DICTI0N.VA1RE
ORO
culte et les dogmes prescrits, recommandés et indiqués par TEsprit-Saint, dont les apôtres', les martyrs, les pontifes et les assemblées, ont touioiirs été remplis. Celle des communions chrétiennes qui peut le mieux justifier do ]*héritaze et dq Vobéissance apostoliques, celle-là, sans doute, est la communion hors de laquelle tout est erreur et danger.
«Tel est surtout \ç fruit que Ton peut tirer de la lecture et de Tétude des Pères de TEf^lisc. Nous nous sommes placés^ dans les réAexions (]ui précèdent cet article, dans cette situation de croire que, comme nous, chacun cherchait la véritô. C'est à ces sources qu'il faut puiser, et ces sources sont visibles à tous, dans la Bibhx les Evangiles et les docteurs de la foi qui en sont ir|sépaT râbles. Ce que TEglise croyait, enseignait et pratiquait il y a quinze siècles et daqs les trqis siècles antérieurs, TEglise catholique le croit, Tenseic^ne et le pratique encore ^ujour4*hui. On néglige trop les saints Pères ; on ne consulte |)a.s assez la tradition c^ithollque. Qu'on les étudie et qu'on Juge.
OROSE (Pa<jl)i autant qu'on en peut
I'uger par les écrits quMl t\Qus d laissés, avait *esprit vif, parlait aisémcu( et avec éloquence et n'était pas moius versé dans les Affaires de la religion que dans \a science de rhis(oire. Il était Espagnol de naissance, et, suivant touta vraisembliince, orisinaire 4e Tarragonçj ville située sur \e^ Méditerranée. Comme il était encore jeune, vers ràn V09 son pays fut exposé aux inçursiqns des Vandales et des A'^ins; il pe vil d'abord arriver ces barbares qu'avec effroi t mâi§ i( sut adoucir leur cruauté j)Ar SQu huml^jp soumission et mettre sa foi à rqbrj des pièges que lui tendait leur infidélité. Malgré la douleur que Iqi causait le ravfige de sa patrie, il fut bien plus affligé eQcorÇi lorsqu'il vit l'Eglise d'Esp^igqe combattue p^r diverses erreurs, et en particù-. lier par celle des priscillianistes : car, outre la piété dont il (aisait profession, Qroseï ét^it plein de zele pour 1 orthodoxie. Vers le mèjoe temps, deux Espagnols, nommés l'un et l'autre Avilus, rapportèrent, Tun de Rome ^t l'adtre de Jérusalem, les ouvrages du rnéie\irVictorit) contre les Ariens, et le Liyrç^ dçs principes d'Origène , traduit par saint Jérôme. Ces écrits qui, sur plusieurs points du dogme catholique, renfermaient la vraie croyance, contenaient aussi quelques er|*eurSt surtout le Livre de^ principes ; dp $octe qu*ils n^ serYirent qui'a exciter de nouveaux troubles dans rEglise d'Espagne. Orose, brûlé du désir de combattre ces eireurs, quitta son pays et passa en Afrique pour apprendre, à l'école de saint Augustio, ce qu'il avait b^esoin de savoir sur les matières contestées. 11 était prêtre, à cette époque, et partout sur son passage il fut reçu à cœur ouvert et comme un compatriote. 11 exposa à saint Augustin le sujet lie son voyage, mais sans lui présenter d'à- |}ord dç mémoire détaillé sur les diificuUés
dont il venait demander la solution. Il fit plus tard, en insistant particulièreui sur les hérésies de Priscillien et d'Origè Le saint évêque d'Hyppone lui répondit son écrit intitulé : Contre hs priscHUanl et lef oriqénistes^ et lui conseilla d'aller Palestine consulter saint Jérôme. Il ob et trouva le saint anachorète occupé à réi ter les péla^iens. 11 demeura quelque (em auprès de lui, uniquement attentif à profil des exemples d'un aussi grand modèle.
croyait bien y vivre caché, comme un w vre et un inconnu, lorsqu'il fut appelép les prêtres de Jérusalemi pour assister ii coniérence qui s'y tint en ki5, au sujet rhérésiede Pelage qui faisait alors beauco de bruit en Palestine. Jean de Jérusaiei
Îui présidait cette assemblée , tii asseo ^rose parmi les prêtres, et à leurs prier 11 exposa en peu de mots comment Célt tin, dénoncé aux évoques réunis à Carlin: y av(iit été entendu et condamné. Il e^où que saiqt Augustin travaillait à réfuter^ liyre de Pelage, et exposa plusieurs au(r particularités que nous avons rapporté ailleurs, ainsi que la conclusion de cei conférence.
Le 13 septembre suivant. Jour de la Di dicace, Orose se raidit à Jérusalem pot assister Tévéque Jean à Tautel, suivant coutume. Mais celui-ci, au lieu de lui re dre son salut, lui demande : ^ Que vene vous faire avec moi, vq.us qui avez blai
1)hémé?— Qu'ai-je dit, répliqua Orose, (pi 'on puisse qualifier de t)lei\sphème?'li vous ai entendu dire, poursuivit l'évéqu que, même avec le secours de Pieu, Thui me ne peut être sans péché. » Orose prena à témoin les prêtres et les autres persoum présentes, protesta contre l'imputation \ï voir tenu un tel discours. « Comà)cnt,ajoij(i t-il, l'évêque qui est Grec et ne conipreiii point ma langue a-t-il pu m'enleddns N qui ne parle que latin? il aurait dOi m*^ vertir paternellement, et au moment méuj où il m'entendit proférer de telles paroles? Cependant, quoique Tévèque Jean ne fl pas recevable à lui adresser ces reprachei
})lus de quarante jours après la clôture (il a conférence, ,Orose crut devoir saisir Iw cqsioq que la Providence lui offrait de ti primer les insolences des hérétiques, écrivit donc une Apologie où, tout en dé fendant son innocence contre la calomoi de l'évoque de Jérusalem, il faisait voj l'impiété de l'hérésie de Pelage. Orose quittj la Palestine vers le printemps de Tannéi 416. Saint Jérôme le chargea de sa répûas| aux lettres de saint Augustin, surles quwi lions de l'origine de l'âme et de i é{5ain| des péchés. Il y a apparence que ce fut iUi aussi qui lui rendit les dialogues du pi0)j solitaire, puisque le saint docteur Je ci dans sa lettre à Orcanus, écrite ^"^Jl" temps après. Il apporta» encore des Jetirw de Héros d'Arles et de Lazare deMarseii e, qui déploraient la présence de Pelage à J«^ rusalem, où il infestait i>lusieurs personne du venin de son hérésie. De retour en Ai"
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DE PATgOLOGlE.
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K,il trouva les évèques de la proviDco^r^ romain doit sa conservation non a sa puis-
Ibrthage réunis en cette ville, et leur
na\es lettres de Héros et de Lazare.
LUI XugustiOt à qui il rendit compte de
dtvTN^vtje, ea lui remettant les écrits dont
laini Mt^me l'avait chargé, rengagea à
tcrvrt VBisrotre générale du monae, afia
indie pât servir de preuve à la Cité de
diih <Nfli U écrivait alors le xi* jlivve.
Uiri$e De pot se refuser au désir de ce
frifti éféque; mais avant de commencer
» fiifrage de cette importance, il s*em-
àrjtti pour TEspagne. Les ravages des
ne lui ayant pas permis d*y aborder,
il smmà quelque temps à Mayole, aumnïi'di Hahon, ville de Tile Minoraue.
Jl il il revint en Afrique où il travailla à
tiibtoire, qui ne fut achevée au*en 417. tUMilee que Ton sait de Paul Orose qui, ÉyQ Genoâde, florissait dans les dernières. •Mb du rè^ne d'Hunorius, mort /lu mois |Miâ3. On ne dit pas qu'il ait sucvéca ^ i|raire.
wwf générale du monde. — Ce travail,
ttbtfnsàla prière, ou plutôt, comme le
AiOpj», par Tordre de saint Agustiu, est
jMièi ce grand docteur et divisé en sept
Irns, IteDs la préface, il expose les raisons
f& Qtcessiiaient, pour ainsi dire, la publi-
Qliua de cette histoire. Les païens oublieux,
à Mai, et se préoccupant encore moins
uefiTenir, se prévalaient contre la religion
dnûtflAe de la prise de Rome et des autres
Mifc^n dOQt Tempire était menacé. Ils
P^iendaient que toutes ces calamités de-
itti*ai être imputées à la croyance en Jésus*
yti%\. Le euUe d'un seul Dieu avait fait
•«s^^prle culte des idoles. Orose répond à
•^■Jit %clion, en rapportant dans son his-
Ujit^jûw les événements funestes arrivés
aAha«diférenies parties du monde, avant
ia vemOe Jésus-Christ; les guerres, les
conu^les famines, les tremblements
«e tent, leidébordements de rivières, les
iDcwilie^ Ja grôies, les crimes les plus
'BOiui.eiioflsles autres événements tragi-
*/»^ «flwtés par les écrivains sacrés et
^^*^-ftr ce détail, on pouvait s'assurer
T l^^^^ catastrophes s'étaient muU
".•"éesdifls une prouorlion plus etl'rayanlo>
^'IHiwdTénement de Jésus-Cbrist quau-
>*nianL Orose remarque encore qu'il avait
^»fw ce travail aux instances de Julien*
^^t'eCarlhage, qui l'avait probablement
h"^» par Tordre de saint Augustin. Mais,
*^«ide le rendre public, il le soumit au.
*'»*aient de ce Père, le priant môme de le^
^mmtr entièrement , sil ne le juçeait
"^iignede voir le jour. Ce grand évoque^
'V.fuura, sflus doute : et Ton voit cet ou^
%'e cité par l'auteur du Livre des pro^
•^«, qoi vivait dans le môme siècle qu'(K
f^^ et qui Je qualiOe d'homme très-docte.
^ûMje, qui parle avec éloge de cette His-,
'•'^^ dit ^ue l'auteur y réfute solidement
•î^talomnies des païens et qu'il montre,
^ la description qu'il fait des calamités,.
M în^^^^* des trouLbles« des guerres qui
^liQigé tous les siècles „ que l'empire
sance, mais à la religion chrétienne , et que la paix dont il jouissait en cette année-là était due è la liberté avec laquelle on adorait le vrai Dieu. V Histoire d Orose fut nonseulement approuvée dans le concile de Uoine,. sous le pape Gélase, mais on y loua sa concision, et oa le comprit au nombre des livres dont la lecture était nécessaire pour repousser les calomnies des païens. Cependant on y relève quelques fautes de chronologie qui n'ont échappé à l'auteur que parce qu'il n'avait pu consulter les historiens grecs que dans des traductions. On remarque aussi qu'il ne s'accorde pas tou- ■ jours avec lui-même, dans sa manière de' compter les années de Rome.
Presque tous les auteurs grecs et latins qui ont entrepris de transmettre à la postérité les actions des rois et des peuples, ont commencé leur histoire à Ninus, fils de Bélus, roi dos, Assyriens, dans la persuasion que le monde a'avait point eu de comipençement, et que,, jusqu'à Ninus, les hommes avaient vécu comme les bètes, sans aujcune forme de gouvernement. Orose commence la. sienne à la prévarication du premier homaue, c'est-à-dire trois mille rent quatre-vingt-quatre ans avant le règne; de Niuus , sous lequel Abraham vint au monde. Il compte, depuis la naissance de ce
Iiatriarche jusqu'à César-Auguste, ou jusçiu'à a naissance cfe Jésus-Christ, qui naquit la quaraate-deuxième année du règne de ce prince, deux mille quins^e ans. Comme il no connaissait que trois parties du monde, il borne sa narration à ce qui s'y est passé, et rapporte les divers événements arrivés dans . les provinces et les villes dont ces trois parties sont composées. Le premier livre de son Histoire commence à Adam et finit à la fondation de Rome. Il la met quatre cent q^uatorze ans après la ruine de Troie, dans la sixième olympiade, et raconte de suite, dans le second livTe, ce qui s'est passé dans la république romaine jusqu'à la prise de Rome par les Gaulois, oui en furent les mattres pendant six mois, la brûlèrent et réduisirent en captivité tous sts habitaxits. Il conduit le troisième livre jusqu*à la fin de la guerre de >tacédoin.e, 11 commeace le quatrième par le récit de celle- de Pyrrhus, d'où il passe à la guerre punique. Il termine ce livre par la ruine de Carthage , arrivée cinq cent seize ans après la fondation de Rome, cinquante ans après la seconde guerre punique, et sept cents ans depuis sa propre fondation. Cette ville fut consumée par un feu de dix-sept jours , qui en pulvérisa toutes les pierres. Tous les habitants, excepté quel([ues-uns des principaux , furent réduits en servitude. Orose montre, dans son cinquième livre, que Rome ne s'est agrandie q.u*aux dépens de l'univers. Il y parle du rétablissement de Cartha^^e, qu'il place vingl-d.eux ans après sa destruction et six cent vin^t-sept ans après la fondatioivd^ Rome. Dans son livré sixième, il rapporte les guerres que les Romains ont eues avec dïtférents peuples, comme les
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GauTois, les Suèves, les Bretons, ainsi que ia guerre civile entre César et Pompée.
Le livre septième commence à la naissance de Jésus-Christ, arrivée sept cent cinquantedeux ans après la fondation de Rome, et finit à Tan ^17 : de sorte gue cette histoire renferme le récit des principaux événements qui se sont accomplis dans le monde pendant une période de cinq mille cinq cent quatre-vingt-dix-huit ans. Il remarque dans ce dernier livre que, sur la relation que Pilate fit à Tibère des miracles opérés par Jésus-Christ, ce prince proposa au sénat de le mettre au rang des dieux ; mais lé sénat refusa, et publia au contraire un édit por- Jant que tous les Chrétiens seraient chassés de Rome. Il donne pour raison de ce reftis» que le sénat fut offensé de ce que l'on ne s^était pas d'abord adressé à lui, selon la coutume, pour statuer sur le culte que Ton devait rendre à Jésus - Christ. Il dit que Méron fut le premier qui décréta la peine fie mort contre les Chrétiens, et qui ordonna une persécution dans toutes les provinces. Ce fut par ses ordres que saint Pierre et $aini Paul fbrent mis k mort, Tnn par le
flaîve, et l'autre par le supplice de la croix. I ne doute nas que l'empereur Philippe, aussi bien que son fils, n aient été Chrétiens, et qu'ils ne soient morts tous deux dans' la profession du christianisme; mais en parlant du père il ne donne pas une haute idée de sa vertu, puisqu'il dit qu'il semblait n'avoir été Chrétien qu'afln que la millième année de Rome fût consacrée à Jésus-Christ plutôt qu'aux faux dieux. Ainsi il donne à l'empereur Constantin le titre de premier prince chrétien, quoiqu'il l'eût déjà accordé à Philippe. II rapporte que le comte Théodore, père de l'empereur de ce nom, ayant été condamné à mort par envie et à cause de la valeur qu'il avait déployée contre les Maures, demanda à être baptisé à Cartbage, pour la rémission de ses péchés, et
Îu'âussiiôt qu'il eut reçu le sacrement de ésus-Christ, il présenta avec fermeté sa tète au bourreau, tant était forte dans son Ame l'espérance ' d'une yie meilleure et éternelle.
Apologie. — On trouve dans V Apologie publiée sous le nom d'Orose le même style et le même génie que dans VHistoire du fTionde, que personne ne lui conteste. Il faut ajouter que cette Apologie lui est attribuée dans divers manuscrits. Ceux qui ont exprimé quelaues doutes sur son authenticité K*s ont fondés sur ce qu'à la suite de ce ti^aité on trouve divers passages tirés mot à mot du livre De la nature ae la grâce^ào saint Augustin, qu'Orose ne pouvait pas avoir lu. Mais on convient aujourd'hui qu'ils ne font point partie de cette Apologie^ avec laciuelle du reste ils n'ont aucune liaison.
Orose la composa non -seulement pour défendre son innocence, que Jean de Jérusalem attaquait en l'accusant de blasphème, mais aussi pour montrer l'impiété de Thérésie pélagienne. Il remarque qu'elle avait été porabaitue, mémo avant sa naisszn?^ . r^zr
saint Gyprien, saint Hilaire et saiat jt broise, dont la doctrine est enlièrem contraire à celle de Pelage. Saint Augu^ et saint Jérôme avaient aussi publié p sieurs écrits contre cet hérésiarque, n sans le nommer. Ce qui l'engageait à joindre à ces grands nommes, c'est q Toyait Pelage, comme Goliath, déQer serviteurs de Dieu, et leur reprocher dep longtemps une lAche timidité, comme s n'eussent osé J'attaquer ouyertement. On adressa son Apologie aux prélats, par où semble entendre les prdtres de Jerusal^ avec lesquels il avait assisté à la cooféroi tetiue en cette ville. Il rapporte ce qui i passa ; puis , venant à l'accusation lort^ contre lui par révoque Jean, il proie n'avoir jamais dit que l'homme, mémea< le secours de Dieu, ne peut être sans péd C'était là le blasphème dont Tévéquei Jérusalem l'accusait. Il prend Dieu à témo et les prêtres de cette assemblée, qu'il nat rien proféré de semblable, et laisse èDieii soin déjuger si Jean avait cru trop légèrem l'erreur qu'il lui reprochait, ou s*il Tav inventée par méchanceté, ou enfin s'il l'âv tirée de quelques mots mal entendus et ri compris; ce qui se pouvait faire, parce q cet évêque n'entendait pas le latin, la seii langue que parlât Orose. Il prend occasii de ce grief pour expliquer fort au Ion;; doctrine sur la nécessité de la grâce, qu'il fait d'une manière conforme à ce q saint Jérôme enseigne sur ce sujet; etih probable qu'il lui avait communiqué (v( Apologie avant de la rendre publique appuie ce qu'il dit de la grAce d'un gr« nombre de passages de l'Ecriture, et !
moque de Pelage, qui avait osé avancer qui était sans tache et sans péché. Pour lui, demeure d'accord que l'homme, avpc secours de la grice , peut vivre sans péchi mais il soutient que cela n'est jamais arrii et n'arrivera jamais, et que ce n'est poii l'état de l'homme en cette vie. Toutefois, est dit de Job qu'il était sans crime; et sai Paul , en parlant des qualités d'un évêqu) marque également qiril faut qu'il en se exempt, liais Orose distingue entre cria et péché. Le péché consiste dans la penséi on connaît le critne par l'action. Il dono des preuves de la force de la grâce dans conversion des gentils, et montre par dire
Eassages que le libre arbitre ne peut faire ien sans ce secours. Il conclut en prenai Jésus-Christ à témoin qu'il hait rhérésie • non pas l'hérétique; mais, ajoule-t-ii,. cause de l'-hérésie j'évite l'hérétique, PUii 'qu'après l'avoir repris il n'a pas voulu i •corriger. S'il veut détester son erreur et . condamner de !a bouche et de la maîn.J m'attacherai à lui par tous les liens o l'union fraternelle.
Autres écrits. — Nous ne répéterons pj îri ce que nous avons dit ailleurs du M moire en forme de lettre qu'Orose présem à saint Augustin, lorsqu'il était près de lu en Afrique, en M5. On lui a altrihué ui Commentaire sur les Cantioues et un /''û' '
ORS
DE PÂTROLOGIE.
ORS
lui
komma iUuUrei; mais oa croit que ce ier ou?rage est d*Honorias d'Aulun , et r«d*uii écrivain du mime nom. VÉis- X mitriêUe d*Oro5e a été imprimée six \ \ rjDlo^ne, de 1502 k 1615, in-8% et à .^ «^ 157i et 1589, d'où elle est passée ) \f&16kUothi(iues des Pires de Paris et Ltos.Od y trouve aussi son Apologie^ \tûi'mpntnée encore avec la lettre que iotJériiDe adressa è Ctésiphon contre p; louvain 1558, Cologne 1572, et 1639. Quant à son Mémoire sur les an des origénistes et des priscillianisli » trouve dans les diverses éditions arrres de saint Âu^stin. eidSE (Saint). Qrsise, d*abord moine îâiri:\ne, consentit, sur la prière de Jtiiaoase, à prendre la direction de ce stère, après la mort de saint Théodore, ëe en 367. C'était un homme dont la lé ne pouvait être égalée que par le •t qui s'appliqua de toutes ses forces rerner saintement ses religieux. Dieu if*.jodâ dans cette entreprise en lui ac- Viinotelligence des saintes Ecritures.
Gtenia longtemps et en paix. Saint An- ' ^'otimait beaucoup, et, en 348, il reçut 'ii>tiQction deux de ses religieux, dans vcia^te qu'ils Grent à Alexandrie. Pour ^W cette date, nous avons besoin de TVJef qu'avant d'obéir àsaint Athanase, l<tufii le gouvernement du monastère de * " e, Orsise avait été supérieur de Cé- ;je. Saint Paeôme disait, en parlant de % qu'il était une lampe dans la maison I>leu; et saint Antoine voulait qu'on lui "^uài par honneur le nom d'Israélite. Dans iQslruetions qu'il adressait à ses frères, >u\\ coutume de se servir de comparai- ^<&nde paraboles : ce qui faisait qu on les ^^«QKùxaiec plaisir, et qu'elles imprimaient iJitt ibteeat la vérité dans les cœurs. Il les toittt le soir, après le travail et le fe(«»,<iieiiern]inaitpar la prière, sachant 4^c*o(Keiseul qui donne sa force è li| r-^fvk ik ITmine. Il expliquait encore à «5A*iipfesJes passages les plus dilliciles ^ 'tcfttmf en les confrontant les uns avff/e$iu(re5, jl \q^^ recommandait d'ob-
Hrrrernofl-seulement ce que saint Paeôme ««lii prescrit pour le bon ordre des monas- ^^% tmis encore toutes les ordonnances de ^sapérieurs.ll établit ou plutôt il main- ^ ^c rigueur la loi de saint Paeôme, qui ^i*ûQàU Que les frères s'assembleraient ^1 fois l'année, à Pâques et au mois 'Kilt. On ne sait pas à quelle année rap- >*^r la mort d'Orsise ; quelques-uns la ^eolaaiSjuin.
J^arine d'Orsise. ^ Genuàde met Or- ^ au rang des auteurs ecclésiastiques, ^ îui attribue un livre assaisonné du sel ^'uoe sagesse divine, dans lequel on trou* nu (OQt'ce qui était nécessaire pour la per- ^'.tiuode la discipline monastique, et oi iinrjen et le Nouveau Testament étaient expliqués dune manière fort abrégée, mais l^tre aux besoins que les moines pouvaient
vrage à ses frères peu de temps avant de mourir, et comme un dernier testament. Il y a tout lieu de croire que le livre que Gennade décrit ainsi est le même que celui qui porte le titre de Doctrine d'Orsise^ traduit par saint Jérôme, et inséré dans la Bibliothèque des Pires et dans le Code des rigles af^ ciennes recueillies par saint Benoit d'Anianne. En effet, l'ouvrage est semé de textes de l'Ecriture, et, pour marquer à ses frères que c'étaient ses dernières instructions et comme le testament d'un père à ses enfants, il le termine par ces paroles de saint Paul à Timothée : Quant à moi, je suis comme une victime qui a déjà reçu Vaspersion pour être sacrifiée, et le temps de mon départ approche. Tai oien combattu, j'ai achevé ma course, j^ai conservé la foi; il ne me reste plus qu*à attendre la couronne de justice, que le Seigneur^ comme un juste juge, m^accordera dans ca grand Jour. (II Ttm, iv, 6-8.)
Le livre de la doctrine d'Orsise, dont nous n'aurions pas occasion de rendre compte ail* leurs, parce que nous ne connaissons aucun nom auquel le rattacher, est divisé en cinquante -SIX articles. L'auteur s'adresse d'abord aux supérieurs des monastères, qu'il exhorte à posséder pour leurs religieux une charité telle qu'ils n'en baissent aucun, quand bien même ils en auraient reçu quelque injure. Il veut qu'ils se préparent à rendre compte à Dieu, et pour eux-mêmes et pour le troupeau confie à leurs soins; qu'ils soient exacts à accomplir et à faire accomplir aux autres les préceptes de leur saint instituteur, c'est-à-aire de saint Pa-* côme, afin de l'avoir pour intercesseur auprès de Dieu. Ils ne doivent jamais se servir de leur autorité pour faire souffrir leurs frères, mais pour leur être utiles; ils doivent leur témoigner une tendresse pleine de compassion, prier pour eux à l'exemjplo de l'Apôtre, ne pas cesser de les instruire, et prendre garde surtout qu'aucun périsse par leur faute. C'est leur devoir de corriger ceux qui 8*en éloignent, de consoler les faibles, de supporter les infirmes, en imitant en tout le zèle, la vigilance et la tendresse d'un bon pasteur.
Il s'adresse ensuite aux religieux qui n'araient dans la congrégation aucun rang de supériorité. Il les exhorte à vivre dans l'obéissance, avec simplicité et sans murmure; à se rendre dignes de la qualité d'enfants de Dieu par toutes sortes de bonnes œuvres ; à conserver une pureté sans tache ; à surmonter, avec le secours de Dieu, toutes les attaques du démon ; à rendre grSces à Dieu de les avoir tirés des embarras et des dangers du siècle ; k bâtir leur édifice spirituel sur les mortifications et sur la croix de Jésus-Christ, à l'exemple de leurs anciens pères; à se rappeler sans cesse le but qu'ils se sont proposé en se retirant dans la solitude, pour éviter jusqu'au désir des biens et des jouissances qu ils ont foulés aux pieds. Il veut que tous, tant supérieurs qu'inférieurs» vivent dans une égalité parfaite, quant à la nourriture et aux vêtecnents, comme de vraii
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disciples de Jésus-Christ et de fidèles enfants de saint Pacôme. S*il arrive qu^un supérieur reprenne un religieux de quelque faute» un autre ne doit pas prendre sa défense» parce <]ue cette conduite serait capable de rendre incorrigible celui qui a commis la faute, et de semer la division parmi les frères ; on doit plutôt rengager a se soumettre et à rentrer dans la règle. Si quelau'un des frères, s'appropriant une chose quelconque, la met dans une autre maison ou dans la cellule d'un frère, il ne doit plus être regardé comme un religieux, ni manger la pAque avec les saints, parce qu'il est devenu un sujet de scandale dans le monastère. Celui qui reçoit ce dépôt pèche également, en renversant l'ordre établi dans la communauté. Il n'est pas non plus permis à un moine de disposer de quoi que ce soit à la mort, même en faveur des frères, parce qu'une semblable disposition ne convient pas à ceux qui ont tout quitté pour embrasser la croix de Jésus^ Christ.
L'auteur insiste beaucoup sur les exem-
S lies de vertu que saint Pacôme avait donnés i la congrégation de Tabenne, et sur la crainte que les frères devaient éprouver de l'avoir pour ennemi au moment de la mort, si, après avoir vécu dans les jeûnes et la pénitence, ils venaient à rechercher les richesses et tous les genres de mollesse qu'elles procurent. « C'est pourquoi, flgoutet-il , nous tous qui vivons dans les monastères, et qui y sommes enchaînés par les liens d'une charité mutuelle, faisons en sorte qu'après avoir eu le bonheur de vivre en ce monde avec les saints, nous devenions dans l'autre participants de leur gloire. Appliquons-nous à nous instruire des saintes Ecritures en les méditant sans cesse, puisqu'elles nous conduisent à la vie éternelle. Attentifs à considérer les actions des saints, etforçons-nous de les imiter. Ne craignons que Dieu, seul juge de nos actions , ne nous laissons pas aller à la colère, ou du moins faisons-en pénitence avant le coucher du soleil, nous rappelant qu'il nous est ordonné de laisser notre présent au pied de l'autel, et que Dieu ne le recevra ()0int jusqu'à ce que nous soyons réconciliés avec notre ennemi. » Il finit en protestant à ses frères que, depuis qu'il a été chargé de les conduire, il n a rien négligé de ce qu'il pouvait faire pour les engager a se rendre agréables au Seigneur, et qu'il a môme joint les larmes aux exhortations, afin de les rendre plus efficaces.
Telles sont les instructions que saint Orsise laissa en mourant à ceux de Tabenne. Elles sont vives, belles et solides, et toutes fondées sur les divines Ecritures, dont il ne fait presque qu'emprunter les paroles. Que le livre dont nous venons de rendre compte soit son œuvre originale, ou çiue quelque pieux solitaire se soit fait son interprète en analysant son testament authentique, toujours est-il vrai de dire qu'il contient sa doctrine ; ce qui nous justifie de l'avoir rap- Dorté sous son nom.
OSIUS, élu évoque de Cordoue en 2 était né en Espagne vers Tan 256. Il se d tingua de bonne heure par une vie irrép hensible, une prudence extraordinaire' une réputation au-dessus de tout reprocl Convoqué au concile d'Elvire, qui se tiut j 301, il eut une grande part aux divers \ glements qui ont rendu cette assemblée recommandable. Il eut la gloire de confes Jésus-Christ pendant la persécution de M ximien Hercule, qui le trouva inébranlabl La pureté de ses mœurs et la conslance ( sa loi lui concilièrent l'estime et la cOQ&an du grand Constantin , qui le consulta da toutes les affaires ecclésiastiques. Osi profita de son crédit auprès do ce prie pour l'engager à convoquer, en 325, leco cile de Nicée, auquel il présida et dont dressa le symbole. L'empereur Constaiu à Pexemple de son père, se montra d'abo plein de respect pour cet illustre confesset et ce fut à sa prière au'il convoqua le co cile de Sardique, en 3\7. Mais ce princes tant laissé prévenir par les ariens et les q natistes, devint Tenneroi déclaré de cdl dont il avait été l'admirateur. Il le fit vej à Milan, où il résidait, pour l'engager à I voriser l'arianisme. Osi us reprocna ii force à l'empereur son penchant pour ce| secte, et obtint la permission de relourn à son Eglise. Les ariens en firent des plai' tes à Constance, qui écrivit à ce respectai prélat des lettres menaçantes, pour le po ter à condamner saint Athanase. Osius/i répondit par une lettre qui est un ée d'œuvre de magnaqimité épiscopale. l voici ; »
« Osius, évoque, à l'empereur Conslao salut en Notre-Seigneur. J'ai confessé Jés Christ dans la persécution sous Maiimii votre aïeul. Si vous voulez la renouveler, voi me trouverez prêt à tout souffrir plui<)i<I'! de trahir la vérité et de consentira la col damnation d'un innocent. Je ne suis ébraw ni par vos lettres, ni par vos menaces. Ce sez donc d'écrire ainsi, ne suivez pas pi longtemps la doctrine d'Arius, ïCkm plus les Orientaux et gardez-vous d'ajoui foi à la parole dTrsace et de Valons, i n'est pas tant contre Athanase, qu'ils ses portent que contre l'Eglise. Croyez-iw Constance, je suis votre aïeul parUç j'étais au concile que vous avez rassenit a Sardique de concert avec votre frère Cou tant d'heureuse mémoire. J'invitai m môme les ennemis d'Athanase à se rena à l'éçlise, où j'étais logé, pour dire ce qu savaient contre lui, les exhortant a ne r craindre et à n'attendre de vous qu un gement équitable. Je réitérai cette inviw" Jusqu'à deux fois, jusqu'à 'e«ir ?°^^^\J ne voulaient pas faire leur déposition tievai
le concile, de me la confier en parl»^""l leur promettant que nous n'hésiterions p à rejeter Athanase, s'il se trouvail co" ble. Mais s'il se trouve innocent, et s iiv^ convainc de calomnie, leur disais-je en
ble. Mais s'il se trouve innocent, et s uvuj convainc de calomnie, leur disaJs-J^,®" -^ je le ferai consentir à me suivre en fispë^ dans le cas où vous ne voudriez P«»s lerw