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Je desselu de recueillir tout ce qu*il pourrait trouver des actes des martyrs, s'adressa k lui préférablementàtout autre pour avoir ceux qui intéressaient le diocèse de Lan-
f;res. Warnahaire envoya à ce saint prélat es actes des trois martyrs Speusippe, Eleusippe et Méleusippe, plus connus* sous la dénomination des trois saints jumeaux, martyrisés vers 166» et ceux de saint Didier, évèque de Langres, qui souffrit également le martyre, environ un siècle plus tard. A îa tète de ces Actes Warnahaire mit une épitre dédicatoire fort honorable à la mémoire de saint Céraune, et dans laquelle il louait beaucoup ridée qu'il avait eue d*une semblablccollection, et le zèlequ'il mettaità l'enrichir. On croit qu'elle fut écrite vers l'an 615, mais on ne convient pas de la part qu'eut Warnahaire à la rédaction des actes qu'elle accompagnait. Quelques criliaues prétendent qu'il ne tit que les copier; d autres supposent au*il en est l'auteur, et enfin plusieurs sont dans l'opinion qu'en les copiant il les retoucha et y fit des additions. Ce dernier sentiment parait le plus vraisemblable, et n'est point contredit par la lettre de Warnahaire; car, quoique le terme descripsisse qu'il y emploie puisse signifier composer ou tout simplement copier, on
S eut le prendre cependant dans cette doute signification. Ainsi, copier et composer tout à la fois ne signifie autre chose que retoucher un ouvrage. Ce qui nous fait préférer ce dernier sentiment, qui n'exclut aucun des deux autre», c'est qu*il se trouve d*autres actes des trois frères jumeaux, assez respectables pour n*ètre pas rejetés, lesquels placent le martyre de ces saints en Cappadoce. Or, qui nous assure que ces Actes n'auront pas été apportés à Langres avec les corps des martyrs. Cependant ceux que Warnahaire envoya à saint Céraune, et qui mettent ce martyre dans les Gaules, ont pu être écrits ou retouchés sur l^s autres par un clerc du diocèse de Langres. Enfin, quelque part que Warnahaire ait eue à la rédaction de ces AcUb, ainsi qu'à ceux de saint Didier, il est toujours certain qu'ils ne sont point originaux. Surius est le premier qui les ait publiés, après en avoir un Ku changé le style, suivant sa mauvaise lûtude. Mais Bullandus, après les avoir revus sur trois anciens manuscrits, les a publiés, avec des notes de sa façon, au 17 de janvier. La lettre de Warnahaire se trouve aussi dans VHistoire de iEglise de Paris^ par le P. Dubois.
WAHNIER, scolastique de l'église métropolitaine de Sens, composa, en 1063, un travail historique sur les archevêques de cette métropole, et Tadressa à Gerberl,abbé de Saint-Pierre le Vif. On ne nous donne pas d'autre connaissance de cet écrit ni de son auteur; mais cet ouvrage ne serait-il pas le même qu'un Traité des noms^ actions et sépultures des archevêques de Sens^ que Geoll'roi de Coulon, écrivain du xiii' siècle, dit avoir eu entre les mains? S'il en était ainsi, l'écrit de Warnier aurait été fondu
dans celui de Geoffroi, qui téffloigne en avoir beaucoup profité pour la composititQ du sion, auquel il a donné le même litre. Dom Hugues Mathon a cofiié un assez loo'* fragment de l'ouvrage de Warnier dans soo Catal. ep. Sen., p. 22 et 23.
WAUTHIER, illustre par sa noblesse et par sa science, au rapport de Clarius, auteur de la Chronique de Saint-Pierre le Vif, succéda dans le siège archiépiscopal de Sens \ Evrard, mort l'an 888. La même année il sacra liudes, qui avait été élevé sur le irdM par la faction des seigneurs français. En 891, il assembla un concile à Meun-sur.-Loire, dans Téglise de Saint-Liphard, danslêquelil fut déclaré que désormais l'abbé du mooas* tère de Saint-Pierre de Sens serait nooioié par la communauté. Ses démêlés arec Richard le Justicier, duc de Bourgogne, lui attirèrent uue prison de neuf mois; mai>ii rentra depuis dans les bonnes grâces de ce
8 rince. Sa mort arriva le 19 de noTâobrd
Ses statuts. — Nous avons sous le dob de Wauthier quatorze statuts dressés pour le rétablissement de la discipline du clergé séculier et régulier. Les abbés et les prieurs conventuels qui n'assisteront pas ausjooda seront privés pour huit joursderenlréede l'église, s^ils n'ont pas auparavant dooDé leurs motifs pour s abstenir. Défense aui religieuses noires de recevoir chez elles aucun dépôt, soit des clercs, soit des laïques, sans la permission de l'évèque. Elles maageront toutes dans le même réfectoire, et leur dortoir sera commun, à moins que quelque raison grave n'engage Tabbesseà les en dispenser. Toutes les chambres |;a^ ticulières de leurs monastères seront détruites, à l'exception de celles destinées i la réception de Tévèque et à l'usage des in* Armes ou pour quelque autre nécessité selon le jugement de l'évèque. Elles ne sortiront et ce s absenteront que rarement et pour des causes légitimes. Les abbesses seront soumises à la même loi. Les évoques auront soin de faire fermer toutes les portes suspectes et inutiles de ces monastères, etda veiller par eux-mêmes et par leurs ministres sur la conduite des religieuses.il est défendu à tous les juges ecclésiastiques, tant ordinaires que délégués, de porter des excommunications générales et d'eicommunier tous ceux qui communiqueront arec les excommuniés, si ce n'est dans des cas extrêmement graves et pour des criojt^ énormes. On avertira les chapitres de chanoines de régler Tofiice divin dans leurs églises, tant la nuit que le jour, sdoa :e nombre ûes clercs, et de s'en acquitter arrc exactitude. Les chanoines et autres citns séculiers seront aussi avertis de se cuoiormer, tant dans leurs vêtements que oass le reste de leur vie, aux règlements portée dans le concile d*Aix-la-Chapelle, en SJ» Il est ordonné de rétablir les comuiunautt^ de moines ou de chanoines réguliers fi^ les prieurés et maisons dans lesquels \\}^ avait précédemment, si toutefois les hit^
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