V- oh, je ne sais pourquoi, ni conférer avec
'iim«ûiD(me ouvrir la bouche en ma pré-
*«!V'e«toifit ensuite une confession telle
qa il lui plot de la faire, et l'envoya^ sous
v« «xo et sous le mien, à ses disciples de
l.coe, coome je Tai appris. Je ne doute pas
4Q*iI ne Fait envoyée également en d'autres
r-Mi; il m'insultait même à Antioche, avant
ÇÊtfj fiosse, en faisant courir sa prétendue
winnc9; mais, quand j*y fus, je le
^WTftDfDJs en présence de plusieurs té-
' r, «etc., etc.
lb>o donc ne peut plus permettre d'élever il moindre doute sur la pureté des doctrines AU féracité des faits contenus dans les ouvwgts d'Origène, tels que ses disciples, ses çifiî*oporaiDs, et les Pères de l'Eglise (2) , IK iiccesseurs , nous les ont conservés et ftosnb. En les lisant, on s'étonnerait sans taf iela profondeur des aperçus, de l'élétidni des pensées et ùà la sagesse des décides s«r toutes les questions qui agitaient h^n fKdise naissante, si Ton ne se rappeint quOrigène était animé de l'Esprit de Ir.?u, (jui lui avait été pleinement accordé f-^r cMiiribuer à la fondation et à la perl^tniude cette Ef^lise. La beauté des disi'Tun éfiùe la solidité des raisonnements , il II foi, aussi vive que sincère, répandue ««fts tous ses ouvrages , leur donne une M^e h laquelle le sophisme et l'incrédulité •ç sauraient résister. On remarque dans tî-tts ses écrits une modestie et une douceur Maunhles, un esprit élevé et sublime, un •Jjjwte et profond et une érudition «^qtudTie. D'ailleurs , les mœurs de ce t^TWanaie étaient d'une pureté angéliggcttyiit un zèle ardent pour répandre i« varttiet la morale de l'Evangile; il ™"««tt à force de veilles, de jeûnes, aejDOrtiktHons de toutes sortes ; et, encore 7»" «ni/ frai qu'il eût donné dans quel- •joes erreafs^ on peut dire que ce fut contre •5* "ï^ffllion, et pour répondre avec plus jje^iccésaux difficultés des manichéens. Le r. aailoii, jésuite, et plusieurs autres écri- ^ célèbres, ont publié sa justification. J^rceux qui ne la trouveraient pas comfw, fions nous contenterons seulement 5 conter qn'il est constant qu'Origène n'a IJwis soutenu aucune erreur, avec opiniA* W el contre les décisions de l'Eglise. La y^ ample édition de ses œuvres, publiée ^^e Mnédictin dom Charles de La Rue, en
finq volumea in-folio, a été reproduite dans ]e Cours complet dePatrologie.
i A la vue de ces sublimes et primitifs ou- JTrages, composés presque aux sources du ; christianisme, il faut remarquer d'abord que leurs auteurs, ces confesseurs de ta vérité, semblent avoir été au devant de toutes i2es dilTicuilés, de toutes les objections, de toutes les dissidences que l'esprit d'orgueil et de controverse des siècles postérieurs a voulu élever contre la religion et dans le sein de l'Eglise catholique. Il n'y a pas un mystère dans les actes, pas une obscurité dans les textes, pas une cérétnouie d^ns le culte, qu'Origène et les autres Pères de l'Eglise n'aient expliquée el justifiée. La création, la révélation, la Trinité, l'incai'nation' du Verbe, la présence du Saint-Esprit, les sacrements, le baptême, la communion, le célibat ecclésiastique, les signes et les symboles chrétiens, l'interprétation téméraire des Livres sacrés, la hiérarchie et l'autorité de l'Eglise, enfin tout ce qui, depuis cette époque de lumière et de foi, a été roblet des discussions les plus subtiles et des dissen* sions les plus afiligeantes, avait été pénétré, éclairci et décidé par le génie, la science, l'esprit de vérité et de piété dés disciples, des compagnons et des premiers successeurs des apôtres.
Et lorsque, de ce point de vue, on suit le déroulement du christianisme jusqu'aux temps les plus jmodernes, et qu'on voit encore aujourd'hui l'Eglise catholique observer avec la môme exactitude, tous les dogmes et tous les rites si merveilleusement établis par ceux dont la mission et le droit ne peuvent ôtre contestés; lorsqu'on voit, malgré les sophismes et les persécutions, cette Eglise toujours unie dans le maintien de la doctrine et de la discipline, ne s'écarter, sur aucun point, des préceptes et des décisions proclamés, au temps du Verbe vivant et conservés jusqu'à nos jours, par des docteurs admirables, des martyrs, des saints et des conciles, on ne peut douter que l'Eglise catholique ne possède, par les livres et les traditions, toutes les vérités de la religion chrétienne. L'ignorance, l'aveuglement, l'obstination, la mauvaise foi, ou le sentiment plus déplorable encore de rintérôt humain, peuvent seuls le contester où le méconnaître. Pour s'en convaincre, il sullit, en effet, de lire les Pères de l'Eglise, puis de consulter les livres que les éveques catholiques ont admis sous l'autorité des conciles et des Papes ; puis d'examiner si les doctrines et les rites ne soni pas, selon les mouvements séculaires, le
^> Ce fol le sujet de la querelle qui s*éleva entre **■■ et saint iér6ne, et dont nous avons rendu «•^ daM l'article consacré à ce Père, au tome ^jfe cet onvrage, depuis la col. 844-857.
^i preadre ici ancon parti contre Tun en fa- ^>v ae i^atra, qoos pensons qu'il y a moyen de ^ eoaeilier toos les deui , en disant que saint ^^mit avait raison de poursuivre à outrance les tïetfs qa*kl découvrait sous h- - *
comme aussi Rufin, de son côté, n*avait pas tort de travailler à en défendre sa mémoire, en les rejetant sur le compte des hérétiques qui avaient interpolé ses ouvrages. Cette opinion, que du resta nous ne prétendons point imposer à nos lecteurs, nous semble résulter des deux fragments de la lettre citée plus haut, et qui répond, du moins en partie, au défi que le solitaire de Bethléem lauçalt i son adversaire.
ORO