‹ Dictionnaire général et complet des persécutions souffertes par l'égliseChapitre 23 sur 207 · OKI · texte numérisé non relu

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plantes et les fruits.» — < Celse, dit Origène, parait avoir écrit ceci confusément et sans se conlprendre lui-même. Il n'est personne qui ne sanhe que dans la loi qu'il a donnée aux Juifs, Dieu leur dit : Voum n'aurex point d'aulr€ bieU que moi; vous ne tous ferez point d'idole ni d'image de ce qui est en haut dans le ciely ni en bas Sur la terre ^ ni dans les eaux : vous ne les adorerez point. {Deut. V, 7, 8.) Les Juifs, suivant cette loi, ne peuvent donc adorer qu*un seul Dieu, le maître de toutes choses, le créateur du ciel et de tout ce qu'il renferme. Il est donc évident qu'ils ne peuvent rendre au ciel luimême de pareils honneurs. Je dirai plus : il n*est pas un seul fidèle qui osât adresser auxangdsdes hommages divins, bien loin d'adot*er le soleil, la lune et les astres, qui ne sont que des ornements du ciel. La loi de Dieu le leur défend formellement : Gardes^vous^ en levant tes yeux en haut^ et en voyant le soleil^ la lune et les étoiles qui font Vornefnent du monde, dé tomber dans l'erreur , et de lés adorer et de les servir tomme des dieux ; le Seigneur Dieu les a dontiéè en partage à toutes les nations, (Exod.^ xi, 16.)

« Dieu avait prédestiné les Juifs à être une race choisie, un ordre de sacrificateurs rois, une nation sainte, un peuple d'élection. Il avait dit h Abraham, en parlant d'eux : jRegarde le ciel et compte les étoiles^ si tu le peux ; ainsi sera ta postérité. [Gen. xv , 5.) Comment donc auraient-ils adoré les astres du ciel, puisqu'ils devaient être assimilés à eux, on observant leurs saintes lois? C'est aux Juifs quMl a été dit : Le Seigneur votre Dieu vous a multipliés^ et vous êtes aujourd'hui aussi nombreux que les étoiles du ciel.{Deut. i iO.) Nous devons en dire autant des Chrétiens. Il faut donc le reconnaître, des hommes à qui il a été dit : Vous êtes la lumière du monde; que votre lumière luise devant les hommeSf afn que voyant vos bonnes oeuvres^ ils glorifient votre Père qui est dans les deux {Matth. r, Ik); des hommes qui s'efforcent d'acquérir ou qui ont déjà acquis la sagesse resplendissante et inaltérable, la sagesse qui est une réflexion de la lumière éternelle; de tels hommes ne peuvent être éblouis par la lumière matérielle du soleil, de la lune et des astres, au point de se considérer comme inférieurs h ces créatures et de les adorer, eux qui possèdent à un si haut degré la lumière spirituelle de la connaissance, la véritable lumière qui éclaire tout homme venant en ce monde... Combien donc il serait insensé d'adresser nos hommages au soleil ou aux astres, dont la lumière n'est ni égale ni universelle, tandis que BOUS avons avec nous celui qui remplit le ciel et la terre, comme il le dit luiknôme; celui qui est tout urès de nous, selon ses paroles : Je suis un Dieu de près et non pas un Dieu de loin^ dit le Seigneur, par son prophète. {Jtrem. xxiii, 23.)

« une autre de leur folle croyance, ajoute Celse en parlant des Chrétiens, c'est qu'il viendra un moment où Dieu embrasera le monde entier, à l'exception d'eux seuls qui se

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trouveront rester intacts; ceux même q sefont morts depuis longtemps sortiront ( la terre avec la chair dont ils étaient roT tus. Espérance bien basse et bien ignobi car où est l'âme humaine qui désire cdIi] dans un corps en putréfaction? crovan d'ailleurs foriementcombattue par plu.sieu d'entre eux, qui la considèrent commet lement impie, abominable-, impossible. 3 l'appui de cette objection, Celse entasse u foule de ces raisonnements qui depuis oi été si souvent répétés par les incrédule n II est bon de remarquer, dit Origène comment il tourne en ridicule la doctri^ de l'embrasement du monde, doctrine ei sei^née par les philosophes grecs eux-ml mes, et par les plus célèbres. « Suivant vou « dit-il, Dieu embrasera l'univers, comoiev « cuisinier allume ses fourneaux ; » mais il i voit pas, l'insensé, que ce feu est un fe

Iiurifiant, ainsi que l'ont reconnu pluMeo, jrecs, qui letenaientprobabiementdesJuif un des plus anciens peuples; il ne voiips dis-je, que ce feu doit servir de cbâtiiuei et de remède à ceux qui en auront besoin qu'il ne consumera point ceux qui ne di vront pas être détruits, mais qu'il brûlera < consumera ceux qui auront composé o bois, de foin et de paille l'édifice njjstiqu de leurs actions, de leurs paroles etdeîeur pensées, (i Cor. m, 12.) Les Livres saiol nous apprennent que le Seigneur doit se pré senter commeun feu de fonte^ et comme Chtrb aux foulons {Mat. m, 3), à ceux qui en au ront besoin , afin de séparer les mauvais» matières dont lis sont comme mêlés par II contagion des vices, matières qui ne |«» vent Têtre que par la vertu et un feu qui fonde, pour ainsi dire, ce mélange où il étail entré de l'airain, de l'étaiti et du ploiub | on peut le voir dans le prophète Ezéchiell {Ezech. XXII, 18-20.) Isaïe aussi rendra (éi moi^nage comme quoi nous ne disons i^ai que Dieu allume ce feu comme un cuisinid ses fourneaux, mais comme le bienfaiieui de ceux k qui cette correction est nécessaire Tuas des charbons de /h», dit le prophète l un peuple pécheur; assieds-toi dessus tl h y trouveras du secours, {tsa. xlvii, 14.)

'«L'Ecriture, pour s'accommoder à l'espri du vulgaire , cache prudemment Je seu qu'elle renferme sous des paroles terribles atin d'etfrayer ceux qui hésitent à sortir d bourbier de leurs iniquités; mais ceuxq'J) la Usent avec attention, discernent aisémeni le but de ces menaces faites aux pécheurs. Voici un passage d'Isaïe qui pi'ouve ce que nous avons avancé : A cause de mon nom.jt te montrerai ma colère^ et je te ferai sentir ma puissance afin de te sauver, [ha. xlviiï, 9.) Ces explications ne conviennent point aux simples fidèles qui s'attachent au sens littéral ; mais nous avons été obligé de 1^^ donner, pour ne pas laisser sans répofise les railleries de notre adversaire. EII<?s auront de plus l'avantage, poqr les personnes intelligentes , de servir de réponse à ceii^ autre plaisanterie : * Tout sera brâlé, niais « eux demeureront intacts. » De telles l'Cti.

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DE PATOOLOCrE.

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sont le propre de ceux que les saints (/^.^igoeot ainsi : Ce qu'il y a de moine ]^ selon lî mnde^ ce qu'il y a de plus vil it^u$ méprisable^ ce qui iiesl rien^ et il bol pas s'en étonner, car^ puisque le * tapas tHst servir de la sagesst^ pour I/rr Diev ékn$ sa sagesse divine^ il a i Km it sauver^ par h folie de la pré* m.mxqvL\ croiront en lui. [ICor. i, ,ii,S.jCesontde5 esprits qui ne peuvent te sens des mots, et qui ne veulent (icémesedonner la peine de les examiner, le iésus-Christ ait dit : Examinez hyQQ |tttaffri/uret. [Joan. v, 39.) De là vierit Vèseforœefltde telles idées du feu que (en allumer et de ce qui arrivera aux »r$.. .. U parole sainte nous apprend que le fea n'épargnera que ceux qui )l parlaitement rurifiés, et dans leur ^jtnc^ et dans leurs mœurs : mais que a qui ne seront pas purs, et qui auront '1 d'être chiiiés par un feu dispensé leurs mérites , subiront la peine de baies, et expieront le tort de n'avoir véea d une manière conforme à ce [aifeait d'eux une nature formée à Tide Dieu. Telle est notre réponse à {(r^Qdedifliculté de Celse.

Nièce qail ajoute, que, «lorsque le ie sera purifié , nous seuls demeureet oon-seulement ceux d'entre nous w jeroQi alors en vie, mais ceux même Pueront iDorU depuis longtemps,» il fSaut Mjiinal interprété les saintes lettres, 'l^ilsen soit rapporté à des personnes oe les comprenaient pas mieux que lui.

wsesipas aperçu qu'il y a quelque *!«« mystérieux dans ces paroles de *rt:JVow ne dormirons pas tous du "^ i^ k mortf mais nous serons tous màîi^^ mowen/, en un clin dœi/, au ^J**^«rftifre trompette, car la trompette

iilômlià^i "^^^* ressusciteront en un état iT^^i et nouSf nous serons changés, *ir*^'^»52^II aurait dû dbercherqueile \qZ1!^^^' ^® ^®*"î 9^* cariait ainsi de [•«fTÎ^*- ^® ^®^^ ^^'^ lui ressemblepl, |j*^ .y^i^oguer des morts, et qui, après *' ^'Its morts ressusciteront dans un

/ '"J^^P^rt'e, ajoute : et nous^ nous se* .,/*""?^*'.Pour montrer que saint Paul "flrrl:'^'"^.'"^^^ sa pensée intime, citons Xi Vl^] du ailleurs de lui-même et .j.„, '¥ "i ressemblent, par opposition j.J|^"^H<>rnieDldu sommeil de la mort:

• w Qu^ r*^^h au nom du Seigneur, que *, '/ ^^^^^* tt qui serons réservés pour •^n fti^^^^^ » '*^*** «* préviendrons point ^^^oTr'^V^^ daiw le sonmeilde la mort.

'^rkarui?" y*** '^^^ donné par la voipc de ^^w rJ ^i * '^^ * 'û trompette, le Sei- !.. ji |1 î^«f descendra du ciel. (/ Thess. "^Muin ' sachant qu'outre lui et .'jijti. P*''^ëeiont son élat, il y en aura 0;^^^«n«sus.Christ, il ajoute:

'^^frotuT^ ^^^^^ *'* J^*U5-CAn>/ res-

»«r eifjj* *• PTemiers , puis nous qui som*

'^i/j.„^,f' »< qui serons demeurés ri-

"'û*orj, f^Qns serons emportés avec

eux dans les nuées pour aller au-devant du Seigneur^ au milieu des airs. » (/frid., 16.) Il est inutile de répéter ici les longues railleries de Celse sur la résurrection de la chair; nous essayerons seulement de reproduire quelques-unes des réflexions par les- Juelles Origène éclaircit ce point de notre ogme. fc On trouve dans les livres saints, dit-il, plusieurs passages qui traitent de la résurrection d'une manière digne de Dieu ; nous nous contenterons de rapporter celui de saint Paul dans sa première fipltre aux Corinthiens : Onme demandera, dit TApAtre : Comment les morts ressusciteront - ils ? Et quel sera le corps dans lequel ils reviendront ? insensés, ne voyez-vous pas que ce que vous semez dans la terre ne reprend la vie qu'après être mort ? Et lorsque votM semez , vous ne semez pas le corps de la plante même qui doit naître , mais la graine seulement ; Dieu lui donne ensuite un corps comme il lui plattf et il donne à chaque semence le corps qtU lui est propre. ( / Cor. xv, 35-38.) Ainsi» d'après l'Apôtre , ce qu'on sème n'est pas le corps de la plante même qui doit naître ; mais après qu'on a conflé la semence à la terre, il se fait une espèce de résurrection, par la volonté de Dieu, qui donne à chaque semence le corps qui lui est propre. Les unes produisent un épi ou une tige , comme le grain de sénevé, et Tautre un grand arbre* comme le noyau de l'olive. Or, telle est, k peu près la conduite de Dieu à l'égard def morts, qui sont comme semés dans la terre, et qui doivent y reprendre, quand il en ^^rsi temps, le corps dont il voudra les revêtir, selon leurs mérites. La différence qui existe entre le corps qui est comme semé dans U terre et celui qui est reproduit par la résurrection est du reste clairement exprimée dans i'£crilure. Ecoutons ce que dit saint Paul : Lorsqu'on met notre corps en terre, il est dans un état de corruption, mais il res^ suscitera incorruptible; il est dans un état d'ignominie, mais il ressuscitera plein de vigueur; il a les qualités d'un corps animal, mais il ressuscitera avec celles d'un corps spirituel. {Ibid,, 42, 43.) Citons encore ce passage, quoiqu'il ne soit pas à la portée de tout Te raoncle : De même que le premier homme a été terrestre, ses enfants sont terrestres; de même que le second homme est céleste f ses enfants sont célestes aussi; et comme nous avotM porté rimaae de r homme terrestre, nous porterons également V image de Vhomme céleste. {Ibid., W-W.) Jusque-là saint Paul ne fait qu'insinuer sa pensée, mais pour lui enlever toute mauvaise interprétation, il ajoute : Je veux dire, mes frères, que la chair et le sang ne peuvent point posséder le royaume de Dieu, et que la corruption nepossédera point cet héritage incorruplible.[lhid., 50.) Puis sachant qu'il parlait un langage audessus de rinlelligence commune, et qi^e ses paroles devaient exercer les esprits les plus profonds, dans la suite des âees, il termine ainsi : Ce que je vous dis la est un secret et un mystère (Ibid,, 51); donnant è entendre qu'il est des choses qu'on ne peut

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^^^CTlONiNAIRE

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révéler à tout le inonde, comme on l6 voit par ce passage de Tobie : // est bon de ca^ cher le secret du roi: fnais il est glorieux et utile de révéler sincèrement les cmvres de Dieu^ pourvu qu*on le fasse avec prudencCf pour sa gloire et le bien des hommes. {Tob. XII, 7.) « Ainsi, on le voit, noire espérance n'est

J^oint une espérance vile et ienoble, comme e dit Celse; notre flme ne désire point entrer dans un corps en nutréfaction. Il est ▼rai qu'elle a besoin d un corps pour la transporter d'un lieu h un autre; mais elle sait) car elle a médité la sagesse, qu'il y a une grande différence entre cette mai9on de terre qui doit être détruite et la tente oui est dans cette maison ; tente danslaquelle lesjus^ tes qui y sont soupirent comme sous un pesant fardeau^ ne désirant point d'en être dépouillés^ mais d'être revêtus par-dessus^ afinque ce qu'il

fa en eux de mortel soit absorbé par la vie. II Cor. ▼, k.) Tous les corps sont d*une nature corruptible ; c'est pourquoi il faut que cette tente corruptible soit revêtue de rincorruptibiiitéf et ce qu*il y a de mortel^ de Timmortalité. C'est seulement alors que sera accompli Vancien oracle des prophètes : que la mortf qui nous avait vaincus et assujettis perde sa victoire et son empire , et que l'aiguillon dont elle blesse les âmes sans défense soit à jamais émoussé. (I Cor. i, 53-55 : Ose. xiii, ii.)

« Ces simples explications suffiront pour justifier notre croyance à la résurrection.... Certes, combien de philosophes renommés par leurs lumières et leur génie ont soutenu des systèmes incohérents et que l'on pourrait taxer d'absurdité à meilleur droit que nos doctrines; et ce{>endant on les (oue, et ni Celse, ni ses partisans n*ont l'audace de les railler.... Nous n*avons jamais drt qu'après sa putréfaction le corps devait reprendre sa première nature, pas plus que nous ne disons que le çrain de blé, décomposé dans la terre, devient encore un grain de blé. Ce que nous disons, c'est qu'il sort un épi du grain de blé, et qu'il doit y avoir dans le corps humain un germe impérissable, qui donne la vie à un corps incorruptible.

« Passons, et voyons ce que nous objecte encore notre adversaire: « Je ne suis point « étonné,dit-il,que les Juifs, ayant formé un ^ corps de nation à part, et s'étant donné des « lois conformes à leut génie, aient observé « et^observent encore à présent la religion de « leurs pères; c'est ce que font les autres « peuples, car chacun veut suivre les coutu- « mes de son pays. 11 semble même que cela « a bien son utilité ; d'abord , parce qu'il y « aurait une grande contusion à ne pas en « agir* ainsi ; puis aussi, parce qu*il est à « croire que, des le principe, les diverses par- « ties de la terre furent commises aux soins « de plusieurs puissances et distribuées par « elles en nations, et qu'ainsi elles doivent 't suivre la même disposition dans leur ma- « nière de se gouverner. Tout va bien, lors- « que chaque peuple se gouverne comme il

« plalt à ces puissances, et c'est faire .ic <i d'im|3Tété que d'enfreindre les lois établi <c primitivement en chaque lieu. »

«( Ainsi, d*après Celse, les anciens Juifs fo mèrent un corps particulier de nation el I donnèrent des lois qu'ils observent enco| aujourd'hui. Il les approuve d'avoir gan la religion de leurs pères, à l'exemple dl autres peuples oui suivent les coutumes i leur pays. Cet éloge nous semble peu d ai cord avec tout ce qu'il a dit contre lesJai jusqu'à présent.... Explique ensuite ui pourra, par qui, comment et en quels ii parlements les diverses parties de la (er ont été distribuées sous la conduite de n puissances; comment tout va bien lorsiu chaque division se gouverne comme il m à ces puissances. Qu'on nous dise, par exei

f>Ie, SI tou*t va bien chez les Scythes , m es lois veulent oue l'on fasse mourir s(| père; et chez les Perses^ qui permettent i un homme d'épouser sa mère ou sa fille, i ne citerai les lois des différentes nalioû| que pour demander sur chacune si tout i bien, lorsqu*on se gouverne en chaque Iif| comme il platt aux puissances qui y prés dent. Mais que Celse nous dise si c'est u crime de violer les lois de son pays, Ion qu'elles permettent l'inceste, forsqaelj^ glorifient le suicide.

« il y a plus : d'après la doctrinede Celsi les Juifs seraient coupables d'impiété e violant les lois de leur pays, qui leur onloi neut de ne servir d'autre Dieu que le M teur du monde ; et la piété ne serait pas uni vertu divine de sa nature, mais par le cû sentement et Topinion des hommes. En o fet, les uns s'imaginent faire un acte q piété, en adorant un crocodile, tandis qui mangent ce que d'autres adorent; ceuiadressent leurs hommages à un veau. | ceux-là à un bouc. De cette manière, ur même personne ferait des actes de piété s< Ion certaines lois, et d'impiété selon d'at très, ce qui est le comble de Tabsurdité. 0 dira peut-être : la piété consiste è se coi former aux lois de son pays, sans se uiettr en peine des lois étrangères. Cn homai n'est point coupable lorsqu*il suit lidèlemei les lois de son pays, auand même il dé(ru rait ce qui est en vénération parmi d'autn

{)euples. Mais il est évident que l'on coi bnd alors toutes les notions cle justice , ^ sainteté et de vertu. Si la piété, la sainteU Injustice ne sont que relatives ; si une méui action peut être juste ou injuste» selo qu'on la compare a diverses lois et à dillt rentes coutumes, ne s'ensuit-il pas qu faudra en dire autant de toutes les vertus, tempérance, le courage, la générosité, 1 prudence, la science ? Et qui est-ce qv oserait soutenir une pareille monstruosité. Après les systèmes contradictoires de philosophes, Origène expose le système d vin, tel qu'il nous a été transmis p«r M^*^* Le voici en quelques mots : Quand le Tm Haut divisait les nations , quand H séparaj les enfants d'Adam^ il marqua les limites di peuples selon le nombre des enfants d^Urail

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wtf la part du Stigneur fui son peuple, Ja- ^fuiiw héritage. {Deul. xxxn, 8, 9.) Il eipljijoe ail Iturs comment les peuples furent iiTisés Alors, dit-ily la terre n'avait qu'une mit prononciation et une seule langue ; mais knquf les peuples partirent de l'Orient^ ils tmèrent une plaine dans la terre deSennaar, tiij habitèrent. (Gen. xi, 1, 2,} Puis un |lBMns bas : Or le Seigneur descendit pour mirUvUUet la tour que les fils d'Adam 6d- Am>i(, tt il dit : Yoilà un seul peuple^ et ftiMiftt'im même langage; ils ont com' md rentre, et ils n*abandonneront pas kr projet avant de Vavoir accompli. Venez toijucendonsy et confondons leur langue^ èmmèrs qu'ils ne s'entendent plus les uns k (wrref. Et ainsi le Seigneur hs dispersa ta Heu sur toute ta terre^ et ils cessèrent de kur leur mile: at c'est pourquoi elle a été iM/e Babely parce que là fut confondu le bftfi di tous les hommes^ et Ûieu les dis*

Cn ensuite sur toute la terre, {Jbid., 5-8.) litre de la Sagesse parle ainsi de cette MfbsioD des langues qui fut suivie du pariai de la terre : Etf lorsque les nations ent- Jrii (orgueil s*abandonn^ent au mal, c'est m »iu$e qui discerna le juste, qui le rendit ^fffmmU devant Dieu , et qui le conserva

{n antre son amour pour un fils. (Sap. x, ;<U y aurait de graves considérations à m Iwessns, mais i7 est bon de cacher le «■n^rfu roi{Tob. xu, 7), de peur qu'en Mfaat la doctrine à des oreilles profanes, ft>B5De nous exposions à donner les choses W«t oHx chiens et à jeter des pierres pré- «w« ietant les pourceaux. (Matth. vu , 6.) m nous préserve de trahir ainsi les se- «ts de sa sagesse , et d'en divulguer mal à F^pos les mjstères, car il a été dit : Za sa- ^l'fslrepotn/ dans une âme malveillante:

* « Wûe peu dans un corps assujetti au mSap.t,h.)

•«s» après celte confusion, et quand les l*"f«ettrent été livrés à divers anges ou ^^'^^^^ qui les traitèrent selon leurs mé- "WtWj eut un peuple privilégié, qui ''^^««pirtdu Seigneur; on le nomme Ja- ««ksoû peuple, Israël, son héritage. El il fw poor chef souverain une puissance «»«ceet bienfaisante, qui n'imita point à *o égard les cruautés des autres puis- *^^ a l'égard des autres peuples. Cepenjf/» ?^ peuple, acquis au Seigneur comme » meilleure part, se laisse entraîner au mal. ^mi d'abord des fautes légères, qui ne 'jTO(jucnl pas un entier abandon ; puis , ^;^J *8?raTent et se multiplient; Dieu y l^œwie toujours, et les pécheurs se conjf«S8entde temps en temps. A mesure que «mal détient plus grand, il les abandonne ''^^P""^nce$ à qui sont échues les autres Jip,î^<îMliment eslléger au commence- ^«U Ils en proflient, expient leurs torts et j^^f«oi dans leur patrie. Bientôt ils sont Kui ^^ puissances dont la domination ^tpittsrude, aux Assyriens et aux Babylojç^J'Oomme les appelle l'Ecriture; mais, ta^î !,"8'Dentanl toujours, malgré les re-

^^ ymns, ils sont chassés et dispersés

de toutes parts par les puissances qui rè-

Î;nenl sur les autres peuples. Le Seigneur es abandonne, aOn ae s'en venaer d'une manière éclatante, et de sauver les autres peuples. Il donne des lois à ces nouveaux sujets, et leur apprend comment ils doivent se conduire pour conquérir le même bonheur et les mfrmes avantages dont a été gratifiée la première nation qui a observé ses commandements. . . .

« Celsepeut donc nous dire maintesant : « Que la seconde troupe se présente, je « leur demanderai d'où ils viennent, quel est « leur chef, quelle est leur loi qu'ils puissent ff me présenter comme la loi de leur pays. Us « n*en ont aucune à me produire, car ils tin rent leur origine des premiers parmi les- <r quels ils ont pris celui qu'ils reconnaissent « pour leur maître et leur chef, tout en se sé- « parant des Juifs, et en faisant bande à et part.»Nouslui répondrons : Maintenant que notre Jésus a paru, nous venons tous à la sainte et glorieuse montagne du Seigneur, c'est-à-dire à sa parole, que nulle autre parole ne peut égaler; h la maison de Dieu, c'est-à-dire à son Eglise, qui est la colonne et la hase de la vérité. Nous voyons cette maison bâtie sur le sommet des montagnes, c'est-à-dire sur toutes les anciennes prophéties qui en sont le fondement. Nous la voyons s*élever au-dessus de toutes les collines, c'està-dire au-dessus de tout ce qu'il f a de plus apparent parmi les hommes, pour retendue de la sagesse et pour la connaissance de la vérité. Et nous y entrons , nous gentils, nous y accourons en foule du milieu des nations; nous disons mutuelleiDenX pour nous exhorter à embrasser la religion' que le Christ a établie avec tant d'éclat : Venez et montons à la montekgne du Seigneur^ à la maison du Dieu de Jacob ; il nous enseignera ses voies et nous y marcherons. ( Isa. ii , 3. } Car la loi est sortie d'entre les habitants de Sion, et elle est venue s'établir parmi nous toute spirituelle; la parole du Seigneur est sortie de cette Jérusalem, pour se répandre de toutes parts et pour juger chacun de nous entre les nations ; arrêtons son choix sur ceux qui lui témoignent une prompte obéissance, et reprenons sévèremetnt la faute des rebelles.

« Nous disons à ceux qui nous demandent d'où nous venons et quel chef nous suivons : Nous venons, sous les ordresde Jésus, 6mer les glaives de nos contestations, de nos haines, pour en faire des charrues ; nous venons changer en faucilles les lances (/frid., k) dont nous nous servions autrefois dans nos emportements; car nous ne prenons plus l'épée contre aucun peuple, et nous ne nous exerçons plus à la guerre depuis que par Jésus-Christ nous sommes devenus les enfants de la paix. C'est lui que nous suivons comme notre chef, au lieu de ceux qu'ont suivis nos pères, et sous lesquels nous étions étrangers à l'égard des alliances divines {Ephes. n, 12} ; c'est lui qui nous a donné une loi parfaite et à qui nous adresisons nos actions de grAces en ces termes : If os pères ont pos*

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sédé une chose taine H trompeuse en P^Bsédant leurs idoles; car aucune d'elles n^ Peut faire pleuvoir. [Jer. xvi, 19 ; xit, 22.) Notre chef et notre mattre est sorti du roilieu des Juifs, et a répandu par toute la terre les enseignements de sa doctrine. Voilà ce que nous avons cru devoir dire dès à présent, afin de repousser et d'anéantir d'avance les reproches que Celse nous adressera plus iard.>»

Ces reproches tombent sur Jésus-Christi et voici comment Celse les fo;*mule : « Je veux bien qu on le prenne pour un ange véritable; mais est-il le premier ou le seul qui soit venu, ou bien en élait-il venu d'au- 1res avant lui? S'ils disent qu'il soit le seul» nous les prenons en flagrante contradiction» car ailleurs ils affirment qu'il en est souvent venu d'autres. Sans parler des soixante ou soixanle-dix anges qui se sont pervertis, et qui» en punition de leurs crimes» sont enchaînés sous terre, d'où ils exhalent leurs larmes en eaux thermales, ils racontent qu'au tombeau môme de Jésus, il en vint un seul » selon quelques-uns, et deux selon d'autres» pour apprendre aux femmes qu'il était ressuscité; car il est à croire que Jerils de Dieu n'eut pas la force d*ouvrir son tombeau» et qu'il eut besoin d'ôter la pierre qui le fermait. Il vint aussi un ange près du charpentier, lors de la grossesse de Marie. Il en vint un autre pour leur ordonner de fuir avec l'enfant. Mais» à quoi bon faire la recherche et l'énuitiération précise de tous ceux que l'on dit avoir été envoyés à Moïse et à d autres?

1 Avec quelle générosité Celse nous accorde la permission de prendre Jésus-Christ fouT un ange véritable I Mais cette concession n'en est pas une : c'est la vérité même. En se présentant à tous les hommes par sa parole et par sa doctrine, il a agi en ange 'Véritable* Et, du reste, son œuvre n'est pas celle d'un ange ordinaire» mais l'œuvre de l'Ange du grand conseil, comme le nomme Je Prophète. En effet, il a dénoncé aux hommes le grand conseil du Père de toutes choses, en ce qui les concernait; il leur a déclaré que ceux gui embrasseraient une vie Înre» sainte et sincère, s'élèveraient jusqu'à ien par la grandeur de leurs actions ; et que ceux qui refuseraient de se soumettre è cette sa^e direction s'éloigneraient de Dieu et courraient à leur i)erte par leur incrédulité... Jamais un vrai chrétien n'a dit que Jésus-Christ fût le premier et le seul envoyé céleste auprès des hommes» et Celse luimême l'a prouvé en énumérant diverties missions d'anges sur la terre... Quant à ce qu'il ajoute de ces soixante ou soixante-dix anges enchaînés sous la terre» en punition de leurs crimes» et dont les larmes s'exhalent en eaux thermales , assurément on n'a jamais dit une pareille absurdité dans les Eglises chrétiennes» où il n'est personne assez insensé pour s'imaginer que les anges versent des larmes corporelles, œmroe le fbnt les hommes. S'il nous était permis de répondre uar une raillerie à ce (^u'on nous objecte sérieusement» sur la foi du litre

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d'Enoch réprouvé par l'Eglise, nous dlrior

Sue les eaux thermales, pour la plupati tant douces de leur nature, tandis que w larmes sont salées, les premières ne pet vent avoir été produites par les autres, moins que Celse n'admette une exceptio

pour les larmes des anges Il aura sar

doute remarqué que saint Matthieu et sair Marc ne parlent que d'un ange aulonibeaud Jésus» tandis que saint Luc et saint }ea font mention de deux. Maïs où est la contn diction? Ceux qui ne parlent que d'un ang entendent celui qui renversa la pierre don l'entrée du sépulcre était fermée, et cen qui parlent de deux, désignent les anges rfti se présentèrent aux saintes femmes, pK:

du sépulcre» sous un costume brillant, oi bien ceux qui, vêtus de blanc» se montré rent assis sur la pierre même du torobeae Quant è ce qui est de la résurrection en par ticulier, il n'y a rien d'étonnant à ce qu ur ou deux anges se soient montrés pour e! porter la nouvelle, et qu'ils aient pris soir de ceux qui ajoutaient foi h ce grand mm de. Il est même très-vraisemblable que ceui qui croient que Jésus est ressuscité, et qui donnent des preuves sincères de leur foi, par leur conduite et leur abnésation, sont sans cesse accompagnés de quelques angp< c^ui se tiennent auprès d'eux et qui les as^ sistent.

« Celse se raille aussi de l'ange qui rouia la pierre qui fermait le tombeau de Jésus et» comme un écolier qui en est è ses premières armes liltéraires» il s'écrie dédaigne»* sèment : « Il faut croire, sans doute, que ie « Fils de Dieu n'eut pas la force d'ouvrir son « tombeau, et qu'il eut besoin qu'on vint lut *< aider è enlever la pierre qui le scellait. > Nous laisserons ici de côté les allégories et le sens mystique, pour qu'on ne nous accuse pas de subtilité, et nous nous attacherons dii sens historique. N'était-il pas de la dignité de celui qui ressuscitait pour ie salut des hommes de ne point ouvrir son tombeau lui-même, mais de se faire rendre ce servico par quelqu'un de ses ministres célestes? D'ailleurs, comme ses bourreaux kvaieni grand intérêt à le faire |>asser pour mon. et par conséquent à ne point laisser ouvrir son tombeau, il voulait lui, l'ange de Dieu, i se montrer plus fort qu'eux, et donner tout l'éclat possible à sa résurrection. C'est pourquoi il aida l'autre ange è renverser la pierre tumulaire, afin que ceux qui croyaient je Verbe parmi les morts, cessassent de 1 v chercher» et qu'ils fussent persuadés quJl était plein de vie, et qu'il allait devant euï en un lieu où il enseignerait à ceux (?«' voudraient l'y suivre tout ce qu'il n'avmt fait qu'ébaucher jusaue-là, à cause de l« faiblesse de leur intelligence.

« Nous ne savons dans quel but notre adversaire parle de l'ange qui vint auprès da Joseph lors de la grossesse de Marie, et do cet autre ange qui, après la naissance de renfant» lui ordonna de fuir en Eg/P^^» pour échapper aux embûches qu'on lui tendait... Que veut-il direaussi, lorsqu'il ajouta-

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