‹ Dictionnaire général et complet des persécutions souffertes par l'égliseChapitre 181 sur 207 · WAN · texte numérisé non relu

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Martyroloae. — Wandalbert avait dédié cet ouTrage a l*abbé Mareward; il dédia son Martyrologe k Oldric, son ancien ami, aux instances duquel il le composa. Il eut recourst pour la composition de son Martyrologe, à ceux de saint Jérôme, du Ténérable Bède, de FJorus et-aux actes des Martyrs, mais it ne les copia pas servilement. Il changea À son gré les passages qui lui paraissaient inexacts et suppléa à ce qu'ils avaient omis. Sigeberl et Tnthème lui attribuent clairement cet ouvrage, et il porte son nom dans les anciens roanuscrils d'après lesquels il a été publié. Wandalbert récrivit en vers de différentes mesures. Le corps de Fouvrage est en vers héroïques, comme plus convenables pour représenter les actions vertueuses des héros de la religion chrétienne. Les pièces qui précèdent ou qui suivent sont en vers asclépiaJes, pentamètres, tétramètres et de divers autres genres. Des six poèmes qui suivent la prélace, un contient Téloge de Tempereur Lothaire. Dans le sixième il marque les mois de Tannée, combien chacun a de jours et les heures de chaque jour. Des quatre poèmes qui suivent le martyrologe, il y en a un qu*on peut regarder comme la conclusion de Touvrage ; l'auteur y demande à Jésus-Christ de lui accorder le pardon de ses fautes par Tiotercession des saints mentionnés dans son ouvrage. Le second est une hymne en Tbonneur de tous les saints. Dans le troisième il donne rétymologie de tous les mois, Texplication ies signes du zodiaque et traite des travaux champêtres particuliers à chaque mois et des ]uaiités de fair. Il remarque qu'il était l'usage, dans la vendange d'octobre, de faire :uire à petit feu du vin nouveau, dont on épandait ensuite l'écume sur tout le vin >our le clarifier et lui conserver sa douceur. I di l sur la fin de décembre que son nom était iVandalbert ; qu'il avait composé son ou- Tage à la prière d'un ami, et que lorsqu'il 'écrivait , il recevait sa nourriture des »ords du Rhin. 11 n'y parle pas de son A^e ; aais il avait dit dans le premier poème |u'ii avait trente-cinq ans. Dans le quarième, horloge solaire pour les douze mois e l'année, il lait voir que les jours sont gaux en janvier et décembre, février et ovembre, mars et octobre, avril et septemre, mai et août, juin et juillet. Ensuite il onne des règles pour connaître les heures u jour, dans chaque mois de l'année par ooibre que produisent les corps exposés tt soleil. 11 prévient toutefois que ces rèles ne peuvent être à tous égards |les mëtes dans tous les pays, parce que les omres grandissent ou diminuent à proportion u'el les s'éloignent ou se rapprochent des opiques. On comprend qu'il a été difficile Tau leur de mettre en vers des matières jssi peu poétiques; mais il avait le talent le don de rendre sa poésie douce et agréae. On en trouvera des preuves dans son >ëroe sur la description des travaux de la loi pagne, les beautés du printemps^ le

DiCTiorî!!. DB Patbologib IV.

chant des oiseaux, les plaisirs de la chasse et de la pèche ; tous ces sujets étaient plus capables d'élever l'imagination du poète, que ceux qui font la matière de son Mariy^ reloge. Il fut imprimé en 1563, avec les Œuvres de Bède et dans les autres éditions du même Père. Molanus le publia en ISffl, avec celui dUsuard. Wandalbert dit dans la préface de son Martyrologe, qu'il y avait joint un traité sur les six jours de la création. Mabillon serait assez ^»orté à attribuer an 'même auteur V Histoire de la translaiion des reliques des saints martyrs Ckrysanle et Darie^ si cette pièce, d'ailleurs écrite «nvec naïveté et simplicité, était d'un latin plus pur, mais on y trouve plusieurs barbarismes, et Wandalbert écrivait avec pureté et él^ance.

WARIN, abbé de Saint-ArnonI, de Metz, fut d'abord clerc de l'Eglise de Liège, où il semble avoir fait sbs premières études, dans un temps oili cette école était très-florissante. De là il passa à l'abbaye de Gorze, et y embrassa la vie monastique; puis il en fut tiré k la mort d'Odon, pour lui succéder dans le gouvernement de l'abbaye de Saint- ArnouK Le pape Léon IX se trouvant k Metz en 1M9, Warin l'engagea à faire la dédicace de son église, qu'il venait d'achever de rebâtir. Ce pontife attacha au maltre-autel le même privilège qu'il avait déjà accordé à celui de Saint-Remy de Reims, et permit à l'abbé l'usage des ornements porltificaux à la messe des jours de solennité. Mais Warin ne put jouir longtemps de cette faveur, puisqu'il mourut au mois d*août de Tannée suiyante.

On a de lui une lettre fort longue, en réponse à une autre ^ue Jean ou Jeannelin, abt)é de Fécamp, lui avait écrite, au sujet d'un moine nommé Benoit. Jean le réclamait comme appartenant à son monastère, et avait, en conséquence, écrit à Warin une lettre très-vive et même très-peu mesurée, dans laquelle il prononçait la peine d'excommunication contre Benoit, jusqn'à ce qu'il eût obtenu satisfaction. Warin y répond avec modération, mais par des raisons fortes et bien soutenues. Après avoir démontré fort au long que le monastère de Saint-Amoul avait plus de droit sur Benoit que i^lui de Fécamp, et fait sentir à Jeannelin rindécence de son procédé, il en vient à l'article de l'excommunication. Ce |)a5sage, sans contredit le pins beau de s^ lettre, doit le faire regarder comme un monument précieux de IVintiquité. Warin y prouve fort bien que c'est aller contre l'esprit de i'£van^iie et la pratique de relise que de recourir à cette peine, la plus terriiile de toutes, pour un sujet aussi lé^er. Mabillon a publié cette pièce curieuse dans le tome I" de ses Annales.

WARNAHAIRR, dont la naissance nous est inconnue, était clerc de l'Eglise de Langrès dans les premières années du ni* siècle. Il est protMible qu'il avait la réputstion d'être un homme studieux et lettré, puisque saint Céraune, évèque de Paris, ayant forma

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