lui offrir des i)résents comme à leur Dieu. N'est-ce pas là reconnaître deux Christs? Cela serait ainsi, répond Vigile, si saint Léon avait dit : Autre est celui qui est dansle berceau, autre celui qui est loué par les anges» Mais ce Père dit que les anges viennent adorer le même qu'Hérode veut mettre à mort. Toutes ces façons de parler de saint Léon, servent à montrer qu'il v avait en Jésus-Christ deux natures unies a une seule personne. C'est cette unité de personne qui lui fait dire que le même qui est vrai Dieu est aussi vrai homme; et que, quoique le sujet de lasoulfrance commune à l'un et à l'autre ainsi que le sujet de leur gloire commune soit diffé* rent, néanmoins ce qui est propre à la chair appartient au Verbe, et ce qui est prop/e au Verbe appartient à la chair , parce que Jésus-Christ est un dans les deux natures dont il est comj}osé. Vigile montre par un exemple, que samt Léon a pu dire de Jésus- Christ qu'il est mort et qu'il est la vie, quoique ces deux choses soient entièrement opposées. N'est-il pas dit dans l'Evangile: ffe craignez pas ceux qui tuent le corps et qui ne peuvent tuer l'âme. (Matth. x » 28.) 11 y a donc dans chacun de nous une nature mortelle et une nature immortelle différentes l'une de l'autre. La chair meurt en nous, mais l'âme ne meurt pas. Comme donc ce n'est qu*un seul homme qui meurt dans une de ses parties et qui ne meurt pas dans l'autre, de même il n'y a qu'un Christ qui est mort dans sa chair et non pas selon la divinité. Vigile rapporte un assez lon^ passage du livre que son adversaire avait comjposé contre le concile de Chalcédoine, et lait voir que s'il s'en tenait à cet éciit, on ne pourrait douter qu'il ne fût dans des sentiments catholiques, puisqu'il Y reconnaissait en Jésus-Christ deux natures subsistantes avec toutes leurs propriétés^ sans que l'une ou l'autre de ces

natures ail souffert de changement liaos leur union en une seule personne. Mais ce qu'il b&tissait d'une main, dit-il, il ie détruisait de l'autre ; ainsi on devait conclura que lui et ceux de sa secte ne cherchaient qu'à obscurcir la vérité par leurs mensoc.

Ses, en parlant d'une manière et en pem^ot 'une autre. Ils reconnaissaient dans leuD écrits deux natures en Jésos-Chnt , ei croyaient au contraire qu'il n'y en arait qu'une, ils n'étaient pas même plus coQy tants dans leurs écrits : ainsi» après j aToir établi la vérité dans un endroit, ils la combattaient dans d'autres et tombaient dans l'hérésie arienne parce qu'ils niaient ia génération éternelle du Verbe etmetlaieDilô Fils de Dieu au rang des créatures.

Ils soutenaient que les Pères deNicéenV vaient pas distingué dans Jésus-Cbrisl l'banianité, selon laquelle il est inférieure sua Père, ni la divinité, par laquelle illujest égal ; mais qu'ils s'étaient contentés dédire

Îu'il était de la même substance qo^m ère ; d'où les eutychiens inféraient qu'Un y avait en lui qu'une nature. C'était cormin-

Ere visiblement le sens du symbole de Nirée. es Pères qui le composèrent y élabiiretil premièrement la divinité du Fils et sagroération éternelle ; à guoi ils ajoutèrent qu'il était descendu du ciel et s'était iocaroé. 11$ firent une distinction claire entre la substance du Fils de Dieu et son incarnation. Us dirent de sa substance qu'elle était ooéte^ nelle au Père, et, de son incarnation, qu'elle s*est faite dans le temps , et distin^^uaient par là les deux natures en Jésas*Chrisi : une selon laquelle il est né du PèrearaDi tous les siècles; l'autre, par laquelle iitsi né de la Vierge à la fin des siècles. Selon i^

f)remière, il est coéternel à son Père ;sek« a seconde, il lui est postérieur. Par qutlle autoritéf dit Vigile à son adversaire, oseivous assurer qu'on ne peut trouver eoJesus-Christ son égalité avec Dieu et son infériorité? N'a-t-il pas dit lui-même dans un endroit : Mon Pire est plus grand que moi {Joqn. XIV, 28) ; et dans un autre : Mon tin et moi sommes une même chose ? {Joan, x, ^j Les eutychiens disaient que le Verbe s était rendu visible aux hommes dans sa propre nature, et non par la chair qu'il avait prise dans la sein de Marie. Pour soutenir leile allégation, ils s'autorisaient de ces paroirs de saint Jean : Nous vous annonçons la parole de vie^ qui était dès le commencmtnit que nous avons vue de nos yeux^ et qtu nou avons touchée de nos mains. (7 Joan, t, 1-^1 S'il en est ainsi, leur demande Vigile, comment sommes - nous obligés de croire qi^e les apôtres eurent seuls ie privilège de ie voir et de le toucher après sa résurrection, puisque les soldats qui le crucifièrent ^ touchèrent et le virent aussi? Ils virent même le Père en voyant le Fils, d'après ces}** rôles : Qui mt voit , voit aussi mon t^ \joan. XIV, 9.) L'impiété de cette inlerfr lation doit en faire donner une autre t^ paraboles de saint Jean, qui se doivenlrt* pliquer non d'une vue et d*un atloucliecic»'

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m, PATROLOGIE.

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corporel, maïs de la foi : ce q[ui parait claîremenl pur la suite de son discours. Nous iovonê que lorsque Jésus-Christ se montrera dans sa gtoirSy nous serons semblables à /tii\ force que nous le verrons tel quil est. ( / Joan, m, 2.) Cet apôlre avait touché Jésus- Christ, il Tavait vu. Comment donc soubaite-t-il de le voir, et comment met-il sa félicité daoïs cette vision ?Ii ne dît pas : Nous l'avons vu ; mais : Nous te verrons tel qu'il est. Il ne dit pas : II s'est déjà montré dans sa gloire ; mais : // se montrera. Pourquoi ces façons de parler, sinon parce que le Fils ne s'est point encore montré tel qu'il est, mais tel qu'il a été créé, c'est-à-dire, comme homme ; au lieu que, dans le siècle futur, on le verra tel qu'il est, même selon sa divinité. C*est donc par la foi et non par les yeux du corps que saint Jean dit qu'il avait vu la pa-rôle de t?te, c'est-à-dire, le Verbe ciui était dès le commencement.

Analyse du livre cinquième. — Vigile ne doute pas que l'on ne doive regarder comme hérétiques ceux qui rejetaient et méprisaient les décrets du saint concile de Chafcédoine, et qui poussaient leur témérité jusqu'à accuser les évëques dont il était com- Ïosé, d'avoir abandonné la foi catholique, es eutychiens, qui étaient de ce nombre, formaient contre ce concile trois chefs d'accusation : le premier, d'avoir reçu dans cette assemblée des évoques que Ton eu avait chassés auparavant ; le second, d'avoir cgouté au symbole de Nicée ; et le troisième, d'avoir fait un décret touchant les deux natures. Vigile, dans son cinquième livre, répond à ces accusations. Il dit, sur la première, qu'il est digne du chrétien, et môme de 1 apôtre, de recevoir pour le bien de la paix et de la concorde, ceux que l'on avait contraints de sortir, peut-être a cause de leur opiniâtreté dans quelaue sentiment. Saint Paul, qui avait refusé de prendre avec lui Jean Marc» quoique saint Barnabe Ten nriàt, ne le pritil pas depuis, dans la pensée (][u'il pouvait lui être très-utile pour le ministère de l'Evangile. Sur le second' chef d'accusation, Vi* gile dit aux eutychiens qu'ils ne connaissent pas la règle et la coutume des conciles catholiques, qui est de faire des décrets à mesure q^ue la nécessité des nouveaux hérétiques les y oblige; mais sans toucher à ce que des conciles plus anciens auraient fléjà fait contre les hérétiques de leur Icmps. Si, après les décrets au concile de Ricée, il n'est plus permis de rien recevoir, par quelle autorité oserons-nous assurer que le Saint-Esprit est de la même substance que le Père, puis€|u*il n*en est rien dit dans ce concile T Saint Athanase, saint Eusèbe de Verceil et plusieurs autres assemblés à Alexandrie au retour de leur exil, n'y composèrent-ils pas une règle de foi, pour établir la divinité du Saint-Esprit contre lliérésie de MacédoniusT Vigile allègue encore ce qui se Qt dans le concile d*Ancyre contre la formule de^Sirmium; ^ans celui de Sardique et celui de Siruiium contre Photin : mais il n'est pas exact

dans cequ il rap[K)rte de ces aeux derniers conciles. Dans laquestiondes deux natures, on ne pouvait pasr^accuser de nouveauté les Pères de Chalcédoine pour l'avoir agitée, moins encore pour en avoir fait la matière d'un de leurs décrets. La doctrine de TEglise sur ce point se trouve bien établie, non-seulement dans les Pères qui ont précédé ce concile, comme saint Athanase, saint Hilaire, saint Jean Cbrysostome; mais encore dans les divines Ecritures. Pour renverser la foi de l'Eglise, sur ce point les eutychiens objectaient qu'il n'y avait pas de nature qui n'eût une personne propre, ni de personne qui n'eût une nature propre. Ils faisaient cette objection, pour embarrasser les catholiques, qui, admettant en Jésus-Christ deux natures, se trouvaient engagés par ce faux raisonnement à admettre aussi deux personnes en Jésus-Christ. Vigile leur demande des exemplesde ce qu'ils alléguaient, et comme ils n'eu pouvaient donner, il les presse de répondre à cette question des ariens : Si chaque personne a sa propre nature et si chaque nature a sa propre personne, comment n'y a-t il pas dans la Trinité trois natures, comme il y a trois personnes ? S'il y a trois personnes et une seule nature, ce que disent les eutychiens est donc faux, que chaque personne doit avoir sa propre nature? Il ny a dans Thommo même qu'une seule et même personne*

3uoique lanaturede son âme soit différente e la nature de son corps. L'exemple de l'homme fournit à Vigile une réponse à ceux qui ne voulaient pas reconnaître eu Jésus-Christ la propriété des natures. Il est différent, dit-il, d'avoir un commencement et de n'en pas avoir; de pouvoir mourir et d'être immortel. Ces deux choses néanmoins sont propres à Jésus-Christ, mais à différents égards : il est mortel par sa nature humaine et immortel par sa nature divine.

L'homme à cause de son corps peut conserver les vestiges des coups de fouets ; mais il ne peut les garder dans son âme. Ces deux choses lui sont propres, mais sous ditl'érents aspects, à cause de la différence des natures dont il est composé. Vigile prouve par un grand nombre de passages de l'Ecriture rexistence des deux natures en Jésus-Christ ; mais il montre en même temps que les propriétés d'une nature ne peuvent pas se dire des propriétés de l'nutre, quoiqu'elles se disent toutes de Jésus-Christ à raison de l'unité de personne; qu'ainsi l'on ne peut pas rapporter aux propriétés de la nature du Verbe les propriétés de la chair, ni aux propriétés de la chair celles de la nature du Verbe. Les eutychiens disaient

Ïu'il n'y avait aucun inconvénient que le ils de Dieu souffrit dans sa nature divine pour nous racheter. Vigile leur demande puurquoidoncila voulu naître d'une Vierge. C'est en cela, dit-il, que sa charité a paru d'autant plus grande, que sa mort étant nécessaire pour nous racheter, et no pouvant la souffrir dans sa propre pâture, il a pris la nôtre pour accomplir Touvra^o de notre

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salut. Il accorde pour un moment à ces hérétiques, que le Fils de Dieu ait pu souffrir dans sa nature; mais il soutient qu*fls ne pourront inférer de là iunité de nature en Jésus-Christ. En effet, il est dit de lui» que parce quHl s'était rabaissé jusqu à la mort de la croix j Dieu Va élevé aune souveraine gran^ deur, et lui a donné un nom au-dessus de tous les noms. (Philip, ii, 9.) £st-ce de la nature du Verbe que cela se doit entendre? Y a-t- 11 eu un temps où il n'ait pas eu un nom au-dessus de tout nom? A-t-il pu mériter par ses œuvres une grandeur qu*il n'aurait pas eue auparavant? Ces paroles de l'Apôlre ne peuvent s'expliquer que de Jésus-Christ comme homme. Vigile passe ensuite à Tobjection de son adversaire contre le concile de Chalcédoine. Lesévéques, après avoir rapporté le symbole de Nicée et celui de Constantinople, ajoutaient : Ce symbole suffisait pour la reconnaissance parfaite de la religion : car il enseigne tout ce qu'on doit croire touchant le Père, le Fils et le Saint- Esprit, et Tincarnation de T^otre-Seigneur. Cet adversaire voyant que les Pères de ce concile, après avoir parlé des trois personnes de la Trinité, ajoutaient un article sur l'incarnation de Noire-Seigueur, les accusaient d'avoir ajouté comme un quatrième à la sainte Trinité. Il aurait voulu qu'ils se fussent exprimés ainsi : Ce symbole enseigne pleinement ce que l'on doit croire du Père, du Fils et du Saint-Esprit, de son Incarnation. S*ils avaient parlé de la sorte, répond Vigile, ils auraient laissé les tidèles incertains sur laquelle des trois personnes de la Trinité devait tomber Tlncarnation ; ou du moins, on aurait pu croire qu'elle regardait le Saint-Esprit, qui est nommé immédiatement avant le terme d'incarnation. Ce fut donc pour éviter cette équivoque, que les évoques de ChalcéJoine, après avoir parlé des personnes de la Trinité, marquèrent par un article distinct que le Fils s'était incarné. On voit une semblable précaution dans le commencement de l'EpUre aux Romains. Saint Paul, dans la crainte que cé qu'il y disait de la résurrection ne s'enten« dit du Saint-Esprit, répète le nom de Jésus- Christ, afin d'ôter toute équivoque. Aux passages de l'Ecriture qui établissent les deux natures eu Jésus-Christ, Vigile en ajoute un grand nombre d'autres tirés des écrits des anciens Pères de l'Eglise. Vigile à la fin de cet ouvrage rend gloire à Dieu de ce qu'il pouvait contenir dé bon et demande pardon à ses lecteurs des fautes qu'il pouvait y avoir faites. Il l'avait entrepris à la prière de ses frères et dans la confiance

Îu il avait au secours de Notre-Seigneur èsus-Christ.

Dispute de Vigile contre AritAS. •— Parmi les œuvres supposées à saint Athanase, on trouve une controverse entre cet évoque et Arius; mais tous les bibliographes et en particulier George Cassandre, l'ont restituée à Vigile, à qui elle appartient réellement. Le plus fort de la controverse dans laquelle Vigile prend lenomdesaintAthanase, roule

sur la nouveauté des termes employés dans les professions de foi, parlicalièreibenlsQr le terme de consubstantiel inséré daD.s i^ Symbole de Nicée. Arius en fait sud graud argument, et soutient qne ce terme ne i^ trauvant pas dans les divines Ecritures, il ne devait pas être employé dans une formoif de foi. Athaiiase soutient, au contraire, m la doctrine ne doit pas paraître nouTek puisqu'elle est aussi ancienne que les a[>itres. Il ajoute gu'i-l avait toujours élé dosage dans l'Eglise de changer les noms e! les termes pour mieux exprimer la nalor* des choses, lorsque la naisdance de qaeiqoe hérésie le demandait, sans toucher oéa^ moins aux choses signifiées par ces lennis. Dans le principe de l'établissement deTEvangile, tous ceux qui croyaient en notre Seigneur JésuS'-Christ ne se noinmaienlpa5 Chrétiens, mais disciples, et cenoméiai: commun tant aux disciples des apures, qu'à ceux qui s'étaient attachés à oeruios novateurs, comme à Dosithée et à Thèo<ift. Mais lorsque les apôtnts s'assemblèrenU Antioche, ils convinrent entre eui, quili appelleraient à l'avenir leurs disciph du nom de Chrétiens, pour les distinguer de ceux qui s'attachaient à de faux apùires. L'Eglise a imité la conduite des ap6ires dans les siècles suivants et s'est servie, \m mieux marquer sa croyance, de termes qui n'avaient pas été usités jusqu alors. Elle a donné au Père le nouveau nom dïiuuun^lr et de non engendré^ pour s'opposer àThérésie de Sabcllius, qui avait avancé que le Père était né de la Vierge. Ces termes ncse lisent pas dans l'Ecriture. Les ariens euimêmes dans leurs professions de foidisai&2r que le Père est impassible, que le Fils es! Dieu de Dieu, lumière de lumière, Ursies inconnus aux prophètes et aux apôtres ei dont aucun n'est employé dans le syojbo'e qu'ils nous ont donné. Les sabelliens ei l^s photiniens qui trouvaient leur hérésie dttruite dans ces formules ariennes, ne pouvaient-ils pas dire à leurs auteurs, cûoin^e ils disaient eux-mêmes aux catholiques?

Pourquoi vous servez-vous de termes qui ne se trouvent pas dans les Ecritures? Euqomlus, qui soutenait le Fils dissemblable la Père, pou vaildenianderaux ariens, parqudle autorité ils avaient dit dans des professioos de foi faites dans plusieurs de leurs conciles que le Fils est semblable au Père, pais^ue le Père ni le Fils ne se sont servis de ce terme. La conséquence que Vigile tire ne ce raisonnement est que les ariens ne |)0uvaicnt disconvenir que l'Eglise ne puisse mettre en usage de nouveaux termes, pour non-seulement exprimer sa doctrine, ip«?

encore pour éluder tous les subterfuges d«5 hérétiques, lorsque la nécessité on l'niM de la foi l'exige : qu'ainsi elle a pu insérer dans le Symbole le mol de consubstanW pour marquer que le Fils est de la id^di* substance que le Père.

Le symbole de saint Athanase paraiiriff de Vigile. — On attribue communémefli* Vigile de Tapse le sjmbole qui porte «

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nom de saint Alhanase et Ton s*appuie sur es raisons suivantes. 1* Ce symbole a été :omposé expressément contre les ariens, les nestoriens et les eutychiens; or, Vigile I non-seuleroent écrit contre ces hérétiques, mais il s'est servi d'expressions analogues à celles de ce symbole. Pour prouver I unité de personne en Jésus-Christ malgré la réunion des deux natures, il donne Texemple de rbomme qui est un, quoique composé de deux natures différentes, rime et le corps. Le même exemple est allégué dans ce symbole. 2* Ce symbole est postérieur au concile de Chalcédoine et se lit en tout ou en partie dans des manuscrits du vi* siècle; et Vigile écrivait sur la fin du V et au commencement du VI*. Si ce symbole eût été connu avant Tan ik58» saint Léon, dans sa lettre à Tempereur, aurait-il négligé de tirer de ce symbole des preuves pour la confirmation do la doctrine catholique? En 670« le concile d*Autun fit une obligation à tous les ecclésiastiques de le savoir par cœur, et le concile de Tolède, en 633, se sert d'expressions semblables à celles de ce symbole. Il a été écrit originairement en latin et on n*en trouve aucun manuscrit grec , quoiqu'il porte souvent le nom de saint Athanase. Enfin Vigile publiait souvent ses ouvrages sous des noms empruntés et prenait volontiers celui de saint Athanase, comme on le voit par son discours contre les ariens; et €*est le nom de ce Père qui paratt ordinairement à la tête de ce symbole dans les manuscrits et dans les anciens auteurs qui Tout cité. On attribue encore à Vigile douze livres sur la Trinité, trois contre varimade et un autre contre Pallade ; mais les raisons ({ue Ton apporte en preuve nous ont paru SI peu satisfaisantes que nous n'avons pas cru devoir nous en occuper.

JCGEMBIIT DO STTLS DE VlGlLB. — LcStylC

de Vigile est grave» simple, clair et naturel. Il établit sa doctrine par des raisonnements solides et des autorités sans réplique, tirées de r£crilure sainte et des anciens Pères de TEglise. Ses solutions fortes, péremptoires et faciles aux objections des nérétiques prouvent en lui une connaissance eiacte des dogmes de r£glise : mais il n*avait pas une science aussi profonde de l'histoire ecclésiastique. De quelque mérite û*ailleurs que soient ses ouvrages, il en a diminué le prix, en empruntant les noms des plus illustres Pères; et on le blflmera toujours d'avoir occasionné de la confusion dans les écrits de ceux gui ont fleuri avant lui. Tous les écrits de Vigile, ainsi que ceux qui lui sont attribués, ont été recueillis en un seul volume, k Dijon , en 166fc. Le P. Chiffleta enrichi cette édition d'un grand nombre de notes et d'une dissertation pour prouver que les ouvrages donnés sous le nom de Vigile sont réellement de lui.

VIGILE, diacre, composa, au rapport de Gennade, une Règle mona$iique qu'on lisait dans les assemblées de moines. Elle contenait en pou de mots et avec beaucoup de netteté toute la discipline de leur profession.

Holstenius Ta insérée dans son Recueil h la page 89* de la r* partie.

VINCENT DB LÉniNS. — L'Ile de Lérins an V* siècle était devenue la retraite où se formaient les saints, le séminaire d*où sortaient les plus grands évoques des Gaules et l'académie ou s'élevaient les savants. Cette solitude, déjà célèbre par les noms de son fondateur et de ses premiers habitants, lest devenue encore davantage aprèsqu'elle eut produit Vincent. Ce saint religieux est celui des solitaires de l'Ile de Lérins qui a répandu le plus d'éclat sur l'école dont le nom lui est resté. Selon la plus commune opinion, Vincent de Lérins naquit à Tout ou dans le voisinage de cette ville. Après avoir passé une partie de sa vie dans les agitations du siècle, il se retira dans ce monastère fondé par saint Honorât aux portes de Marseille. Ce fut là que, loin du tumulte des villes, caché au rond d'une solitude et dans le silence d'un monastère, il s'appliqua, sans être troublé par aucune distra^Uion extérieure, à mettre en pratique ce précepte du psaume xlv*, 11 : Faites toute votre occi4pation de contempler que je suit Dieu, L'histoire de sa vie se réduit à ce petit nombre de faits, sur lesquels encore nous n'avons que de simples conjectures. On croit qu après une vie consacrée toute entière à Dieu, aux grands intérêts de la foi et à l'affaire importante de son salut, il mourut dans cette solitude, sous l'empire de Théodose et de Valentinien, vers Pan 450.

Commonitoire. — Son Commonitoire ou avertissement aux hérétiques, l'écrit remarquable du siècle, sera dans tous les temps un bel et utile ouvrage. Le concile J'Ephèse, qui avait solennellement condamné Nestorius en UJ, était la grande affaire de l'Eglise. D'un autre côte, l'hérésie de Pelade tenait les esprits en éveil. Ce fut dans ces circonstances que Vincent conçut le dessein de retracer les principes en matière dhérésie dans un livre court et plein qui fût pour les fidèles comme le mémorial de la foi. Le pieux et modeste auteur qui ambitionnait moins la gloire humaine que l'honneur d'être utile à l'Eglise, le publia sous le nom de Peregrinus ou Pèlerin^ c'est-à-dire étranger dans le lieu où il se trouve. Les contemporains n'y furent pas trompés. Saint Eucner de Lyon, qui le confond avec Salvien dans un même éloçe, les représente tousdeux comme des modèles d'éloquence et de sainteté. Tous les siècles chrétiens ont exalté à l'envi cet ouvrage, que l'auteur avait partagé en deux lives, dont le second traitait particulièrement du concile d'£phèse« Mais, dit tiennade, cette dernière partie lui fut volée; le premier seul nous est parvenu tout entier. Vincent y comltat particulièrement Photin, Apollinaire et Nestorius. Photin refusait d'admettre la plénitude de la sainte Trinité et ne reconnaissait dans Jésus-Christ que l'humanité du Verbe. ApolJinaire prétendait que le Verbe ne s'était point uni à une flme humaine, et par une conséquence qu'il ne désavouait pas, anéantissait la divi-

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nité du Sauveur. Neslorius niait que Jésus- Christ fût Dieu par nature^ et que Marie fût Mère de Dieu. Vincent oppose à ces systèmes impies des principes applicables à toutes les profanes nouveautés, des règlns infaillibles pour fixer la croyance des fidèles à travers les artifices de Terreur et du mei)songe. Le premier avertissement surtout est regardé avec justice comme Tun des plus beaux trophées érigés à la vérité catholique.

It commence ainsi :

« Interrogez vos pires, nous dit VËcriture^ et ils vous réponaront, vos ancêtres, et ils vous instruiront. [Deut. xxxii, 7.} Attaquée dans toutes les parties de son enseignement par les artifices de Thérésie, la religion implore le zè!e de ses enfants. Bien que je sois le dernier des serviteurs de Dieu, j*ai cru pouvoir me mêler à ses défenseurs, en écrivant ce que j'ai appris de nos ancêtres, et en l'exposant avec la simplicité qui fait le plûs'bel ornement de la vérité.

« 11 m'est souvent arrivé de consulter des personnes recommanda blés parleur science et leur piété, pour en apprendre les règles certaines qui aident à distinguer la vériié solide de la foi catholique, des erreurs que l'hérésie s'etforçait d'établir; j'ai toujours reçu cette réponse, que non-^seulement moi« mais quiconque voudrait démêler les artifices des hérétiques^ éviter leurs pièges et se maintenir dans la sainte et invariable ureté de la foi» devait, après avoir imploré e secours du ciel, observer deux choses dont le succès est infaillible : 1* Juger des sentiments par l'autorité de la loi de Dieu; 2* suivre avec docilité la tradition de l'Et^lise.

« On m'arrêtera par cette question : — L'Ecriture sainte nesufiit-ellepasi sans obliger de recourir à l'autorité de l'Eglise? A quoi je réponds que la sublimité de TEcriture fait que diverses personnes l'interprètent diversement. Tous ne l'expliquent pas par les mêmes sens; autant de lecteurs, autant d'esprits difl^rents et d'opinions diverses. N'est-ce point dans l'Ecriture que les hérétiques qui se sont succédé jusqu'à nous ont prétendu puiser les preuves de leurs dogmes impies? Cette variété, qui ne peut se tixer prouve évidemment combien il est nécessaire que les paroles des prophètes et des apôtres soient expliquées par la règle sâre du sens que leur donne l'Eglise catho'** lique. Il n'est pas moins important de s'attacher avec le plus grand soin à reconnaître et à suivre ce qui a été cru en tous lieux, en tout temps, et par tous les fidèles iMagnopère curandum est ut id teneamus quoà ubique, quod semper, quod ab omnibus crediïum est.

« A parler d'une manière précise t cela seul est catholique, qui est généralement reçu. Ainsi, pour être catholique, il faut n'admettre que ce qui a pour soi l'aucienneté, /universalité et le consentement unanime. Nous serons dans l'universalité, si nous ne regardons comme foi véritable que celle que

l'Eglise approuve dans toutes les parties d» l'univers. Nous serons de vrais sectitnn de l'ancienneté de la foi, si nous ne h< écartons point des sentiments des aan^ évêques, qui ont été les maîtres da pet^* fidèle.

«r Mai% pUB doit faire un Chrélieo lois. qu'une ftible partie de l*Eglise sesépartc* la communion du reste des fidèles? Ce qiî't. doit faire ? Préférer le corps entier ï lu membre isolé. S'il arrive qu'une noove:!» erreur s'efforce d*infecter toute ITglik,!, doit s'attacher à Tantiquité, parce qoele^ anciens dogmes n'ont pu être corro:n^ct par la nouveauté. Si enfin on selrouvf <;^i une conjoncture plus embarrassi^e, ûù ie vrai soit plus difiicile à démêler doH alors il faut consulter les docteurs approgvés qui ont vécu en divers lieux eteojirm temps dans la communion de ïî^%ti tenir pour certain ce que tous ooteoseia^ clairement, unanimement et sans viner.

« Telle a été la conduite de ïï^m u temps des donatistes et des ariens. Ih temps de Donal, de qui les donatisiKcci

(tris leur nom, la plus grande partie ue 'Afrique se précipita avec fureur daos va hérésie; elle préféra la* témérité sarnlé^n^ d'un seul homme à la sainte conduite ôe l'Eglise universelle. Alors, de tant dépeuples répandus par toute l'Afrique, ceui-lheub qui détestèrent cette erreur furent reçoO la communion des autres Eglises, et par u se sont trouvés en sûreté dans le saociuaire de la foil Ils ont ainsi laissé à la poslente un bel exemple qui nous apprend à ne pas abandonner I universalité dans laquelle iu>b5 sommes assurés de nous sauver, poursium* un schisme particulier, dans lequel oâ&r peut manquer de se perdre. Plus funf^i encore, l'arianisnie se répandit et ioie^u toute la terre. La chute d'un grand nombre dévêques de l'Eglise latine, que la Tioieuc? ou les artifices ont fait sortir du bon chemin, était comme un nuage répandu sur ii face de l'Eglise. On avait bien de ia}»eice à remarquer dans cette confusion (jue;!e était la route certaine et sAre de la lui.li n'y eut de préservés de la conlai^ioo que ceux qui, par amour sincère pour Jésus- Christ, préférèrent la fui ancienne à m nouvelle et damnable hérésie. Car aior>, non-seulement les esprits communs, ut^ià encore les plus élevés furent séduits. Ce ne furent pas quelques maisons, quelques uluilles, quelques provinces ou quelques nations qui furent ébranlées, l'empire ttKii entier chancela. L'erreur d'Arius,seml>lib<' {i une furie qui s'empare des cœur», ^'^^ d'abord l'empereur, puis toute sa cour.D^ là, portant le trouble et la confu^ioatet.*^ n'épargna ni le sacré ni le profane.

«t Que vit-on alors? Les femmes, les refives et les vierges furent la proie derioj^' dicité; les monastères furent détruits, «^ clercs et les diacres persécutés, les prétrt» envoyés en exil ; les prisons et les wsf^ furent remplies de saints confesseurs; <> grand nombre chassés des villes, et oKF

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DB PATROLOGIS.

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