‹ Dictionnaire général et complet des persécutions souffertes par l'égliseChapitre 183 sur 207 · WIT · texte numérisé non relu

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suffisent pour leur entrelien. Les abbés et prieurs conventuels auront dans les mai* sons de leur dépendance autant de religieux que peuvent le comporter les revenus dèsdites maisons, et ils ne pourront exiger d*eux aucune pension sans l'autorisation de révoque. Les clercs licencieux seront rasés par Tordre des évoques de manière qu'il ne leur reste aucun vestige de la tonsure cléricale, ce qui doit se laire néanmoins sans aucun scandale. Si au renouvellement d'un ancien statut du concile provincial on met une terre en interdit, cet interdit ne sera levé que lorsque le coupable aura satisfait ou donné caution pour satisfaire dans la suite. Quelques-uns doutent que ces statuts soient aussi anciens que Wauthierde Sens. Jl parait du moins certain qu'ils ont été dressés depuis la conversion de Roi Ion ou Robert, duc de Normandie en 912, ou depuis leur défaite par le roi Rodolphe.

WAUTHIER, moine français (on ne sait de quelle maison) , composa vers le temps de la seconde croisade une espèce de poëme sur Mahomet. Il prétend avoir appris tout ce qu'il raconte d un abbé Warnier qui le tenait d*un clerc de Sens, lequel, à son tour, Tavait appris d'un mahométan converti.

Voici comment il débute :

Quisquii Kosse oipts pntriam Machometis et actut,

Otia }raUerii de Machomeie tege.

Sic lamen olia sunt ui et esse negolia credo»,

iVe êpernas quoties dire forte ïeglê.

Ham SI vero mihi dix'U Warnerius abbas.

Me quoque vera toqui de Machomete pula.

Dixit eum genitum genitorifms ex ïdumœis,

Et ChriUi dùctum leqibus atque fide, Wtetor, arilhmetwu, dialecticus et geùmelra,

Phtfsicus, astrologm, grmmnalkusque fuit.

Qui ticet ut tiber excetteret arlibus istis,

Ex êervis tervAS or tus el aitus erat.

Cet échantillon suffit pour faire juger du mérite de la pièce. Au reste, ce n'est qu^unè Action pauvrement écrite^ où la vraisemblance est souvent aussi peu respectée que la vérité.

WAZELIN, abbé de Saint-Laurent de Liège, surnommé de Fussch, du lieu de sa naissahce, se retira près de son oncle, abbé de Saint-Laurent, pour y embrasser la vie monastique. Il y eut pour maître le célèbre Rupert, qui tenait alors l'école de cette maison. Ses progrès furent grands et rapides» et son oncle étant mort en 1149, il fut iinanimement choisi pour le remplacer. Sa néié ne fit qu'augmenter dans cette dignité. 11 fit fleurir les études parmi ses reigieux, et comme il excellait dans la musique religieuse, il composa plusieurs chants brt mélodieux pour diverses fêtes. Il mouut dans un âge fort avancé, le 16 juin 1158.

Le seul de ses ouvrages qui ait été imprimé est une Lettre êur la continence des personnes mariées avant la communion. Elle :st adressée k l'abbé de Flonne, monastère le l'ordre de Saint-Augustin, près de Liège. .6 sujet de cette lettre v est traité avec beaucoup de sagesse et de discrétion. Ses

autres lettres sont perdues, at celle-ci les fiait regretter.

Un ouvrage plus considérable de notre auteur est une Concordance des Evangites^ accompagnée d'un Commentaire. Cet ouvrage est inachevé. Dom Martène Ta vu parmi les manuscrits de la Bibliothèque do Saint-Laurent de Liège.

Il retoucha aussi une très-ancienne Vie de saint Nicolas, et il en éclaircit le style.

WEREMBERT, au ix* siècle, était né, selon quelques auteurs modernes, à Coire, et avait embrassé la règle de Saint-Benoit dans un monastère d'Allemagne, sans que l'on sache précisément dans lequel il prononça ses vœux. Werembert reçut son éducation dans l'école de Fuldo. et y eut pour maître le célèbre Raban Maur. Peut-être est-ce dans cette abbaye c|u'il se consacra à Dieu. Il y eut pour condisciple Otfride de Weissembourg, à qui on attribue la gloire d'avoir le premier travaillé à polir la langue tudesque. Ces deux compagnons d'étude firent de grands progrès sous leur docte mettre, et se lièrent d'une étroite amitié. Tous deux furent élevés au sacerdoce. Werembert au sortir de Fulde, alla habiter l'abbaye de Saint-Gall, ofii il enseigna les lettres sacrées et profanes. Non-seulement il savait le latin, mais encore le grec, il s'était aussi appliqué aux beaux-arts, notamment à la poésie et à la musique, que, dans ces temps on cultivait beaucoup dans les monastères. Ses écrits prouvent qu'en même temps, il était très-versé dans la théologie et dans l'histoire. Werembert mourut le 23 ou le 24 mai 884. On lui attribue un Traité sur la musique; un Art poétiq^ie^ divisé en deux livres ; un Commentaire sur la Genèse: un sur le Livre de Tobie; un sur les Proverbes de Salomon ; un sur les Lamentations de Jérémie; un sur les quatre Evangiles; un recueil de lettres; un livre d'épigrammes ; des hymnes en l'honneur de Jésus-Christ et des saints; VBistoire ds r abbaye de Saint-Gall jusqu'à son temps ; un Commentaire sur V Apocalypse.

WETIN ou GUETlN, qui n'est (;uère connu dans l'histoire que par ses visions, était issu d'une famille noble et se trouvait parent de Grimald , abbé de Sainl-Gall et archichapelain du palais. Il fut d*abord chanoine» puis il c|uitta cet état pour embrasser la vie monastique à Richenon, près de Constance. Chargé du soin des écoles, iljs'acquitta de ce ministère avec beaucoup de réputation. C'est le témoignage que lui rend Walafrid Strabon, son disciple, dans des vers qui relèvent singulièrement son mérite et son savoir. Il y avait déjà quelques années qu'il remplissait cette place de modérateur, comme on disait alors, lorsque, dans une maladie qui fut suivie d'une mort prochaine, il eut une vision tout à fait extraordinaire sur le purgatoire et le séjour des bienheureux. C'était dans la nuit du 1" au S novembre; dès le lendemain matin il raconta avec beaucoup d'ordre ce qu'il avait vu k plusieurs personnes dignes de foi, parmi iea-

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DICTIONNAmS

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quéttes se trouvait Hetton, ancien évèque de Baie et abbé de son monastère, qui mit sa déposition par écrit. Wetrn reçut ensuite le saint viatique, et mourut la nuit suivante en récitant des psaumes avec les frères qui i le verllaient. Les annales de Weingarten I marquent cette mort en 823 ; mais elle n'arriva que Tannée suivante S±k.

Au bout d'un an Walafrid Strabon mit en vers héroïques le récit de cette vision que révoque Hetlon avait écrit en prose. On

1)0ssède encore ces deux ouvrages qui, pour e fond, celui d'Hetlon surtout, appartiennent à Wetin. Dom Mabillon dans le tome IV de ses Annales, dit qu'il avait trouvé en Allemagne une vie manuscrite de Saint-Gai, sous le nom de Wetin qui Tavaitj composée en deux livres, avec une préface en yers^ dont voici le premier :

Cum mundus per inania vertatur volUaado,

Le corps de l'ouvrage commence par ces paroles : Fuit vir nooilitate pollens ^ etc., ce que nous marquons, pour distinguer cette Vie d'une autre du même saint composée par Walafride Strabon, et dont nous avons dit un mot à son article.

WIBAUD, abbé de Slavelo et de Gorbie(ea Saxe), naquit dans les Ardennes, au diocèse de Liège, d'une famille noble du nom de du Pré, Cl Prato^ei fut placé, dans son enfance, pour y faire son éducation, dans l'abbaye de Stavelo, voisine de sa patrie. De là il alla finir ses études à Liège.

Déterminé à embrasser la vie monastique, il entra dans la maison de Wasor. L'abbé Wilderic lui trouva tant de talents et de savoir qu'il n'attendit pas la fin de son noviciat, pour lui confier la conduite des écoles du monastère, emploi dont le jeune religieux s'acquitta pendant plusieurs années avec autant de succès que d'édification. Jl fut ensuite appelé à exercerles mêmes fonctions à Stavelo. Comme cette abbaye était alors le rendez-vous de la noblesse d'Allemagne et l'un des lieux désignés pour la dièlede TEmpire, Wibaud qui, outre son école, était chargé du soin de recevoir les hôtes, eut une occasion presque continuelle de se produire au dehors. 11 s'acquit en peu de temps une estime générale, et plusieurs

})ersonnages illustres d'Allemagne et d'itaie entretinrent avec lui une correspondance intime. Nous ne nommerons parmi les amis illustres de Wibaud, que le légat du Saint-Siège en Allemagne, cardinal Gérard, depuis Pape sous le nom de Lucius IL Wibaud atteste lui-même que pendant plus de vingt ans ils furent unis d'une tendre amitié qui ne finit qu'à la mort du pontife. Cunon, son abbé, loin d*ètre jaloux de sa distinction, lui donna toute sa confiance et l'employa fort souvent pour les intérêts de sa maison. Ce fut entre autres par ses soins qu'il termina plusieurs grandes contestations avec les seigneurs voisins et qu'il vint à bout de réduire les moines de Malmédy <)ui essayaient de se soustraire à sa juridiction.

A Cunon, aécédé en 11S8, soccèdt Rutland, lequel étant mort en 1130, fut remplacé immédiatement par Wibaud. Le nouvel abbé mit ses premiers soins à réparer les négligences de ses prédécesseurs, tant pour le temporel aue pour le spirituel 1! trouva peu d'obstacles pour cedemierpoiol; mais à l'égard du premier, les avoués et les bénéficiers de l'abbaye oui en avaient e^ vahi les principaux loncis, donnèrent bien de l'exercice à son zèle.

Les affaires de l'Empire Tinrent se joindre à ces occupations. Ainsi nous le voyons réconcilier le duc de Franconie Conrad arec l'empereur, contre lequel il s^était réTolié eu 1133. .

Les schismatiques d'Italie abattus noe

[)remière fois relevèrent la tète, etranilU 'empereur dut y retourner. Il se fit accoa}pagner de Tabbé Wibaud. Ce fut peoijiot cette expédition qu'il fut nommé abbé du mont Cassin; mais à peine Temperearcuiil abandonné le pays que Renaud, lalibé déposé, revint assiéger ce monastère. Eoân pour éviter des troubles Wibaud, s'en riol rejoindre l'empereur près de Trente. 11 arriva à temps pour recevoir les derniers soupirs de ce monarque, le h décembre

Dans la diète de Francfort, pour ré]e(^Uon d'un nouveau chef de l'empire, l'abbé de Stavelo fit pencher les suffrages pour le duc Conrad. De retour à son monastère il fallut de nouveau qu'il fit rendre gorge aux avoués ou bénéficiers de sa maison.

En ce temps-là l'abbaye de Corbie, en Saxe, gémissait des débordements de son abbé Henri. 11 fut enfin déposé parune sentence du cardinal Thomas, légat du Saint- Siège, et Wibaud fut prié de joindre celte maison à celle de Stavelo; il y consentit» et c'est çrâce au secours de l'empereur qu'il put réaliser cette union.

En 1147 Conrad l'envoya au Pape Eugène m, porter le résultat de la diète de Francfort où l'on avait décidé deui croisades, l'une pour l'Orient, Tautre contre les Slaves, peuples idolâtres du Nord. L'ambassadeor rencontra le pontife à Dijon, mais il enfui d'abord assez mal reçu à cause des deux croisades pour lesquelles on n'avait pas consulté le Saint-Siège; puis, à cause deli réunion de Corbie à l'abbaye de Slavelo; enfin le Pape revint de ses préventions.

Pendant l'absence de l'enapereur, parti pour la croisade, Wibaud eulà peu près en Allemagne la puissamte qu'avait Suger lo Franœ; il conduisit avec succès la guerre contre les Slaves, dont il fut tout è la fois le vainqueur et l'apdtre. En 1151 l'abbé df Corbie fut envoyé au Pape au sujet d'une eipédition eu Italie projetée par Tecopereur, mais la mort de ce dernier, arri»Ê« l'année suivante, en empêcha laréalisaiiM"

Les cinq années que vécut encore "j' baud furent employées par lui k diriger» politique de Frédéric, le nouvel empereur enfin, le dernier acte de sa vie publique f^^ une ambassade dont il fut chargé en ll»^

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DB PATHOLOGIE

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auprès d*Alexis ComnèDe. Il moorot au re* tour TanQée suivante, le 19 août à Botelfia daus laPaphlagonie. On soupçonna fur* temeot les Grecs deTaToir empoisonné.

L*abhé Wibaud n'a laissé que des lettres rassemblées par D. Martène. Voici les principales :

Les deux premières sont datées du mont Cassin et adressées à Tempereur pour demander des secours en laveur de ce monastère dont il avait voulu que Wibaud {)rtt le Souvernement. Il y parle de la désolation et es ravages qu'occasionnaient dans le pays les troupes du roi de Sicile. < Depuis votre départ, dit-il, trouvant le pays tranquille, ils se répandent de toutes parts avec les Sarrasins, dé?astent tout et comptent pour rien les incendies et les meurtres.... Combien maintenant d*évèaues, de prêtres, de diacres, de moines, de nobles et de roturiers, de Tun et de Tautre sexe et de tout Age, périssent sous le feu de ces barl>ares.... Grand nombre de villes, autrefois florissantes, ou sont entièrement désertes, ou ne renferment plus que très-peu d*babitants.... > 11 parle ensuite des dégâts qu'ils avaient commis au mont Cassin et dont cette abbaye n'est pas encore bien relevée.

Reinhard, profès d'Hel wardishusem, avait été è Stavelo le maître des études de Wibaud. Ils restèrent en commerce de lettres; il yen a plusieurs preuves.

Quand l'empereur Conrad partit pour la croisade, il donna à son fils Henri, roi des Romains, l'archevêque de Mayence et l'abbé Wibaud, pour guides dans le gouvernement je Teoipire. L'archevêque, content de l'hon- □eur que lui attirait cette charse, en laissa tout le fardeau à son collègue. On voit, par es lettres qu'il écrivait à ce jeune prince et >ar les réponses qu'il en recevait, avec quel ^èle il s'acquittait de son devoir envers son Ilustre pupille, et avec quelle déférence eiui-ci recevait ses conseils.

Il y a encore de notre. abbé beaucoup de ettres respectives de Wibaud et de ^s reli- ;ieux de Stavelo et de Corbie. On y voit au laturel l'amour filial d'un c6té et la tenresse paternelle de l'autre. Ses religieux ont des enfants qui se plaignent à leur père es nombreuses affaires oui l'éloignent si *équeniment de sa famille. L'abbé est un ère qui cherche et qui trouve les moyens îs plus efficaces pour les consoler.

Il y a deux lettres de lui à sa sœur Hawide, jbesse de Gerisbeim. Dans la première, il excuse de lui écrire si rarement, à raison 3s nombreuses affaires de l'empire dont il »t chargé; dans l'autre, il la félicite de sa ^omotion à la dignité abbatiale, et lui donne ) fort bons avis pour en bien pratiquer les *voirs.

Le chapitre de la cathédrale de Liège qui ail un différend avec les prévôtés des autres ;tises de la ville, engage l'abbé de Stavelo une assemblée sur cet objet. Celui-ci, dans eponse, témoigne sa surprise de la préritioa des églises qui ne reconnaissent s ceux dont elles tirent leur origine.

Les chanoines de Paderbom s'adressèrent également k notre abbé pour le prier de re|)rimer les vexations d'un nommé Folcuin, qui rançonnait leurs vassaux. Dans sa réponse, il leur offre tous les secours en son pouvoir pour les tirer d'oppression. Parmi ces chanoines, il y avait un certain Manégolde, écolâtre, qui passait pour habile. Il écrivit à Wibaud une lettre d'un style ampoulé, où il lui donne les louanges les plus emphatiques sur ses talents littéraires.

Celui-ci fit une réponse pleine de modestie, dans laquelle il dit qu'occupé tout le jour, il prend quelques heures sur son repos pour lui répondre. Il parle au nombre singulier, « ce qui est, dit-il, contre ma coutume ; car avec nos moines, nous sommes dans l'usage de parler au pluriel. » Tout en protestant contre les éloges outrés que lui donnait Manégolde, Wibaud convient néanmoins qu'il a pris une bonne teinture de tous les genres de littérature en honneur de son temps. « J'ai appris, dit-il, sous de bons maîtres, les arts libéraux, la médecine et l'agriculture. Des docteurs très-catholiques et très-» savants m'ont enseigné la théologie. J'ai lu quantité de bons traités et commentaires sur les livres sacrés, ecclésiastiques et profanes ; mais une lecture vague et trop variée procure aussi peu d'utilité qu'elle donne de plaisir. » L'auteur étend cette réflexion en laveur de celui à qui il écrit. Il lui fait voir de plus que la science est dangereuse par l'enflure qu'elle cause lorsqu'elle est dépourvue de la charité, h Au reste, ajoutet-il, ce n*est pas que je veuille par là vous détourner de l'amour que vous avez pour la lecture, la composition et la déclamation ; ce sont des occupations auxquelles moimême je m'exerce, m'attachant surtout à bien retenir ce que j'ai lu. Quand je suis au lit, ma coutume est de repasser dans mon esprit, en attendant le sommeil, que!-

3ue question difficile que j'ai vue traitée ans un livre, les arguments que l'on apporte pour l'éclaircir, la méthode avec laquelle ils sont disposés, et les conclusions que l'on en tire. » Manégolde relevait sûrtout le talent de notre auteur pour la parole, sur quoi Wibaud lui dit : « Quand vous me faites honneur de quelque éloquence, c'est votre amitié et non votre jugement qui vous a dicté cet éloge. Car il faut beaucoup de temps, une grande étude et un long exercice, pour parvenir à connaître les dififérents caractères des'esprits et la faconde les manier; savoir exciter la lenteur des uns, modérer l'impétuosité des autres, et les conduire tous k son ^ré par la parole, comme au moyen de . puissantes rênes. En effet , quoique la nature soit propre à recevoir toutes les impressions qu'on veut ^ui donner, quoiquun mattre habile nous apprenne avec soin les règles de l'éloquence, cependant, si l'exercice de la parole nous manque, comme il manque ordinairement dans lel cloîtres, il arrive que les ténèbres offusguent la lumière et que la cendre étouffe le levL au lieu de le nourrir. U faut qu un ora-

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leur soit dompté par l'eiercice pour être en état de dompter les autres. » Manégolde avait aussi donné de grandes louanges à l%bbaye de Corbie. Wibaud avoae qu'elle est en bon état, tant au spirituel qu'au temporel ; mais il souhaiterait que tout y fût encore mieux rég!é. « Car» dit-il « aujourd'hui l'indocilité est si grande et les esprits sont si peu susceptibles de discipline» qu'il n'y a plus aucune famille ({ui veuille, je ne •dis pas recevoir la correction, mais seulement éprouver ce qui en approche. » 11 parle ensuite de la situation des bAtiments, du logis abbatial, « qui, ruineux et trop étroits avant nous, ont été reconstruits par nos soins avec l'étendue convenable pour recevoir la multitude des hôtes qui nous arri* vent chaque jour... Mon nom, ajoute-t-il, est écrit au-dessus de la porte du midi avec un chiffre qui marque a quel nombre je suis dans le catalogue des abbés. » Mané-

Solde avait trouvé mauvais que notre abbé crivlt son nom avec deux u, ce qui mettait trois voyelles à la suite dans la même syllabe. 11 répond au grammairien pointilleux qu'on peut mettre ensemble deux voyelles, puisqu on met bien dans certains mots, comme gnato^ gnaviSf etc., deux consonnes à la suite. Au reste, les noms barbares s'expriment difficilement par des lettres latines.

Wibaud eut plusieurs occasions d'écrire au Pape Eugène, et on voit par les réponses la haute estime dont ce Pontife l'honorait.

En liM, le chapitre de la cathédrale de Brème voulut le choisir pour archevêque; luais, par des circonstances que nous ignorons, Hatwich l'emporta sur lui. Ce rival, Suoique triomphant, eut peine à lui paronuer cette première inclination des chanoines. Wibaud, infonné de cette disposition du prélat, lui écrivit pour le désabuser. Il lui fait observer qu'il ne connaît presque personne dans le chapitre de Brème, et qu'au moment de l'élection il était dans son couvent de Stavelo, situé h sept jours de marche de cette ville, où il n'est même allé u'une seule fois en sa vie, et qu'il a quittée e suite. 11 paraît que Hatwich revint de ses

Ï)réventions, car nous trouvons plusieurs «ettres adressées à ce prélat dans ia suite, pour lui recommander les affaires de sa maison et celles de ses amis.

En 1U9, les Bénédictins d'Allemagne tinrent leur premier chapitre général en Sate, et engagèrent Wibaud à s y trouver. 11 s'en excuse, attendu que les affaires de Tempire l'appelaient immédiatement en Lorraine. Il fait des vœux pour l'heureuse issue de cette assemblée.

Conrad, étant de retour de la croisade, écrivit de Ratisbonne à notre abbé, pour lui annoncer son arrivée et le remercier du soin qu'il avait pris, pendant son absence, iJu roi des Romains et du gouvernement de l'empire.

Wibaud témoijjne, dans sa réponse, une grande ioie de voir le monarque rendu à ses États; il s'excuse ensuite de n'avoir pu aller

au-devant de lui, k rause des brigandiga qui désolent la Lorraine. « Puisque, par h bonté divine, ajoute-l-il, vous voilà reiena sain et sauf, tendez une maîn secoonble aux ailligés, soulagez les pupilles, défeDdez les veuves, protégez TEglise ; ce qu'il tous est d'autant plus facile de faire, que le ciel, au milieu des plus grands périls et des travaux les plus incroyables, voos t accordé les triomphes les plus merveilleux et les

plus inespérés Hâtez-vons donc d'agir

pendant que tout est dans la frayeur de toire retour; proGtez du moment pour courber c« qui commence à fléchir. » L'auteur finit par se plaindre de l'évêque de Minden,quirefa* sait de^ mettre l'abbaye de Corbie eu possession d'un monastère que l'empereur j aviit réuni.

Conrad écrivit une seconde lettre à Wibaud, pour le presser de se rendre à la dièfa qu'il avait indiquée à Francfort pour latHe de l'Assomption. Henri, secrétaire de €9 prince, adressa peu après à notre abbé m autre lettre, où il lui dit qu'il a expliqué mot à mot à son maître celle qu'il lui arait envoyée pour la lut remettre, c« qui prooT^ que 1 empereur n'entendait pas le latin, mais

aue les circonstances ne lui ont pas permis 'appuyer les raisons qu'il alléguait pour se dispenser de venir le trouver. Le ])rince a besoin de ses conseils sur deux affaires importantes qu'il médite : une ambassade au Pape et aux Romains, et une expédition en Italie; plus, le rétablissement de la duchesse de Pologne, sa sœur.

Wibaud se rendit aux désirs de l'empereur; et comme il était à cette conr, ony annonça une victoire remportée sur Welfon, oncle de Henri le Lion, duc de Saxe, il 7 a à ce sujet deux lettres de notre abbé.

Dans une i;utre lettre à Herman, éfèqne de Constance, il se plaint qu'on ne tin pas de cette vicicire, gagnée le 8 février 1150, tout l'avantage qu'on pouvait en espérer. A la diète de Fulde, un conseiller perode allégua, dit-il, qu'au lieu de pousser WeJfon à bout par la voie des armes, la sainteté do carême, où l'on entrait, demandait qu'on ie citflt plutôt en jugement r^lé. « Le ministère pacifique dont nous sommes rerèlos.

ajoute l'abbé de Stavelo, ne nous permit pas de dire nettement ce que nous en pensions... Le discours de ce rusé vieillard était fort bien assorti à la négligence et à la paresse des bo'mmes de nos jours. Cependant nous le réfutâmes assez, en soutenant que lesnccès à la guerre dépend de la réputation des armes; sue les grandes entreprises demandent do la célérité ; q^ue les retards ont loojours été préjudiciables à ceux qui éuieot prêts à exécuter; que la voix de cesjug^ ments, qu'on faisait tant valoir, ne se faisait entendre que dans un petit nombre d« bourgs et de villages, au lieu que le bruit d'un exploit militaire un peu inaportaiït avait du retentissement dans l'univers es* tier. Mais je ne fus pas écouté. Celui f était sans armes céda aux discours daa homme armé... Par là il arrive uu'en ca-

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sant de faire la guerre, et sans exercer la

fuissance judiciaire, nous perdons le temps nous repaître de vaines espérances. »

L*al(ention de Tempereur fut bientôt détournée sur rjtalie. Les grands et le peuple de Rome, révoltés contre le Pape, offraient h Conrad le titre d'empereur romain, et lui demandaient des secours. Instruit de ces menées, le Pape fil écrire à Wibaud par le cardinal Guy, chancelier de la cour romaine, pour le prier de détourner Tempereur de toute entreprise contre le patrimoine de saint Pierre. Wibaud s'empressa de répondre directement au Souverain Pontife, pour le tranquilliser et lui dire que Conrad n'a aucune mauvaise intenliou ni con(re lui ni contre le Saint-Siège.

Welfiîn, cependant, recommençait à lever la tôle et à intriguer; mais, s'apercevant des <Jan;i;ers au'nne guerre aurait pour lui, il demanda a l'empereur une entrevue à Cranalia. Conrad, de crainte de surprise, hésitait à s'y rendre. L'abbé de Stavelo lui fit sentir dans une lettre tout le mauvais effet que sou absence produirait dans l'esprit des seigneurs, en leur donnant à penser qu'il suspectait leur fidélité, t Allez, lui dit-il, à cette cotfférence dans l'équipage qui convient à un maître et à un empereur; et si la bonne foi de quelqu'un y paraît chanceler^ TOUS gagnerez certainement ce point, aue vos ennemis ne voudront plus se fier à celui qui n*anra pas procédé sincèrement avec vous. Du reste, que ni les insinuations, ni les flatteries, ni les menaces de qui que ce soit, ne vous fassent renoncer à la résolution coura*

feuse que vous avez prise de faire la guerre cet homme orgueilleux et de le réduire sous vos pieds. » Nous ne savons pas quel tut le résultat de cette conférence; mais nous avons pu jujçer, par ce qui précède, de la vigueur que Wibaud aimait à voir apporter dans les transactions politiques.

Les moines d'Uaslières tentèrent, en llSl» Je st couer l'obéissance de l'abbaye de Wa- ^ur. Wibaud n'oublia point, eu cette circonstance, que c'était dans cette dernière uaison qu'il avait fait ses vœux, et il écrivit ux religieux d'Hasiières» pour leur reproher la témérité de leur entrenrise. Comme \s ne Técoutaient point, il demanda, par Lettre, è révèque de Metz de les faire renrcr dans le devoir. Ce prélat» dans une réonsc obligeante, lui donna tous les pouoirs nécessaires pour cet objet. L'évèque e Liège, sollicité également par Wibaud» uspendit les moines d'Hastières de toutes >nctions cléricales. Enfin, notre abbé obnl de Tcmpereur, en 1151» un diplôme oui infirmait la juridiction de l'abbaye de Wa- Dr dans la maison d'Hastières.

La même année, Teipédilion d'Italie ayant lé arrêtée à la diète de Wirtzbourg, l'abbé 3 Slavelo fut envoyé» avec deux autres rclats» notifier à Rome cette détermination. s étaieni è peine de retour en Allemagne, i*ils virent expirer avec Conrad les grands *ojets qa'il avait sur Titalie. Wibaud, manlut sa mort aux religieux de Corbie, leur

ordonne de célébrer les obsèques d'un prince à qui ils avaient de si grandes obligations.

Frédéric, surnommé Barberousse, neveu de l'empereur défunt, lui ayant succédé deux jours après 5a mort, Wibaud informa le Pape Eugène de ce double événement. « Ce que nous appréhendions, ô vénérable Père, lui dit-il, est donc arrivé (il parle de la mort de Conrad); et c'est pour cela, comme si j'eusse été prophète, que je vous sollicir tais, étant auprès de vous, d'accepter les propositions de paix raisonnables et solides que les Romains pourraient vous faire, i» Après avoir raconté Téleclion du nouvel empereur, il dit aue les prélats qui étaient présents, l'exhortèrent à suivre le plan de son prédécesseur, pour venger les injure» faites au Saint-Siège. «Mais, ajouta-t-il, les seigneurs laïques, peut-être par simplicité, l'en détournèrent, alléguant qu'il ne convenait pas que le prince; au commencement d'un règne» contractât un engagement do cette importance, de peur que les mécontents ne prissent occasion d'un départ si subit pour se porter aux dernières extrémités. »

Etienne» évèque de Bamberg» ayant été nommé ambassadeur k Rome, notre abbé lui composa une longue instruction qu'il lui envoie avec une lettre où il le prie d'excuser la liberté qu'il prend, en faveur de leur ancienne amitié. Il lui rappelle combien autrefois on était scrupuleux sur Tétiauettir des cours. «Dans notre jeunesse, dit-il» quand nous entrâmes à la cour, il y a bientôt trente ans» nous trouvâmes dans certains personnages eraves des restes de la majesté impériale quils tenaient de l'étiquette de la cour du vieil Henri. Ils savaient par cœur les formules des discours qu'on adressait au Pape et à la ville; et ces formules, dont les paroles étaient comme pesées dans la balance et mesurées au compas. Ils ne permettaient pas que nous y fissions aucun changement ou altération dans nos aml>assades, de peur que par là on n'avilit la ma«

i'esté de Tcmpire, et qu'on ne donnât atteinte i la discipline du palais. »

Peu après son élection, l'empereur Frédéric écrivit à Manuel, empereur de CoDStantinople, pour lui demander sa fille en mariage. A la lettre du souverain allemand, Wibaud en joignit une de sa composition , où il prie l'empereur grec de se rendre aux vœux de son maître; il le remercie aussi d'une pièce d'étoffe de soie qu'il lui avail envoyée.

Dans une autre lettre au même prince , l'abbé de Stavelo lui dit qu'il écartera» autant qu'il dépendra de lui, tout ce qui pourrait troubler l'harmonie des deux empires; il assure Manuel qu'il adresse au ciel, avec tous $e$ religieux, des vœux pour la prospérité de ses Etats, de sa personne et de ses armes.

Nous trouvons, dans une lettre de Frédéric à notre abbé, un éloge des vertus et de la capacité de ce dernier. L'empereur lui dil que s*il a été un peu de temps sans l'appeler

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1)rès de sa personne, c'est qu*il a voulu lui aisser un peu de repos après les grandes

faire graver pour l'impératrice un sceau aussi bien imaginé que celui qu*i| avait déjà envoyé à Tempereur. Il est invité à rapporter luimême à Aix-la-Cbapelle. Cette lettre porte la date de Tan 1157.

. La lettre que nous venons de citer nous donne le plus bel élose de notre abbé : « Ce que la renommée puoliei lui dit le prince , votre conduite le prouve, qu'entre les différentes vertus dont votre Ame est ornée, la fidélité tient le premier rang, et d'une manière si admirable, qu'il vous serait aussi difficile de vous en départir qu*au soleil de perdre sa lumière, p etc.

Nous remarquerons que les lettres de Wibaud ont un grand mérite. En effet, quoiqu'écrites la plupart, à la hâte, elles n'ont ni la sécheresse, ni l'aridité du style des dépêches. La diction en est correcte, agréable, fleurie, semée de sentences toujours fort justes et employées avec goût. En un mot, elles nous montrent, à chaque ligne, l'empreinte de cette Âme vigoureuse et élevée, de ce sens droit, de ce discernement exquis, qui, joints à un génie étendu et fécond en ressources, rendirent Tabbé Wibaud un des plus grands hommes d'Etat de /SOn siècle.

WIBOLD, originaire de Cambrai, fut élu évèque de cette ville après la mort d'Ausbert en %4>. Avant de prendre possession de son église, il fit le voyage d'Italie pour remercier l'empereur Othon, qui s'y trouvait alors, d'avoir appuyé son élection. Son voyage ne se fit pas sous d'heureux auspices ; car les chaleurs de l'été dérangèrent tellement sa santé qu'il mourut à son retour dans son diocèse environ un an après son élection. 11 reste de lui un petit écrit intitulé : Jeu ecclésiastique contre le jeu séculier. Les dix derniers vers, en marquent les règles. On s'y servait de dés, comme dans les jeux de hasard, mais avec cette différence que Ton gagnait toujours. Ce jeu avait des CHses comme le jeu d'oie, et dans chaque case se trouvait le nom de quelque vertu. Chaque vertu avait un nombre qui répondait au nombre des dés, et quiconque tombait sur la vertu désignée par le nombre des dés, était obligé de s appliquer à l'acquérir et à la demanuer à Dieu. On trouve ce jeu dans la Chronique de Cambrai^ imprimée à Douai en 1615. L'éditeur a tâché d^éclaircir le texte par des notes; mais il est difficile <ie juger dans lequel des deux se trouve le moins d'obscurité. Ce jeu s'entend beaucoup mieux si on le compare aux jeux d'oie, do guerre ou du blason.

WIDBERT dont le nom devrait s'écrire et se prononcer Guibert, suivant le génie de noire langue, succéua en 962 à Arembert, abbé de Saint-Père en Vallée, dans un des faubourgs de Chartres, et reçut labénédictiûB abbatiale des mains de Yulfad, évè-

que du lieu. L'exacte discipUoe qu ill^t observer dans son monastère et dont luimôme donnait l'exemple, inspira à plusieori personnes du dégoût pour le monde et de l'amour pour la solitude. Aussi, lorsqu il s'açit d'établir la réforme dans fabbaye d'Evron au Maine, voulut-on avoir des élèves de Widbert, et ce fut de son mouastèn que l'on tira des religieux pour renoureier cette communauté. Cette réputation de régularité où était l'abbaye de Saint-Père lui procura même des avantages teroporelSi qu'il n'entre pas dans notre dessein de nlever ici. Widbert vécut au moins jusqu'ea 981, époque oik il établit la réforme dans le monastère d'Evron, et eut Gisbert pou successeur.

Il nous a laissé comme monument de son savoir les Actes de saint Eman et dt lei cmh pagnons^ honorés comme martyrs au pijs Chartrain. On les possède dans le grand fieeueil de Bollandus, enrichis des obserralions de Henschenius, Tun de ses plus ^ vants successeurs, qui les a tirés de deai manuscrits, l'un de Vendôme, sur leqad André Duchesne les avait copiés, et Taulre du cabinet du savant bibliographe Bi^ot de Rouen. Ils n'y portent point le nom de fauteur, et l'éditeur qui les publie comme l'œu* vre d'un anonyme contem|>oraiQ du saiot, a ignoré qu'ils appartenaient à Widbert. Mais le fameux Cartulaire de Saint-Père, si connu sous le titre de Livre d^Âganon^ks attribue positivement à notre abbé.

Il s'en faut donc de beaucoup que le îéritable auteur de ces Actes soit contemporain des faits qu'il rapporte. Il est ?rai qu'à s'en tenir à un passage de sa préfare, on est porté à en juger ainsi. Widbert s'y engage à ne rien rapporter qu*il nail vu par lui-même, ou appns de témoins oculaires : Quod non aut proprio visui motutrih tum^ aut videntium ore sit insinuatum. Celte phrase a nécessairement besoin d'explication, et il nous semble qu'on doit en expliquer la première partie des lieux du pan Chartrain que saint flrnan avait sancuâés par sa présence et sa demeure, et où il arait souffert le martyre, lieux qu*ou avait montrés à i*auteur comme le terme monstratum l'indique assez, et il a parlé conforméaienl à ce qu'il en avait vu par lui-même. Quant à l'autre partie de sa phrase, il est impo&âible de l'ctitendre d'une tradition orale qui se serait conservée jusqu'alors. Ce qui le

1)rouve, c'est le passage où, en parJAUl de a translation des reliques du saint, fauteur atteste qu'elle ne se lit que très-longtemps après son n artyre : Post mutta deniqutc»* norum curricula. Paroles non équivoques et qui annoncent clairement un écrivain fort éloigné des temps où vivait saint Emao. L'éditeur, à la vérité, a voulu que Ion regardât ce second membre de la phrase comioe une addition faite après coup; mais ouin qu'il ne prouve rien, et qu'il n'insiste pu même sur cette opinion, il est clair aue ce» paroles sont la suite naturelle de celles qtu les précèdent; d'où il faudrait cooclur^

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DE PAIHOLOGIE.

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