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Valère André et Aubert le Mire altrihu à Odon un recueil de paraboles sans lu en donner d'autre éclaircissement, sic qu'il s'en trouvait autrefeis un exempla manuscrit à Saint-Michel d'Anvers. On voit encore de nos jours deux autres exe plaires à la bibliothèque du Vatican, T sous. le nom du grand Odon, évêque tl d leur en théologie, [ armi les manuscrits la reine Christine, et l'autre sous le m d'Odon, évèque et docteur, et parmi les u nuscrits d'Alexandre Peteau.
^ Trithème et Simier grossissent enc^ d'un recueil de lettres le catalogue des écr de l'évêque Odon. Cependant nous neio naissons d'imprimées que celles qui son la tête de quelques-uns de ses opuscul. et qui, leur servent de préface. Pour ccqi est des autres, nous n'avons pu parvec/f en découvrir qu'une seule. £lle estadres^^; à un nommé Guillaume, moine d'Ailligh'^ij monastère fréquenté par notre prélat coojuj nous avons eu occasion de le remarquer.
On trouve à la suite de cette letire, dan le même manuscrit l'explication du canu de la messe, ainsi que deux autres (raiié^ sous les titres suivants : Traité du canon é du corps et du sang de Jésus-Christ. Nous u\ pouvons en parler que par conjecture, u)aii il nous parait fort vraisemblable que d traité sur le canon, distingué ici de l'ei plication n>st autre que t'opuscule sur le^ canons de l'Ëvangile* II en est de [Dkao probablement de l'autre traité qui u'est peutêtre qu'un extrait de ce que Odonaécril sur ia transsubstantiation et les autres paiois qui traitent de r£ucharistie dans sou explication du canon de la messe.
N'est-on pas en droit de compter au nombre des ouvrages de noire savant évoque les Tétraples du Psautier qu'il fil faire lorsqu'il était abbé de Saint-Martin, et qu se conservaient encore dans ce monastère du temps de Sanderus. Quand même il n aurait eu d'autre part à ce rare recueil que uVu avoir conçu le dessein et dirigé lexôcutiofl, il aurait encore rendu par là un grand service à la littérature. Comuje cet ouvrage lémuigne qu*il avait du goût pour la langue hébraïque, on est jusqu'à un certain poini autorisé à le prendre pour l'auteur d'unu Introduction a la théologie^ dans laquelle sont cités en hébreu plusieurs pa^jsa^es de l'Kcriture sainte. 11 est vrai que cet auteur dont l'ouvrage se trouve manuscrit lïaus les bibliothèques d'Angleterre est siDi))lcment nommé Odon» sans qu'il y ait rieB (jut désigne ni sa patrie, ni son état, ni sa liignité.
Un manuscrit de la bibliothèque Pauline, à Leipsik, renferme un Traité ou expositm du nombre troisf sous le nom d'Odon, q"i n'y est pas autremetnt quaiitié. L'ouvrage est orné de vingt-huit: tigures, poui* rendre plus sensiblecequ'ilcontient. Simier, gui eup*'*le, dit que son auteur était fort versé dans la connaissance des mathématiques. Ces trait** conviennent presque tous à l'évoque Odon et semblent le caractériser. Il était plaloni-
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ricn p secle do philosophes qui raison-
ii^ïienS beaucoup sur les combinaisons des
-- -.>'.ubf es. 11 avait coutume aussi d'orner
s^ écrits de figures, comme on peut s*en
ri»nTiiQcre |iar ses opuscules sur le péché
irrrmittniU et sur hs canons des Evangilee^
Ed&o il était astronome» science qui sup-
)iosr h eocnaissance de quelques parties des
matlëMtiques. Malgré toutes ces conjec-
curf» repc'odatit, nous n*osons prononcer
TBr le traité dont il est ici question soit son
«.•?c et Valère André lut font encore hon- 0* ur d*un Jleciiei/ de conférences; mais ici cf4 dfox bibliographes ont confondu Odon r^é-yje de Cambrai, avec saint Odon, abbé oe Cr»f3y, à qui appartient cet ouvrage, et I Ma 0 en connaît aucun autre de cette na- /cnp qui porte le nom d'Odon. Enfin il y a rnior< Je notre prélat une lettre fort courte v'ressée à Lambert, évêque d'Arras. Ce nf^: qu*uQ simple dimissoire en faveur fin clerc qui passait du diocèse de Cambrai i >r« d"\rras II y a une autre lettre de lMr..iHTt à OJon. On publiait alors» comme
• tint de ce dernier, le bruit que TempencT Toulaii changer les bornes des deui •i.'-cè^s. Laoibert lui expose Tinjustice qui T'^alteraîl de ce dérangement , et il dc-> :u)n«le i Odon, s*il a quelque part à ce pror •. Noas n*avonspas la réponse de Tévéque :' ^J3^l)rai. Tous les ouvrages imprimés du nc:.htureux Odon se trouvent réunis dans ff^un complet <fe |Pa/ro/of le, Montrouge,
000^ ^ moine de Pabbaye des Fossés-
^aini-Pierre, près Paris, oii il avait été
t:tfr«i ^is son enfance, florissait vers le mi-
•^<:q Jn xt* siècle. Comme beaucoup d*au-
'f(>H «tant el après lui, il fut un exemple
's"^^ \t mérite et la vertu ne mettent pas
^ ^y>3n à couvert des mauvais traitements.
Ausai i^îi soie d'observer lui-même, d'a-
l'f^^iulVaal, que tous ceux qui veulent
▼iTf^avee ûété en Jésus-Christ seront per-
Stf^.'és. Odon le fut au point que n'y pou-
niîjfl/usicmr, il se vit contraint d*allor
^ifmber asile dans une terre étrangère.
*'5 arint de quitter son monastère, il
f.»j|wsaia Vie du vénérable J^oucAard, comte
'\f ifeluQ et de Corbeil, et restaurateur de
• «M'jije des Fossés, où il finit ses jours '^ri5 Ibabit monastique en 1012. Il est im- «j^ihle de se tromper sur le temps où C^oQ publia cet écrit ; il marque lui-même ÇQecefut en Tannée 1058, quarante-six ans Tir conséquent après la mort de Bouchard, ^pendant, dit-il, ce peu de tempssuffit pour •^i>ser tomber dans Toubli beaucoup des '«rconstances de la mort de ce comte : la craiote que le reste n*éprouv&t le même ^fl^ jointe à d'autres motifs qu'il ne dé- ^iîie [Kiiot« engagea Odon à recueillir ce quon en savait de son temps pour le con* ^rver à la postérité. Son ouvrajçe estinté* ^«ssanl et bien écrit pour son siècle. Outre <^ que Tauteur avait appris de la naissance, «u caractère et des principaux événements 'i^tavie de Bouchard, on y trouve plu-
DicnoHH. DK Pateologib. IV.
sieurs traits qui peuvent servir h fttire con« naître l'histoire générale de la France» et un plus grand nombre encore qui regardent l'histoire particulière de l'abbaye des Fossés» Cest pourquoi André Duchesne a inséré cet écrit tout entier dans sa Collection d'hisioi* m. Dom Jacques du fireul Tavait déjè pu<^ blié dans son Supplément aux antiquités de Paris, et les éditeurs de la Bibliothèque de Cluny^ en avaient également donné un morceau considérable. Sébastien Bouillard l'a traduite en français, et imprimée sans la préface, à la suite de son Histoire de Metun^ Paris, 1628.
Odon s'était proposé d*écrire aussi, du moins en partie, l'histoire de Rainauld, fils du comte Bouchard, et évêque de Paris} mais les vexations qu'il soufi'rait alors ne lui permirent pas d'exécuter son dessein. Il conservait cependant l'espérance d'y travailler dès gue le calme serait revenu ; mais il est à croire que l'orage se prx)Iongea plus qu'il ne s'y attendait, car nous ne possédons rien de cet ouvrage. Parmi les manuscrits d'une des bibliothèques de France que dom de Monifûucon n'a pas nommée, s'en trouve un, avec l'inscription suivante : Yita sancti Mauri métro et prosa scripta per Odonem. La Vie de saint Maur, qui est ici annoncée en prose, n'est autre sans doute que l'ouvrage retouché par Eudes ou Odoni abbé des Fossés, après le milieu du ix* siècle ; mais celle qui est en vers pourrait bien être l'œuvre du moine Odon, qui fait le sujet de cet article. Il avait aussi composé, en l'honneur de saint Babolin, premier abbé de son monastère, des Répons que l'on y chantait autrefois, au. jour de sa fête. ^ ODON, d'abord profès de l'abbaye de Maurîgny près d'Etampes, puis abbé de Saint- Crespin deSoissons, en fut tiré pour succéder à Azenaire dans la dignité d'abbé de Saint-Remi de Reims, en 1118. 11 trouva sa nouvelle abbaye dans un désordre qu'il eut bien de la peine à réparer. Il se rendit à Rome en 1126, pour faire conQrmer une sentence d'excommunication qu'il avait obtenue contre Guiter, comte de Relhel, qui pillait les domaines de Saint-Remi. Dans le ' cours de ce voyage, il passa |)ar la grande Chartreuse, dont le prieur Guigues r^ le reçut avec une cordialité vraiment chrétienne. Frappé des grands exemples de vertu qu'il remarqua dans cette solitude, il t;onçut le dessein d'en établir une semblable dans le diocèse de Reims. A son retour il proposa l'affaire à son chapitre, qu'il trouva pleinement disposé à entrer dans ses vues. En conséquence Odon posa, en 1130, la première pierre de la Chartreuse du Mont*Dieu, mais l'ouvrage fut interrompu par un voyage qu'il entreprit pour se rendre au concile de Pise, tenu en 1134. Les édiGcesdu Mont-Dieu furent achevés en 1137. Les Papes Honoré 11, Innocent II et Eugène III donnèrent à Odon des marques singulièresde leur estime. Il fut accueilli d'une manière distinguée par l'em-
f)ereur Conrad, lorsqu'il l'alla trouver ft Coogne en 1138, pour des affaires que l'his*
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DlCTi^ixisArRE
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toire ne spécifie pas. Ce respectable abbê mourut dans Teiercice des vertus religieuses, le 10 juin 11*51. Le pape Eugène 111 le comble d'éloges dans la lellre qu'il écrivit à Hugues son successeur.
On a de lui deux lettres et une charte. La première de ces trois pièces, publiée par dom Mabillon, dans le tome T' de ses AnalecteSf est adressée au comte Thomas, que l'éditeur croit être le fameux Thomas Blarle, seigneur de Couci. Les choses qu'il raconte dans cette lettre trouveront peu de croyants de nos jours, quoiqu'on ne puisse douter de sa sincérité. Il dit avoir vu à Rome un archevêque des Indes, accompagné de deux ambassadeurs de Tempereur de Conslantinople, lequel prélat attestait que, dans sa métropole, un grand fleuve dont elle était environnée se réduisait à sec presque tous les ans, huit jours avant et huit jours après la fête de saint Thomas; qu'ayant fait lever de terre le corps du saint apOtre, il remarqua avec étonnement qu'il lui tendait la liiain, lorsqu'il se prosternait pour l'honorer, vi il assurait que ce miracle se renouvelait toutes les fois que le» fidèles lui apportaient des offrandes ; mais au lieu d'ouvrir la main lorsque les hérétiques se présentaient le saint la tenait fermée comme pour repousser leurs dons. Le pape traita ce récit de fable et d'imposture, comme il le méritait. Toutefois, il n'en trouva pas moins de crédit parmi le peuple, et notre auteur fut une des dupes de Tarchevèque indien.
La seconde lettre, publiée par dom Hartène et dom Durand au tome II de leur grande Collection^ est écrite à Wibald, abbé de Slavelo, dont le nom, suivant le mauvais usage du temps, n'est marqué que par sa lettre initiale. Odon lui fait part de la mort d*un nommé Etienne, notre moine, lui ditt-il, et votre homme d'affaires. Il lui envoie ses comptes, depositum^ tels que cet Etienne les avait dictesavantsamort.il lui demande le suffrage de ses prières pour le défunt, et le prie de nommer une autre personne à sa place.
La charte d'Odon regarde la fondation de la Chartreuse du Mon.t-Dieu. Elle est trèsbien dictée. On y fait mention de ceux qui avaient contribué à cet établissement; on Y donne le détail des terres qui formaient la dotation et on en marque les limites. Cette charte a été publiée par dom Mabillon dans ses Annale$ ae tordre de Sainl-BenoU.
ODON, d'abord chanoine régulier de Saint- Victor, fut tiré de cette abbaye ou d'une de ses dépendances, pour devenir vers 1167 premier abbé de la communauté de Saint- Père, près d'Auxerre, qui jusqu'alors n'avait été gouvernée que p/ir des doyens. Odon obtint en Ulk une bulle d'Alexandre 111 en faveur des chanoines de Saint-Père ; mais dès 1187, il avait abdiqué la dignité d'abbé. Redevenu simple chanoine régulier, il continua de jouir d'une grande considétation. Il est nommé comme témoin et qualifié magiêier Odo canonicui Sancii Patri en des chartes de Guillaanie de Toucy, évéque
d'Auxerre, datées de llSOet 1181. On ign< Tépoque de sa mort.
On a sous son nom sept lettres^ égalemj attribuées à un autre écrivain du même nQ qui fut premier abbé de Sainte-Genevjè mais dont la propriété nous paraît résull pour Odon de Saint-Père de la discuss critique établie en sa faveur dans VUist littéraire de la France, La première de { lettres expose les obligations des chanoir réguliers ; l'un d'eux est consolé, dans seconde, et vivement exhorté à ne pas qu ter son monastère. L'obéissance monastiq est le sujet de la troisième ; la quatrièa traite des précautions à prendre par les t li^^ieux hors de leur couvent ; l'auteur c seigne dans la cinquième à bien user de science; dans la sixième, à mépriser siècle ou le monde ; et dans la dernière chérir les pratiques religieuses. La pi importante de ces lettres est la sixièm parce qu'elle est adressée à un ministr un homme d'Etat disgracié. « Voilà don lui dit l'auteur, voilà que le roi vous pe sécute comme son ennemi, vous qui vivi près de lui dans la familiarité la plus hoo rable. Tout ce que vous avez établi à Par par tant de travaux, la reine vous ordonn de le détruire. » Ce ministre disgracid i\ peut être que Gilles-Clément qui, après avoi Joui pendant quelque temps de la faveur d Philippe-Auguste, déplut à la reine mère Alix, et fut éloigné de la cour en 1182.Ce(l< lettre n'est donc pas d'Odon de Sninie-^^ neviève dont aucun écrivain ne prolonge !a carrière au delà de 1173.
Des manuscrits de l'abbaye de Saint-Ger mainetdel'abDayedu Bec renfermaient, ave ces sept épitres, huit sermons du même au
teur ; un sur la parole de Dieu, un sur rSpi] phanie,deuxsur la Passion, trois surrAscenj
sion. ils n'ont jamais été imprimés, non \^m qu'une lettre de consolation au PaueAlexan^ dre m, citée par D. Montfaucon. Il existe ^ la bibliothèque Sainte-Geneviève un petij manuscrit iîi-8% sur vélin, dont lécriturfl paraît du xiv* siècle, et qui est intitulé \ Odo abbaSf sententiœ ex sanctis Patribus fxj cerpiœ. On lit à la fin de l'ouvrage : Explicii a sanctœ memoriœ domno Odone exctrptus.
Vogmata cœleni prudetis hvmc Odo libellwn Floritla composmi docîoruni pruta peragran.
Ce sont trois livres d'extraits des Pères dej l'Eglise, sur des matières dogmatiques vi morales. Peut-être ce manuscrit ne diffèret-il point de ceux qui sont indiqués ailleurs, sous les titres de Magistri Odonis sententiSt ou Summa^ et encore Philosophia moralts- Cette compilation est-elle d'Odon de Sainte- Geneviève ou de l'abbé de Saint-Père î II n y a rien dans l'ouvrage qui puisse désigner Tun des Odon plutôt que l'autre. L'auteur de la vie de Tabbé de Sainte-Geneviève ne dit point qu'il ait laissé aucune production do sa plume; et c'est Odoa de Sainl-Pôre que les bibliographes indiquent le ])}^^ souvent comme auteur d'une Somme ou u u" livre de sentences.
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ODON, cardinal-évâqae d*Ostie a été sou-
\eoi cûofonda par les biographes avec
lyioQ de làgerif qui fut Pape sous le nom
inSftatB II Celui dont nous voulons parler
élail Itafais de nation, et ce que l'histoire
aupprend se réduit à nous le repré-
r Mime un homme parfaitement
iM, de belle taille, d'une humeur
mriûk^ d^QU accès facile et gracieux, et ^«taftlail d'assez bonnes études pour jrfriler les litres d'orateur, de poète et de fljkilosiipbe. Il avait embrassé la vie monaslip» à l'abbaye de Cl unj, sous le gouver- Il de saint Hugues, et il avait eu pour siple (Mon de Lageri dont nous vede parler. Lorsque celui-ci laissa varévèché d^Ostie pour monter sur le éesaini Pierre, il pourvut à ce siège, mj plaçant son ancien confrère, qu'il créa co même temps cardinal. Odon, élevé à cette doable dignité fit beaucoup d'honneur à Vépiseopài et devint un des principaux fMiseiUers du nouveau Pontife et une des /oslennes colonnes de l'Eglise. Quoiçiue n;!tie observateur des règles de la justice, :i Hût néanmoins fort affable et savait se Uin tout k tous. Il aimait passionnément b ;^ie, y cherchait Quelquefois son délassement et chérissait les poètes, les proté^t, les animait par ses boas offices et inèoDe par des récompenses. Il entretenait ^es liaisons littéraires jusqu'en France, psnicuiièrement avec Baudri, abbé de B'juf^eil, qui Ta grandement célébré dans $^?rrs. L'attachement qu'il avait pour son (:?\tse i*empécha de suivre en France le fCf^lTbain II, comme firent tant d'autres «éilquesdltalie. Ainsi il ne se trouva point ZQ !^raod concile de Ciermont et il ne suc- >eUpa$Don plus à co Pontife, comme le iwtfta poète I en avait flatté; mais il eut Tbtiianrde faire en 1099, assisté des autm tinîinaux évéques, la cérémonie du sarre 4e Pascal II. Odon souscrivit encore l'àQùée snnnte, avec le cardinal Milon, uoe Mie da Pape, en faveur de Tabbaje JrOoiif. il mourut eu 1101, mais le mois H le jour de sa mort sont inconnus. Ce qui nous reste de lui se réduit à peu de choses e(e5t loin de justifier la réputation qu'on lui a laite.
>utts avons une élégie eu vingt-quatre vers, adressée à Baudri, cour le louer avec lAe eiaf^ération plus poétique que ses vers, '•'uo écrit de sa façon qu'il venait de lire et <fue l'on croit être le recueil des poésies, •}t cet abbé. Comme son nom ne figurait .;^iot parmi ceux de tant de grands hommes |Qe le poète y célébrait, il lui en fait des reproches, et le presse d'y insérer au moins ao distique qui pût rappeler le nom d'Odon. Cette demande lui attira de la part de Baudri oae élégie de cent huit vers, laquelle fût bientôt suivie d'une seconde, mais beaucoup plus courte que la précédente.
Oo jnge par celle de notre prélat qu'il avait yjMT la poésie un talent quelque peu supéricor à celai du commun des versificateurs Co v:ju siècle.
Nous avons parlé ailleurs de sainte Mih burgc, vierge en Angleterre, au commence* ment du vui* siècle, dont on croit que Goscelin, moine de Cantorbéry écrivit l'histoire. Son corps ayant été découvert en 1101 donna oci^asion à divers miracles qu'Aton, cardinal é?êque d'Ostie prit soin de recueillir. De ce fait, dont les monuments anglais font seuls mention, les successeurs de Bo!landus conjecturent avec beaucoup de vraisemblance que cet A ton pourrait bien èiro le prélat dont nous recherchons les écrits. II se présente il est vrai une difficulté, c*esi qu'on ne voit point auel motif Taurait porté à écrire cette relation, ni à quelle occasion il l'aurait enl reprise. Mais la difficulté disparait, remarquent judicieusement les mêmes critiques, si l'on fait réflexion que le pape Pascal II put fort bient aussitôt après sa consécration, envover notre cardinal-évèaue, remplir en Angleterre les fonctions de légat du Saint-Sié^e et y faire reconnaître le nouveau Pontile contre les (irétentions de l'antipape Guibert, qui continuait toujours de ^e porter comme chefde l'Eglise. De cette sorte, Odon se serait trouvé sur les lieux et aurait pu être témoin de la découverte du corps de sainte Milburge et de quelques-uns des miracles
?ui la suivirent. On ignore du reste quel a té le sort de la relation qu*il en écrivit et ce qu'elle est devenue.
OECOMENIOS, écrivain grec dont l'âge est inconnu, fit des Commentaires sur Toctatouque et sur tous les livres du Nouveau Testament. Il n'a encore rien paru d'OEcumenius sur l'Ancien Testament; et àl'égarii du Nouveau nous ne connaissons que ses Commentaires sur les Actes des Apôtres^ sur tes Epitres catholiques et sur celles de saint PauL Encore Fronton le Duc a-t-il douté qu'ils fussent d'OEcumenius , parce que, dans plusieurs manuscrits de la bibliothèque nationale, ces commentaires sont sans non»
d'auteur et n'ont d'autres titres que celui d'écrits des saints Pères. Mais Donat de Vé roue etHenschenius ont montré, par des rai sons tirées de deui endroits de ces commentaire^, l'un du dernier chapitre de r£]pi^re aux Colossiens^ l'autre du quatrième aux Ephésiens^ qu*ils sont d'OEcumenius. L'auteur ne s'est point borné à extraire les anciens interprètes; mais après les avoir consultés, il adonné lui-même le sens iittéial du texte de l'Ecriture, s^appropriant ce qu'il avait puisé dans les écrits des anciens. Il montre partout du choix et du jugement et s'énonce avec beaucoup de netteté. Ses commentaires sur les Actes des apôtres^ les Epttres de saint Paul et les sept catholiques furent imprimés en grec à Vérone en 1552. La dernière de toutes les éditions est de 1631 à Paris, chez Frédéric Morel, en deux volumes, et comprend tous les ouvrages d'OEcumenius.
OLBEUT, issu d'une famille honnête et chrétienne du diocèse de Liège ou de Cambrai, fut placé dès son enfance à l'abbaye <lo Laubes, pour y être élevé dans la connai>-
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OlCTlCiJSNAIRE
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sfince des lettres et de la religion. Il y etn** brassa la vie monastique, et les progrès qu'i\ (it dans les sciences et la vertu annoncèrent de bonne heure ce qu*il deviendrait un jour. Son ardeur pour l'étude était telle que plus il acquérait de connaissances, plus il désirait en acquérir. Il parcourut successivement les écoles de Saint-Germain des Prés, de Troyes et de Chartres, où il suivit les leçons du docte Fulbert. Rentré dans son abbaye, il commençait à peine à y jouir de quelque repos, lorsque son évoque l'envoya à Bouchard, nouvellement nommé évèque de Worms, qui lui avait demandé quelque maître habile quipûtTaider à perfectionner ses études. Bouchard trouva dans la personne d^Olberl tout ce qu'il souhaitait, et quoique revêtu de la dignité épiscopaie, il ue Ut pas difficulté de se rendre son disciple. Aussi ne tarda-t-on pas à s'apercevoir des i)rogrès qu'il fit dans la science ecclésiastique, par le recueil des canons qu'il Îublia quelques années après. De retour à aubes, Olbert eut à peine le temps de s'y recueillir dans la pratique des devoirs religieux, que l'évèque Baldric ou Baudri le fit nommer abbé de Gemblours, dont il prit le gouvernement en 1012. 11 s'appliqua aussitôt à remplir à la lettre tous les devoirs d'un bon pasteur. Le monastère était dans un état de délabrement complet et presque aussi déchu au spirituel qu'au temporel ; mais le vigilant abbé travailla avec tant de sa;j;acité et d'application à remédier à ces maux qu'il eut la consolation d'y réussir en peu de temps. Il en renouvela l'église et tous les lieux réguliers, et parvint à établir parmi ses frères une exacte discipline. Et aGn de l'y maintenir solidement il les appliqua à l'étude des livres sacrés, des écrits des Pères, et des autres écrivains ecclésiasticjues, dont il fournit abondamment la bibliothèque de son monastère. La réputation qu'il s'acquit par ces réformes le fit appeler à rendre le même service à l'abbaye de Saint-Jacques en l'Ile, située aux portes de Liège. Il en fut élu premier abbé et y mourut en IMS.Sigebert de Gemblours, qui avait étudié sous sa discipline, nous a laissé une noticede ses écrits, suivant la connaissance qu'il n'avait pu manquer d'en acquérir en assistant à leur publication.
Recueil dé canons. — Ainsi, il nous apprend dans sa CAront^ue, son Catalogue des écrivains et son Histoire des abbés de Cem- 6/ottr< qu'Olbert a eu la principale part au fameux décret t)u Recueil de canons qui porte le nom de Bouchard, évéquede Worms, et dont nous avons parlé. Les termes de Sigeberl ne sont rien moins qu*équivoques ; on ne peut même rien direde plus énergique pour établir ce qu'il avance. Apres avoir donné une idée de ce décret, en le présentant comme une compilation de sentences choisies des auteurs ecclésiastiques, qu'il comprend ici par le terme de Scripturarum^ il ajoute que Bouchard avait parta^i^é ce travail avec, l'abbé Olbert, collaborante sibi magisiro suo Olberio, viro undequaque do-
ctissimo ; il s'explique encore plus forternd ailleurs, en disant que ce fut Olbert qui 1 les recherches nécessaires pour cet ouvra et qui les rédigea par écrit : ejus studio^ a et manuy ou, comme il dit encore dans i auirQ endroit: DumOlberio dictante et m gistrante magnum illud canonum volum] centonisavit. Ce recueil, divisé en vingt)! vres, est assez connu pour que nous soyo dispensés de nous y arrêter; nous nousco tenterons seulement de quelques rcma ques. Comme il commence par traiter i\ 1 autorité du Pape, on en a pris occasio de Im donner dans un manuscrit du xi siècle, qui se voit encore à l'abbaye d Saint-Benedelto en Italie, le titre suivaoj Depotestate etprimatusedis apostolicœ ; tûaI son titre ordinaire estifa^num decretorumti lumen. C'est en effet le plus ample recueil e ce genre qui eût paru jusqu'alors. Nous ol^ serverons,.en parlant de celui deRéginoD,qu Bouchard et son collaborateur ont beaucou puisé dans cet autre canoniste ; qu'ils en oo copié jusqu'aux fautes, et que souvent} en changeant les termes, ces changements ieuj ont fait commettre d'autres fautes quelque] fois considérables. Du reste, quelque déJ fectueux que soit ce recueil de Bouchard, i\ a beaucoup servi à Gralien, pour la fameusQ compilation qu il a publiée sur le même sujet.
Vie de saint Véron. — Sigebert ajoute que Tabbé Olbert a rendu son nom immortel en écrivant des Vies des Pères : Vitas SS.Patrum describendo: sur quoi Ellies Dopin observe que ce bibliographe ne dit pas qu 01' bert eût composé ces Vies, mais seulement qu'il les avait écrites de sa main. Cette observation nous parait tout à fait déplacée et contraire au véritable sens de Sigebert, qui aurait attaché par là l'immortalité d'un homme de lettres à transcrire simplement les œuvres d'autrui. En effet il nous paraît impossible de supposer que cet écrivaiu ail voulu dire qu'Oibert était le simple copiste, et non l'auteur véritable des Vies dont il est ici question. La preuve s'en tire d'un autre ouvrage de Sigebert, où, à propos de ce m^ me travail du savant abbé, il déclare san^ équivoque qu'il avait composé quelques Vies de saints: liquide et polite compc suit.
De toutes ces Vies composées par Tabbé Olber^, Sigebert ne nous fait connaître particulièrement que celle de saint Vérony confesseur, que Tauteur écrivit à la prière de Raginer, comte de Hainaut. Cette vie est intitulée : Histoire de l'invention^ des miracM et de la translation de saint Véron^ ^o^'J'*" bertt abbé de Gemblours. Ce titre qui ne Mit aucune mention de l'histoire personnelle du saint, convient parfaitement à cet écrit ou l'auteur ne parle des actions de sa vie qti« pour annoncer qu'il les ignorait entièrement. Cette retenue est louabre,etou ne peutqtij féliciter l'abbé Olbert d'avoir mieux aimé passer sous silence ce qu'il ue savait p^^ que d'y suppléer, comme tant d'autres legendaireSi par des faits controuvés ou i»»
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DE PÂTROLOGI&
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des traditions sourent incertaines. On peut <Uiae eoeonciarequ'Olbert n*a fait entrer iMfc&sonéeritque ce qui s'était passé de K»ilem|)s, c'est-à-dire» I*inrention du corps de 9ttfitVérofl,quise fit en lOOi^, les miracles ^ raccompagnèrent et la suivirent, ainsi ose sa translation de Lambec à Mons, a|)f«alorsle Mont de Châteaulieu, évéiMmofque les chroniqueurs rapportent à I atùll Tous les faits y sont détaillés avec IcsvMopd^ordre et accompagnés de leurs primeipàïes circonstances. On lit en tète une rovle épitre dédicatoire au comte Raginer, SMVR (Tune description abrégée des rava- ^ ausés aatrefois dans les Gaules par les uai; les Vandales et les Normands, ce qui Buvre que Tauleur avait étudié avec fruit fliiioire de son pa^s. Ce passage du reste tsiécril arec une piété charmante. On seraiiJisposë fflèffle è reconnaître dans tout Voorra^e les beautés que Sigebert ydécoutrait, sans Jesconsonnances que l'auteur reflète arec affectation» et qui en rendent la lecture excessivement désagréable.
£afin» le même bibliographe dont nous iTOOs suivi ie catalogue atteste qu'Olbert cottiacra les connaissances qu'il avait en musique k cooiposer des chants» c'est-à-dire apparemment des hymnes» des répons» des antiennes en Thonueur des saints. On sait ^n'ilen fit pairticulièrement pour les offices âsainl Véronet de sainte Vaudru» honorée (ioa cuite tout spécial dans la ville de Mons. Aobert le Mire et plusieurs autres biblio* graphes modernes attribuent aussi à Olbert une Riêtùire de V Ancien et dvk Nouveau JaalamaUt que Sigebert et Trithème ont complétemeat ignorée. Mais il y a tout lieu de croire que celte attribution n'a d'autre fondement qu'un passage de l'histoire du vénérable abbé» oCïii est parlé du soin qu'il fiu d'enrichir de bons livres la bibliolhè- (p«4t Gemblours. On y lit on effet qu'il fit co^ooqu*il copia lui-même en un seul votuBenria/otra de V Ancien et du Nouveau latÊomi. Les CBUvres de l'abbé Olbert sa troorefiiûaprimées en plusieurs recueils et iêVùù taint Véron a été publiée» par les ioiasdedoai Georges Galopin» qui l'a ascooipagnée de remarques» Mons 1636.
0LD£GA1RE» né de parents nobles en Ca- Uio^e, vers Tan 1060, après avoir été chanoine et prévôt de l'église de Barcelone» embrassa I institutdes chanoines réguliersde Saint-Rof, au prieuré de Saint-Adrien» près âela même ville. Devenu supérieur de son monastère» il se rendit» en 1109» au chefbeu de sa congrégation» situé dans le diocèse de Valence» en Dauphiné» pour l'électioQ d'un nouvel abbé. L^s religieux» frappés de son mérite, lui déférèrent la place Tacacle k l'unanimité. Son gouvernement fui très-sage» mais la réputation qu*il lui ^utl en abrégea la durée. £n 1116» les Barcelonais l'élurent pour leur évoque» et malgré sa résistance» ils employèrent l'auto* ntè du pape Pascal H , pour le contraindre k accepter. Ce nourelétat ne fit qu'ouvrir une nauveile carrière à ses vertus et à les
.faire apparaître avec un nouveau lustre. Pendant qu il s'occupait avec autant de zèle que (le succès à la réforme de son diocèse» le comte Raymond Bérenger, son souverain» poussait vivement la guerre contre les Maures de la Catalogne. Ce prince» ayant reconquis sur eux la ville archiépiscopale deXarragone, lui en confia l'administration spirituelle et temporelle. Non-seulement le Pape Gélase 11» qu'Oldégaire alla consulter en Italie sur co plan d'union» le ratifia par une bulle du 211 mars 1118; mais il y «goûta même Tévéché de Tortose» dont une partie était encore au pouvoir des infidèles. Le saint pasteur» chargé du poids de ces trois églises» prouva par sa conduite que cette triple mission n'était ni au-dessus de son courage» ni au* dessus de sa capacité.
Le comte cependant» malgré ses avaniages» était trop faible par lui-même pour exécuter le dessein qu'il avait formé de chasser entièrement les Maures de ses Etats. Convaincu de son impuissance» il prit la parti de demander à l'Ëglise les mêmes secours Qu'elle accordait aux armées chré« tiennes d Orient» secours auxquels il croyait avoir d'autant plus de droits qu'il avait les mêmes ennemis à combattre. A cet effet, il députe Oldégaire au concile général de Latran» assemblé en 1123 pour les affaires de la terre sainte. L'archevêque s'acquitta de sa commission avec succès; il revint eu Espagne avec une bulle du pape Calixte II» qui Tinstituait son légat et lui donnait tout pouvoir de faire publier la croisade. Cette bulle» appuyée des exhortations du saini prélat» contribua beaucoup à renforcer l'armée du comte» et mit dans l'Âme du soldat un courage et une confiance qui furent trèsfunestes aux infidèles. Mais les hostilités furent suspendues en 1124. Oldégaire pro-fila de cet intervalle pour aller visiter les saints lieux» dans la vue d'y puiser un nou-< vel aliment à sa ferveur. De retour l'année suivante» il s'opposa aux envahissements des seigneurs qui avaient profité de son absence pour s'emparer des biens ecclésiastiques. 11 réeoncillia le comte Bérenger avec Alphonse de Tolède et lui obtint une paix avantageuse avec les Génois contre lesquels il était en guerre.
Une autre circonstance non moins remar* quable de la vie de notre prélat^ c'est le parti qu'il prit entre les deux rivaux qui se disputèrent le Saint-Siège» après la mort du pape Honorius. Il fut le premier, et pendant longtemps» le seul des évêques d'£s* pagne qui tint pour Innocent. Raymond Bérenger» déclaré pour Anaclet.à lexemple du comte de Sicile » son parent» avait entraîné, les rois d'Espagne et» par eux» tout le clergé de leurs Etais. L'archevêque du Tarragone» qui ne connaissait ni éj^ards ni complaisance» aux dépens de la justice et de la vérité, n'en demeura pas moins ouvertement attaché au premier. Il eut même la générosité de se rendre au concile de Clermont, présidé par Innocent» en 1130» pour j faire condamner son compétiteur. De là U
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DlCtK^NNAlRE
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suivit ce Pape à Etampes, à Rouen, kBeaU^ vais et*à Reims, où il assista aux nouveaâl conciles qui furent célébrés pour ce sujet* 11 rapporta en Espagne les décrets de ces assemblées qui, insensiblement, firent im-
{pression sur Je clergé et sur les princes, et es firent revenir de leurs préventions : le reste de la vie du saint prélat fut consacré à des établissements utiles dans ses diocèses. Il reconstruisit la cathédrale de Tarragone et plusieurs autres églises ruinées par les infidèles. Il introduisit les Templiers en Catalogne et leur fil bAtir un monastère. Enfin il mourut le 6 mars de Tan 1137, après avoir prédit le jour de son décès, dans un synode où il traita, pendant trois jours» avec une éloquence et une ferveur admirables, de l'éclat de l'Eglise, des devoirs des pasteurs, de la religion, de la foi, des dons du Saint-Esprit et désœuvrés chrétiennes. 1! fut inhumé dans le cloître de son église de Barcelone, et son tombeau devint célèbre par ses miracles : son nom est inséré au Martyrologe romain.
Ses écrits. — Les auteurs contemporains qui ont parlé d'Oldégaire n*ont pas moins exalté son savoir que sa vertu. Le pape Pascal 11, dans la lettre qu*il lui écrivit pour lui enjoindre d'accepter l'épi scopat, le loue de ce qu'ayant reçu de grands talents, loin de les enfouir comme le serviteur inutile, il les a fait valoir avec avantage dans le {gouvernement de son abbaye, « de sorte, ajoule-t-il, que vous pouvez dire avec le Prophète : Je fais sentinelle pour le Seigneur et j'y demeure pendant tou^ ie jour; je fais ma garde et j'y demeure pendant les nuits entières. Par là, continue-il, après vous être montré fidèle dans les petites choses, vous avez été jugé digne d'être établi sur de plus grandes. » Un écrivain anonyme, cité par le P. Pagi, en parlant de la canonisation de &aint uodehard, évèque de Hidelsheim, proclamée au concile de Reims, en 1131, dit que l'arche vôque de Tarragone, prélat vertueux et savant, y exposa les règles à observer dans cette cérémonie. On trouve ailleurs beaucoup d'éloges semblables accordés à sa doctrine ; mais il nous en reste très-peu de monuments. Le cardinal d'Aguire a publié deux lettres de lui, dans sa Collection des conciles d'Espagne,
La première» adressée, en 1131, au Pape Innocent 1! a pour but d'informer ce pontife de l'élection d'un moine de Tomière, nommé Pierre, pour Févéché de Barbastro et des suites de cette élection. L'archevêque de Tarragone, ayant été prié de venir imposer les mains à Télu, l'évêque d*0$ca prévint la cérémonie par un interdit qu'il icta de sa propre autorité sur toutes les églises de Barbastro. Le motif de ce procédé si hardi était la prétention de l'évêque d*Osca, que réalise de Barbastro, dépendant de son diocèse, ne devait point avoir d'évéché. 01du^aire s'applique a prouver le contraire au P<ipi% on montrant que le sié^'c épiscopal (II* Ujte nvail élé transféré à Barbastro sous
le dernier évèque, et avec la permission d TEglise romaine,
La seconde lettre est une réponse à l'érè que de Vie d'Aiisone qui, l'avait consuUi sur un enfant qui, en jouant avec un autre lui avait occasionné une cbate dont il étdj mort. Le saint répondit que Tenfanthless ayant éprouvé du mieux après cet accident on peut présumer qu'il n'est pas mort de s chute, mais par la négligence de ceux qn l'ont traité, ou par quelque autre cause m connue. En conséquence il est d'avis qu l'enfant % qui l'on attribue ce malheur éiau de mœurs chrétiennes, rien n'empêche, de à présent, de lui conférer les ordres mi neurs, ni même oe l'élever, dans la suite aux ordres sacrés, s'il donne des preuve^ de son avancement dans la piété.
Les Bol landis tes rapportent une charte pa laquelle le saint prélat établit Robert Aqui lar, autrement dit Bordet, prince de Tarraj
f;one. Il remarque que le comte Bérenge^ ui ayant donné, à lui et à ses successeur dans (archevêché de Tarragone, cette ville en toute propriété pour la rétablir et eo disposer selon leur bon plaisir , il la coufète au même titre audit seigneur Bordet, par le conseil du comte, des évêques et des nobles de Catalogne, à la charge d'en réparer les ruines, d^y exercer la justice suivant les. anciennes coutumes, et de la tenir en foi et hommage de l'église do Tarragone, se réservant toutefois, le dit archevêque, à lui et à ses successeurs, l'autorité sur les églises, le clergé, les dîmes et autres droits ecclésiastiques. Dom Martèno a publié une autre charte par laquelle le saint donna aut pauvres de l'hôpital de Tarragone les lib de tous les chanoines après leur mort. M acte est de la 25' aimée du règne de Loui:>, c'est-k-dire de l'an 1132.
OLIBA, issu de la famille des comtes de Cerdagne, prit le parti du cloître dès s^)n jeune Age, et se consacra à Dieu dans le monastère de Bipouil. De 1<^, il passa à l'abbaye de Cuson, au docèse d'Elne , dont il fut i)révêt ou prieur claustral, dès l'an 990. A la mort de *Guarin, abbé du monastère; tous les religieux s'accordèrent à le lui donner pour successeur, aux -grands applaudissements des gens du pays. Il gouverna avec une sagesse et une douceur oui lui ont mérité les éloges de la postérité. Son aptitude à diriger les âmes, le fit nommer à l'évêché de Vie, soumis alors à la métropole de Narbonne. Sa conduite dans Vépis^ copat répondit parfaitement à la réputation qu il s'était acquise dans le cloître. Il vei lait avec une sollicitude vraiment pastorale sur les peuples confiés h ses soins ; et» a^i'^ que ce qu il plantait cl arrosait portât soij fruit, il avait soin d*accompagner son travail de ferventes prières. Au mois de janviej" 1032. U fil laire avec un religieux apparei la dédicace de son église de Ripouil» qu i^ avait rebâtie, et qui fut suivie d'un conci'c auquel assistèrent plusieurs évêqoes. Olil"^ finit saintement ses jours dans son moiK'^tère de Cuson, en iOV7.
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On nous a conservé queques-unes de - ?^ l'v'tiresdans lesquelles il réunit toujours • *n litre d*abbé k celui d*évéque. Baluze en : (loblié deux dans son appendice au Marca LiipTAîea. La première ^ qui est courte, xuM étrite avec une politesse qui n*était pas jlors très-commune» est en réponse à celle <|u« GiBMiin, archevêque de Bourges, lui amt adressée, tant en son nom qu'en celui fia sacommonaulédeSaint-Benolt-sur-Loire, #a sujet de la mort de son frère Bernard , « omted^ Besola, qui avait eu le malheur de <^ fiojer dans le Roône en 1020. L*autre lettre d'O/iba est adressée aux moines de Cuv^fi, pour leur rendre compte de plusieurs è'iàm gu*il avait traitées depuis leur sépanu 10. Jean Briz Martinez, historien de /i^Mje de Saint-Jean de la Pena, témoigne fftur TU une troisième lettre de cet évéque i''jùt il capieméme quelques passages. Cette friire, dont il porte un jugement très-avan- ^euiy est adres:$ée à don Sanche, roi de Njfarrc.
Le ffléffle bibliographe, dans ses additions XI ciia;>itre 2^' du quatrième j livre de la Cotcifrae du sacerdoce et de Vempire, nous I ûoaaé les Actes ou statuts d'un synode du «ii'jrèse d*£!iie Ces Actes qui ont passé ensuite dans la Collection générale des con-n/fi, appartiennent principalement à Oliba, ^\v présida ce synode , à la place de Béren- K^r, évèqoe diocésain, alors en pèlerinage à ij terre sainte, et que ce prélat, à son dé- |4ri, avait chargé du soin de son Eglise. L objet principal de ces statuts est rétablis* »em'nt de la paix ou trêve de Dieu, dont 1 observation y est prescrite sous peine d'exrnaimunication. Ils portent la date du 16 mai til27,mais c*est une faute, comme le prouv.m fort bien les derniers historiens du Un^edoc. 11 faut lire 1047, qui était la derniers aoaée de la vie d^Oliba. Dix-huit ans >'a»Uni, une nouvelle assemblée se réunit carofee&ce lieu pour délibérer sur le même àUjet; mais ses actes sont moins connus.
i)a don rapporter encore à ce prélat la
M(!erm ie la décadence de. V Eglise de Ri-
pmi^kibe en janvier 1032. Il est visible, par
M œia;ére dont elle est conçue, que ce fut
lui qui ta dicta à Isarne. Celui-ci eut com-
uiisiioo de récrire en l'absence d'Arnalte,
iHiétaîre d^Oliba, qu'on y trouve indiffé-
remmeot nommé Olibau et Oliva. On trouve
dans cette relation une nouvelle preuve que
le roi Robert le Pieux était mort dès l'année
préc61ente 1031.
Baluze a découvert dans un manuscrit de îaocieune bibliothèque Colhert, un cycle («ai^cal , dressé en 10^7 par Oiiva, moine de Nuiro-Dame de Ripouil ; mais la Qualité de moine, donnée à I auteur, ayant échappé à U plume du copiste, s*y trouve ajoutée aii- •iev>usde la ligne. Aussi Baluze u*a-t*il osé pn.noucer définitivement si Técrit apparient à notre prélat ({ui fut effectivement lumne et abbé de Ripouil, ou à quelque saire moine du même lieu, qui aurait égaleuieai porté le nom d*Oliba.
Outre les liaisons rjue cet évêijue, pou-
vait entretenir avec les hommes de lettres d'ans le cœur de la France, on voit qu'il était eu relation d'amitié avec un moine ae Fleuri, nommé Jean. On a de lui une lettre adressée à notre prélat, intéressante pour l'histoire, de son temps ; Papire Masson, qui Tavait entre les mains, en rapporte un fragment considérable. Jean y décrit à Oliba les erreurs des nouveaux manichéens, découverts à Orléans, et le genre de supplice dont ils furent punis, après le concile tenu en cette ville en 1022.
OLYMPIODORE, moine grec, à qui quel* ques-uns donnent le titre de diacre, est placé ordinairement parmi les écrivains du X* siècle. Il y a mémo des critiques gui ont cru qu'il fallait distinguer deux et jusqu'à trois Olympiodore. Le premier se serait uniquement appliqué à écrire sur des matières ecclésiastiques; le second, à commenter les livres d'Aristote, et le troisième, à éclaircir ceux de Platon. Nous n*avons à nous occuper que du premier, parce qu'il n'est pas imi)ossible qu'un seul et même écrivain ait traité toutes ces matières; et cela nous paraît d'autant plus vraisemblable, que dans les manuscrits de Vienne, de Leyde et de Londres, Olympiodore est qualiûé, tantôt de philosophe péripatéticien, de moine et de diacre de Constantinople ou d*AIexandrie.
Commentaire sur Job. — Si tous les commentaires, dont nous donnons l'analyse, sont du même Olympiodore, il faut dire qu'il les a composés vers le milieu du vu* siècle, puisque Anastase le Sinaïte, qui écrivait vers Tan 680, cite deux fois le commentaire sur/ofr, en donnant à son auteur le titre de philosophe et de diacre d'Alexandrie. Dans tous les cas on ne peut assigner à ce commentaire une date postérieure au X* siècle, puisque Nicétas d'Héraclée le cite souvent dans sa Chaîne sur Jobf écrite vers Van 1070, et dans les Chaine.< sur les Psaumes. On en conserve une grande partie dans les Chaînes des Pires grecs et dans la Bibliothi'que de Vienne,
Autres outrages, -t- Olympiodore fit aussi des ScÂo/i>a, ou petits commentaires sur le livre de CEcclésiaste, Ils furent imprimés in-^** à Paris en 1511, sur la version de Zénobius Acciajoli, et réimprimés à Bâie en 1535 et 1551, in-8* ; puis dans les Orthodoxographes et les Bibliothèques des Pires. Olympiodore admet trois sens pour expliquer le texte de l'Ëcriture: le sens littéral, le sens mystique, et le sons moral. Il l'insinue, dans un passage, qu'il avait également écrit sur Esdras^ mais ce livre nous est inconnu. On voit aisément que celui dont nous parlons n'est qu'une compilatiou des anciens commentateurs, quoiqu*il ne nomme que Symmaque et Aquiia. Son commentaire sur les Lamentations de Jérémie fut imprimé in-V à Rome, en 1596, avec celui d'Origène. Dans sa Chaîne sur Jérimie^ Ghisserius cite souvent Olympiodore au-
3uel il donne le titre de diaore. Le traité e VEtat de Vàme, après sa séparation d'avec le corps, qui lui est attribué par tous les
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critiques, n*a pas encore été imprimét l^ ^n est fait mention dans le Catalogue de la bibliothèque de Leyde, publié en cette ville en 1716.
Outrages philosophiqvbs. — Les études
3ue nous lui avons attribuées avec beaucoup ^autres critiques, sur les œuvres des philosophes, sont des commentaires sur les 3uatre livres d'AristotCt intitulés Météores; es Prolégaminea sur toute la philosophie de Platon, et des Commentaires sur ses Dia^ logues^ de Timmorlalité de Tâme, du souverain bien, de la nature humaine et de la rhétorique. Nous sortirions des bornes de notre travail» si nous nous en occupions autrement que pour les indiquer.
OI4YMPIUS gouvernait, en qualité d'évé* que, une des églises d'Espagne au commen-^ cément du iv* siècle. Pendant que les donatistes faisaient tous leurs efforts pour chasser Céciliea de son siège, et le laisser h Majorin une de leur créatureuu'ils avaient élu h sa place, Olympius et Eunome son compatriote et sonconrrère dans Tépiscopat, furent envoyés en Afrique par l'empereur Constantin, pour déposer les deux prétendants, et ordonner sur le siège de Carthage un troisième évêque qui pût être, autant que possible agréable au 1 deux partis. Ces deux «vaques, arrivés à Carthage y demeurèrent pendant quarante jours , aGn de se mettre en état» en observant tous les partis, de prononcer qnel était celui de TEglise catholique,
L,e parti de Donat n'oublia rien pour empêcher inexécution de leur projet, et lardeur que chacun témoignait de son côté faisait nattre tous les jours de nouveaux tumultes^. Néanmoins Olympius et Eunome rendirent par écrit une sentence dans laquelle ils déclarèrent aue TEglise catholique était la seule qui fût répandue par toute la terre, et qu'on ne pouvait casser la sentence d'absolution que les dix-neuf évoques du concile de Rome, tenu sous Miltiade, avaient prononcée depuis longtemps déjà en faveur de Cécilicn. Ils communiquèrent ensuite aveo le clergé de Cécilien, et re-
8 rirent le chemin de leur patrie. Saint ^ptat dit qu'il existait sur cette affaire des volumes d^Actes qu'il avait joints à son Pistoire du scfLisme des donatistes. Nous ne les avons plus„ et'il y apparence que saint Au^ljLStin ne les connaissait pas, puisqu'il a*ep. parle dans aucun de ses ouvrages. Mais, paur prouver le péché originel contre les pélagiens, il cite un discours d'Olympius, hn^l appelle un homme glorieux en Jésus- Chriatet fort illustre dans rEglise. Gennade attribue encore à Olympius un livre de la
{bt, contre ceux qui, avec les manichéens, ont retomber les péchés que nous commettons, non sur le libre arbitre, mais sur la nature; il s applique donc à montrer que le mal est dans la nature, non par la création, mais par la désobéissance de l'homme. Ces denx écrits d'Olympius sont perdus.
OLVMPIUS, dont on ignore la patrie et la profession, et qui pourrait bien être le même que celui dont nous|<arIons dans î'ar-
PlC'^UîlîilAiRE
OPT
ticle précédent, envoya Jes présents è $ai| Basile qui le remercia par une lettre iogi nieuse qui se trouve la iv* de son rectiej 11 avait écrit lui-même au saint archevêql de Césarée, puisque, dans sa lettre 12', ci lui-ci lui reproche agréablement qu'apH lui avoir écrit, il a cessé tout à coup, et pot l'engager à rompre ce silence, il lui dil « Je ne vous reprocherai plus à l'aven votre style laconique , je recevrai vos pli courtes lettres comme des marques d'aïuii et je serai contenu pourvu que vous mécr viez. p La lettre suivante du saint doclei est encore adressée à Olympius.
OPTAT, évèquede Milève, nous est mok connu par les particularités de sa vie, d par ses écrits et les éloges que saint Ai gustin et saint Fulgence font de son savuj et de sa vertu. Le premier le range are Lactance, Victorin et saint Hilaire de Pi»i tiers, au nombre de ceux qui étaient passé du paganisme à TEglise, et y avaient apfijti les richesses de l'Egypte, c'est-è-dire 1 science et l'éloquence humaine. Il i'appelli un évèque de vénérable mémoire, et dil (I< lui, comme de saint Ambroise, qu'il pourrai être une preuve de la vérité de TEgh'sft ca tholique, si elle s'appuyait sur la vertiidt ses ministres. Le second lui donne laqualjti de saint et le joint aux grands hommes doii( Dieu s'est servi pour découvrir les seneis de ses écritures , et qui ont défendu avec courage la pureté du dogme catholique. Saint Optât était né en Afrique, daD5 /e IV siècle, de parents favorisés des dons de la fortune. On peut conjecturer d'un passage de saint Augustin, qu'il fréquenta io écoles les plus célèbres de son temps, ci qu'il alla jusqu'en Egypte recueillir les leçons des sa^es. Il ne tarda pas sans doule à reconnaître la fausseté de leurs princij'r^ et embrassa la foi catholique, dont il dtvail être l'un des plus illustres défenseurs. Ou ne sait à quelle époque il fut fait évéquciii' Milève, ville célèbre dans Thisloire par ie> deux conciles qui s'y tinrent, vers les coii.mencementsdu v* siècle, c'est-à-dire en4Ui et 416. Saint Optât vivait sous le règne ue Valens et de Valentiuien, et on croit généralement qu'il mourut après l'an 38i.
Ses ÂGHiTS. — Pendant que saint Oplal gouvernait l'Eglise de Milève, Parroénioii, disciple de Donat, occupait le siège de Carthage. Celui-ci ayant publié l'exposé etlag[)logie de la doctrine de son maître, saini ptat craignit que quelques esprits faibles ne fussent séduits par un écrit où l'erreur était embellie de tous les artifices du langage, et fortifiée de toutes les ressources do la dialectique, et il se hAta de le réfuter par un traité : De schi$ma(e donatistarum. U^^^^ composa les six premiers livres, vers 1 an 368, sous le pontificat de Oamase; niais ce ne fut que quinze ans après qu'il ^i^^^^ ^ septième ; qui est comme le résumé et 1^ corollaire de tout Touvrage.
Premier livre. — Le premier livre commence par une profession de foi sur le oiy$' tère de Vincarnation, à peu près semblable»
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k celte que noas récitons dans le symbole
tel apitres; puisque 1 j dit qu'une partie
le U foi eoQSiste à croire que Jésus-Christ
«ilFtkde Dieu et Dieu même, qu'il vien-
Ai%îi||V le inonde, et au'il est déjà venu,
^ii«Bl ^9 selon là cnair» de la Vierge
HmH fill a souffert, est mort et a été
r—nrtîr qu'il est ressuscité, et qu'avant
lis ilfrr nu ciel d'où il était descendu, il
sa Mil, non-seulement à ses apô-
lis à tous ceux qui croiraient en lui.
Il iê plaint que les donatistes, par la péni*
IMM qu'ils imposent aux fidèles en les re-
lt|risant, aient troublé cette paix. Pourtant,
Éfoe auteurs de schismes, et ennemis
lolboliqoes jusau*à les exécrer et à leur
' T la qualité ae frères, il leur donne
ce nom, suivant ce précepte dlsaie :
[tes à ceux qui vous haïssent et qui vous
eo horreur, et gui ne veulent pas que
1905 )65 appelions frères, dites leur cepen-
àau v<)DS êtes nos frères. » Saint Oplat mar*
C ensuite les raisons qui l'ont porté à re orintre Parménion, qu il traite ordi- BBrement avec beaucoup d'honneur. 11 ijDste que ce schismatique avait avancé daos ses écrits plusieurs choses favorables fa»otiment catholique, de sorte qu'il n'eût l^ été nécessaire de lui répondre, s'il n*en irait pas avancé plusieurs autres dont il ï était pas instruit. Ainsi, c'était à faux qu'il ftccttsiît les catholiques, d'avoir demandé ioaircles Dondtistes la force. armée. Toutcfcts, il assure qu'il n'y a que ce seul pastt^dans les livres de Parménion, qui soit contre l'Eglise, et que tous les autres sont, on poorles catholiques seuls, comme quand il proave qu'il n'y a qu'une seule Eglise, l'a pour les catholiques et les donatistes nuais, comme quand il montre que les \iMî(IQes n'ont point les sacrements de ÏE^ise; ou enfin contre les donatistes seuls, coQUBft quand il parie de l'énormité du intMteceux qui ont livré les livres saints etqsiQBtliit schisme. 11 ajoute que la cûmpinistm que Parménion a faite du bap« ttoearec fe déluge, est honorable à 1»
jdfSiqai soutient qu'il n'y a qu'un seul ùipltme^ comme il n'y a eu qu'un déluge. Aptes cette remarque générale sur le livre de PiriDénjon, saint Optât expose l'ordre qull avait gardé dans son ouvrage, le plan (lésa réfutation et le sujet de ses livres.
• Avant toutes choses, dit-il, je commence* ni jiar écrire Tbistoire des traditeurs et des irfaiimatiques, en faisant connaître leurs ^eoieores, leur personne et leur nom, afin que Ton sache quels sont ceux qui se sont Kzulus coupables des crimes que Parménion
• condamnés. J*ai besoin ensuite de montrer ce qu'est l'Eglise et où elle est, parce qu'il n'y en a qu une seule et c|u'il ne peut ; en avoir deux. Je prouverai encore que 'u>as n'avons point demandé de soldats et Que nous ne sommes coupables d*aucun Jes crimes attribués à ceux qui ont voulu procurer la réunion. De plus, je crois nécessaire de rechercher quel est le pécheur doDt Dieu refuse le sacrifice, et dont it faut
fuir l'onction. Dans le cinquième livre, je traiterai du baptême; et aans le sixième enfin, je découvrirai vos erreurs et vos entreprises; » tel est le sujet des six livres d'Optat.
Dans le premier, il relève cette bévue de Parménion, qui avait avancé que la chair pécheresse, noyée dans les eaux du Jourdain, avait été purifiée de toutes ses taches. Il suivrait de ce passage, ou que la chair de tous les hommes a été purifiée par le baptême de Jésus-Christ, ou que la chair de Jésus-Christ a été une chair de péché. Mais comme il prévoyait que Parménion trou^ verait moyen d expliquer sa pensée en disant qu'il n'avait rien voulu exprimer autre chose, sinon que la chair de tous les hum* mes a été purifiée dans la chair de Jésus- Christ ; il montre que cette expression est impropre, parce qu'on ne dit pas qu'un chrétien soit baptisé dans la chair, mais au nom de Jésus-Cnrist. Il ajoute que la chair de Jésus-Christ n'a pu être baptisée pour la rémission des péchés, puisqu'il n'en avait pas commis. Enfin, pour ne rien passera Par* ménion, il lui reproche jusqu'au terme de noyé qu'il avait employé, et remarque qu'il ne se pouvait dire crue de Pharaon, qui était demeuré sous les eaux, et non de Jésus-Christ, qui était descendu daus le Jourdain pour en sortir, et qui avait sanctifié les eaux de ce fleuve par son immersion.
Il ne peut pas non plus passer sous silence l'imprudence de Parménion, qui, après avoir fait la description du déluge et de la circoncision et parlé avec éloges de baptême , 4vait voulu pour ainsi dire ressusciter d'anciens hérétiques dont les noms et les erreurs étaient à peu près ense-« veiis dans l'oubli, tels que Praxée, Sabellius, Valentin et quelques autres, qui avaient été confondus par Victorin de Pélabione, par Zéphirin de Rome , par Tertuilien de Carthage et par les autres défenseurs de l'Eglise catholique. « Pourquoi, lui dit-il, faites-vous avec les morts une guerre qui n'est plus de noire temps? C'est que n'ayant aucunes preuves pour montrer que les catholiques sont dans le schisme, pour grossir votre liste, vous avez voulu y ajouter le catalogue des noms et des erreurs des anciens. Pour* quoi parler de ceux qui n'ont point de sa«< crements qui nous soient communs ? Les per< sonnes en santé n*ont pas besoin de remèdes. La vertu et l'innocence ne cherchent du secours et de l'appui qu'en elles-mêmes; la vérité n'a pas besoin de preuves éloignées. Il n'y a que les malades qui cherchent des remèdes , et ceux-là sont les faibles et les paresseux qui se fient sur le secours exté* rieur. C'est une marque de mensonge quand on se met en peine de chercher des moyens de justification. Parménion n'avait parlé de ces nérétiques que pour dire qu'ils n'avaient point les marques qui distinguent la véritable Eglise; que leurs Eglises étaient des prostituées qui n'avaient aucun droit aux Scicremenis, et qui ne |>ouvaieni être le«a
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épouses de Jésas-Ghrf st. Oplat n^avaitg^f^o de réfuter cette proposition, mais en i approuranty il s'étonne que Pamiénion leur ail joint les schismatiques , puisqu'il était lui-même au nombre de ces derniers. « Je vois bien, lui dit-il , que vous ne savez pas que ce sont vos auteurs qui ont fait sdiisme % Carthage. Remontez à l'origine de cette afFairci et vous verrez que vous vous êtes condamné vous-même» enjoignant les schisoialiques aux hérétiques. Cécilien no s'est point séparé de MajoriUi votre prédécesseur, mais Majorin s'est séparé de Céci- Jien. Ce n'est point Cécilien qui a quitté la chaire de saint Cyprien, c'est Majorin, dans la chaire duquel vous êtes assis, chaire qui ii'a pas d'origine plus ancienne que Majorin lui-même, a Les choses étant ainsi, il s'étonne (jue Parménion ail joint les schismatiques aux hérétiques, et ait dit des premiers aussi bien que des derniers : « Comment un homme souillé peut-il en laver un autre par un faux baptême ? Comment uu ho'ume impur peut-il puriQerî Comment celui qui a fait tomber les autres peut-il relever ceux qui sont tombés ? Comment un coupable peut-il accorder Ig pardon , et comment un criminel peut-il absoudre? »
Optât nvoue que tout cela se peut dire avec vérité des hérétiques qui ont falsifié le symbole^ et n ont aucune part aux sacrements de r£glis6 ; mais il nie que cela se puisse dire de ceux qui ne sont que schismaliques, puisqu'ils peuvent conférer validement les sacrements. Pour le prouver il expose la différence qu'il y a entre les uns et les autres. «-Deux choses, dit-il, font de TEglise catholique la source de la vraie foi et de Tunitédes cœurs. Le schisme, qui rompt le lieu de la paix, est engendré par la discorde, nourri par (l'envie, et confirmé par les disputes. Ainsi, des enfants impies quittent r£glise catholique , leur mère, se retirent , se séparent, comme vous avez fait, et, en se retranchant deviennent des rebelles et des ennemis. Mais ils ne font rien de nouveau ; ils retiennent ce qu'ils ont appris de leur luère. Les hérétiques, au contraire, ennemis de la vérité, déserteurs du vrai symbole, quoiqu'engendrés au sein de l'Ëglise, se laissent corrompre par des erreurs impies et se posent eux-mêmes, comme les auteurs de leur secte. » Opiat conclut de ces définitions que les hérétiques ne peuvent avoir ni tuiptéme, ni sacrements valides ; mais il n'en est pas ainsi des schismatiques, parce que bien que séparés » ils ont conservé les vrais sacremeuts de l'Eglise. Après cette digression, il revient à son sujet et entreprend de démontrer historiquement c^ue les chefs desdonatistes sont coupables d avoir fait schisme, après avoir livré les livres sacrés. « Il y a environ soixante ans, dit-il, que l'Afrique fut tourmentée par une violente persécution, oui n'épargna que ceux qui demeurèrent cacnés. Elle lit acquérir aux autres Je titre de martyrs et de confesseurs, à l'exception de quelques-uns à qui elle fit perdre la vie de Tâme. Pourquoi
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parler des laïques qui n*evaieQt auc dignité dans TEglise, et de plusieurs au qui étaient au rang des simples miiiist et des diacres qui occupaient le troisi rang, et des prêtres uui étaient dan< second? Mais parmi les évêques mêmes, sont les chefs et les premiers du troupe quelques-uns furent alors assez impies p livrer les instruments de la loi divine, m tant ainsi , aux dépens de la vie éternei quelques instants de cette vie périssable est si incertaine. De ce nombre élai Donat, évêque de Masculite» Victor de Ki cade, Marin des eaux de Tibilite, Donat Calame et l'homicide Purpurius, évêque Limalc, qui, accusé d'avoir fait mourir enfants de sa sœur, avoua le fait , et aj qu'il tuerait de même tous ceux qui serai contre lui; Ménale, qui feignit a avoir i aux yeux pour éviter de se trouver à / semblée de son peuple, où il craignait qu ne le convainquit d'avoir offert de l'eûi aux idoles , avec quelques autres dvéqu qui, assemblés à Cvrthe en 305, pour y él uu évêque, à la place de Paul , s'avouèn traditeurs. » Saint Optât appuie ce fait s les actes de ce concile, écrits par lediâi Nondinaire, sur un parchemin dont l'an quité, dit-il, faisait preuve qu'ils coni naient la vérité. Il montre ensuite aue c chefs des donatistesontété les véritables a teurs du schisme. « Il n'y avait, dit-il, Ja l'Afrique, comme dans les autres parlies monde, Qu'une seule Eglise, avant quV eût été divisée parles ordinateurs deJiïi jorin , sur lu chaire duquel vous êtes as^is Voyons qui a demeuré attaché à la râcia de l'Eglise avec toute la terre ; qui est soi dehors; qui s'est assis dans une chaire q^ auparavant n'existait pas; qui a élevé auK contre autel; qui a élevé un évêque à 1 place d'un évêque vivant.? Tout le irjond| sait q^ue cela s'est fait à Carthage après Tor dination de Cécilien, par la faction d u/j femme nommée Lucille.)» Saint Optât raconl à quelle occasion cette femme avait coiiy de la haine contre Cécilien. 11 raconte au^^ comment Mensurius, évêque de Carthage ayant été cité à comparaître devant Maie/iGC
Îour n*avoir pas voulu livrer le diacr élix, accusé d'avoir composé un libel diflamatoire contre ce prince, avait, avant u partir pour la cour, aéposé entre les tnm de Botius et de Céiestius quantité d^ome ments et de vases d'or et d'argent, appai'^û nant à Téglise de Carthage. U «u'eute qu la paix ayant été rendue à l'Eglise, Botiu et Céiestius, qui ambitionnaient le siège uc Carthage , n'appelèrent pour l'élection d u^ successeur à Mensurius, que les évoques voisins et non ceux de Numidie, toais toutefois, sans qu*aucun d'eux fût élu. Cécine» reçut l'ordination des mains de Félix u y^' ton^e, et le mémoire des vases d'or et a argent, confiés par son prédécesseur à Botiu^ et Céiestius, lui ayant été remis, ceui-aj^ séparèrent de sa communion, lorsquu»
s'aperçurent qu'il voulait les obliger a le^ rendre. Ils formèrent contre loi uii P»"*