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dans lesquels on le représente comme un docteur aimé de tout le monde et en qui l'on trouvait une source abondante de toutes les saeesses. Et êophiœ iripUcis fons uberrimus»
Witmond avait trop de goût pour la musique pour ne pas la cultiver. II nota quantité de pièces sur des rhytbmes mélodieux, et en composa plusieurs autres; qu'il prit également le soin de noter pour les offices de l'Eglise. Les livres du chœur de l'abbaye de Saint-Evroul en étaient remplis au temps d'Orderic Vital ; mais on ne pense pas qu il en reste rien de nos jours. Nous ne connaissons de Witmond oue la belle lettre qu'il adressa au Pape Alexandre II, au nom de l'abbé Osbernc. Quoique celui-ci n'eût accepté la dignité d'abbé que par l'ordre de Guillaume» duc de Normandie et de Hugues de Lisieux , évéque diocésain , suivant l'avis d'Ânsfroi, abbé de Préaux, et de Lanfranc, prieur du Bec, cependant il ne laissait pas de se trouver dans un embarras extrême, par suite d'une espèce d*excommunication que Tabbé Robert, dont il occupait la place, avait fait porter contre lui par les légats du Pape. Il prit donc le parti de s'adresser au Saint- Sié^e , et comme il connaissait le talent de Witmond , il le chargea de rédiger une lettre qui exposât convenablement sa position.
Witmond réussit à en écrire une aussi éloquente que flatteuse pour le Souverain Pontife. Elle lui fut remise à Rome et lue .en plein consistoire. L'abbé Robert, qui s'y trouvait, fut lui-même si touché des raisons d*Osberne, qu'il pria le Pape de lever Texcomuiunication. Par ce moyen, Osberne demeura jusqu'à sa mort paisible possesseur de son monastère. Ordenc-Vilal jugea celte lettre assez intéressante pour l'insérer dans son Histoire,
WOLBODON, issu d'une famille noble de Flandre, se consacra au service de Dieu dans la cathédrale d'Utrecht, desservie alors par des moines. 11 n'y fut pas longtemps sans être chargé de la direction de 1 école, où il eut un grand nombre de disciples à qui il enseignait en même temps la connaissanqe des lettres et les voies du Seigneur. De cet emploi il passa à celui de prévôt, quil remplit pour le plus grand bien spirituel et temporel de cette église. L'empereur saint Henri, informé de son mérite et voulant rattacher à sa personne, le fit son chapelain et son chancelier, puis à la mort de Baudry, arrivée en 1017, il le fit élire évêque de Liège à sa place. Le nouveau prélat, sacré par Héribert de Cologne, se distingua dans cette éuiinente position par toutes les vertus qui font les grands évèques. Malheureusement, son épiscopat ne fut pas de longue durée, car le saint prélat mourut le 20 avril IC^l.
On a de Wolbodon un Psautier qui mérite d'être connu. Il l'avait écrit de sa propre main, et à la lin de chaque psaume, il avait mis, en forme de prières, quelques aspirations de cœur, tirées du psaume même et conformes à son esprit. Plus d'un siècle après la mort du saint prélat, on conservait son ouvrage à Liège comme un précieux trésor propre à
nourrir la piété chrétienne et à exeiler U componction du cœur. Ce qae l'hisioire nous apprend du fameux P$aulier que saint Robert de Molème porta à Qteaui, et qui sV voyait encore il y a moins d'un siècle, mit soupçonner qu'il aura été copié sur celui de saint Wolbodoo. U oootient. comme celui-ci, une prière à la fin de chaqœ psaume , et on croit y reconnaître des preuves -[u'il avait été écrit pour quelque mooasière
de ce monastère. On peut s'y former uae idée de sa piété et de sa manière d*écrire.
WOLFHART, prêtre et religieux de l'abbaye d'fiaserens, nous a laissé par écrit VHistoire de ta Vie et deè Miracles de lonUi Walpurge^ religieuse au tiu* siècle. Toot l'ouvrage est divisé en quatre livres. l\ donne dans le premier la Vie de la siliife avec quelques remarques sur la cooTcrsIoa des Anglais. Le second livre comprend la miracles opérés par son intercession en S^; le troisième, ceux qui eurent lieu en 895, ei le quatrième, ceux qui sont sans date. H dédia son ouvrage è Erchanbold, évèqne d'£ichstat, qui l'avait ensa^é à le composer; mais il semble qu'il ne ïui adressa qae les trois premiers. S'il en ajouta dans la soile un quatrième, ce fut moins aux ioslaoees d'£rchanboldi que pour ne pas laisser dans l'oubli les miracles qui se mullipliaieut tous les jours. 11 proteste dans la nréfacede la sincérité de sa narration et déclare à ses lecteurs que, s'ils ne veulent pas ajouter foi à sa parole, ils peuvent se convaincre de la vérité par leur propre expérience. Il promet dans son ouvrage un autre . écrit en forme de dialogue sur la même matière; maisoD ne sait pas s'il a été ûdèie à sa promesse. Canisius n'a fait imprimer que les deof premiers livres; Suriusau contraire adonné l'ouvrage entier; mais il en a changé le style. Dom Mabillou a* retranché quelques miracles dans les quatre livres. Ils ont été mis envers et en prose rimée par un nommé Médébardus qu'on ne connaît pas d'ailleors.
WULFADE, chanoine et économe de Téglise de Reims, assista en cette qualité au concile de Guerci, assemblé en 849 contre Gothescalc. Comme il avait été ordonné par Ebbon, il fut déposé dans le concile de Soissons en 853. Cela n'empêcha y^ le roi Charlemagne de lui confier Téducation de son fils Carloman et de remployer dans plusieurs affaires importantes. Par reooonaissance, le roi lui donna l*abbaye de Re* bais en 856 et quelque temps après celle de Saint-Médard de Soissons. En 866 il le choisit pour remplir le siège de Bourses, ticant par la mort dé Rodolphe, et lui fit otitenir le pallium du Pape Adrien U. U ^ sistaau concile de Trojes en 867 etdepui> à ceux de Verberie, de Pistes et de Doiui. Sa mort arriva le i" avril 876. Dne Inur^ tion pastorale adressée au clergé et au peu* pie de son diocèse est le seul monument ^a^ nous reste de Wulfade. Dans celte insu»-
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tioD, il fait remarquer aux curés que, comme prêtres et-pasleurs en même temps, ils doivent non-seulement être purs dans lear foi, mais encore dans leurs mœurs ; parce que leurs instructions aux GJèlcs seraient inutiles, ou même méprisées, si elles n'étaient soutenues par une vie sainte et sans reproche. Il les exhorte à se rendre assidus à la prière, à la lecture, à la psalmodie, à la prédication; à reprendre les mécb(}nt$ avec force, sans craindre les mauvais traitements des séculiers ; car ils doivent s*appliquer è plaire à Dieu plutôt qu*aux hommes. »\\s deivent, dit-il, prêcher la pénitence à tous sans acception de personnes et prévenir les pécheurs vagabonds de se fixer dans un endroit, afin d'y expier leurs péchés qui donnent la mort à l'âme. » Il propose le jeûne, l*aumône, la prièrCi la mor-
tification et prinéipalement la confession sacramentelle comme moyens d'expiation.
L'invasion des biens de l'Eglise, les fausses mesures; la simonie, l'usure, les fauxser-r ments, le défaut de subordination et de respect envers les puissances séculières et ecclésiastiques étaient h ses yeux la suite des divisions qui régnaient dans le royaume C'est pourquoi il prescrit à chacun de retn« plir les devoirs de son état. Il dit Qu'on ne doit pas compter au nombre des Chrétiens ceux qui ne communient pas trois fois Tan, à r^oëi, h Pâques, à la Pentecôte, et fait une obligation aux femmes, même de la première condition, d'allaiter leurs enfants, au lieu de les donner à des nourrices. Cette instruction pastorale a été imprimée dans les Analectes de dom Mabillon.
XISTE, que Ton a confondu mal à propos avec le Pape Xiste ou Sixte, est auteur d'une liturgie imprimée en syriaque dans le missel des Maronites en 159V et en latin dans k dernier tome des Liturgies orientales de Reii&udot. On juge de là qu'il était évèque,
parce que, selon la remarque de ce critique, les évêques seuls chez les Syriens ont le droit de composer des liturgies. On attribue au même Xiste divers discours ascétiques, dont la plupart sont très-longs. Ils n'ont point encore été rendus publics.
YRIER, au vr sticle, eut pour maître lans la science des saints et des divines Ecritures Nicet, évêque de Trêves. Après *dvoir suffisamment instruit, ill'admit dans e clergé et l'ordonna prêtre. Quelque emps après Yrier embrassa le parti de la etraite et fonda le monastère d'Alane, conlu depuis sous le nom de Saint-Vrier. Une lèses principales occupations était de transrire des livres, dont il faisait présent aux taroisses voisines de son monastère. Il aourut dans le mois de juillet 591, Agé de ilus de quatre-vingts ans. Dans son testadent écrit de sa propre main quelques anées avant sa mort, le saint déclare que cet cte lui est commun avec Pélagie sa mère, aine, comme lui, d*esprit et de jugement, t maîtres de leurs biens. La crainte d'une lort imprévue, dit-il, les a portés l'un et autre à disposer de leurs biens. Si à Taveir quelqu'un cherchait h porter atteinte à B testament, soit en vertu de quelques nouelles lois, soit è cause de quelque loi anienne qui lui aurait été inconnue, soit pour uelque autre raison, il entend qu'il ait du loins la même valeur qu'un codicile. Enjite il institue saint Martin son héritier niversel et lègue à titre particulier des iens considérables à son monastère d'Atne, mais à charge d*être soumis è la basique de Saint-Martin de Tours. Comme il vait choisi sa sépulture dans l'oratoire de lint-Hilaire, il conjura le prévôt de Saintartin et les moines d'Alane de faire célé-
brer à perpétuité, le jeudi, les matines dans ledit oratoire, et ensuite la messe en l'honneur de ces deux saints. Il entre ensuite dans le détail de tous les vases d'or et d'argent, des voiles, nappes et autres ornements qu'il lègue ; il donne la liberté à un çrand nombre d'esclaves des deux sexes mariés et non mariés, et dit anatbème è quiconque s'opposera à l'exécution de ses volontés et à celle de Pélagie sa mère, qui souscrivit à ce testament. Etaient témoins, AIslidius, Calparnius, Léon, Nectaire et Aldilûus. On le trouve dans les Analecte$ de dom Mabillon, è la suite de la Vie de saint Yrier par saint Grégoire de Tours. Ce saint fait mention d'un second testament que saint Yrier fit quelques jours avant sa mort; mais nous ne le possédons pas. Ce n'était apparemment qu une confirmation du premier.
YVES DK CHARTRES. — Le bienheureux Yves de Chartres fut placé sur le siège de cette Eglise en 1090, après la déposition de Godefroi, son prédécesseur. Un plus digne évêque ne pouvait succédera un prélat plus scandaleux. Godefroi ou Geoffroi, deux fois excommunié par le légat Hugues de Die, et deux fois rétabli par Grégoire VII, parce que le légat n'avait point envoyé à Rome les pièces de l'accusation, fut accusé de nou* veau, devant .le pape Urbain II, de simonie, de concubinage, d adultère, de parj.ure et de trahison. Le Pape ayant sbigneusement examiné la vérité, obligea Godefcoi à re^