‹ Dictionnaire général et complet des persécutions souffertes par l'égliseChapitre 185 sur 207 · WIL · texte numérisé non relu

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qu*exig6 la poésie. Certaines expressions employées par le puëte sont de nature à faire soupçonner que ce fut le roi Clxarles qui l'engagea à composer ces questions.

Dom Martène et doni Durand les ajant déterrées dans un très-ancien manuscrit de i*abbaye de Saint-Maximin à Trêves, avaient d'abord le dessein de les publier dans leur entier; mais, s*étant aperçus par la suite que la plus grande partie de celles qui roulent sur la Genèse ne contiennent que le texte pur de saint Jéiôme et de saint Isidore, et que même le texte de ce dernier est le seul employé dans Texplication des livres suiyanls, ces éditeurs ont changé de résolution et se sont bornés à faire imprimer les questions qui servent de commentaire aux trois premiers chapitres de la Genèse,

WILUBALD, né en Angleterre vers Tan 700, fit ses éludes religieuses et littéraires dans le monastère de Waltheim. En 720, il fitt avec son père Richard et Vanebalde son frère, le voyage de Rome ; de là, il passa dans la Palestine, aQn d'y visiter les lieux saints. De retour à Rome vers Tan 728, il alla au mont Cassin, où, après avoir demeuré dix ans sous la conduite de l'abbé Pétronax, le pape Grégoire III l'en tira

Eour renvoyer en Allemagne aider saint oniface dans ses missions. Ce saint évoque l'ordonna prêtre, et, un an après, il le sacra , évoque, et lui donna le soin d'un lieu appelé Eichstat, où il n*y avait encore qu'une petite église ; mais la face de ce territoire changea bientôt, et Willibald y fit b&tir une cathédrale qu'il fit desservir par des religieux de l'ordre dn Saint-Benoît.^

C'est à lui que Ton attribue ordinairement V Histoire de la vie de saint Boniface^ archevêque de Mayence, et les Actes de son martyre. Il les écrivit, assure-t-on, aux instances de Lulle, successeur de ce saint, et de Mengosus, évêque de Wirlsbourg. Il leur présenta son ouvrage, écrit sur des tablettes cirées, et, après qu'ils l'eurent examiné et sans doute approuvé, il les transcrivit sur du parchemin. Ce qui embarrasse dans ce sentiment, c'est que l'auteur de cette Vie ne se donne en la commençant que la qualité de prêtre; qu'il dit ensuite l'avoir écrite sur ce que ceux qui avaient vu et entendu parler le saint lui en avaient appris. Pourquoi saint Willibald, étant évêque, n'auraitil pris que la qualité de prêtre? Disciple de saint Boniface, qu'était-il besoin qu il recourût à d'autres témoins pour écrire sa vie? Était-il naturel qu'il se fût loué luimême? Voilà ce que Ton objecte de plus fort pour ôter cette Vie à saint Willibald, et pour la donner à quelque prêtre de même nom du diocèse de Mayence ou de Wirtzbourg. Mais ne peut-on pas répondre que, dans le via' siècle comme dans Ie3 précédents, on donnait quelquefois le nom de prêtre à des évêques? Hother, qui écrivait dans le x* siècle, ne donne à saint Willibald d'Eichstat que le titre de

f>rêtre, quoiqu'il sût qu'il fût évêque; et 'auteur de la Vie de saint Boniface, qui ne

s'était qualifié que prêtre dans la prébce, se qualifie évêaue dans l'épilogue. S'il a eu recours, pour écrire cette vie, aux disci{)le$ de saint Boniface, c'est qu'il n'avait véca avec lui que dans ses dernières années, tu après son troisième voyage à Rome; i\ aiait besoin, par conséquent, d'être instrait par d'autres des premières années de sa vie et des commencements de sou apostolat ^q Allemagne. A l'égard de son piopre éloge, il n'excède pas les règles de la modeslieril s'agissait de justifier le choix que saiol Boniface avait fait de deux hommes \mT achever l'ouvrage de la conversion desinSdèles en Allemagne. Pouvait-il se dis^/eoser de dire quelque chose à leur loaaDge!

Ajoutons que le Willibald, auteur de li Vie de saint Boniface^ était coutempomo; et que le moine Othlon, qui entreprit, dans le xr siècle, d'en donner une seconde fit, cite la première sous le nom de saint Wij;h bald, sans le qualifier ni prêtre ni évêqae: ce qui fait voir, ce semble, qu'il neconuissait que celui qui avait été disciple dii saint. Il faut donc laisser l'évêque d'Eichsut en possession de cet ouvrage, iusqul c« que l'on ait de plus amples eclaircisse* mcnts. On le fait encore auteur de la 17e de sainte Walpurge^ sa sœur, et de quelques lettres à des moines. Il ne nous reste rien de ces ouvrages.

WILLIBROD, né en 658, dans leNorthumberland , embrassa fort jeune la vie monastique dans l'abbaye de Ri()on, où il eut {^our maître le célèbre saint Wilfred, sous lequei il se forma en même temps à la science et à la vertu. Il signala d'abord son zèle dans l'Ecosse et l'Irlande, passa ensuite, à la tê(e de douze missionnaires , chez les Frisons. dont il fut l'apôtre , et poussa si luin ses conquêtes spirituelles, qu'il soumit au joug de l'Evangile une partie du Daneuiark.

Après de grandes conversions opérées chez les Balaves et les Belges, iJ fixa son siégea Utrecht, dont il fut le premier évêque, et où il se trouvait plus à portée de veiller sur l'héritage qu'il avait conquis au Seigneur. Chargé des travaux d'un apostolat de cinquante ans et jugeant que l'heure de se re- [>oser était venue pour lui, il se retira dans *abbaye d'Epternach qu'il avait fondée, au duché de Luxembourg, des biens que sainte Irmine, fille deDagobert, lui avait offert*. C'est làqu'il mourut âgéde quatre-vingt trois ans, le 7 novembre 7M. Son corps est conservé avec beaucoup de respect dans TéglUe de ce monastère, où se lisent cesdeui versa la suite de l'épitaphe placée sur son tombeau.

Vir virUUe païens, divino plenus amare^ Ore sagax, el nunU viqil, et {enèdm actis.

Alcuin,qui composa sa Vie en prose et en vers, v rapporte plusieurs miracles dont il plut à Dieu d*illustrer sa mémoire.

Swertz et Vossius s'accordent è lui attribuer une relation de ses voyages , écrite par lui-même ; mais il y a beaacoap (IV parence que ces historiens auront pris ua nom pour un autre et probablem^Qt ^'

Wilf

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