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bc. rÂfROLOGlI..
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iies la eonslance da ?iei) Elôazar et des rpt jeuaes frères dont *ie martyre est décrit ^ikWne des Maehabées, C'est à ses amis IfiOD pas k ses ennemis» que Jésus-Cbrist ipposé le calice de sa Passion. Aussi , (oaraTOir eoduré le supplice de la croix, aiH^isûsdans le ciel à la droite du Père. (>aei$bieiSi après le martyre, ses prières ne (^ronklés pas descendre sur ses enfants? Quel poi(bde gloire pour des souffrances de •|Qe)qs£5iQsUDts ? Quelle mort glorieuseque cei>fo]déli?re le martyr des dangers d'une mirt lootile et sans récompense? Qui !»[? peut-être la Tolonté du Seigneur n a- Kiie prolongé leur Tie jusqu'au temps de bftfiéeQtion, qu*a6n qu'ils pussent laver âiB$'fttrsang la robe nuptiale qui les fera MMaUn à rineflàble banquet du Seigneur, ftf ttops d'Origène , on rencontrait déjà âsCLrénens qui regardaient comme une dbve indifférente les sacrifices offerts aux kto'ef; il était moins rare encore d'en entendre tfnipsqoi soutenaient que, les noms étant <«^titioo humaine 9 il importait peu de cm'.Thonore Jupiter, Apollon. Diane ou Cfrtiit réfute ces faux préjuges, et sou- Ticttipeces noms ont quelque vertu se- <iil»(Mr attirer les démons. Il n*est pas pans de donner au vrai Dieu d'auto aons que ceux qui lai ont été donnés |ir liolse, les prophètes et Jésus-Ëbrist, anu.Sibaoth, Adonaï, Saddaï, et le Dieu liMttiD, dlsaac et de Jacob. Car, dit-il loHBliDedans le livre de VExodt, c'est là ltni(|oe)c possède dans toute Téternité, ftfâ me fera connaître dans toute la suite à» cèdes.
U dernière raison employée parOrigène
P« pousser Ambroi se et Protoclèle vers ■Kijre est tirée du désir que notre Ame *1^u Beiurellement de s'unir à Dieu, le •wtoiTec lequel elle a quelque rapport, P'^jpjon image, elle est raisonnable, ''^^ T?*^* invisible de sa nature. « Pour- «iuoi «^ijouie-t-il, appréhendons-nous wticliBUeoous débarrasser de ce corps ttjmijiabjjj appesantit l'âme, l'abat par JaoB/to6ûtfdes soins dont elleragite,el Î^AWe rfaller jouir avec Jésus-Christ wwicojaciel ^j Jq repos qui doit nous '^^ imcuxî » 11 raisonne longtemps tt'eeibéiDe/et il conclut ainsi son traité ; *Kdi^ir^ ardemment que mes avis vous ^^'«^Kudlespour le combat que vous allez jWenif. ifais si^ dans l'état où vous vous ^jHifUm connaissance plus étendue des ^'*Éfe$ de Dieu vous les fait regarder "•5Je puérils et méf)risables, j'en serai ^'•MoD dessein n'est pas que jvous leur ^îi la couronne du martyre, mais que *^'^i pârrcniez, par quelque moyen que ce. •'Ularoériler. Dieu veuille que ce qu'il y a ^- ["lusexcellenl et de plus divin vous y con- ^/•«; et vous y arriverez infailliblement «îous j marchez guidés par le Verbe, qui '*ï'i sagesse de Dieu. » Cependant Arabise et Proloctèle n'acquirent dan^ cette l^fiéculion que le titre de confesseurs. «^/r«.~Le zèle d'Orîgène suffisait à tout,
D1CT1021N. DE Pathologie. IV.
et sa correspondance s'étendait de toutes fiarts. Eusèbe avait réuni plus de cent de ses letires, célèbres alors par les matières Qu'il y traitait. Il ne nous ein reste que deux ; 1 une adressée à saint Grégoire le Thaumaturge, pour l'exhorter àl*étudede l'Ecriture sainte, et dans laquelle il lui conseille de demander à Dieu, par de ferventes prières, Tintelligence des passages qui lui paraissaient obscurs et embarrassés ; la seconde est adressée à Jules Africain; et voici à qu'elle occasion ^
Dans un séjour rapide qu*il tit à Nicomédie, en 228, Origène eut une conférence sur les matières de la religion avec un nommé Bassus. Il lui arriva, pendant la discussion d*appuyer ses raisonnements sur l*autorité de l'histoire de Suzanne. Témoin de la conférence, Jules Africain^ qui ne reconnaissait point l'authenticité de ^cette partie de la prophétie de Daniel, n'en témoigna rien alors; mais quelque temps après, il écrivit à Origène, pour lui marguer son sentiment et les raisons qu'il avait de regarder cetto pièce comme fausse et supposée* Nous possédons encore cette lettre, écrite en grec, ainsi que la réponse qa*y fit Origène. Elles sont runelet l'autre un témoignage du savoir et de la modération de leurs auteurs, et on peut les regarder comme un beau modèle de la charité chrétienne, que l'on doit observer dans ces disputes qui s élèvent de temps en temps dans l'Eglise sur divers points de critique et de discipline*
La lettre d'Africain est fort courte. Les raisons dont il se sert pour montrer que l'histoire de Susanne est lausse et supposée sont : l"" que Daniel n'a jamais prophétisé par inspiration, mais toujours par ivision. Or c'est par inspiration qu'on le fait prophétiser dans rhistoire de Suzanne, puisqu'il est écrit que lorsque l'on conduisait cette vertueuse fenime a la mort, le Seigneur suscita l'esprit d'un jeune enfant, nommé Daniel, qui cria à haute voix, que la sentence prononcée contre elle était* injuste. 2" La manière dont cet enfant reprend les vieillards, qui avaient accusé et condamné Suzanne, ne se ressent point de la gravité ordinaire des Ecritures. B^ L'allusion ou le jeu de mots qui se trouve dans ce récit prouve- qu'il a été écrit originairement en grec, et non en hébreu; ainsi il ne f)eut trouver place parmi les livres de' 'Ancien Testament, qui tous ont été traduits de l'hébreu en grec, fc* 11 est hors de tonte apparence que, pendant leur captivité, les Juifs aient eu le droit de juger à mort, et surtout de condamner la femme de leur roi Joachim. 5" On ne conçoit pas davantage d'où venait à ce roi les vastes jardins et les spacieux édifices dont il est parlé dans l'histoire de Suzanne. 6* Celte histoire, pas plus que celle de Bel ctdudragon, ne sell'ouvent nulle part danà les eieraplaires dos Juifc. T La citation empruntée au livre de Y Exode prouve suffisamment que cetépisode, introduit dans le livre de Daniel^ n'est point do lui, puisque, dans aucun des livres de TE-
ry»».
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DlCTiONNÂlUE
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criture, on ne trouve qu un prophète Se soit servi des propres termes d'un autre prophète qui aurait écrit avant lui. 8* Enfin le style diffère essentiellement de celui que l'on remarque dans le livre de Daniel.
Quoique Origène ne trouvât pas à Nico- ' médie assez de loisir pour examiner à fond ' toutes les difficultés que Jules Africain lui
f)roposait dans sa lettre» cependant il ne aisse pas de tes aborder toutes dans sa réponse, et d'en montrer le peu de solidité» sans néanmoins s'astreindre è suivre Tordre des objections, qui lui avaient été présentées par l'auteur. A la première» il répond que» suivant le témoignage de saint Paul, bieu ayant parlé autrefois à nos pères^ en diff^érentes occasions et de différentes manii" res, par chacun de ses prophètes ^Hebr. i, 1] » c*est-à-dire, tantôt par inspiration et tantôt par vision» on ne doit pas être surpris que la même chose soit arrivée à Daniel. A la seconde, après une réprimande charitable à l'adresse d Africain» Origène lut répond que la manière dont il avait présenté son objection ne sentait ni la gravité d'un Chrétien ni le respect aue chacun doit à tout ce qui est reçu par l'Eglise. S'il était permis de traiter avçc raillerie ce qu'elle nous propose» il y aurait plus de sujet de s'égayer ainsi» à propos de l'histoire des deux femmes oui se disputaient unenfantdevantSalomon.
Quant à la troisième difficulté, fondée sur }*allusion qui existe entre les deux mots
f;recs employés par le traducteur» et dont 'un marque l'arbre sous lequel un des vieillards disait avoir trouvé Suzanne» et l'autre» le supplice auquel ce calomniateur fut condamné» Origène la résout en disant» que l'interprète grec a conservé dans sa propre langue les mêmes rapports que ces termes avaient dans l'hébreu ou dans le chaldéen ; ce qu'il confirme par plusieurs
Eassages de l'hébreu où l'on trouve de semlables allusions; et à cette occasion, il cite ses Hexaples.
Sur la quatrième objection» il montra qu'il n*Y a aucune absurdité à soutenir que les Juifs obtinrent du roi de Babylone la
f)ermission de juger leurs criminels selori a loi, comme ils l'ont obtenue plus tard des empereurs romains dont ils étaient sujets et tributaires. Il rapporte, comme un fait dont il est le témoin tous les jours» que de son temps les Juifs avaient un chef ou etnarque qui tenait de l'empereur un pouvoir qui s étendait quelquefois jusqu'à prononcer des condamnations à mort. On voit aussi que, pendant la captivité» plusieurs israélites possédaient de srands biens et occupaient des places et ofes emplois considérables dans 1 Etat, et il cite entre autres Tobie» Achiacarus» Mardochée et Néhémie.
Cet exemple lui semble suffisant pour résoudre la cinquième objection» parce qu'il n*est pas plus difficile de croire que des princes étrangers aient accordé un jardin spacieux au roi Joachim» que des emplois importants à plusieurs autres personnages de la même nation.
• Il traite la sixième objection avec pi d'étendue» parce qu'elle attaquait non-s^ lement l'histoire de Suzanne, de Bel et! dragon» mais encore plusieurs antres ri ties de l'Ecriture» et en particulier le li d'E*5ther, qui se trouve dans les exem J res grecs de toutes les Eglises de Jésl Christ, et qui ne se lit nnlle part chez Hébreux. « Prenons garde» en supprimi ces passages, dit-il à Africain» d'imposel nos rrères Tobligation de rejeter des iiri sacrés généralement reçus par toutes 1 Eglises, et de flatteries Juifs en leur Ia sant croire qu'ils sont les seuls quiposs dent les Ecritures intactes et pures de to mensonge. La Providence divine, qui donné à toutes les Eglises de Jésus-Oirl les movens de s'édifier par les saintes li tures, leur aurait-elle refusé ravanlagel les lire dans leur pureté? Ce serait indig du Sauveur qui a répandu son sang u elles et qui les a rachetées par sa mort. Di ne dit-il pas» par la voix du Sage : Vow changerez point les bornes étemelles qui \ été posées par vos pères. [Prov. xxii,28.) n'est pas , dit Origène, que je refuse d'ej miner les Ecritures des Juifs» et de les c( férer avec les nôtres. J'ose affirmer que l'ai fait autant que personne'; j'ai exauji les différences qui existaient entre lei éditions; j*ai approfondi autant quepossit la version des Septante, de peur que l'on i m'accuse de vouloir en imposer à toutes I Eglises qui sont sous le ciel et donnerai prétexte de calomnier les exemplaires
8 lus célèbres à l'égal des plus (omiuu ous nous appliquons encore à étudier exemplaires des Juifs» a&n que, lorsque m disputons avec eux» nous puissions leur ter textuellement les passages de leurs vres et leur ôter tout prétexte de raéprii les fidèles ou de se moquer de ces geni convertis au vrai Dieu» en leur reprocha d'ignorer lejs vérités contenues dans iei Ecritures. Origène aioute que l'hisloire Suzanne et des vieillards qui rayaient c lomniée n'était pas inconnue des Juits, e| montre» par plusieurs passages de TEvand de saint Matthieu, de VEpître de sainl n aux HébreuXf et des Actes des apôtres^ q ce peuple avait connaissance d'un m nombre d'autres faits qui ne sont pasécd dans les livres de l'Ancien Testament. DJ il conclut qu'il les en avait retranchés po faire perdre lamémoiredes événements j leur étaient les plus honteux , comme i'q toire de Suzanne et les meurtres qu avaient commis sur la personne des pi phètes , dont aucun n'avait échappé è le cruauté.
En répondant à la septième objection, se montre surpris qu'un homme aussi pej picace que l'était Jules Africain n'ait g remarqué ce qui n'est pas même ignoré i plus simples» savoir» que souvent un pij phète emprunte les paroles d'un autre pj phète» et il en rapporte plusieurs exempl tirés des prophéties d'/«aï«, de ^*^'^'»J Jérémie et du livre des Psaumes. Pour rél
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DE PàtltOLOGlË.
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SSi
irr la boitième objection, il se contente de
-tfOMrqaer que le style de Thistoire de Su-
unne ne lui paratt point différer de celui
di: l^niel dans le reste de son livre. A la fin
<Sf sa lettre» il observe qu*Ambroise, qui
icMudors près de lui, l'avait aidé à la corn-
pré^r, f^ qu'il l'avait même réiUe et corri-
v*é<.\\sdae Africain au nom de ce disciple»
Q^ viarct\k, sa fidèle compagne, et de leurs
«ofiQtsuttsî qu'au nomd'Anicet, qui nous
r^; ioroonu. Il le prie de saluer de sa part
U m Apollinaire. Il y a toute apparence
«ia If ippelait ainsi l'évoque de. Nicopolis en
Nedoe, chez lequel Jules Africain faisait
Br^iiJeoce habituelle.
IteavoDs un fragment d'unô autre lettre
IDfiitee, dans laquelle il parle avec avail-
tetfe l'ardeur qu'Arabroise montrait pour
/Me; deol autres fragments d'une lettre
fiîi rcririt à ses amis d'AIeiandrie^ ters
fin m ou 232, pour se plaindre de ce que
leo irait corrompu ses écrits et qu'on lui
aiTiit même supposé un dont ri n'était
f» tuteur. Eusèbe rapporte un fragment CH viite lettre» dans laquelle Origene se j^iîiil contre ceux qui le blâmaient d'à- ^AT consacré trop de temps à Tétude de la rbilftfopbie. Vers l'an 236, il en écrivit une ijhpe Fabien et à d'autres évoques» pour V justifier de certaines erreurs qu'on lui ('^piitaii, et pour montrer qu'il ne s'était «•->^eQ rien de ta pureté de la foi. Il en inA «dressé une à Tempereur Philippe et A saSemne Sévéra» qui étaient parvenus au |«i3roir en 2V3. Origène redressait l'héré- «'*' iMrtoat où elle se montrait. Il se signala f^ipaleroenl contre celle que Bérvlle»
cf9{ae de Bostres en Arabie, avait repan- **e Wudiant les mystères. Il le força pu- Ui.^coiem à la reconnaître» et l'on voj^ait «a>t^ du temps d'Eusèbe, c'est-à-dire, l*« èa tent ans après» les décrets du con- ^^*|"?^** à ce sujet» ainsi que les conî!*** V'Origène avait eues avec Béryii« (AttbeDce de l'Eglise qu'il gouvernail. Otiii dans le Catalogue de saint Jé- ^oeottUtiiivaii écrit une àTryphon, son Gisopi^etlosèbefait mention de quelques «oi«5,(taB/esqaelies Origène donnait une /™ûwfl iijcte des supplices qu'on lui avait *»tt eodarer pendant la persécution de Dèce. ^«» «If es lettres sont perdues. Nous n'en «" onausoDs ni le sujet» ni même le nom des '•nonnes à qui elles étaient adressées»
t^^iAMs PERDUS. — Origène nous ap-
^WLiiai-même qu'il avait fait un Traité sur
'^^^fmiiin.SainiAuseitne^ de l-aodicée*
^ <fl attribue un autre Sur la Pâque^ en
^Ha«ntqu'il était très-versé dans la science
•-^a/cal. Ces deux ouvrages ne sont pas
2'jQsjasqH'à nous, non plus que le Mono^
^K ni Texplicalion des noms propres
^ Voaveau Testament, que saint Jérôme
'* l'fHe au nombre des écrits d*Origène » et
S'Ji n*e$t pent-ètre pas différent do celui où
^ ^i>Qaait une eiplication de toutes les me-
^^ marquées dans l'Kcriture. Saint Pain-
r^*:« et saint Epiphane disent qii*Origène
'^fondu i^ar se* écrits toutes les hérésies,
et Théodoret» qui affirme la mémo choset remarque eh t)articUlier qu'il a écrit contre Simon et Ménandre» contre Basilide, Valentin et Hermogène, contre les encratites» contre Marcion, contre les nazaréens» les elcésaïtes et les nicolaïles. Mais il est difficile de juger si ces Pères attribuent à Origène des traités exprès contre chacun de ces hérésiarques, ou s'ils parlent seulement de divers passages de ses écrits dans lesquels il lésa combattus. Théodoret remarque encore que i*on attribuait à Origène un livre contre Artcmas et les théodotiens^ iotîlBè^ le PetU labjfrinthef mais il ajoute qne le style prouvait clairement que ce livre était supposé. Nicéphore est le seul qui prête à Origène des traités particuliers pour réfuter Porphyre et un certain Marcel de Galatie. Nous ne dirons rien de la conférence qu'il eut avec Bassus» parce qu'il n'est pas sûr qu'il l'ait mise par érriti II écrivit celle (^u'il eut avec un hérésiarque de la Palea^ tine, et avec Bérylle de Bostres; mais elles sont perdues^ de même que le Dialogue con-* tre Gandidei de la secte des valentiniens. Mabillon assure que Ton conserve à Florence un traité d Origène contre toutes les hérésies» maisqu'il est imparfait; Nous avons perdu aussi les dix livres de Stromates»
Îu'll avait composés à l'imitation de saint lément d'Alexandrie. Saint Jérôme range cet ouvrage au nombre de ceux qui renferment le plus d'erreursi principalement sur la résurrection » ce qui était cause que per^ sonne n'osait le traduire. Ce fut égalemeni à Alexandrie qu'il composa ses deux livres sur la Réêurreclion, Il les cite dans son Cornmenlaire sur les Lamentations^ et.il en a transcrit quelque chose dans son liwre des Principes. Saint Pamphile rapporte quelques passades de ces deux livres pour justifier la doctrine d'Origène sur la résurrection. Il écrivit encore deux dialogues sur la même matière. Saint Jérôme fait allusion au second de ces dialogues dans ses livres contre Rufio. Origène» dans le second tome de ses Com^ metuaires sur saint Jean , semble promettre un Traité de Vàme dans lequel il se propo*sait de discuter son origine» sa propagation; d'examiner ce que l'on disait de la métempsycose et de résoudre plusieurs autres ques» tions sur cette matière ; mais il ne parait \m qu'il ait exécuté ce projet, et saint Pamphile affirme même positivement le contraire.
Péri archôn, — On comprendra pourquoi nous avons interverti Tordre habituel de notre analyse pour parler en dernier lieu de cet ouvrage, qui a fait douter de la foi de son auteur^
Les erreurs que l'on a reprochées à Ori* gène se trouvaient principalement dans son livre intitulé Péri archàn , c'est-à-dire » traité des principes qui servaient d'introduction à la théologie. L*auleur» tout rempli de la philosophie de Platon, en avait prùi quelques aperçus spécieux qu'il avait fait entrer dans son ouvrage. Nous ne l'avons ({ue de la version de Rufin» qui Ta corrigé tant qu*il a pu \ mais» quoiifu il déclare ^"
OUI
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ayoir retranché tout ce qui lui paraissait contraire è ta doctrine catholique, et particulièrement au dogme de la Trinité, on ne laisse pas cependant d'y lire encore des opinions singulièrement hasardées , et qui ne se trouvant justifiées par aucune traditioi ecclésiastique connue, ont été universellement rejetees» malgré la grande autorité de Tauteur. Dans ce traité, Origène 1»rétend saper par la base et renverser par eiirs fondements les hérésies de Valentm, de Marcion et autres semblables novateurs, qui, pour expliquer la cause du mal, avaient imaginé deux principes et prétendaient qu'il existait des esprits, et, par conséquent, des hommes 4e deux natures différentes, les uns essentiellement bons, les autres essentiellement mauvais. Origène établit, au contraire, qu il n'y a que Dieu qui, de sa nature, soit bon et immuable ; que toute créature est sujette au changement et capable du bien et du mal; que la cause du mal est l'imperfection de fa créature raisonnable, qui usant mal de sa liberté, déchoit, par sa faute, de la perfection de son origine.
Il pose donc pour fondement a cette vérité le libre arbitre, qu'il prouve solidement, et par la raison et par rBcriture, en s'appliquant à répondre en même temps à tous les passages dont les hérétiques abusaient pour le combattre. Mais on peut dire qu il outre les conséquences de ses raisonnements, car il prétend que l'inégalité entre les créatures n'est que 1 effet de leur mérite. Selon lui , avant toute matière. Dieu a créé un certain nombre d'esprits égaux, qui, la plupart, ont failli, et, selon les degrés deleurs'fautes, ont été attachés à divers corps créés tout exprès pour les punir; de sorte que, de
Ïmrs esprits qu'ils étaient, ils sont devenus es âmes des anges, des astres ou des hommes. En effet il pense, avec Tertullien, que les anges sont composés d'Ame et de corps très-subtils, et appliqués, suivant leurs mérites, à différents ministères. Il soutient également que les astres sont animés et servent de palais à des esprits moins coupables que ceux qui habitent la terre. De tous les esprits, celui qui, dès le commencement, s'est attaché à Dieu d'une manière f»lus parfaite et a mérité, par son amour, de ui être uni intimement et pour n'en être jamais séparé, c'est TAme de Jésus-Christ. Tous les esprits sont sujets à changer de bien en mal et de mal en bien ; la félicité même des bienheureux ne les rend pas impeccables, dans la crainte qu'ils n'attribuent ce don à eux-mêmes plutôt qu'à Dieu. D ailleurs, le démon même, sa mauvaise volonté étant détruite, cessera un jour d'être l'ennemi de Dieu, afin que Dieu soit tout en tous. Mais cela n'arrivera qu'après une longue période de siècles ; car à ce monde en succédera un antre, puis un autre, et puis d'autres encore , comme il en exista également plusieurs autres avant sa création.
11 n'y à même jamais eu de temps sans monde, et il n'y en aura jamais, parce que Dieu ne saurait rester oisif.
• Origène, comme nous l'avons dit, è^ puisé ces opinions dans la philosophie p! tonicienne qu'il possédait à fond. Il en un emprunté entre autres ce principe spécieu que les peines sont entièrement médiciu les, et n'ont d'autre but que la correcti de celui qui les souffre, et qui lui paraisse plus propre à concilier la justice de Di^ avec sa bonté, que le système qui adm des peines éternelles. Toutefois il navdni rien qu'il ne l'appuie de quelque passai de l'Ecriture, mais en l'interprétant dans d sens détourné. Du reste, il distingue trèi bien les trois sens de l'Ecriture, c'osi.| dire, le sens littéral ou grammatical, lesdj allégorique ou figuré, et le sens mysuqi ou moral. Il expose les erreurs dans le quelles sont tombés les Juifs et les béré ques, en prenant trop à la lettre des expi^ sions Ifigurées, et il fait très-bien ressrjri les fausses interprétations de ceux qui < voulu trouver des mystères partout. Mai se trompe souvent dans l'application de règles, et accorde trop lui-uiême au s mystique, aux dépens du sens litlérl Voilà un aperçu des principales erre d'Origène. On les trouve tellement renf mées dans son Traité des principes, qt peut dire qu'elles font corps avec le lim, qu'elles forment le principal dessein de l'q vrage. Malheureusement elles trouvèrent d sectateurs qui, les appuyant de la grai^ réputation d'Origène, causèrent, dans suite des siècles, de grands troubles <i( l'Eglise.
a 11 est vrai, ajoute l'auteur de Vllist» ecclésiastique^ qu'Origène n'avance ces jt cipes que comme des opinions, en doul et en les soumettant au jugement du I teur. Il expose d'abord la fox de l'Eglise tbolique, et ce qu'elle enseigne universe ment. Il traite le reste comme des ques(i problématiques, sur lesquelles il pro^i ses pensées avec une grande modestie. C ainsi qu'il peut être excusé sur les opinii qui sont constamment de lui ; car il y avait d'autres qu'il désavouait absolum^ se plaignant que les hérétiques eussent sifié ses ouvrages. »
En effet, on voit dans V Apologie de R\ qu'Origène, sur ce dernier point, s'ei quait ainsi dans une de ses lettrei : % certain hérésiarque, après que nous eu disputé en présence de plusieurs }>erson prit la relation des mains de ceux qui vaient écrite, y ajouta^ en retrancha < changea ce qu'il voulut, faisant parât sous mon nom, ce qu'il avait écrit lui*ail pour m'insulter. Nos frères de Palestine furent indignés, et m'envojrèrent un bon à Athènes pour avoir l'original. Je ne l'ai ni vu, ni relu, et je l'avais tellement négi que j'eus peine à le trouver. Je Tenn toutefois, et je prends Dieu à témi qu'avant été trouver celui qui avait fal €et écrit, comme je lui demandai pour< il l'avait tait, il me répondit, comme j me satisfaire, qu'il avait voulu orner et ribçer notre dispute. Voyez quelle correct
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Cdsl ainsi que Marcion ou Appelles, son
nccesseur, ont corrigé les Evangiles de saint \
fvA, > Il «joutait : c A Ephèse encore , un
luire hérétique m'ayant vu et n'ajani