‹ Dictionnaire général et complet des persécutions souffertes par l'égliseChapitre 25 sur 207 · Il dit encore : Sa loi est ùi lampe i · texte numérisé non relu

Il dit encore : Sa loi est ùi lampe i

éclaire mes pas, et la lumière qui luit t/d

les ténèbres où je marche. (Psal. cxvni, lOj

£t ailleurs : La lumière de votre visage,

Seigneur, s'est réfléchie sur nous. (Psal.ir,

Et enfin : Nous verrons la lumière dans roi

lumière. (Psal. xxxv, 10.) C'est à celle I

niière que nous convie également rEcriiu

par la voix d'Isaïe : Ouvre les yeux à la /|

mière , ô Jérusalem^ la voilà qui s*avance

la gloire du Seigneur s'est levée sur toi. [h

Lv, 1.) Prédisant lavénementde Jé^us-Chr

qui devait détourner les hommes du cul

* des idoles , des simulacres et des démor

le même prophète nous affirme que la l

mière s'est levée pour ceux qui habitaient d

les ombres de la mort. Le peuple qui et

assis dans les ténèbres, dit-il encore, a

une grande lumière. (Isa., ix, 2.) Quel int

vaile entre ce que Platon a dit de beau

le souverain bien, et les enseignements

nos prophètes sur la lumière des bienhel

reux 1 Cette vérité, proclamée par le pbilj

sophe, n'a été d'aucun secours, ni aux 1(

teurs, ni à Tauteur lui-même de ces sublim

spéculations, pour les conduire k la piété i

ritable. Il n'en est pas de même de i^

Ecritures. La simplicité de leur lan^a

enflamme d'une ardeur divine ceux qui |

méditent dans la sincérité du cœur. Po

nourrir cette lumière au fond de leur ânij

elle leur fournit cette huile mystérieq

dont les vierges sages de la parabole eulii

tenaient leur lampe....

« Au reste, dans Moïse et les prophètes bi< antérieurs à Platon et à Homère, mais aus à Toriginedes lettres grecques elles-mèm^ on rencontre une foule de passages aussi col formes à la grâce de Dieu qui les inspiral qu'admirables par l'élévation de la penséi Est-il permis de dire qu'ils ont emprunté o{

f)a$sages à Platon, dont ils ont mal coinprj e sens, ou bien voudrait-on faire retomba seulement sur les apôtres de Jésus-Chri ces accusations de plagiat, comme Celse pense? Quelle probabilité, demanderaialors, que Paul, occupé h faire des tent& que Pierre, pécheur de profession; que Jeal arraché depuis peu a^t ^ets de son pèn

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DE pathologie:.

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lient déroManx lettres de Platon qu*îl$ ne nimpreoaieDt pas, leurs enseignements sur pieo, pour les transmettre è la postérité ?... I Celse ajoute: « Vous le voyez; quoique I ptatOQ ait déclaré plus haut, que le souvoinin tienne peut s'enseigner par des parole toutefois, pour ne pas sembler se réfu- «dcrdans un raisonnement que l'on ne ■plisse discuter, il entre dans l'examen de t!f(te question : Peut-être qu'en effet, le tR^t peut se définir.» Mais puisque notre kifffvaira met en avant ce passage, pour ^orer qu'au lieu de.croire aveuglémentf^ (. f;iol rendre compte de sa foi, nous in voqïemns à notre tour ces paroles par lesfjrl'es saint Paul réprimande ceux qui mtniï la légère : Si toutefois votune croyez fusm tMmm.{Rom, xii, 1.) Salomon nous (it SQssi : La science sans examen est trom^ frmlfrov. X, 17) : et ailleurs : La science êt^tuméest un réseau inextric€ri>le de pa* n^er. (%. xxi, 18.) Celse, avec sa forl'au- Knr habituelle ajoute : «( Platon n*est point I ti uDpostear qui se vante de posséder q u el- *>|ne secret inconnu jusqu'à ce jour ; il ne i if pas qu'il est descendu du ciel, tout ex- •[<bpocr en faire part; il déclare d*où il • 'ire(i).i Après avoir montré que Platon iii( (oarent le magnifique et parle de lui .^ic ostentation, Origène ajoute : « 11 n'est i%t pasnai que nous disions h quiconque vient à nous : Commence par croire que cr.si lue nous te proposons est Fils de Dieu. liitQdetà; nous expliquons notre doctrine ictiftcuQ suivant ses dispositions et d'après MOHBurs; car il nous a été enseigné corn- ««iww devons répondre à chacun. {Col. iv, ( Sans doute, il en est quelques-uns que vxu Dous contentons d'exhorter à croire; y inleDigence ne peut aller au delà ; mais ^•tis des autres, nous employons l'inter- •^«tiûQ et la réponse, pour les convaincre H^^riisonnçment.

*hs80Dsà une autre accusation : quoique W^» comprenne pas nos Ecritures et •IQtiBfli parle qu'après les avoir dénatu- [««,ii Doos reproche toutefois de dire que « iyoïe des hommes est une folie devant ^ {/ Car. m, 19.) C'est saint Paul luiœ«i«qBi le déclare, et nous en avons déjà ^<}6Qé la raison, mais nous voulons bien î wenir encore, ne serait-ce que pour dis- ^B?tier entre la sagesse divine et la sagesse JflîMiDe. La sagesse humaine est celle que ^ appelons sagesse du monde, et qui ^ooe folie aux yeux de Dieu; quant à la »2tt5e ditine, bien différente de celle des -^fflte^elleesl comme l'indique sa qualité, •J^pace que Dieu accorde à quiconque se JjMaigne de la recevoir, et surtout à celui r ♦ juchant discerner ces deux sagesses A^^^^Wîrautre, répète dans ses prières:

r"^ ^ konme serait consommé en pru- ^ porwi /et enfants des hommes, si votre "7««« n«r pas en /ui, ô mon Dieu, ses ^. ^ stériles. (Sap. ix, 6.) La sa- ,5P*« «umaine, selon nous, sert à l'âme f^ ,5*^' raais la sagesse divine est notre '^* ae la sagesse divine que parle

rA[)ôtre,quand il VappelleValiment substan* tiel de V âme. Mais la nourriture.solide est pour les parfaits, dit-il, pour ceux dont Vesprit^par un long exercice, s'est accoutumé à discerner le bien et le mal. [Hebr. v, 14.) Cette différence est très ancienne, et c'est à faux que Celse l'attribue à Heraclite ou à Platon. Bien avant ces deux philosophes, nos prophètes avaient établi la différence qui existe entre ces deux sortes de sagesses. La sagesse divine est le premier don de Dieu ; le second, c'est la science, et le troisième est la foi ; car il fallait que les Ames les plus simples, en s'approchant de Dieu selon la mesure de leurs forces, pussent aussi se sauver. Voilà pourquoi saint Paul a dit : Lun reçoit du Saint-Esprit le don de parler avec sagesse, f autre le don déparier avec science, et un au^ tre reçoit le don de la foi par le même Esprit. (i Cor. XII, 8, 11.) be là vient qu'il n'est pas commun de rencontrer des hommes eu possession de cette sagesse divine. Parmi ceux qui ont embrassé le christianisme, vous ne la trouverez que dans les plus éminents et les plus distingués par leurs lumières. Les mystères de cette sagesse ne sont révélés f m aux ignorants, ni aux stupides, ni aux esclaves. »

a Désespérant de nous convaincre par des raisons, Celse nous traite de charlatans. <K Nous fuyons de toutes nos forces, dit-il, « ceux qui par leurs lumières sont inacces- « sibles à nos artifices, mais nous attirons à « nous les hommes grossiers.» Il ignore que, dès les premiers temps , il a existé parmi nous des sages qui ont excellé même dans les sciences étrangères. Moïse avait été instruit dans la sagesse des £gvptiens. Daniel, Ananias, Azarias etMisaël étaient si versés dans les sciences des Assyriens qu'ils furent déclarés dix fois plus savants que les premiers sages de la contrée. Aujourd'hui nos Eglises comptent des sages qui sont venus à elles, riches de la sagesse que nous appelons la sagesse de la chair. Il en est même et en assez grand nombre, qui de cette sagesse se sont élevés à la sagesse divine.

« Après cela, Celse ayant ouï parler confusément de l'humilité, sans savoir toutefois en quoi consiste cette vertu, essaye de décrier celle qui s'enseigne parmi nous, en insinuant que nous l'avons empruntée à un passage de Platon mal compris. Mais il ne voit pas que des sages bien antérieurs à Platon avaient dit dans leurs prières : 5eigneur,mon cœur ne s'est point enorgueilli^ mes yeux ne se sont point élevés ; je n'ai point marché sur les hauteurs, ni dans les voies admirables placées au-dessus de moi. Si mes penséesn' étaient pas humbles? (P5a{.cxxx,l-2.) Par là nous apprenons que pour être humble, il n'est pas nécessaire de se dégrader par des dehors malséants et ignobles, de se

Précipiter la facecontre terre, de revêtir des abiu de deuil etde souiller sa tète de poussière et de cendre. Car cet homme humble dont parle le Prophète, tout en aimant à marcher sur les hauteurs et dans les^ voies admirables qui sont au-dessus de lui,c*c$i-*V

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B1CTI0NNA1D£

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dîris dans Tétude de ces dosraes qui ^nt vraiment sublimes ei merveiiieiu, ne s'en humilie pas moins sous la main puissante de Dieu. Certes, il est plus humble et nn'eu^^ orné que le sage de Platon, le juste qui, d'une part cherche ses ornements dans les hauteurs et les Toies admirables où il marche; et de Tautre, demeure toujours humble, parce qu'en marchant dans cette élévation, il ne laisse pas de s'humilier volontairement. Quand je dis qu*ii s'humilie, je n'entends pas ciu'il le fait sous tous les rapports, mais ]e dis qu'il s'humilie sous la main puissan* te de Dieu. Oui, il s'humilie par Jésus- Christ qui nous a donné ces enseignements: Zut, qui ayant la nature de Dieu^n^a point cru que ce fût une usurpation de e^galer à DieUf et qui cependant s'est anéanti lui-même en prenant la forme d'un esclave et en se fai^ êant reconnaître pour homme par tout ce qui a paru de lui. Il s'est humilié lui-même en se faisant obéissant jusquà la mort de la croix. (Philip, ii, 6-8.) Ce dogme de l'humilitëest d'une si haute importance que, pour nous l'enseigner, il a fallu plus qu'un dnctaur ordinaire, mais le Sauveur lui^^même lorsqu'il nous dit: Apprenez de moi que je suis doux et humble de cœur et vous trou* terezh repos de vos âmes. (Matth. xi, 29.) « Celse maintenant cherche h rabaisser ce

3ue nos auteurs ont écrit sur le royaume es cieux. 11 se garde de les citer, on parce qu'il ne les juge pas dignes de Ggurer ici, ou peut-être aussi parce qu'il ne les a pas lus. Que fait-il? Il produit des passages ero« pruntdsaux écrits de Platon, et il les déclare supérieurs à nos livres, gui, selon lui, ne renferment rien de pareil. Citons donc à notre tour quelques passtiw^s de nos Ëcritures, pour les comparer à ceux de Platon

3ui, malgré leur mérite, n'ont jamais pu le éterroiner à honorer le Créateur d*une ma* nière disçne d*un philosophe. Le psaume XTii, V. 12, par une locution familière à l*hébrea, dit de Dieu : // s^est choisi une retraite au milieu de la nuit. Ce qui signifle

3ue, pour oonnattre dignement Dieu, il y a es mystères cachés et impénétrables, parce qu'il s'enveloppe de ténèbres aux yeux de ceux qui ne peuvent ni le contempler, ni supporter l'éclat de sa connaissance, soit à cause de l'impureté de leur esprit, encore encbflinéà une chair d'abjection, soit parce que cet esprit est lui-même trop borné pour com|)fendre le Très-Haut. Pour montrer combien il est rare de s'approcher de lui , et h combien peu d'hommes il a été donné de le connaître, on rapporte de Moïse, quil s'approcha de la nuée dans laauelle était Dieu, (fxod.xx, 91.) Et ailleurs : Moise seul sap^ prochera du Seigneur^ et tes autres ne s en approcheront pas. (Exod, xxiv, 2.) Un autre prophète, quf a voulu nous apprendre que quiconque est dépourvu de cet esprit qui mterroge toutes choses^ même tes profondeurs de Dieu {ICor. ii, 10), no peut pénétrer dans l'abtme de sa science, s'exprime ainsi : £,'obîmedes eaux Venveleppe comme un vêtement. {Pseil. Giif, 6.) Il y a plus : le Verbe de Dieu,

notre Sauveur et notre Maître, aOn de nous révéler toute la grandeur de la conoaissance de Dieu, que lui seul i)ossède danstoulesûn étendue et qu*il communiquedansundei^ré inférieur à ceux dont il éclaire l'intolligenre, nousdit: Personne ne connaît leFils.frctpu Je Père ^ et personne ne connaît le Prn,er> ceptéle Ff'b, et celui auquel le FiisraràHi (Matth. XI, 27.) Nul, en effet, ne peutcni). naître dignement le Verbe ineréé, lep^emie^ né d'entre toutes les créatures, coniroeV Père qui Ta engendré; nul ne peutconnai* tre le Père comme le Verbe vivant, qw 4) 'est autre chose que sa sagesse et sa yériti C*est le Verbe lui-même qui écarte ces œj» térieuses ténèbres au milieu desquelles l| Père a choisi sa demeure. C'est le Verbe loi» même qui déi^ouvre i abtme dont le Pèrt s'enveloppe comme d'un vêtement, et, quand il l'a ainsi manifesté, c*est par lui que b Père est connu de quiconque est digne de le connaître. »

Nous laissons de côté le symbole di.v grammatiquopar lequel, àraidededixcercles unis ensemble par un onzième cercle, qu^ Ton disait être l'âme de l'univers, CH q prétend nous prouver que nos mjslèn-^ sont empruntés à ceux des Perses, quoifuc Origène consacre plusieurs pages à véhm sérieusement ces rêves absurdes. Mais U qui était nécessaire à l'origine du chrisiidj nisme, est plus qu'inutile de nos jours c'est par d'autres arguments que Ton aliaj que la religion de Jésus-Christ. Un de ceiii sur lesquels il insiste le plus et qu'il repn duit presque à chaque page dans tonl u reste de ce livre, consiste i attribuer u christianisme toutes les folies imaginées m les hérésies qui sont sorties de son sein, ^

S|u'il confond avec une in^^ignc mauvais oi avec la foi chrétienne. C'est ainsi qu'il nous accuse d'admettre avec Marcion ui double principe suprême, dont I un est rauj teur du bien, et Vautre l'auteur du nal Quoique Origène ait réfuté cette opinioj irès-longuement , nous nous abstien(irnn| de l'analyser, nous réservant d'éclaircii celte matière en rendant compte du traval particulier que Tertullien a dirigé coDlrj eet hérétique. Pour donner seulement ucj idée de la justice que Celse continue { suivre dans ces nouvelles attaques, oou| nous contenterons seulement de remarqiici] qu'à défaut de bonnes raisons, il se dédom mage par ses railleries ordinaires. Ainsi, «i se divertit en introduisant deux fils, engen drés par deux dieux différents, Tun par l| Créateur, et l'autre par le Dieu de l^larciori Il décrit les combats des deux pères , il 1^ compare à ceux que \qs cailles se livrei^ entre elles, et finit par dire que les deul vieillards, affaiblis par le poids des années et commençant à radoter, se retirent dl champ de bataille, en laissant à leurs ûls li soin de vider la querelle. Neus ne peuvoni

2 n'appliquer à Celse le mot qui lui u^ cliappé dans une circonstance : « Où estii « vieille femmoqui ne rougit de bercer ui «enfant avec des sornettes semblables»? » h

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« <.»(dan$ an ÏUte qu il intitule fastueuseaent Diicoursdc tériié^ qu'il a le courage irios^rerde ces bouffonneries indécentes, nimuie s'il s*agissaît d'une satire ou d'une (Offiékiie. U ne s'aperçoit pas que ces manié- •ti^dî^soesd'un bistnon, sont conlraires au te<<ia*il se propose, de laire renoncer les inniBesaH christianisme pour les attirer à M»(iogises. En parlant plus gravement, il «mit donne à ses crojances plus d'autorité. Ii^ comme nous Tarons ot)servé, ces plaiiateries ne prouvent qu*unc chose, c'est {(o'ii éuit à bout de raisons. »

Opeodant nous croyons devoir reprotoire, du moins en jiartie, la réfutation de tttte u6jw*ction que Celse nous oppose de lai-mèuie, et sans l'avoir empruntée à auniae des sectes qui infectèrent le berceau éfl cbristiaaisme. « Puisque l'esprit de Di'H, dit-il, voulait revêtir un corps, il de- *.'i; nécessairement Remporter sur tous tes ' su)rv< en grandeur, en beauté, en force, en u;r5lé, en éloquence, et par l'éclat de sa iQii: ear il est impossible que Thomme, pvtssi en lui-même quelque chose qui uiiue aui autres, n ait aucun avantage f^t eux. Or telui dont il est question, lom c'tToir aucun avantage sur les autres, était, &i>u5 diî-on, de petite stature, dépourvu de i^até et d'un aspect ignoble. » Ici encore Cebe est fidèle à son système. «S'agit-il d'accuser Jésus, il invoque le témoignage des fe.turesel semble reconnaître leurautorilé «il» qu'elles semblent fournir un prétexté à H< impulalions. Au contraire, ces mêmes Etrilurw renferment-elles des textes oppo- ^isiceuidoal il abuse pour calomnier le ^iTeur, alors il feint de les ignorer. Les wm saiuls attestent en effet que Jésus ^i SI05 beauté ; mais ils ne disent pas (iiirtaieol gu'il ait été d'une petite stature, ^«tfQoevoit nulle part qu'il eût un aspect i^av/icVoiei en quels termes Isaie annonce Qwieîttsde rhomme viendra sur la terre : w«flir,}«i a cru à notre parole ? Pourquoi ^ftmùD'm ort'it été révélé? Nous avons '■•«w'jBÏ/iV/etîfra en la présence de Dieu ^^u* jeune enfant^ comme un arbrisseau ^i *ort iune terré aride. Il n'a ni éclata ni ^^ifi'.nousratons ru, ilétait sans apparence dmsinulé: son extérieur était méconnais^ «W<, u il était méprisé comme le dernier des *MW«. [ha. un , 1-3. ) Certes, Celse n'a ^laaoqué de retenir ce passage, parce '|fl il semblait favoriser ses calomnies et ses mes; mais il a eu i^rand soin de laisser fie cdiii cette invitation prophétique du immiiifj ▼. fc, 5 : Armez-vous de votre H/otrff 6 le plus puissant des rois ! RêvéiC'toui de votre éclat et de voire gloire; tcemplUsez vos desseins: régnez et triom^

I Admettons eeoendant que Celsè n^àit pas NiDu oelte propnétie» ou que, Tayanl couotte, il ait été trompé sur son application j«r de maladroits interprètes, qu'objecteral'il il ce {Message de l'Evangile où il est ra- (ODlé que, Jésus étant monté avec ses dbcipb surune haute montagne, s'y trans-

figura derant eux, et leur apparut dané toute sa gloire, pendant que Moïse et Elie, qui apparurent également dans cette gloire f s entretenaient de sa sortie du monde, qu'il devait accomplir à Jérusalem? N'importe laauelle de ces deux prophéfties il plai&e à Celse d'admettre, il est également confondu et par l'une et par l'autre. 8i, tout en s'a^ veuglant sur le fond , il reconnatt que la première concerne Jésus, il est forcé do l'accepter comme une démonstration puissante de sa divinité, puisque longtemps avant son incarnation , le prophète avait annoncé sous quelle forme il se montrerait. Si, au contraire, c'est la seconde de ces deux prédictions qu'il croit devoir appliquer à Jésus, il ne nous sera pas dimcile do démontrer qu'il est ce^nfondu par toutes les deux. Comment n'a-t-il pas va que le corps qu il a plu à l'Esprit-Saint de revêtir avait sur tous les autres corps cette prérogative,

3u'it paraissait aux yeuï de chacun tel qu'il evait lui paraître, selon le degré de ses besoins et la mesure de son intelligence. Faut-il s'étonner que la matière, variable par sa nature, et pouvant revêtir toutes les qualités qu'il plaît au Créateur, ou affecter toutes les formes qu'il plaît è l'artisan, en reçoive tantôt une qui fasse dire : Jl n'wvàit ni éclat ni beauté (Isa. un, 2), et tantôt une autre si admirable, si éclatante, si glorieuse, que les trois apôtres qui étaient montés sur le Thabor avec Jésus-Christ, tombèrent la face contre terre , éblouis par les rayons de sa beauté. MaisCelsedirado ce prodige coiulîie de tous les autres miracles de Jëi^us- Christ rapportés dans les Evangiles « ce sont dos inventions qui ne dill'èrent en rien delà fable. Comme nous lui avons déjk répondu sur ce point, il nous semble complètement inutile d'y revenir.

a Maintenant voici ce qui nous reste à

?'ouler : Cette doctrine a un sens mystique/ après lequel les diverses formes que pre« nait le corps de Jésus figurent la nature du Verbe divin qui ne paratt pas aux natures grossières ce qu'elle parait aux hommes capables de le suivre sur les hauteurs de la montagne. En effet, pour ceux qui restent au pied de la montagne, sans être encore prêts à la gravir, ce Verbe n'a nî éclat ni beauté; sa forme leur semble sans gloire, et inférieure aux paroles qui, sortant de la bouche humaine, sont, par la même figure, appelées « les enfants des hommes. » Sans doute, les discours des philosophes qui sont les enfants des hommes, sont beaucoup plus brillants que la parole de Dieu, qui, prêchéeau peuple, lui présente la folie de la pr^dteotion{l€or. i, 21), et qui, fc cause decette folie de la prédication, liait dire à ceux qui se «îontenlent de la juger sur cette apparence : Nous Vavùtis t?u, il n'avait ni éclat ni beauté. Mais i\ n'en est pas de même de ceux qui ont reçu la force de s'élever arec ce Verbe merveilleux jusque sur les hau-* tètirs de la montagne. Il revêt pour cm une forme divine. Ceux-^tà sont admis h le con« lompler, qui, à l'exemple de saint Pierret

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portent en eux-mêmes l'Eglise bAUe par le Verbe; qui sont tellement fortiCés dans le bien, que nulle porte de l'enfer ne peut prévaloir contre eux ; qui ont été arrachés par le y evbe aux portes oie /a mor^ pour annoncer les louanges de Dieu aux portes de la fille de Sion {Psal. ix45) ; ou qui encore ont été régénérés par des paroles puissantes» et auxquels il ne manque rien pour qu'ils soient appelés les fils du tonnerre. Quant à Celse» quant aux ennemis du Verbe divin, quant à tous ceux qui n'examinent pas avec bonne foi les dogmes du christianismei où auraientils appris à connallro quel sens renferment les différentes formes de Jésus? Les différentes formes, ai-je dit? j'ajoute la diversité des Ages par lesquels il a passé, et tout ce qu'il a fait, soit avant, soit après sa résurrection. >»

Septième livre. — Le septième livre est presque entièrement consacré k justifier, contre les objections de Celse, ce point de notre doctrine qui consiste à dire que tout ce qui est arrivé à Jésus-Christ avait été annoncé d*avanoe par les prophètes des Juifs, «c Nous commencerons par examiner, dit Origène, s'il est vrai, comme il l'affirme, d'une part^que tous ceux qui admettent un autre Dieu que le Dieu des Juifs ne sauraient répoadre à ms difficultés, et de l'autre, si nousy qui connaissons le même Dieu ^ue les Juifs, nous recoufons pour nous justifier aux prédictions des prophètes sur la personne du Messie. Notre adversaire s'exprime ainsi : a Voyons par quel moyen « ils pourront se défendre. Ceux quiadmet- « tent un autre Dieu ne trouveront point de « réponse ; quant à ceux qui reconnaissent « ie même, ils ne manqueront pas de ro- « courir à leur maxime ordinaire : Il fallait « qu'il en fût ainsi I Et pourquoi? Parce « que ces événements avaient été prédits « longtemps aui»aravant.9AceIaie réponds que les attaques dirigées naguère contre Jésus et les chrétiens sont d'une telle faiblesse, que quiconque a l'impiété d'admettre un autre Dieu pourrait facilement y répondre. Il y a plus. S'il n'était pas impie de fournir aux faibles des raisons pour les déterminer à embrasser des dogmes pernicieux, je prouverais moi-même à Celse combien il est mal fondé h soutenir que tous ceux qui reconnaissent un autre Dieu n'ont rien a ré[}ondre à ses arguments; mais J3 me contente, pour venger la cause des prophètes et justifier jeurs oracles, d'ajouter seulement quelques paroles à ce que j ai dit ailleurs.

« Ils ne comptent pour rien, dit Celse «en narlant des chrétiens, les oracles de la « Pythie, des Sybilles de Dodone, du dieu «deClaros, des Bronchides, d'Âmmon et «de mille autres semblables devius, quoi- « que ce soit leur influence qui ait peuplé « la terre. S'agit-il au contraire des prédic- « tions de la Judée , qu'elles aient été réel- « liment prononcées ou non , ils les tien- « nent pour merveilleuses et irrévocables, v ijuant a ces prédictions dont Celse fait tant

de bruit, il nous serait très-bcile d'em* prunter à Aristole et aux péripatéliciens da nombreux témoignages pour détruire tout ce qu'il vient d'avancer au sujet de la Pj« thie et de ses semblables. Je pourrais encore prouver, par Epicure et par ceux qui ont embrassé son opinion, qu un grand nombre regardent comme une chimère ces oraclei tant vantés dans toute la Grèce. Toutefois en admettant que les réponses de la Pythie et de ses pareilles ne sont pasTœuTrede quelques fourbes qui voulaient se faire passer pour divinement inspirés, voyons s'il oii serait pas facile de démontrer aux hommes sincèrement amis de la vérité, qu'il ne résulte pas de ià qu'il faille les attribuera la présence de quelques dieux, mais plutôt | celle des démons ennemis du genre numaia et acharnés à sa perte , lesquels empécheil l'Ame de s'élever vers le ciel, de marcher .dans le chemin de la vertu, et de retourner à Dieu par une piété véritable. Borocos* nous à ce qui concerne la Pythie dont ro*| racle est le plus renommé de tous. Si je tu me trompe, on rapporte que cette prétressa d'Apollon s'assied sur le bord de l'auti^ de Castalie, pour recevoir l'esprit prophéti que par des voies immondes, et que c'er après avoir été remplie de ce souffle qu'ell fait entendre ses réponses, regardées comi merveilleuses et divines, voyez si ce circonstance ne trahit pas les honteus inspirations de l'esprit qui, pour s'intro* duire dans l'Ame de la prophétesso, choisit des voies que la pudeur ne peut ni re;^arder, ni toucher, ni nommer. S'introduire un elle, autant de fois qu'elle proclame se^

1>rétendus oracles sans le souffle de Dieuj a mettre hors d'elle-même et lui inspirée des fureurs telles qu'elle ne puisse plus ni se connaître ni se comprendre, ce n'est pa< assurément l'œuvre de l'Esprit divin, i faut en effet que celui qui est animé pai l'Esprit de Dieu, jouissant de sa présent bien avant ceux qui ne viennent consulte les oracles que pour des affaires de la vi< civile ou naturelle, et pour des profits oi des avantages terrestres, ne soit jamais plu clairvoyant (][u'au moment de ce commerc avec la divinité.

1 Voilà pourquoi nous pouvons par I témoignage des saintes Ecritures, que le prophètes des Juifs éclairés par l'Esprit di vin, étaient les premiers à recueillir le fruits de la présence d'une nature supé rieure, et que par le contact de l'Esprit Saint, leur intelligence acquérait plus d

Ïénétration et leur Ame plus de lumière eur corps même ne leur élait plus un ob stacle pour la vie de la vertu, puisque tout la « sagesse de la chair, » selon notre lan gage, était morte en eux. En effet , nou croyons fermement que l'Esprit divin fai mourir en nous tous les actes du corps c les rébellions que fomente contre Dieu I sagesse de la chair. Si donc la pythie ptr le sens, emportée horsd'elle-mëmependan qu'elle rend ses oracles, quel nom faudra i-il donuer il l'esprit qui offusque son eu

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lêDilement el (rouble sa raison? N*apparlieotlra-t-ii pas i la classe de ces démons ifoot beaucoup de chrétiens délivrent ceux ^fosoflt possédés, et cela sans le vain vms de la magie et des enchantements, Bils|idrla vertu de leurs prières, et tout 8s;>leiDent par les conjurations que peut C8pk);er rime la plus simple. En effet, ce MQlfÔQTent des hommes peu éclairés qui iij^otres merveilles. La grâce de Jésusùt^i, qui accompagne l'Evangile, nous podire manifeslement par là qu'il faut méfo^t l'impaissance des démons, puisque, |ror les Taincre et les contraindre h quitvie corps ou l'âme d'un homme, il n'est fe besoin de science ni d'habileté dans les •itj^^resdela foi.

•Dailieurs, si non-seulement les Chrétiens i(l«$iai&, mais encore un ^rand nombre ctGrpcsetde barbares, croient que l'âme tuMlDe subsiste et survit au corps, après

ÎViie s'est séparée de lui; si les lumières anisoQ établissent que l'âme, une fois pniâée et déchargée du fardeau de sa mam^\ pesait sur elle comme une masse «p^Dib, prend son vol vers la région des ^ pios purs et plus subtils , laissant w-tas les corps grossiers ainsi que leurs mlkm, tandis que Tâme coupaole, retet» sur la terre par le poids de ses péchés, ««îiel là, sans pouvoir même respirer, Hfttntne tantôt autour des sépulcres, où f^dune fois des fantômes se sont montrés *cIesousla forme d'ombres, et tantôt aui*w(ies objets terrestres, quelle que soit JWMture, que faut-il penserdeces esprits 1^1. {lendani des siècles entiers, demeurent tscUloés à des lieux ou à des édifices, soit i» h Tenu de quelque opération magique, ^^i;«or expier leurs crimes? Assurément, 'insoûTeat que nous regardions comme •^Bprils pervers ceuxqur abusent de la ••"««ioo, art indifférent par soi-même, Hrironiper les hommes, en les détour- «lioKeu véritable et du culte qu'ils lui jwteatÇQ'ji faille les considérer comme '^peaToici une nouvelle preuve; c'est ,Ç«w se complaisent dans la fumée et dans '«^^015 des victimes, qu'ils en nourrissent w corps, et qu'ils séjournent au milieu ?« CM Ta|>eurs , comme pour y chercher '^<^r subsistance, semblables à ces hommes ';!'"»œpus, qui, méprisant une vie pure et ■;%hée des sens, n'ont d'inclination que m les voluptés de la chair et pour la vie iwelle où ils les trouvent. Si cet Apol- Ne Delphes était véritablement un dieu, ^'J« devait-il choisir pour rendre ses ora- '^. smon un saee, ou , s'il n'en trouvait «5, quelqu'un qui travaillât à le devenir ? f^'irquoi d'ailleurs ne pas préférer un f-oûme è une femme pour ce ministère?

J'^V situait tant ce sexe, parce que sans w II ne pouvait se plaire que dans un ^l« qui favorise sa luxure, pourquoi ne v« prendre une vierge plutôt que tout autre '^fwerprèie de sa volonté? •Aïusi donc cet Apollon P/thien, si cé- '''f* parmi les Grecs> n'a choisi ni un sage,

ni un homme quel au'il fût, pour l'honorer de ses inspirations divines. Parmi les femmes, il n'a pris ni une vierge, ni une grecque vertueuse ou éclairée par la philosophie; il s'est adressé à une femme du commun. Pourquoi cela? c'est que les hommes recommandables étaient trop purs peut-être pour recevoir de pareilles inspirations. De plus, s'il était Dieu, il devait user de la connaissance de l'avenir, comme d'une sorte d'amorce qui invitât les hommes à s'occuper de leur âme et à réformer leur vie ainsi que leurs mœurs. Mais c'est un fait sur lequel l'histoire se tait. Sans doute il a déclare Socrate le plus sage de tous les hommes, mais il a avili la louange qu'il lui a donnée, en ajoutant à l'occasion d'Euripide : « Si le premier est sage, le second Test plus < encore.» On ne peut donc pas dire que ce soit la sagesse de SocrMe qui lui ait valu ces éloges, puisqu'un homme de théâtre est placé avant lui. Peut-êtro même sa philosophie a-t-elle bien moins contribué à fe faire proclamer le plus sage de tous les hommes, que les victimes qu'il faisait fumer en l'honneur du dieu deBelphes et de tous les autres esprits immondes. Car, si les démons exaucent les vœux de leurs suppliants, ils consultent leurs offrandes bien plus encore que leurs vertus. Homère luimême en convient, et un disciple de Pytha- §ore, qui a expliqué les sens les plus cachés e ses livres, vous apprend que ce poëte n'avait pas ignoré qu il existe des démons pervers, qui aiment la fumée des sacriGces, et qui, pour récompense des victimes qu'on leur immole, accordent à leurs serviteurs la perte des autres hommes, pour peu que ces serviteurs les en supplient. Que d^utres prophétisent l'avenir à peu près de même, un Apollon à Claros, un autre, dans le sanctuaire de Branchides, un autre dans le temple d'Ammon, ou partout ailleurs, je l'accorde ; mais qui me prouvera que ce sont des dieux et non pas des démons ?

« Il n'en est pas de même des prophètes des Juifs. Les uns étaient déjà des sages avant d'être inspirés par le Tout-Puissant ; les autres le sont devenus, le jour où ils ont été éclairés par la prophétie. Ils ont été choisis par la Providence pour être les dépositaires de r£sprit-Saint et les interprètes de ses paroles, à cause du genre de vie qu'ils avaient embrassé, genre de vie difficile à imiter, plein de constance, d'une liberté généreuse, inébranlable au milieu des périls et en face de la mort. La raison toute seule nous enseigne que les prophètes du Dieu suprême doivent être tels que la fermeté d'âme d'un Antisthène, la aravité d'un Cratès, la constance d'un Viogène ne soient qu'un jeu en comparaison delà leur» Aussi, est-ce a cause de leur amour ftout la vérité et de la liberté avec laquelle ils reprenaient les pécheurs, qu'tb ont lapidés^ sciés^ mis aux plus rudes éprmves , et qu'Us ont péri par le tranchant du glaive. (Hebr. xi, 37.) Voilà pourquoi ils allaient çà et là couverts de peaux de brebis et de chèvres ^ in-

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digent$9 affligéiy persécutés ^ errant ddns les déserts, sur les montagnes^ dans les grottes et les cavernes j eux dont le monde n'était pas digne {Hebr. xi,d7, 38) ; toujours occupés de Dieu e( des choses invisibles de Dieu, qui, par là même qu'elles échappent à nos sens» sont éternelles. La vie de chaque prophète a été écrite. Mais il suffira pour le moment de rappeler ici quelle a été celle de Moïse dont le livre de la foi renferme les prophéties; celle de Jérémie, telle que son livre nous Ta fait connaître ; et enfin, celle d Isaïe, qui, par une austérité sans exemple, marcha pendant trois ans nu et privé de chaussure. Considérez de plus l'énergique sobriété de Daniel et de sus compagnons, qui, malgré leur jeunesse, s'interdisant la chair des animaux, vivaienttle légumes et ne buvaient que de Teau. Si vous pouvez remonter plus haut, parcourez l'histoire de Noé qui fut aussi un prophète ; dlsaac qui donna la bénédiction à son fils en termes prophétiques; de Jacob qui dit à ses douze enfants : Venez que je vous révèle ce qui doit arriver dans tes derniers temps. (Gen. xlix, 1.) Ces saints personnages et une infinité d*autres qui ont été inspirés ))ar Dieu, prophétisèrent aussi tout ce qui concernait Jésus. Voilà pourquoi nous ne faisons pas le moindre cas des prédictions de la Pythie, des Sy billes de Dodone, du dieu de Claros, de Bronchides, d'Ammoa et de mille autres fourbes qui se sont fait passer pour inspirés. Au contraire, nous avons une haute vénération pour les prophètes de la Judée, parce que leur vie a été austère, pleine de fermeté, honnête et digne de l'Esprit divin qui révèle l'avenir par des voies particulières qui lui sont connues et n'ont rien de commun avec les oracles des démons.

« Je ne sais pas, au reste, sur quel fondement Celse» après avoir parlé des prédictions de ta Judée, a pu ajouter, « qu'elles « aient été prononcées ou non. » Il parie ici le langage d'un incrédule qui admet qu'elles ont pu être supposées, et s'imagine qu'elles ont été consignées dans nos Ecritures comme véritables, malgré leur fausseté. Notre adversaire, ignorant sans doute l'histoire des temps, n'a pas su que les mêmes prophètes dont la voix a prédit l'avénement de Jésus-Christ, ont prédit également une infinité d'autres choses longtemps avant leur accomplissement. Puis, atin de décrier les anciens prophètes, il ajoute : « Ils ont «prédit l'avenir, comme cela se pratique en- « f ore aujourd'hui dans la Phénicie et la Pa- « iestine. » Mais veut-il parler de quelques hommes qui n'ont rien de commun avec la doctrine des Juifs et des Chrétiens, ou bien désigne- t-il ceux dont les prophéties sont marquées du même caractère que celles des prophètes juifs? Il ne s^explique point lè- Uessus, Dans quelque sens qu'il l'ait entendu, ce qu'il dit n'en est pas moins un mensonge. JamaiA ceux qui sont étrangers à notre foi n*ont rien produit qui ressemble aux prédictions de nos prophètes ; et parmi les

ORI

Juifs, on ne connaît pas de prôpnètes po térieurs à Tavénement de Jrésus-Christ.

est prouvé en effet que cette nation a é abandonnée de l'Esprit-Saint, depuis qu'el s'est montrée impie envers Dieu etenve celui que lui avaient annonça ses prophj tes. L'Èsprit-Saint a donné des marques r\ sibles de sa présence, au commeucemeDld la prédication de Jésus; ces signes ont él plus nombreux encore, après son asceo sion; depuis ils furent plus rares. Cepec dant il en reste encore des vestiges che quelques hommes privilégiés, dont l'âioe été purifiée par l'Evangile et mr une n conforme à l'Evangile. Car VEsprit-Saini qui enseigne toute science , fuit le déguist ment; il s'éloigne des esprits qui sont sa\ intelligence. ÇSap. i , 5.)

« Mais puisque Celse pronoiet de s'expii{ quer sur les prophéties, familières à laPb nicie et à la Palestine, comme sur une uj tière qu'il a étudiée et qu'il connaît à iba examinons ce qu'il en dit. Il commence pa déclarer « qu^il existe plusieurs espèces Ji a prophéties. » Quelles sont ces espèces?! ne les indique pas; cela lui était impossible : il s*est contenté d'une raine ostentA* tion. Quoi qu'il en soit, arrêtons-nous à ci qui lui semble plus parfait parmi ces peih pies. « Une foule de gens plus obscurs, dit< « il, prophétisent dans les temples ou hon « des temples, avec la plus grande ftcilitd « et à la première occasion. D*autres par^ « courent les villes ou les camps, et là,ra5- « semblant la multitude autour d'eux , ils « s'agitent dans des mouvements frénéliquefJ « comme s'ils étaient inspirés. Ils ne man^ « queut jamais de s'écrier : Je suis Dieu,| « je suis le Fils de Dieu ou l'Esprit divin. « Je suis venu parce que le monde va périr. « Et vous aussi, ô hommes, vous allez périr « à cause de vos iniquités. Mais je veux « vous sauver, et vous me verrez revenir <( avec une puissance céleste. Bienbeareux « quiconque me rend hommage en ce mo- « ment l Je précipiterai tous les autres ûqds a les flammes éternelles, et avec eux, leurs «x cités et leurs régions. Ceux qui ne savent « pas quels supplices les attendent feront « vainement pénitence et pousseront <lo « stériles gémissements, tandis que ceui « qui croiront eu moi, je les sauverai pour « réterni té. ii

« Si Ceîse avait apporté quelque bonDO foi dans ces accusations, il aurait dû citer les termes formels des prophéties, soit de Civiles qui émanent du Tout-Puissant lui* même, soit de celles que l'on attribue au Fils de Dieu ou à l'Esprit-Sainl. Par là il aurait travaillé à décréditer ces productions en démontrant qu'il n v avait rien de clivJ' nement inspiré dans des discours qui «i^* tournaient au péché, réformaient les mœurs des hommes de celte époque, et annonçaient l'avenir. Car si les contemporains recueillirent et conservèrent les oracles de nos prophètes, c'est afin que la postérité* en les lisant, pût les admirer comme laparo»^ de Dieu mémci profiter non-seulemcBt ue

OM

DS PATROLOQIIS.

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nn eensores et de leQn aTerli&sementa, lis eocore d6 leurs prédiciions dont Tacts|ili«se0efil attestait l'inspiration divine, i|ff ii rcéme» obéir à la loi ainsi qu*aux n^éles. Voilà pour€[aoi les prophèles MtQoncé saas obscurité» conformément k iWoiilé de Dien« tout ce qui s'appliquani iaitfonne des mœurs» devaU 6(1*0 com^ ifefirle-cbafnp par les auditenrs. S'agit-il, llMraire» de choses plus mystérieuses, H 6 leos cachés qui érnappent à riatelli- |0rdu Tulgaire? ils les ont enveloppée ■lieYsile de Ténigme, de TaUégorie, du M m^etU de la parabole et du proverbe, ÉKqu'OQ les appelle, afin que ccuk qui, lira de reculer ctevant le travail, cherlat laborieusement la vertu et la vérité, hré^uTrissent en les cherchant» et après siToir défouvertes, en fissent l'usage que icrprescrirait leur raison^ « yiii le brave Celse, s'iiidîmant de n V m i»Q pénétrer le sens cacné des pro* pÊ^ S emporte contre eux, « A ces maipapes promesses, dit-il, ils mêlent des ■éoRs inconnues , fantastiques, pleines de tttire$»qui n'ont pas même de sens pour itaifiiisédairés, tant elles sont obscures itipDiAl chimériques» mais qui fournisintaai insensés etaux imposteurs ToccaiMtl^ppliqaerà toutes les circonstances»

*tt i9gré de leur fantaisie» ces prétendus •«ntits. » Ou je me trompe, ou il n'a eu i*w à cet artifice que pour détourner»

>iliol ({Q*il est en lui, ceux qui lisent les pn^^éties, de méditer ces oracles divins ^eo approfondir le sens. Il me rappelle ^ homines qui, en vojant un prophète »i«r ♦bas la maison de l'un d'entre eux f^fwoonter l'avenir» luidisaieut iPourquoi f^iém-Uvenu jusqu'à toifliVReg. ix, iM^ttibonimo dont rintelUgence est cul- ^^«(<Mm rénétrer le sens des fioritures, l^^icnquii Teuille les étudier. Car» ai eLc»K«iot$cures dans plusieurs passages, " l^f^liivrai, comme Celse le soutient, quelksiMt dépourvues de sens. Il n'est w FUS mi que les extravagants et les l^posnn paisaeot les appliquer h tous •«eTéacments au gré de leurs fantaisies^ '''^j;<querhomnie vraiment sage en Jé-^ ''^-Christ qui soit capable da pénétrer le ^^œjsténeux de toutes l$s Ecritures, rcoopirsat les choses spirituelles aveo '^^ temporelles , et en fondant toutes ses '3^r;vêlations sur ie style habituel aux ÏU '•;» saofés. Il faut encore refuser toute '^'loee àCelse, quand il déclare « avoir en- «'ndoiainnème de pareils prophètes, n A >^3 époque il n'existait plus de prophètes vablaUes à ceux dont nous parions. S'il ^- ^T^t existé, leurs contemporains » saisis ^«mirition pour leurs prédictions» n'auf^i^nt pas manqué de les accueillir e( dQ '^ conserver, ceoame cela s'est pratiqué Nr les anéens. Il j; a plus, nous le surinions presque aassitêt dans un. mensonge "^•■|, lorsquil dit j « En pressant de 'questions ees pre^ibètes que ) ai entendus, *iu Dont avoué ce qui leur manquait» en

^ BicTioxK. na Patrologie. IV.

« (Qoutani qu^ls reeouraien i à rwubtguitides

« parole/i pour tromper plus sOremeul« n 11 aurait dû nous révéler les noms des pro-> pbètes qu*ii déclare avoir entendus, afin que ces noms, si toutefois ces personnages ont existé, missent les hommes éclairés a même de reconnallre la vérité ou U fausaeté de ce qu'il avance.

« Ce que Celse dit ensuite des prophéties qui semblent attribuer à la Divinité queU que chose de mauvais» de honteux, d'abject ou d'impur» s'applique probablement, quoiqu'il n'en dise rien, aux ignominies de la liassion et do la mort de jésus*Chpist ; mais ces réflexions, encore qu'elles seraient mieux appujrées qu'il ne le fait, ne prouvent qu*une chose : c'est qu*il n'a pas su ou qu'il n'a pas voulu distinguer Inhumanité de û divinité en JésuSi^hrist.Si Ton considère Jésus sous le rapport de la divinité qui résidait en lui» ce qu'il a fait est saint et ne répugne nulle part à Tiuée que nous nous formons de Dieu. Considéré au point de vue de son humanité, le Christ» supérieur à tous les hommes par son intime communication avGû le Verbe et avec sa souveraine sagesse , a souffert en sage et en homme parfait tous les supplices que devait endurer celui qui faLi»ait toutes choses pour le genre humain ou pour les natures intelligentes. QiiQ l'homme soit dono mort eu Jesus-Christ» et que sa mort soit non-seulanient un modèle qui nous apprend h sanctifier notre vie pou? Is défense delà religion, mais la cause première qui a commeiicé et qui poursuit la ruine de l'esprit duut la malice avait subjugué toute la terre» il n> a là rien de déraisonnable. Doutez^vous de la destruction de son empire ? La preuve eu est dans ceux c|ui» par Tavéïiement de Jésus-Christ , brisent de toutes parts le joug des démous, et qui, affranchis de cet escU"» vage, se consacrent è Dieu, travaillent tous les jours, et selon leurs (ercea, à le servir d'une manière plus pure, j^

Celse s'applique 'ensuite k relever uw.^-^ ques contradictions apparentes entre la loi mosaïque et celle de l ]b.vaiu(ile^ et demanda lequel des deux législateurs s*est trompé, de Moïse ou de Jesus-Christ? )iNi l'un ni l'autre, lui prouva Origène, parce qu'il y a une différence entre les fuiis et les Chrétiens, quoique pourtant leurs lois ne soient point contraires. Maintenaut, poursuit-il, s'il faut dire quelques mots sur la différence qui les sépare» nous remarquerons en pas-t sant que la loi mosaïque, prise dans son sens littéral, n'était pas appropriée au^ na-* lions appelées à la foi, et soM mises k la domination romaine; et de l'autre, qu'il eût été impossible aux anciens 4uifs de conserver intacte leur constitution politique, en admettant qu'ils dussent embrasser (a foi de l'fivaugile. Les Chrétiens, eaetfetf n'au« raient pas pu» ainsi que l'ordonna la ioi(|4> Mo'ise, égorger leurs ennemis, ni livrer aux flammes ou lapider les violateurs d,c la loii selon qu'ils les atu'aicnt jugés figues (Je ces supplices, puisqiie les Juiis eux-mêmes ,

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malgré lear volonté d'obéir, n*en auraient plus aujourd'hui la liberté. Quant aux anciens Juifs, oui* avaient des lois particulières, qui habitaient un pays particulier, leur enlever la faculté de fondre sur leurs ennemis, de combattre pour leur; patrie, ou de châtier, comme bon leur semblait, les

ednltères, les homicides, et tous les crilinels de même espèce, c*était les livrer à une soudaine et infaillible destruction , puisque ses ennemis se seraient précipités sur un peuple auquel sa propre loi enchaînait les mains, en lui défendant de repousser les agresseurs. Aussi, la même Providence qui donna autrefois la loi,tdonnat-elle rËvangile, parce aue, ne voulant pas que Tempire juif suDSist&t plus longtemps, elle a détruit, et leur ville, et leur temple, et le culte que Ton y rendait à Dieu par Timmolation des victimes et par les autres cérémonies qu'elle avait cependant prescrites elle-même. En même temps qu'elle mit fin à cet état dont elle ne voulait plus supporter la durée, elle a étendu de jour en lour les progrès de la religion chrétienne, de sorte qu'on la prêche libre* ment aujourd'hui , quoique des obstacles sans nombre so soient opposés à la propagation de la doctrine de Jésus-Christ sur toute la surface de la terre. Mais, comme Dieu voulait que l'Evangile de Sun Fils profHflt auK nations elles-mêmes, tous les complots des hommes contre les Chrétiens ont été confondus. Plus les rois, plus les chefs eux-mêmes , plus les peuples, quels qu'ils fussent, les poursuivaient avec acharnement, plus leur nombre s'est accru, et plus ils se sont fortifiés, en trouvant dans leurs persécutionsmêmesdesmoyens de prévaloir de jour en jour.

« Celse nous demande où nous devons aller après cette vie, et quelles sont nos espérances ,<puis après nous avoir fait répondre : it dans une autre terre meilleure que celle- « ci, vil nous accuse d'avoir emprunté cette maxime aux anciens, et surtout à Platon. 11 n'a pas su que Moïse promet aux observateurs de la loi une terre sainte pleine de délices, spacieuse^ et oà couleront le lait et le tniel. {Exod. m, 8.) Cette terre n'est pas la Judée, comme quelques-uns se l'imaginent, quoiaue Jérusalem et la Judée soient prises pour l'ombre et la figure de cette terre délicieuse, placée dans les pures régions du ciel, où réside la céleste Jérusalem... Cette interprétation n'a rien de contraire à TEsprii divin. Le psaume xxxvi', v. 9, dit que : Ceus qui attendent le Seigneur posséderont la terre en héritage. Quelques lis'.ies api es, il ajoute (v. 11) : Les humbles Mriteront de la-terre^ et ils se réjouiront dans Vabondance de la paix. Puis un peu plus bas (v. â2) : Ceux qui bénissent le Seigneur hériteront de la terre. Et enfin (v. 29) : Les justes auront la terre en héritage , et ils la posséderont à jamais. Voyez encore si le même psaume n indique pas clairement qu'il existe une terre dans les pures régions du ciel, }iour {)cu que vous soyez capable de. com-

prendre ces paroles (v. 34) t Attendez USt gneur et garaex ses voies, et il vous exatien afin que la terre soit votre héritage.

«Le dogme de la résurrection est un dogn d'un examen long et difficile, qui, plus cra tous les autres, demande un interprète éclaj ré, ou, pour mieux dire, consommé dan5 science, afin démontrer combien il est subi me et digne deDieu,puisque c'est lui qui nod apprend qu'il existe* une vertu de semenil dans ce tabernacle de l'Aine, sous la pesanui duquel gémissent tous les justes^ désirani.m pas d'être dépouillés^ mais revêtus com d'un second vêlement. ( // Cor, y, i Celse insulte à ce dogme faute de le cou prendre, ou pour n'en avoir entendu parl^ qu'à des personnes simples, qui ne pod vaient l'appuyer par aucun argument sd lide. Il est donc à propos d'cgouter à ce qu nous avons déjà dit cette seule réflexiud Notre doctrine sur la résurrection n'a |Kjii pour fondement, comme Celse nous eu a cuse, ce que nous avons mal compris de métempsycose. Non, sans doute, mais im savons que l'Ame, immatérielle et invisib par son essence, ne peut résider en aucun lie corporel, sans avoir besoin d'un corps adap à la nature de ce Heu. Tantôt elle quitte u corps qui tout à l'heure lui était nécessair mais qui lui est devenu inutile aujonrd'âu pour en prendre un autre. Tantôt elle mn par-dessus le premier un corps plus subtil manteau dont elle a besoin pour s'élive jusqu'aux régions plus pures de Téllier i du ciel. Ainsi, quand elle naît ici-bas, elj dépouille la membrane dont elle était en veloppée dans le sein maternel, et qui lu a été utile aussi longtemps qu'elle y aé renfermée. Mais avant de s'en débarrassej elle a revêtu le corps nécessaire à l'être qi va vivre sur celte terre. De plus, comme y a <c un certain tabernacle, et une maiso terrestre » nécessaire en quelque façon ce tabernacle, les Ecritures nous enseigne que la maison terrestre de ce tabernacle se détruite, mais que ce tabernacle lui-même st revêtu d'une maison qui n'est point faite (| main d'homme, maison étemelle dans ii deux. {Il Cor. v, 1.) Les hommes de Die nous disent encore que notre corruplibili revêtira l'incorruptibilité, qui diuère u l'incorruptible, et notre mortalité, l'imiH talité qui n'est pas la même chose que lu mortel. En efl'et, ce qu'est la sagesse [t rapport au sage, la justice par rapport a| juste, et la paix par rapport au pacifiqiJ dans leur sens absolu, 1 incorruptibilité J l'immortalité le sont par rapport à fincor ruptible et à l'immortel, voyons doncj quelles espérances nous élèvent les divine^ Écritures là où elles nous enseignen^qu nous serons revêtus d'incorruptibilité^ ^ d'immortalité, qui, en nous envelop|jav pour toujours, nous préserveront de ' «corruption et de la mort. J'ai osé aboru^i ces graves mystères pour rr^pondre à ceiu quia |»oucsuivi de ses railleries et de $f| insultes le dogme de la résurrectioUi 4^| n'a jamais compris, pas plus qu'il ue lut e^

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f<ennis dVn partager arec nous les espé-

racées. ■

Ceise reyient ensuite sur une double

question h laquelle Origène a déjà répondu,

^tolr : c Comment nous pourrons connat-

^ et voir Dieu, et par quelle voie nous

ir^Qs à loi ?» -* «Dieu n est renferment dans

uqliea ni dans un autre. Dieu» d'une na-

tiR infiniment supérieure è toute espèce

\' lieu, embrasse toutes choses sans être

•duiena par elles. Ce n'est donc pas corpo-

rt!)fment que ce précepte : Tu marcheras sur

htTvts^Ditu {Délit, XIII, 4; Psal. xxxvi,

:2', nous ordonne de nousapprocherduSei-

{ntfur. Ce n'est pas corporellement non plus

«rue le Prophète était uni à Dieu lorsqu'il

(n)iten disant : Mon âme s* est attachée à vous.

ftai. uin, 9.) Les divines Ecritures nous

(ct appris qu'il y a, des yeux^ des oreilles,

oes mains qui n ont rien de commun avec

Ifi parties du corps qui portent le mémo

V'im^eUce qui est plus merveilleux, qu'il

•liste an sens plus divin, bien différent de

<».uqniestfaniilicrau langage des hommes.

Catreloidont Salomon parle dans ses Pro-

ww,quand ildit : 7u /routerai le sens divin^

*frn,n, 5.)De même quand nous soutenons

^ Dion est une intelligence simple, invi-

sMe. incorporelle , ou quelque chose de

fios eicellent que l'intelligence et la sub-

ttuice, il ne nous viendra point à la pensée

^ «lire Qu'il puisse être connu par une

Wr» faculté que par l'intelligence qui est

'^nnée k son image. Nous ne le voyons

••tiicwmi que comme dans un miroir et

'^^ ittjmges obscures f pour me servir des

Jt]ïttssions de saint Paul ; mais alors nous

«« ww/wed/ace. {ICor. xiii, 12.) Quand

15 ™ fec à face, qu'on ne m'accuse pas de

***«f àcemot un sens contraire S mon

y^on ; ce passage explique ma pensée :

•JJ ^^mffUrons le Seigneur sans avoir de

yfcwrfemq^yf, transformés en sa ressem-

TT^^^^^^f^ clarté. {II Cor. m, 18,)

^wwBe, c'est-à-dire, une âme qui se

j^J^'^nesdu corps, t)u si Ton veut,

^"™^^ ne parlera pas comme le

«îli!*r.?®'^®> mais d'après les enseigne-

««^delHomme-Dieu. Il n'est pas moins

■*™n Qûun Chrétien n'empruntera jamais

« Toii delà chair ; et la raison en est bien

îUDple,c est qu'il a appris à porter conti-

•ewwcitf dans son corps la mort de Jésus-

14 '•* ei à faire mourir les membres de

nîhT* !«T«»^rc. {ICor. xr. 31.) Il con-

fl»rii ^JP^^fi^lioû de ces paroles : Mon

Jt"* ** wweurera p/wt à jamais dans ces

«wiei, porte ^^'|/, ^^ g^f^^ q^g chair {G en,

j^y, il sait enfin que ceux qui vivent se* ^ktimnt peuvent plaire a Dieu. (Rom, ^> 8.) Voilà pourquoi il travaille de toutes ^ forces à ne plus vivre selon la chair, «"«is selon l'esprit.

• Maintenant quels sont les guides qu'il û«asfiul suivre, puisque, selon Celse, nous «manquerons jamais, ni de directeurs an- ^'|ues, ni d'hoinmes sacrés pour nous conweîll nous renvoie aux poètes divine- »aeoi inspirés, comme il les appelle, aux

saees et aux philosophes, mais sans les nommer. S'il les avait désignés chacun en particulier, nous aurions cru devoir lui prouver qu'il veut nous confier à des guides aveugles, au moins par rapport à la vérité, pour nous conduire à l'erreur. Mais que par les poètes divinement inspirés il en* tende, soit Orphée, soit Parménide, soit Empédocle, soit Homère lui-même ou Hésiode; c'est à lui de nous montrer, s'il le peut, comment ceux qui suivent de pareils guides marchent dans une voie meilleure et règlent leur vie plus sagement que ceui.qui sacrifient à la doctrine de Jésus les idoles et les images ; que dis-je ? qui répudient même toutes les superstitions judaïques,

S our n'élever leurs yeui, par le Verbe de >ieu, que vers le seul Dieu véritable, vers le Père du Verbe. Ce n'est pas tout. Quels sont encore ces sages ou ces philosophes qui doivent nous apprendre tant de vérités célestes, et qui, suivant Celse, doivent être préférés à Moïse, le serviteur de Meu; aux prophètes du Créateur, qui, véritablement inspirés par lui, nous ont enseigné tant de vérités ; et à celui-là même dont le soleil s'est levé sur le genre humain, qui nous a révélé la seule manière d'adorer Dieu, et, autant qu'il est en lui, n'a laissé personne étranger à s^s mystères î Telle est, en effet, la surabondance de son amour pour les hommes, que, tout en ayant pour les plus éclairés une théologie capable d'élever les Ames au dessus des choses de la terre, il s'abaisse néanmoins pour se mettre à la portée des plus ignorants, des femmes les plus simples, des enfants, des esclaves, en un mot, de tous ceux qui peuvent recevoir de tout autre que de Jésus les instructions nécessaires pour apprendre à mieux vivre, et la connaissance de Dieu , telle que peut la comporter la mesure de leurs forces. 1»

Celse renvoie à Platon, comme à un mattre beaucoup plus habile pour résoudre ces questions philosophiques. Comme nous avons déjà reproduit plusieurs des réfutations qu'Origène a opposées aux doctrines de ce philosophe, nous ne nous croyons pas obligés de reproduire ici ses nouveaux arjjuments. « Que Platon dise « qu'il est difli- « cile de parvenir jusqu'au Créateur et au «Père de cet univers, »il insinue néanmoins qu'il n'est pas impossible à la nature humaine de trouver Dieu d'une manière digne de lui, ou qui du moins s'en rapproche et s'élève bien au-dessus du commun. S'il était vrai cependant que Platon, ou que tout autre

Shiîosopbeçrec eût véritablement découvert )ieu, jamais ils n'en eussent adoré d'autre çiue lui, jamais ils n'eussent donné son nom, jamais ils n'eussent rendu d*hommages,soit en l'abandonnant, soit en associant à son culte, tout autre être incapable de supporter aucune comparaison avec un si grand Dieu. Quant à nous, nous déclarotis que la nature humaine est impuissante, soit à chercher, soit à trouver clairement Dieu, si eHe n'est pas aidée par celui qu'elle cherche. 11 se manifeste a ceux qui, après avoir fait tout

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