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DE FATROLOOIE.
• Lps Ecritures racontent qu'il a été envoyé
• des anges à Moïse et h d'autres prophètes. » !<îoos D6 Tojrons point gue cela puisse rien bire i son argumentation, puisque ces anses oaraient pas pour mission de retirer b hommes de Tabtme de leurs iniquités, assurément nous accordons volontiers que Imq ait eovojré aux hommes plusieurs an-* ftt;nais il ftut reconnaître aussi que Jésus iMeofoyé pour nous apprendre des cbo* mïkn plus importantes que toutes les au-» iRL 11 faut reconnaître qu'à la vue des liiB corrompus et plongés dans la dépravalÎDQvil lear «enlevé le royaume de Dieu, et
Jill a a[ipelé dans cette vigne mystique iQtfes Tirerons, ceux qui, dans toutes ks églises, travaillent à leur propre salut et khcoaversion de leurs frères en précbant ie parole et d'exemple. »
O&ise 8*efforce de porter échec au chrisliaoisffie, en insistant sur la diversité des netei qui sont sorties de son sein; mais il i»|arTient pas même à débrouiller le chaos
tiiéfoqoe. Ce n*est pas assez de dire que âréuens instruits se vantent d*en safttf plosqae les Juifs, il faut convenir que tt8*estpasen rejetant leurs livres, mais (a iesnpliquant autrement qu*eux, qu*ils A sont supérieurs C est là, en etfet, ce ^ pitlage les sectes, les unes prenant un |vti,et les antres se rangeant au parti conttnre.
Anèae li«ra. — « Notre tâche, dans ce
Œtac litre, dit Origène , c'est de réfuter
waewsationsdeCelse contre les chrétiens,
2^t»tDnie on pourrait se Timasiner, les
JwH^ qu'il emprunte à la philosophie.
™*t,il allègue une foule de passages,
^**»rtoul(ie Platon, afin de prouver que
^*»lyadaDs nos Ecritures de plus propre
■■«tiopression, même sur un esprit éclai-
p»Wttl commun avec d^autres. 11 va plus
'<»:fl affirme « que tout cela a été beau-
Jjjj^ïwx exprimé par les Grecs, et sans
- JJr^W^fcil de menaces et de promesses
y*WdeDiettoude son Fils.» A cette
^^ ïiîoici notre réponse : Si les mii^'^^}} ▼érité ne se proposent dautre n^««V*î . *'® ^^'es , en éclairant de ses |:{^*;«P'«< grand nombre possible d'in- ^,]r"*^»«ns distinction du savant ou uJ?^*°.*'^» Grec ou du barbare; si w boiM^^^^ n'éclate jamais mieux que »aiw lis çoDTerlissent les âmes les plus '«S n„-î *5P'°» grossières, il est mani- '«noi;! !. ^^®"^ employer un langage j^ia^re et proportionné h hntelligenw de
'ïr'eir !f„^"^^"^ ^"'» dédaignant de inn^.?^ «naples, parce qu'ils sont ïi^iS-^^ sentir l'ordonnance d'un dis- ^'mi aSLJ? ^^^^^^ l'enchaînement , ne se 1m uh1!« . i^^""* hmnmes nourris dans iiU sciences , ont réduit à des
7r.i2..*^»^ies l'amour du bien public.
c^,"J^*»lé là-dessus, pour dt^fendre , nftf»itt ! ?^<^QMtions de Celse et de ses
WiwiS*?^^* ^^ "^* Ecrilures, qui, y^^iv'^'^'Wdiscours savamment étudiés,
•""« obscurcie .par leur éctal. Nos pro-
phètes , en effet, ainsi que Jésus^Cbrist et
ses apdtres, ont voulu que la forme de leur
prédication , non - seulement enseignât la
vérité, mais captivât l'esprit de la multitude,
jusqu'à ce que quelqu'un, eagné et préparé
par ces exhortations, s'élevât, selon la
mesure de ses forces, à l'intelligence des
mystères cachés sous une apparente sinipli-
cité. Et, pour exprimer ici librement ma
pensée, Télocution si brillantç et si soignée
de Platon et de tous ses imitateurs, n'a porté
que peu de fruits, si toutefois elle en a
porté, en comparaison de la manière simple
et pratique de ceux qui se sont mis à la
portée du vulgaire. Loin de moi le dessein
de chercher à rabaisser Platon ! Les nom«
breuses beautés qu*il a empruntées à l'art
humain ont aussi leur usage. J*ai voulu
seulement faire connaître quelle est la por*
tée de ceux qui ont dit : JKfe^ discours et mes
prédications ne consistent pas dans les paroles
persuasives de la sagesse humaine^ mais dans
les preuves sensibles de l'esprit et de la puis^
sance de DieUj afin que notre foi ne soit pas
établie sur la sagesse des hommes^ mais sur
la puissance de Dieu . (/ Cor. ii, k.)
« La divine Ecriture nous atteste d'ailleurs
Sue, pour toucher les cœurs des hommes, ne suffit pas que les discours soient vrais et capables de persuader en eux-mêmes, il faut encore que le ministère de la parole soit assisté aune vertu divine, et qu'une grâce particulière soit répandue sur tout ce qu'il enseigne, grâce qui ne peut descendre que du ciel sur ceux qui parlent avec fruit* Nous lisons dans le Psaume lxvi, v. 12 : Le Seigneur donnera la mrole à ceux qui donnent la bonne nouvelle avec une grande autorité. De là vient que les disciples de Jésus, tout étrangers qu'ils étaient à la phi* losophie grecque, parcoururent la plupart des contrées de Ja terre, disposant leurs auditeurs à se conformer, chacun selon lea degrés de ses lumières, aux règles de la doctrine qu'ils prêchaient, de sorte que plus leur libre arbitre inclinait à embrasser la vertu , plus ils avançaient dans la perfec-» tion.
« Que Platon s'exprime ainsi dans une de ses lettres sur la nature du souverain bien : « Le souverain bien ne peut s'enseigner par «des paroles : il s'allume tout à coup dans^ «l'âme à la suite d*un long exercice ei de la « méditation, à peu près comme la flamme X jaillitdufeu; » nous applaudissons à la sa-- ^esse de cette pensée , car c'est Dieu qui i'a inspirée , elle et tout ce que les anciens ont éerii de beau. Voilà pourquoi nou» disons que ceux qui, connaissant là vérité sur la nature de Dieu , ne lai rendent pas un culte conforme à cette vérité^ méritent les châtiments réservés aux pécheurs. Ecoutons en Îuels termes saint Paul s'élève contre eux : ïs nous ont révélé que la colère de Dieu écla^ tera du ciel contre toute f impiété et f injustice de ces hommes qui tiennent ta vérité de Dieu captive dans V iniquité: car ce que l'on peut connaitre de Dieu leur est connu ; l>ieu même le leur a manifesté» En effet, les perfections
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invisibles de Dieu, aussi bien que sonét^^elle puissance et sa divinité , sont devenues visibles depuis la création du monde^ par tout ce ?ui a été fait , de sorte quils sont inexcusales , parce qu ayant connu Dieu ,• ils ne t'ont point glorifié comme Dieu, ni ne lui ont rendu aucune action de grâces; mais ils se sont évanouis dans leurs pensées et leur coeur a été obscurci. Ces hommes qui se disaient sages sont devenus fous. Et ils ont changé la gloire du Dieu incorruptible en images d'oiseaux^ de quadrupèdes et de serpents. (Rom., I, 18-23.) II est donc établi par nos Ecritures que ceux-là retiennent la vérité de Dieu captive de l'injustice, qui, après avoir dit : < Le souverain bien ne peut « s'enseigner par des paroles,» ajoutent : «H «s'allume tout à coup à la suite d'un long « exercice et de la méditation , à peu près « comme la flamme jaillit du feu, et il devient « pour TAme un aliment qui la soutient à lui « seul f indépendamment de tout autre se- « cours. »
« Mais ceux qui ont écrit avec tant d'élévation sur le souverain bien se rendent dans le Pirée, pour adresser des prières à Diane, comme à une divinité, et pour assister aux fêtes que célèbre une multitude Ignorante. On les entend disserter admirablement sur l'ûme et ses destinées, sur Dieu et sur ses perfections , puis commander de ja même voix le sacrifice d'un coq h Esculape. On les voit, ces hommes si fiers de leur sagesse et de leurs sublimes connaissances, adorer l'image d'un homme corruptible , et quelquefois même se prosterner, avec l'Eçyptien, devant des oiseaux, des quadrupèdes et des reptiles. En accordant même que plusieurs d'entre eux semblent s élever au-dessus de ces stupides simulacres, ils n'en sont pas moins convaincus û avoir changé^ la vérité de Dieu en mensonge , en adorant la créature plutôt que le Créateur. {Ibid., 25.) Aussi, voyant les MÇes et les savants entraînés par l'erreur a des actes contraires à sa majesté. Dieu oi'il choisi les moins sages selon le monde, pour confondre les sages ; les plus vils , les plus méprisables, et ce qui n'était rien, pour détruire ce qui est. (/ Cor. i, 27.) Et pourquoi cela? Afin qu'aucune chair ne se glorifie en sa présence, {ibid., 29.) Aussi, nos premiers sages , Moïse, le plus ancien de tous, les prophètes qui vinrent après lui, sachant « que le souverain bien ne peut s'enseigner par des paroles, ont-ils écrit, en |iarlant des apparitions par lesquelles Dieu s'est manifesté à quelques hommes éminenUet dignes de cette faveur , que Dieu se fit voir à Abraham, à Isaac et à Jacob. Mais avec guelle nature, par quelle voie , sous quelle forme s'est-il montré? Etait-ce sous une forme voisine de la nôtre? Ils ont laissé ce mystère à l'investigation des hommes capables d'imiter leurs vertus, auxquels Dieu s est montré et qui l'ont vu , non pas avec les yeux du corps, mais avec un cœur pur. Bienheureux, en effet, ceux qui ont le cœur pur, parce q*^* ils verront Dieul (Matth. v, 8.)
« Quant à cette parole de Platon : v Leso
«c verain bien s'allume toute coup dans t'âm
« comme la flamme jaillit dufeu,onos saint
Ecritures nous avaient donné cet eiisei|;n
ment longtemps avant lui. Allumez tnto\i
s'écrie le Prophète, la lumière de la $cien\
(Ose. X, 12.) Jésus- Christ aussi nousdécla
que ce qui a été fait dans le Verbeétuit la r
et que la vie était la lumière des hommes, Yn
lumière, qui éclaire tout homme venant dani
monde [Joan. i, k), véritable et intelligible
par laauelle il devient la lumière du morvd
C'est elle qui a brillé dans nos cœurs, po
répandre l'éclat de l* Evangile de Dieu , en t
fléchissant le visage de Jésus-Christ lui-méà
{II Cor. IV, 6.) Cest pourquoi un des m
anciens prophètes , puisquil précède 1er
gne de Cyrus de quatorze générations, m
parle ainsi : Le Seigneur est ma lumièrt
mon Sauveur, que craindrai-je? {Psal. \\