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son liea eommeni RadeYic s'acquitta de ce travail.
Les ouvrages d*Olhon de Friesingeti font inger avaniageusement de la douceur et do la loyauté de son caractère. Ils annoncent un esprit distingué et des talents que Tétude n*a exercés qu'en les égarant quelquefois. Les citations répandues dans sa Chronique prouvent qu'il avait appris le grec, connaissance alors fort peu commune. Les grands poètes latins, et, parmi les prosateurs, Cicéron et Justin lui sont familiers. Non-seulement il les cite au besoin, et même sans besoin, mais il emprunte leurs expressions et imite leurs tours de phrase. Les ex-
f tressions barbares se font remarquer par eur rareté ; il no cherche point les consonnances; mais son style d'ailleurs a peu d'harmonie, encore moins de couleur, et la précision qui Je distingue souvent n'est jamais énergique. Othon s'interdit même cette précision toutes les fois qu'il se croit obli^^é d'interrompre, par des amplifications de rhéteur, le cours de son ouvrage. C'est une tftcbe qu'il s*impose deux ou trois fois dans chaque livre; mais il devient précis dans les digressions d'un autre genre, et qui d'ailleurs ne sont pas moins déplacées. Cependant, horsde la place qu'elles usurpent, ces discussions ne seraient pas toujours méprisables. Comme historien, Olhon a obtenu des éloges pour les détails géographiques semés dansscs deux ouvrages, et surtout i^our l'inviolable sincérité de ses récits. A partir de la fondation de Rome, cette Cy^rono/og'ten'of-' fre d'autres inexactitudes que celles dont, au XII' siècle, il n'avait aucun moyen de la préserver. On excuserait plus diflicilement quelques traits de crédulité que nous avons rapportés dans le cours de cet article, et qui montrent combien la critique et la raison avaient encore de progrès à faire. Ces ouvrages d'Othon ont été publiés à Francfort, par les soins de Christian Urstitius, in-foliOy 1585.
OTTFRIDE ou OLFRIDE, que l'on doit regarder comme un des premiers instituteurs de l'ordre des chanoines réguliers, mérite d'être mieux connu qu'il nel a été jusqu'ici. Il naquit dans le territoire de Tournai et fréquenta les meilleures écoles de sa province. Après quelques années consacrées à des études sérieuses en littérature et en théologie, il entra dans le clergé et fut élevé au sacerdoce. 11 honora son caractère par une conduiteconforme à la sainteté de cet éiat. Sa bonté de cœur et ses exercices de piété Je firent également aimer et des hommes et do Dieu. Il avait un zèle tout de feu pour reprendre le vice, mais il savait à propos le tempérer de douceur afin de mieux gagner les âmes. Ayant formé le dessein d'ailier la vie pénitente à la profession cléricale, il visita les plus célèbres monastères et receuillîtde leurs jiratiqucs tout ce qui lui parut convenable û l'institut qu'il méditait. Enrichi de ces pieuses dépouilles I il se retira àGuqstine vuljjairemcnt connu sous le nom de Waten, dans le diocèse tle Térouane, et se Gxa dans
cette solitude. C*étatt un lieu dépendaDl l'abbaye de BergSaint-Vinok, mais ( fride trouva nioyen de l'en affranchir. Bi tôt il vit les discifiles affluer autour de pour se mettre sous sa conduite et rioi dans le genre de vie qu'il avait ernbra^ Ainsi se forma, dans cette partie de Flandre, cette célèbre communauté de c noines réguliers dont Ottfride fut le pri ou prévôt ou même l'abbé, caronluido inditréremment ces trois titres.
La nourriture et l'habit y étaient paur et il semble qu'on n'y mangeait ni chaii poisson, mais seulement des légumes. I parait pas non pfus qu'il y ait eu daa jfrincipe d'autre règle particulière qo conduite vivante du prieur. La renou des vertus qu'on y pratiquait y attira sieurs donations qui formèrent poui communauté naissante un fonds considi ble. Mais ce ne fut pas cependant sausj ser f^ar bien dos épreuves et sans sooi diverses contradictions qu'Ottfride n bout de fonder ce pieux établissement
Un fâcheux ditTérent survenu entre lu Hubert, évêque de Térouane, luiiUpr dre le parti d'abdiquer pour le bieudi paix. 11 engagea sa communauté à ck un autre prieur, qu'il présenta lui^iul è révoque pour faire confirmer soiiélecti puis il se soumit au ffouvernemeut nouvel élu avec plus de plaisir encore \\ n'en avait trouvé à gouverner les aoi C'était en 1080, et il y avait alors scpl et huit mois qu'il remplissait la f\m prieur. 11 consacra le reste de ses joot évangéliser les peuples, et mourut prk Gand, dans les exercices de ce saitit i nistère le 22 novembre 1065.
Ottfride em^Hoya le grand saTOir avait acquis, moins à composer de noure| écrits qu'à perfectionner ceux des aulr^ à les rendre plus intelligibles. Il se I avec une application singulière è là lec de tous les livres qui composaient ta l)ii thèaue de sa maison, aussi bien lesaut profanes que les écrivains ecclésiaslii et sacrés, et il Gt sur chacun d'eux, dit I teur de sa Vie, des remarques de sa ù< C'est-à-dire, sans doute qu il y mit desn interlinéaires et marginales, et qu'il?
blil une ponctuation^régulière, oOnde mettre plus à la portée des jeunes éiud' et d'en faciliter Vintelligence aux au lecteurs.
Il eut le talent de faire entrer dans ditférenles remarques, ce qu'il avai» «j soit en fréquentant les écoles, soit en ii les ouvrages des anciens. Ce serait à dit Hbrard l'un de ses disciples, de qun^ savons les principaux traits dcsonliu^' ce serait à tort qu'on raciuscrait de ii*a rien produit de son cru et d'usurj»p titre d auteur et de savant, sous |>r<^t qu'il n'aurait fait que débiter la scieucei^ aurait recueillie des autres. Cette objeo est frivole et ridicule, car, encore que i le travail littéraire dont on vient de p«' Ottfride n'aurait rien tiré de son l'r
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Dfi PATHOLOGIE.
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^1. son savoir n*en serait |>as moins e$ti- W<», nui^u en réalité, c'était une crili- I .]ut s'étendait sur presriue toutes les lÊiiit^ (Je la littérature ciiose extrôme-
Srarf a son époque. INiS.jf qui portait aussi le nom de Dû* kùlsd'iulbaireetd^Aigle, vint au monde Inc}. Il fit ses premières étudeit k l'école î icoistère de SainUMédard et fut mis hwleàiaGOur de Clotaire H. Sous le rè*^ !AD«gobcrir% Saint Ouen fut choisi 'prier le sceau on qualité de réfèrent ou chancelier. C'est là qu'il tit connais- : nec saint Kloi , qui, par sa piété* l4ereDQ Tadmiration de tout le tnonde.
Iftntavant obtenu du roi une terre dans (le Brie, j fit bâtir le monastère de 00 Rét)ais» auquel il donna pour isiinlEglIe, moine de Luxeuil, et dis- I (k salut Col um ban. En 640, il fut orléré'jue deRouen à la place de saint ftfii mort quelque temps auparavant.
i(f«rlavec saint Eloi à la tenue d'un ifc d'Orléans que l'on compte pour le ^, où Salvius, évéque de Valence, (qu'il j eut un hérétique chassé taer, qui semait ses erreurs du côté Kao vers le même temps. En 6Û, il asiQ troisième concile de Cbâion, et fit Ih leToya^c de Rome arec saint Saëns.
péteod au il en assembla un lui- môme ^«îilleépiscopale, où Ton dressa seize 1^ qui sont fenus jusqu'à nous. Kn liSmii é:é choisi avec saint Eloi sur la nie tlQ Pape Martin I" au roi Clovis allier à GoDstanlinople défendre la foi nies monothéli tes; mais on ne sait ce ^«ftp^ba l'exécution de ce dessein. Saint
BBO/ttrulà Clichj, au relourd'un voyage jrailfoii à Cologne pour qtielque afum. Son épiscopat fui de quaraule- J*Uilîois mois et trois jours, bon corps JjJ^jJàRouen, hors les murs de la ville, 5?!.^ Saint-Pierre, qui est aujour- •2» «««bre abbajre de Saint-Ouen.
aifeuTt-Ce saint, à l'imitation des ?JJJ[»pri avaient recueilli les actes des ■[yi'rtdes confesseursi conçut le des-t ■■^ifanstnetlre aussi à la postérité ce F" «rail de la naissaAce, de fa vie et de E^^ de saint Eloi. Quelques personaes r*niion l'avaient fait avant lui ; mais 2^ dans les embarras du siècle, elles ?^l traité une si belle matière en cou- J'flj sorte que leur travail ne répondait S^J* grandeur du sujet. Il lui donna Wétendoe sans s'astreindre toutefois à r^^Ttoui ce qu'il savait. Son ouvrage ■•l<ru assez considérable pour être divisé
er\ deux livres, dont le premi^sr, pàv-^ tagé en quarante chapitres, représente 1» vie dé saint Eloi depuis sa naissance jusqu'à son épiscopat. Le second, qui Ast de quatre^* vingts chapitres* contient la suite de rhvstoiro de ce saint jusqu'à la translation d^ 6on corps, qui se fit par ordre de la reine et de l'évoque son successeur un an après sa mort. Saint Ouen rapporte les miracles opérés en cette occasion. Il en rapporte beaucoup d'autres que le saint avait opérés de^ son vivant; et c'est à nuoi il s'applique le plus dans son second livre. Il est écrit comn>e le premier d'un style simple cl sans ornements, mais clair et aisé, pour se conformer à 1 humilité du saint dont il faisait l'histoire. Un morceau qu'on ne saurait trop estimer sont les extraits des instructions que saint Eloi faisait à son peuple.
Ses lettres. — Aussitôt que cet ouvrage fut achevéà il l'envoya à un évéque de sesnmis^ nomme Rodobert, dont on ignore le siège,, avec une lettre où il le priait de le revoir et de le corriger, tant dans les choses que dans le style, môme dans l'orthographe, où il pouvait s'être glissé des fautes, tant de sa
f»art que de celle des copistes. Rodobert e lut exactement et n'y trouva rien qu'à admirer. Surius Ta inséré dans son Recueil au premier décembre ; mais il en a retranché la préface et beaucoup d'autres choses 3ui lui paraissaient des suj^erQuités ou es répétitions et eu a changé le style. Le P. Labbe n'en a donné que la [)réface dans le second volume de sa Bibliothèque des ma'^ nwcrits. L'ouvrage entier se trouve dans le cinquième volume du Spicilége de Doni d'Acheri avec la lettre à Rodobert et la ré^ ponse que cet évoque fit àsaiiitOuen. Nous avons deux traductions françaises de la Vie de saint Eloiy Tune sur Sunus, par Louis de Montigny, chanoine de Noyen; l'autre sur l'édition de Dom d'Achery, par M. Lévèque, prêtre de la chapelle des orfèvres de Pans.
Saint Ouen, en réponse, écrivit une autre lettre à saint Didier,, conjointement avec Constance, évèque d'Albi, pour le prier d'écrire à un nommé Plavien, avec qui il devait se trouver en un certain lieu pour se voir. On attribue à saint Ouen, une Vie d» saint Rémi et quelques vers à la louange de saint Médard et de saint Gildard. Dom Luc d'Acheri nous a donné en 1661 la Vie de saint Eloi dans le eiuquièrae tome de son Spicilége ; et Jean-Baptiste Coignard nous en a donné la traduction en 1693 un volume in-»-.
^UEN, Tun des plus grands hommes ?fi!^P® ail donnés à l'Eglise dana le «we, fut a'abord engagé dans le ma- ^«^ettlQB fila, qui, après avoir été in- '*«nl (ta domaine sous 1 empire de Théo-
dose ,. en 387, fut élevé à la charge de pr^fQt du prétoire , sous le règne d'Hpnorius ,, eti 395. On peut juger, par les emplois du iils, de quelle considération le père jouissait dan& l'empire. Mais, s'il fut grand dans le monda
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par sa naissauce , il le fut l>eaucoup plus encore devant Dieu parla sainteté de sa vie, et, parmi les savants , par son éloquence et son profond savoir. 11 florissaitsous lerè^ne deValens; on croit qu'il fut élevé* sur le siège de Barcelone, en 373, et il mourut dans une extrême vieillesse , sous le règne de Théodose, vers Tan 391. Son fils Deiter lui survécut. Il était ami de saint Jérôme, qui lui dédia son livre des AuHun ecclésiastiques. Il prit rang plus tard parmi les écrivains, par une histoire doAt nous avons rendu compte en son Ueu , en la réduisant à sa valeur. Il nous reste de saint Pacien trois lettres au donatiste Sympronien : une Exhortation à la pénitence , et un Discours sur le baptême.
Première /e//re. — SyB)proRien,à qui cette lettre est adressée, était un homme de distinction , puisque saint Pacien le traite tantôt de frère et tantôt de seigneur. 11 résidait dans le voisinage de Barcelone, et était enga^:é dans les erreurs des novaiiens. Connaissant tout le zèle de Pacien pour la foi , il lui adressa, par un de ses domestiques, une lettre où il le déflait au combat, avec un ton d'assurance qui semblait déjà proclamer sa victoire. Il prétendait que jusauelà personne n*avait pu le convaincre dfo la fausseté de sa croyance , ni répondre à ses objections. Il condamnait la pénitence sans en donner aucune raison, et il blâmait l'Eglise de ce qu'elle prenait le nom de catholique. Du reste , sa lettre était conçue de façon à ne donner que des conjectures sur ses sentiments, qu'il se gardait bien d^expliqui r, quoiqu*fi priât saint Pacien de lui rendre raison de sa foi. Sympronien était le seul qui suivit la doctrine de Novat dans la contrée qu'il habitait; tous les autres faiaaient profession de la foi catholique.
Le saint évéque^dans sa première réponse, lui dit d'abord que si le motif qui le portait à s'instruire de nos dogmes était pur, il devait lui faire connaître, d'une façon plus précise, quels étaient ses sentiments, et quelles raisons Tavaient déterminé à rompre Tunité. « Car, lui dit-il, il est urgent de découvrir les parties malades pour gu*on puisse V appliquer les remèdes. » Il iait ensuite rénumération des hérésies qui se sont élevées dans l'Eglise, depuis celle de Simon le Magicien jusqu'à celle des novatiens, puis il demande è Symprunien laquelle de ces hérésies il doit combattre en lui. Il conjecture, par les termes de sa lettre, qu'il condamnait la pénitence et qu'il était dans l'erreur des monianiites, d'où il infère qu'il errait encore sur le Saint-Esprit, sur le jour de Pâques, sur les Prophètes et les Apôtres, et sur plusieurs autres chefs, comuie le nom de catholique que ces novateurs refusaient à l'Eglise. Avant d'entrer dans aucune discussion , il demande à Symprouien de la docilité d'esprit et de la candeur. Au lieu de se prévaloir de ce que personne n'avait pu encore le convaincre .d'erreur, il devait s'en prendre plutôt à la dureté de sou cœur qu'à la faiblesse de ses
adver aires. Après re préambule, il y au fait de la question et dit que le nom catholique que porte l'Eglise lui vien Dieu et non des hommes. Elle a d'au plus de droits de le porter qu'il lut folUii nom qui la distinguât de toutes les héré qui, depuis la mortdes apôtres, se sontri sur elle pour la déchirer et la diviser. effet; ce nom l'a toujours distinguée autres sectes, qui toutes ont été appo du nom de leur auteur. II oppose à ^ymi nien et à ceux de son opinion , l'autorité anciens Pères de l'Eglise, successeurs apôtres » celle de saint Cyprieii , et c grand nombre d'évôques , do martyrs e confesseurs, dispersés partout le mon mais unia dans une même croyance, \m ajoute : « Notre époque. corrompue pari les vices , effacera-t-elle l'antiquité yi rable de nos ancêtres? N'en soyez pas i\ mon frère , Chrétien est mon nom, el tholique mon surnom ; l'un me distiq et l'autre me désig^ne. ».
Venant ensuite à l'explication du niot tholique, il dit, que selon les plus habi il signifie obéissant: et que, selon d'auii il signifie partout. Du reste, ces detis sii fications conviennent parfaitement èl'E^ qui seule est obéissante à la voii de Jé< Christ, et seule unique et la roéniei»
tout le monde. Saint Pacien traite eB5< de la pénitence que Syaipronien condi nait. Il serait à souhaiter, dit-il, qu'au fidèle n'en eût besoin , et que persooj après le baptême, ne tombât dans la la du péché, de sorte que les prêtres ne M obligés ni d'enseigner, ni d'appliqu^j remèdes longs et pénibles, de peur d'oij le chemin au péché en flattant le nécM Mais , puisqu'il y en a qui , au malhettrl perdre l'innocence, ont joint des péchés
Censées, de paroles et d'actions, et qo^ aptème ne les met point à couvert Je fraude du serpent qui a perdu le prei^ homme, et causé tant d'occasions de (i nation à ses descendants , il faut leur i vrir la miséricorde de notre Dieu, et
{»oint empêcher, par une dureté inûeuii es pécheurs de jouir di^s dons célesics leur sont accordés gratuitement. * Car, il , ce n'est pas nous qui, de notre auiorj leur faisons cette gr&ce, mais c'est P gui a dit : Convertissez-vous à moidaM jeûnes f dans les Urmes et dans les g^^^\ mentSf et déchirez vos cœurs et non vos t\ menls, {Joèl, u , 12, 13.) Il rapporte plasitj passages de l'Ecriture, oiS Ton voU ' Dieu promet de pardonner aux pécn^
Bénitents, et il montre, par l'exeoiF avid , de Nabuchodotiosor, do l'enfam |j digue et de quelques autres, que Dieu rei les péchés à ceux qui les confessent e^ font pénitence.
Il se fait à lui-même cette objection > novaiiens : Dieu seul peut remettre les chés. C'est vrai , répond-il , mais ce qj fait par ses prêtres, se fait par sa pui5S»«
Tout
a{)ôu^
que signifie ce qu'il disait à ses a||wr t ce que vous lierez sur la ttrr* '"^
PAC
PAC
nu U ei$l: H tûut ce qui vous délierez iur \ttrre iera délié dans le ciel. {MaUh. xvi» |i;A qnoi bon cela, s*il n*est pas permis H hommes de lier ei de délier? Dira-t-on
re ce pou voir D*é(ait que pour les apôtres? ctia est, il faudra dire encore que seuls 1», ils ont reçu le pouvoir de baptiser, de |»«er le Saint-Esprit et de purifier les |Biilide leurs péchés» puisque c*est le riœ |ia5sage qui leur confère tous ces
émirs. Ainsi , ou tout le pouvoir des apôtft passé d*eux à nous, ou nous nen EKS ne»; cequi ne se peut dire, puisque évétjoes, successeurs des apôtres , sont ^néffles appelés apôtres , comme on le "^(iaosies ÉpUreê de saint Paul, où il cetie qualification à Epapbrodite. Si il est constant que la puissance de doniebaptéffle et de conférer le Saint-Esprit pusjk aux évoques, on ne peut douter 1 Dolent aussi le pouvoir de lier et de r. Personne ne doit mépriser les éyè« » parce quHIs sont hommes; le nom de opère en eux , car le Seigneur est aussi
SéT^ue dans la seconde EpUre de ^^Kerre. Les évoques n'ont rien par tf|i«i(ion; ils sont subrogés aux droits îles , et c*est en qualité de leurs succesqu'ils donnent Je chrome, qu'ils ad- Utr^Qt le baptême, qu'ils remettent les et qu'ils renouvellent le carp$ de irisu
iâmPacien termine sa lettre par ces pa-
M:f lésais, mon frère, que le paraon
•Mcbés ne s'accorde point à tous indif-
jMeol, ni avant que Ton ne juge, par
w«Snes plausibles, que telle est la volonté
•««. On n'accorde l'absolution aux pé-
••« qu'après ex.amen et avec beaucoup
•Prtfû'wn, c*est-à-dire , après qu'ils ont
PJt des soupirs et répandu des larmes ;
J»V« toute l'Eglise a prié pour eux,
Wjjpwsoane ne prévienne le jugement
**J^ Ifttrm. — Sjrmpronien reçut "•W'^*'^?^ ioiOf ce qui ne Tempôcha •■«,* plaindre d'avoir cru remarquer Wïifliertame dans Içs termes. Il se plaîgKia«i(iae le saint évoque eût fait l'é- ■jwlion des hérésies, sans qu'il l'eût ^^é. Sur quoi saint Pacien lui dit gw'teffieiil datis sa seconde lettre : t Ma ■"î, fliies.tau3 vous a comblé de joie, et
dez-vous de le porter, quand on vous demande si c'est celui qui vous convient?' Avouez-le simplement, il n'y pas de crime dans le nom ; pourquoi en rougissez-vous ? A votre première lettre, je vous avais cru montaniste, vous n'eu avouez rien dans votre seconde. Vous enviez mon nom, et vous évitez de faire connatlre le vôire^ Vo^ez combien ce parti là est honteux, qui ne peut souffrir le nom même qu i) porte, » Syropronieii avait objecté que le peuple fidèle à saint Cjprien avait été traité d'apostat, de capitolin et de syndréien, sans
2ue cela portât aucun préjudice au saint vèquede Carthage. Saint Pacien répond que le p(.*u[)le de saint Cyprien a toujours été appelé catholique, et qu'il ne lui a jamais connu d'autre nom, tandis que lui, Sym-
ÎFonien, ne pouvait démontrer que la secte «laquelle il appartenait n'eût toujours, porté celui de novatien.
Le saint évêque avait employé dans sa lettre un demi-vers de Virgile, Sympronien lui en fait un reproche, auquel Pacien répond ainsi : « Comment sauriez-vous que j'ai tiré ce demi-vers de Virgile, si vo*is-. môme n'aviez lu ses ouvrages? Je ne l'ai cité qu'en transposant les mots, comme il arrive à ceux qui, dans de longs discours, ne font aucune difficulté de se servir des expressions d'autrui ; mais vous le rapportez textuellement et comme il est écrit dans l'original ; ce qui montre que vous avez pour Virgile un amour si craintif, que vous vous, croiriez coupable en intervertissant quelque
r»eu l'ordre de ses vers, p 11 ajoute qu'ayant u ce poëte dans sa jeunesse, ce demi -vers lui était resté dans la mémoire. Du reste saint Paul en avait cité autant du poëte Aratus. Dieu étant l'auteur de toutes les langues, on peut en faire usage; et lui-môme n'a pas feint de joindre l'autorité d'Hésiode à la philosophie des novatiens. Sympro* nien reprocxiait aux catholiques d'avoir persécuté les novatiens, à quoi s/^int Pacien répond : « Si quelques princes n'ont pas voulu souffrir les novatiens, cela n'est arrivé ni par les plaintes, ni è la requête des catlioliques, mais par la seule volonté de ces hommes d'état, qui ont servi leurs intérêts en servant ceux de l'Eglise, puisqu'ils n*ont commencé àôtre chrétiens qu'en professant la religion catholique et eu faisant servir leur autorité à favoriser les saints. On ne doit donc pas plus imputer aux catholiques les peines que les princes ont fait souffrir aux novalieùs, qu'à Daniel la vengeance que Darius tira de ses calomniateurs, qu'à Esther la mort d'Aman, et qu'aux trois jeunes hommes de la fournaise les menaces que Qt à leur occasion le roi de Babylone à tous ceux qui ne croiraient pas au Dieu des Juifs, i»
2*iaai TOUS vous plaignez que j'ai ré-
J°« j 'a vôtre avec amertume. Si les cho-
■■•lû^res vous font plaisir, je ne sais ce
I* '« douces pourront opérer sur vous,
^rî'^!juet comme dans les potions médi-»
JJ'«i u n'arrive que Tamertume guérisse
r^« que la douceur. A l'égard des héré-
/v que TOUS im|iorterait-il que j'en eusse
n«!"V^?* n'étiez pas vous-même dans
^^ûf î • Il le félicite de ce qu'il est enfin
i/r^^^3^er£glise pouvait prendre le nom Sympronien reprochait au saint évêque
. uiMiqoe et il lui demande pourquoi le plaisir qu'il prenait à lire les lettres de
;«^^mAaife piqué, parce qu'il availdit dans ^' "^ ^ ' " * ''''' '' "
i«NW« "^ 1« oovatiens tiraient leur nom iivl * ^® û® ^0"^ fûîs point un crime ''^^% lui dil-iJ. Pourquoi vous défen-
saint Cyprien, et lui conseillait de lire celle^ de Novatien, reconnu pour martvr, dit-iii par saint Cyprien lui-même. « Pourquoi donc, lui répond saint Parien, ne. mè plai^
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DICTIONNAIBE
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riiis-îe pas dans la lecture des lettres d'un bienheureux martyr et d'un évoque catholique? » II soutient que ces paroles de saint Cyprien : Mon adversaire m'a précédé^ ne peuvent s'entendre de Novatien qui vivait encore lorsaue saint Cyprien souffrit le mar- . tyre : bien loin de s exposer, Novatien est sorti de TEsIise catholique pour fuir la persécution : s il a souffert quelque chose, ce n'a pas été jusqu'à la mort ; et que d'ailleurs Teût-il endurée» il n'aurait pas pour cela reçu la couronne du martyre, qui ne saurait s'acquérir hors de l'unité et de la paix de l'Ëglise, et sans être uni de communion avec cette mère universelle, comme l'était saint Cyprien, lui qui, si souvenl tourmenté et persécuté, avait bu jusqu'au fond le calice du martyre. Il avertit Sympronien de ne
Sas se laisser prendre au zèle indiscret de iovalien, qui, sous prétexte de nettoyer i'aire du Seigneur, fermait à plusieurs la porte du salut par une dureté inflexible; do ne pas juger de sa vertu par son orgueil et par le mépris qu*il faisait des autres; et de considérer quil n'était ni meilleur ni plus éclairé que Moïse et saint Paul, qui tous deux ont prié pour les pécheurs et )iOuhailé d*étre apathème pour leurs frères. Troisième lettre. — Saint Pacien n'ayant pu, dans sa seconde lettre, ni traiter à fond de la pénitence, ni répoudre aui^ raisons et aux exemples que Sympronien avait allégués pour la combaiire, ou au moins poar montrer qu'elle se devait faire avant le baptême, lui en écrivit une troisième, pour ne rien laisser à désirer sur cette matière. Elle est fort longue et peut passer pour un traité. Aussi est-ce à un. traité qu'elle répond; Sympronien en avait joint un à sa lettre^ lequel contenait en substance : Qu'il n'est pas perçois de faire pénitence après le bap* lôme; que l'Eglise n a pas le pouvoir de remettre le péché mortel, et, ce qui va plus loin, qu'elle se perd en recevant les pér cheurs.
Saint Pacien lui demande quel est l'auteur de cette doctrine. «Est-ce Moïse, ou Paul, ou Jésus-Christ? Ce ne peut être Moïse, lui qui demande d*ètre effacé du livre de vie, pour obtenir le pardon des blasphémateurs ; ni saint Paul, qui souhaitait d'être ana^ thème pour ses frères ; ni Jésus-Christ, qui est mort pour sauver les pécheurs. Il force Sympronien à convenir que celte doctrine Jui venait de son maître, et pour lui faire sentir le peu de cas qu'il devait faire de 1 un et de l'autre, il lui demande : Qu'est-ce doue que Novatien? Est-ce un homme pur et sans tache, qui n'ait point été disciple, qui n'ait jamais abandonné TEgUse, qui ait été oc- ('onné évêque légitimement et sacré de la manière ordinaire, et qui ait occupé une ÏBglise vacante? Que vous imporlCime direz- Yous? Il suffit que Novatien ait enseigné celte doctrine. Mais, mon frère, auand l'at-il enseignée et en quel temps? Est-ce aussitôt après la passion du Sauveur ? Point du tout : c'a été environ trois cents ans plus tard et sous l'empire de Dèc«. Mais quoi
donc, cet homme a-t-il suivi des propbèted comme les cataphryges? Est-ce de lui-raêraj Qu'il s'est donné tant d'autorité? A-rt-il pari diverses langues? Car il lui fallait au moin quelques-unes de ces prérogalives pour ted ter d'introduire un nouvel Evangile; quoi que l'Apôtre nous crie à toute voix que quan bien même un ange descendu du ciel nod annoncerait un Evangile nouveau, il devra être anathème. Novatien l'a entendu ainsi direz-vous» et c'est ce que Jésus-Christ enseigné. Si cela est, continue saint P^ieiei) il faut donc que, depuis Jésus -Christ jus qu'à Novatien, il n y ait eu personne qui ai compris la doctrine du Sauveur; et que de puis Dèce tous les évéques aient été dans u voie de perdition, et Novatien seul dans I^ voie de la justice. »
Il reproche à Sympronien et à tous ceui de sa secte de rechercher dans les livm saints ce qu'il y a de plus caché pour inquiéi ter ceux qui s'appuyent sur l'autorité etfi tradition de l'Eglise, se contentent de la communion paisible de cette ancienne sa» ciété, ne veulent point de discorde et 06 cherchent jamais a disputer. Puis, venant au fond des diûicultés que Sympronien pro-
S osait, il commence par l'exauien de la dé* nition qu'il donnait de TEgiise, savoir : Qu'elle est « un peuple régénéré par i*eau et par le Saint-Esprit, un peuple qui nr point renié le nom de Jésus^Christ, qui est le temple et la maison de Dieu, la colonne et le fondement de la vérité ; qu'elle est une Vierge sainte dans tous s^ sens, l'épouse de Jésus-Christ, de ses os et de sa chair, n'ayant ni tache ni ride, et gar» dienne des droits de l'Evangile. » — a Pc^ sonne de nous, répond-il, ne lui cootesle ces qualités et nous lui en donnons beaucoup d'autres, comme celle de reine, de vigne féconde, de mère d'ua nombre iûâni de jeunes vierges, de colombe et <ie maison enrichie de toutes sortes de vases. Mais pour nous en tenir à votre définition, dites-nous qui nous a fermé cette fontaine de Dieu, et qui nous a enlevé son esprit^ N'est-ce pas, au contraire, chez nous qu'est cette eau vive, celle même qui rejaillit du Sauveur ? Mais vous qui êtes séparés de celle fontaine intarissable, coramept serez-vous régénérés par le baptême ? Comment ie Saint-Esprit, qui n'a point quitté TEglise, serait-il allé jusqu'à vous, h moins qu'on ne dise qu'il a suivi un schismatique, au mépris de tant d'évêquesî Comment voire peuple peut-il recevoir cet Esprit-Saiati puisqu'il n'est point confirmé par des évej quesqui aient reçu l'onction sacerdolale. Et comment peut-il être admis au baptônae, puisqu'il a quitté l'Eglise mère et modèle u La conséquence que Sympronien tirait de la définition de l'Eglise était qu'on ne deyait point recevoir à la pénitence ceux q"{ étaient tombés dans la persécution. Smnj Pacien eu fait voir la fausseté par No^^^j'^,'* i même, qui étant encore catholique fu'/.T , seulement d'avis q u'on reçût les apostats a i^ pénitence, mais composa encore et lut i"*' ^
OB PATROtOGlB.
PAC
liaeiMDl flfl éerit pour prouver (}u'on deles receroir. Il lui demande à qui il rra persuader que l'Eglise se soit anéan-
in recefant les pécheurs, et comment il po faire gue les Eglises qui n'ont pas àé dans ]*indulgence qu'elles accor- U lai pécheurs repentants , mais qui
ifûvi la coutume et gardé la paix , ont ileaom de Chrétien, parce que quel* iiitres Eglises ont eu sur ce point trop toDce? 11 fait Toir par divers passa-
f*r£critarc que Dieu ne punit point itpour le pécheur, et que les justes tùl demeurer au milieu d'eux sans per« rjQslice.D'où il conclut que c'estdonc (que Srmpronien condamne l'Eglise tout rtt poW les fautes de quelques Eglises roiieres. Il lui fait sentir le ridicule TiTiil de soutenir, comme le faisaient
lipnûens dans leur secte» qu'il n'y avait
kto saints et point de pécheurs; puis
^Q( de nouveau sur l'usage de les recelia pénitence, il montre par le témoi- -- d« saint Gyprien , qu^avant défaire ie,Nofatien approuvait cette conduite ùmW pas change de sentiment , à i'é- 1des tombés, si on ne lui avait pas pré- Ittini Corneille, dans l'élection d'un évè* fd< Rome.
belà répoque du changement de No« Ofde sa naine contre les catholiques ^ttQschisœe. Il dit que ce fut Novat,
ed'Âlrique venu à Rome pour se sousi la condamnation de plusieurs cri- >fail atait commis dans sa patrie* qui la à Novatien de se faire ordonner à la place de saint Corneille, et s s'être fait ainsi déclarer évoque FuDité Mcerdotale, il s'avisa, pour •tauf son parti, d'objecter à saint Cor- ■wriadolgence dont il avait usé envers toteUs. Saint P^cien justifie la conduite «^ Corneille en montrant qu'on doit •••f* les pécheurs à la pénitence, et P^icsf adtoetLant, ce n'était pas, com- ?*pfadaient les novatiens, fouler aux F»wj)iroles de Notre- Seigneur, mais ■^pproofer et les suivre. Il ajoute, en Ijw^aità Sjrmpronien : « Vous trouvez ■iîiis qne je remette les péchés aux I™^î5, parce que vous prétendez que
» "^ ^"w ws u eai uaa uiui qui ai uo jjuu-
Jf.mais Diea seul qui remet nos dettes J*J rejette pas les larmes des pénitents. jw poorquoi ce que je fais, je ne le fais Jj*r ma propre puissance, mais par celle ■5eisQi>ttr» Car nous sommes coopérateurs :^ mn, comme dit saint Paul , et il est [*»i«ttrde l'édifice auquel nous travaillons. ^'^> donc que nous baptisions, soit que ^'w meiuous les pécheurs en pénitence , 'M^ aptes la pénitence nous leur accorl^s le pardon, nous agissons en tout cela «Mauioriiéde Jésus-Christ, C'est à vous JcoosuléPBf si , jsQS . Christ le peut, et si /^Hbriii nous a donné ce pouvoir. Vous *^»'J«cinque si l'on peut donuer U r^-
ihission des péchés aux pénitents, le baptême n*est point nécessaire. Je vous réponds <iue cette comparaison est ridicule , car le baptême est le sacrement de la passion du Seigneur, tandis que le pardon que les j)énitents obtiennent est le mérite de leur pénitence et de leur confession. Tout homme peut recevoir reffet du baptême, parce que c*est un don de la grâce de Dieu, c'està-dire, un don gratuit. Mais le travail de la pénitence ne se trouve qu'en peu de personnes qui se relèvent après leur chute , qui se guérissent de leurs blessures , qui sont aidées par leurs larmes et leurs gémus-sements, et qui font revivre TAme par la mort de la chair» »
Saint Pacien montre ensuite que la pénitence a lieu, soit avant, soit après le baptême; et, comme Sympronien en inférait que les pécheurs en profitaient pour pécher plus librement, il lui répond que cela pourrait être vrai, si la pénitence passait pour êtro quelque chose de délicieux ; mais que cela ne pouvait venir en pensée à personne, parce que la pénitence avait besoin d*être accompagnée de grands travaux, de la mortification de la cnair, de pleurs et de gémissements continuels. Quel est celui qui, après avoir été guéri, souhaitera de souffrir encore le fer et le feu, voudra pécher de nouveau pour faire une seconde pénitence» sachant que Jésus-Christ a dit à la iemme aduKèro : Ne péchez plus^ de peur
Îfu't7 ne vous arrive quelque chose de pis. Joan. VIII, 11. j Si, en montrant à un pécheur le remède de la pénitence, on Toblige à pécher, qu'arrivera-t-il de celui à qui on refuse ce remède et à qui on ferme la porte de la vie? Sympronien objectait quej selon l'Apôtre, nous ne mourons qu'une fois au péché par le baptême : Ne savez-vous f>aa, disait-il, que nous tous qui avons été baptisés en Jésus<!hristf nous avons été baptisés en sa mort^ nous avons été ensevelis avec lui par le baptême pour mourir au péché ? (Rom, vi, 3.) Saint Pacien répond que le sens de ces paro-> les est de détourner du péché ceux qui avaient été régénérés, mais que le mémo apôtre marque clairement plus hautt que les péchés commis depuis le baptême nous sont remis par Jésus-Christ. Cet apôtre dit en effet : 5i, lorsque nous étions pécheurs ^ Jésus - Christ n"a pas laissé de mourir pour nous^ à plus forte raison maintenant que nous sommes justifiés par son sang^ nous serons délivrés par lui de la colite de Dieu (Rom, , V, Bf 9J, dont nous étions dignes en Qualité de pécheurs. D'ailleurSf si Dieu na pas voulu laisser punir le peuple Kentil. l'abandonnera-t-il, après Tavoir racheté a grand prix? Refusera-l^on à Jésus-Christ le pouvoir de nous absoudre» tandis uue Ton accorde au démon celui de nous faire tomber dans le péché ? Quelle inconséquence I
Symproniçn objectait que la pénitence de sain; Pierre était antérieure à la passion de Jésus-Christ. Saint Pacien ne le nie pas, mais il soutient qu'elle était postérieure eu baptême de cet apôtre^^ ce qui détruistut )'€(*
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DICT10NNA1RE
PAC
reur des noYaliens.llajoiitoqtiecefttt après la résurrection du Sauveur que saint Thomas tomba dans Tincrédulilé et en 6t pénitence, et aussi après son bnplème. 11 montre ensuite que ces paroles du Sauveur 5 ses apôtres : Tout ce que vous lierez^ etc. {Matth. XVI, 19), ne s'entendent pas seulement des catéchumènes ni des gentils, comme te voulait Syropronien, mais de tous les fidèles ; ce cju'il prouve par les paroles qui précèdent immédiatement : Et sur cette pierre je bâtirai mon EgKse. (Ibid.^ 18.) Car il est certain que Jésus-Christ n*a pas appelé les gentils son Ej^Iise; et on ne iteut pas dire que celui qui Il est |)as régénéré par le baptême soit le corps de Jésus-Christ, ni que les apôtres aient eu le droit de délier les gentils, puis- ()u*ils n*étaient point liés. Sympronien objectait que Jésus-Christ, après avoir dit : Si votre frire a péché contre vous^ allez lui représenter sa faute en particulier^ entre vous et lui (Matth. xvtii, 15; Luc. xvii, 3; £.evit. XIX, 17; EccU. xix, 13; Jac. v, 19), ajoutait après : Tout ce que vous délierez sur la terre^sera délié dans le ciel {Matth. xvi,l9), pour marquer qu*il ne s'agissait, dans le pouvoir accordé aux apôtres, que de la correction fraternelle. Mais saint Pacien lui fait remarquer qu'il n'y a aucune liaison entre ces deux périodes, puisque dans la première, Jésus-Christ ne s'adresse qu'à une seule personne, et dans la seconde à plusieurs. Dans l'une, c'est celui qui est offensé qui remet l'injure, dans l'autre, c'est l'Eglise par les prêtres.
Il reprencf Symfironien d'avoir avancé qu'il n'est pas question dans l'Ecriture d*autres larmes que de celles des martyrs, comme s'ils eussent pleuré seuls leurs péchés, et il lui cite divers endroits où il est parlé des pleurs de David , de Jacob , de saint Paul. Il relève encore ce passaze de l'Evan-
S^ile que Sympronien prétenuait lui être avorable : Je vous déclare que tout péché et tout blasphème sera remis aux hommes; mais le blasphème contre le Saint-Esprit ne leur sera remis ni en ce monde ni en Vautre {Matth. \iu3i; Marc. 3, 28; Luc. x, 12); et il montre qu'il lui est contraire. Car si Dieu promet de remettre tout blas-
r)hème et tout péché, il ne refuse donc pas e pardon aux pénitents. Il explique du pécheur endurci ce que nous lisons dans saint Jean : Il y a un péché qui va à la mort^ et ce n*est pour ce péché-là que je dis que vous priiez. Joan. v, 16.) Il soutient que les peines dont l'Ecriture menace le pécheur ne regardent que les obstinés et les incorrigibles, ou qu'elles sont conditionnelles, parce que Dieu se réserve de changer la sentence prononcée contre les impies , si, revenant à résipiscence, ils font sincère pénitence de leurs crimes; il lui reproche d*avoir cherché dans l*ancienne loi de. quoi s'autoriser dans sa dureté envers les pécheurs, au lieu de travailler à s'attendrir sur leurs misères à l'exemple de Jésus-Christ, qui s'est montré 51 clément dans la loi nouvelle.
11 t'exhorte h lire plus soigneusement les
lettres de saint Cyprtea, dont il arait
f»ris le sens, surtout dans la lettre touci es tombés et dans celle à Antonien, a grand docteur presse Novatien par di exemples lires de l'Ecriture, et lai noo qu'il est permis d'accorder le psrdoo pécheurs pénitents. 11 renvoie aussi écrits que TertuI lien avait composés i sa chute, car Sympronien et les aulress puyaieut de l'autorité de co Père. Il lui envisager toutes les beautés de rEglise tholique, le grand nombre d'Eglises pari lières dentelle est composée, et qui répandues par tout le inonde. Il le in considérer si celle des novatiens est I sur le fondement des prophètes etdej très, dont Jésus-Christ lui-môme e
«ierre angulaire; si elle acommeocé»
ovation; si sa doctrine lui estantéri si cette Eglise ne s'est point éloignée d premiers fondements ; si, séparée du de l'Eglise catholique, elle ne s'est pas sie des maîtres particuliers et une doef nouvelle. Enfiu il le presse de se réua l'Eglise catholique, dans laquelle seoU trouve cette nombreuse postérité promi Abraham, et où toutes les tribus d terre bénissent le Seigneur ; où son im loué dans tous les lieux, de rOrienlèl cident, tandis que les novatiens sont duits à un très-petit nombre, n'oceo{
3ue peu d'espace, et ne s'entrelienneot] e disputes des mots. Il finit, en lui| mettant une quatrième lettre dans laqoS sans attaquer les dogmes des novaliei lui proposera ceux de l'Eglise <*aM Maiscetteleltre n'est pas venue jus(^uè Exhortation à la pénitence* — L ei?
tion à la pénitence est une espèce de pastorale dans laquelle saint Pacien e prend de traiter : 1* de la différence de chés, dans la crainte que l'on ne s^ioai que tous les péchés méritent la mèmepei 2' Des pécheurs qu'une mauvaise h( empêche d'appliquer à leurs plaies le reoi d'une confession salutaire; 3* De ceuii après avoir fait l'aveu de leurs criit ignorent la pénitence qu'ils en doivent f ou refusent de s'y soumettre; h* Des pci qu'auront è souflfrir ceux qui n'auronl voulu faire pénitence de leurs fautes, e la récompense qu'ont à espérer ceui s'en purifient par une véritable et siot confession. Avant d'entrer en malièr témoigne la crainte d'enseigner les viCé ceux qui les ignorent, et doute s*il Q^' drait pas mieux n'en point parler, que travailler à les empocher. Quoique c lettre porte le titre d'Exhortation à lap tenccy saint Pacien remarque Déanrm qu'il ne Tapas composée pour les seuls nitents, mais aussi pour les c^téchuiuei aGn qu'ils ne tombent pas dans le cnmç pour les fidèles, afin qu'il ne cojnflje" pas de nouveau les péchés dont il o"!
purifiés. Il avait déjà entretenu pl*?^'^* fois son peuple sur cette maliôre, ma^^P la mieux inculquer, il résolut d'on cou ser une iustructiou par tcriU
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V remarque qoe sous la loi de Moïse on t exposé à un grand nombre de préra riions que la loi nouvelle ne connaît pas, «que Jésus-Cbristy par son sang, nous itrré da joug delà loi ancienne, à trois iries près, que nous ne pouvons sans in- "(oile nous dispenser d observer, d*au*
«Bsqoe l'accomplissement en est fais trois articles consistent à s'abstefeeequi a été sacrifié aux idoles» du [descbairs étouffées, et de la fornica- :i!05i qu'il fut décidé dans le concile des m. Mais saint Pacien ne s'en tient pas Mrc de ces trois préceptes, et il y rape luiolatrie, rhomicide et Tadulière.
pourquoi il regarde ce décret des ; comme la conclusion et le mépris i nouvelle. « Pour les autres péchés, IH-il, on les guérit par la pratique des les œuvres. Hais on doit appréhender trots crimes comme le souffld du basilic, '^^ on calice plein de venin, comme un (^aifait une blessure mortelle; car «Ticient pas l'âme, ils lui donnent la La dureté se corrige par la poliles injures par une satisfaction, la i)e nar la gaieté, la rudesse par la r, la légèreté par la gravilé, et ainsi wtres vices qui se corrigent par les i contraires. Mais que fera celui qui risé Dieu ? Que fera l'homme sanguiî Quel remède s'appliquera le fornir?Celuiqui a abandonné Dieu pourra- Tipaiser? Celui qui a répandu le sanç ilroi pourra t-il conserver le sien? Celui (arb fornication a souillé le temple de "pourra-t-il le réparer? Ce sont là, mes ,d€s péchés capitaux, ce sont là des Immortels.»
|lff|^rte ensuite les menaces que Dieu Btee dans les Ecritures à ceux qui se wnicoopables de ces crimes; et a il y ••»dii.il,un grand nombre. Car ceux-là WH^mcBt l^s ont commis, qui ont ▼«ttèfeMu^, qui ont sacrifié aux idoles, J«»s(Htt$ouillës d'adultères, mais ceux- ■tt«ianl coupables de ces crimes et en •wipunis, qui les ont conseillés ; et toute ■l^felé qui est contraire à ce qui est per- WMM un légitime mariage, sera puuîe de W el privée de la vision de Dieu. Saint PawD *ppuie celle vérité avec beaucoup de *^« elfait sentir aux coupables qu'ils sont ««Uni plus dignes de châtiments, qu'il ■» w leur pouvoir de ne pas pécher, et f|'û les a souvent avertis de s'en abstenir. **inourne fas les jeter dans le déses- Jf^ilfljoule: « Recevez toutefois un re- ■j^'î» Si TOUS reconnaissez la misère de TJW, elsivous craignez jusqu'à dé- ^fw de Totre salut; car celui qui a une ^f grande confiance est indigne que je lui *f*ce remède. Je m'adresse premièrement ' î'^"^ qui, après avoir commis des crimesi ^^2 (l'en faire pénitence; à vous, dis-je, cm ^^ ^^^^^^ après avoir été si impru- :.."'Wi honte de faire pénitence d'un m^^ vous n*avez pas eu honte de comf'fe; àyoïij qui f oussouillez de crimes et
3ui n'osez leaconfesser, qui vous approchez u Saint des saints avec une conscience hideuse de péchés, sans trembler en vous présentant à l'autel ; qui recevez les mystères des mains du prêtre et en présence des anges, comme si vous étiez innocents; à vous qui insultez à la patience divine, et qui, parce que Dieu se tait et dissimule, portez à ses autels une Ame souillée et un corps prcrfané. »ll représente àces pécheurs impénitents les châtiments dont Dieu a puni dans l'ancienne loi ceux qui se sont appro.chés indignement des choses saintes, et les menaces effrayantes que saint Paul adresse dans la loi nouvelle à ceux qui mangent indignement le corps de Jésus-Christ. Il les exhorte à sortir ce leur profond sonuueil, à craindre jusqu'au fond de leurs entrailles ce jugement rendu par l'Apôtre contre les profanateurs du sang de Jésus-Cbcist, et à recevoir avec joie les maladies temporelles, et la mort même pour l'expiation d'un si grand crime.
Dans la suite du discours, le saint évèque s'adresse à ceux qui, sous une apparence de
Céuitence, découvrent leurs plaies et en font ien connaître la profondeur, mais qui ne connaissent nullement, ni ce que c'estqu'une pén i tence, ni les remèdes propres à les guérir : semblables à ces malades, quiappelant auprès d'enx un médecin, ont soin de lui découvrir toutes leur plaies et ne lui cachent rien de leurs maladies, mais qui avertis de ce qu'ils doivent faire, négligent démettre l'appareil surlemal, et refusentdeprendrele breuvage ordonné. «Agir ainsi, dit saint Pacien, c'est ressembler à celui qui dirait : Je suis ma* lade, je suis blessé, mais je ne veux pas être ^uéri. Aussi, au lieu de guérir les
f crémières plaies, il en ajoute de nouveles, en leur appliquant des remèdes contraires et en prenant des breuvages pernicieux. Que ferai -je donc, moi quisuisevèque et obligé de panser de si grands maux? Il est bien tard pour y remédier. Cependant si quelqu'un de vous peut se résoudre à supporter le fer et le feu, je puis encore le guérir. Voici le rasoir que me présente le Prophète: Convertissex-vous au Seigneur vo^ ire Dieu^ dans tes jeûnes, dans les pleurs^ dans les gémissements et les soupirs^ et brisez vos cœurs. {Joël, iif 12,13.) Ne redoutez pas cette incision, mes enfants. David môme l'a subie, en se couchant sur la cendre, le corps couvert d'un sac, lui habitué à se voir revêtu de pourpre et orné de pierres précieuses. Il voulut que le jeûne devint le vêtement de son Ame, lui que les mers, les fl,euves et les forêts servaient à l'envi, et pour qui la terre produisait sans cesse les richesses que Dieu lui avait promises. Baigné dans ses larmes, il perdit presque, à force de pleurer, les yeux uont il avait vu la gloire du Seigneur, m U joint à ce souvenir de la pénitence de David l'exemple de celle quo fit Nabuchodonosor, à qui Dieu rendit ses états, après sept années de pénitence. Mais il propose à son peuple un autre remède, c'est-à-dire^ le feu dont l'Apôtre veut quo
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DlCTlOS^NÂinE
PAC
Ton brûle le pécheur, eu le livrant h Salan, aftn qtfîl fasse mourir sa cliair, el queTAuie soit conservée au jour du Seigneur. « Que dites- vous do cela, vous autres pénitents, continue-t-il; où est la mort de votre chair? Est-ce dans le luxe? dans la mollesse? dans la bonne chère? J'en vois qui, lorsqu'ils vivaient en gens de bien, s*habillaient pauvrement ; maintenant qu'ils sont en pénitence, ils se mettent avec recherche. Bien nous en prend que nos biens soient médiocres, sans quoi nous nous vêtirions comme les grands seigneurs. x>
Il leur reproche d*ètre si peu fermes dans la pénitence qu*ils n'observaient pas môme les exercices journaliers qui se faisaient à la vue de Tévôque, lesquels exercices consistaient à pleurer devant toute TE^lise, à montrer par le désordre de ses vdtemen(s qu'on déplore la. perte de sou Ame, h jeûner, à prier, k se jeter aux pieds des fidèles, à se prosterner devant les prêtres, à conjurer TEglise entière de prier pour eux ; enfin, à tenter tous les moyens imaginables pour ne pas périr. Saint Pacien reconnaît néanmoins qu!il y enavaitencore parmi son peuple, qui vivaient dans faustérité, mais que c'étaient les moins coupables. * Je sais, dit-il, qu il yen a parmi vos frères et vos sœurs qui portent le cilice, qui couchent sur la cendre, qui s'imposent de longs jeûnes, et (|ui peut-être ne sont pas si coupables aue vous. » Il les anime à la pénitence par la crainte des justes jugements de Dieu, des terreurs du dernier jour (pi'il dit ôtre prochain, des supplices de l'enfer qu'il leur représente d'une manière trèspathétique, en leur rappelant que, dans ce lieu de supplices, il n'y a plus ni confession ni pénitence, parce que le temps de l'un el de Vautre est passé. Enfin, il les conjure par la foi de l'Eglise, par sa sollicitude pastorale, par le salut de leur âme de recourir aii plus tôt aux remèdes du salut.Moins ilss'épargneront eux-mêmes dans leur pénitence, plus le Seigneur leur fora de miséricorde. S ils retournent à Dieu, en satisfaisant à sa justice, et en évitant de retomber dans leurs anciennes fautes, il les recevra h son baiser paternel, parce qu'il ne veut point la mort du pécheur, mais sa conversion et sa vie.
J)u baptême. —Ce traité ou discours, comnoe on voudra l'appeler, est moins châtié que le précédent. 11 parait que saint Pacien l'entreprit dans le but de rendre plus intelligible aux catéchumènes l'explication des mystères auxquels il les préparait, cherchant dans ce travail, non sa propre gloire mais celle de Dieu. Il le commence par ces paroles:* Je veux vous montrer comment nous naissons et i:omment nous sommes . renouvelés par le baptême, et, pour y réussir, j'ai besoin de vons faire oonnàttre ce 3 n'était le peuple gentil, quel est le fruit e la fui et ce aue donne le ba()téme. » Il entre dans rexplication de ces trois points, et il leur rappelle que par le péché d'Adam, fcs descendants sont devenus comme lui, esclaves de la mort et du péché ; que ce
péché, avant la lof, n'était pas connu; la loi de Moïse Ta fait confiattre, mais y apporter de remède et que la grâces de Jésus-Christ nous en a délivrés; ca grâce est la rémission du péché et grâce est un don. Ainsi, c'est Jésus-Ci C^uif s'étant fait homme, a le premier rac I homme de la servitude du péché e( rendu pur et innocent devant Dieu. WAi comment le démon, qui avait vainca dans le paradis terrestre» essaya en m à plusieurs reprises de vaincre Jésus-Ch et comment il en fut vaincu. Mais, ajoi t-il, le fruit de sa victoire ne fut pas (i lui seul. Comme le premier homme par péché avait donné la mort à tous ses i cendants, de même Jésus-Christ leurdo la vie, en leur communiquant sa justice s'objecte : le péché d'Adam a passé a raison à tous les hommes, parce qu'ils j nés de lui ; mais nous, qui ne sommes p( nés de Jésus-Christ, comment pouvon$*o être sauvés par lui? Pour répondre à o objection, saint Paoien explique lemysi de l'Incarnation, de l'union de Jésas-Cli avec son Eglise, et dit que c'est de ci union que le peuple chrétien tire sa oi sance; et que c'est par ses prêtres que sus-Christ engendre dans l'Eglise, co:u ledit TApôtre aux Corinthiens :rfin qui tous ai engendrée en Jésus-Chrisl (l C IV, 15), mais que cette naissance ne ppuM parfaite que par le sacrement do baplée el par l'application du chrême admini$ par révêque. « Car, dit-il, par le bapl*a nous sommes purifiés de nos péchés; )3dr chrême le Saint-Esprit descend sur m et l'un et Tautro se donnent de la mm l'évêque. C'est ainsi que tout l'homme ren et est renouvelé en Jésus-Christ, alin qu près avoir quitté les erreurs de la vieJ cicnne, le culte des idoles, la fornicaiiun, luxe et les autres vices de la chair et sang, il mène une vie nouvelle en Jé^u Christ parle Saint-Esprit, en se mainleii: dans Tinnocenoc el la [)ureté.
«C'cstdans le baptême, remarque-t-il nous renonçons au diable et à tous ses au dont nous étions auparavant les esclarj afln que délivrés de cet esclavage, au a et par le sang de Jésus-Christ, noas retombions plus. Mais si, oubliant no mêmes la grâce de notre rédemption, n retombons après le baptême, notre nou état deviendra pire que le premier, i* que le démon nous retiendra plus élro) ment, comme un esclave fugitif qu il a rep dans ses liens. Jésus-Christ ne pourra p mourir poumons, parce que celui qo'/ ressuscité ne peut plus ixK)urir. w SainlPaci termine en exhortant les baptisés ïconsi ver l'innocence qu'ils avaient reçue dans baptême, h se maintenir sans tache jusqu^ jour du Seigneur, et & s'elforcer, paf prières et par des œuvres de justice, «lui nir les biens éternels el infinis profli'J / l'Evangile à ceux nui seront fidèles ^W
Le mérite des écrits de saint Pacjen révèle à tout le monde, mais kur m^
PAC
PAC
|ilu5 facile à saisir qu'& exprioier. Le Itfo est po'i ^i châtié, les raisonnelt$ justes et solides, les pensées no-^ I et t'randes, et le tour excessivement [.bk 11 est iilein d'onction quand il frit à la Tertu» plein de force et de feu ^u il combat le vice. li traite ses adveravec politesse, mais sans leur rien r, et il les suit dans tous leurs détours, ^fttii lisait avec prédilection les écrits DM Cjprien, il n*est pas surprenant iaiait quelquefois emprunté ses pen- H «es raisonnemenls. Il parait même faJopté les sentiments de ce Père touille bapléroe des hérétiques, auquel il liiadce i^assage de TEcrilure : Cela ne Ici rtfn déire baptisé par un mort. |ti.iuiT,.30.)On voit qu'il avait lu aussi «rits de Tertuilicn. Ses ouvrages ont Rih an jour par Jean du Tillet a Paris, m 1538. On les trouve aussi dans la [r/A^uf dti PêreSf et dans le tome H Wite d'Espagne^ par le cardinal d'A- ^ Rome 16%. Ils Mut été re])roduits fie Cours complet de Patrologie,
i<ME (Saint). Le premier qui ait com-
m Kègleet donné sa forme à la vie
U\i\\\t est saint Patôme. 11 naquit dans
i'Un Tliébaïde, vers Tan 292, de parents
'très, et porta les armes dès 1 A'je de
VIS. Les vertus des chrétiens le tou-
H, et dès que la guerre fut finie, il
je baptême. Jl y avait alors dans la
Aie uD saint solitaire, nommé Palé-
Mate se mit sous sa discii>line. Di-
ptr cet excellent maître, le disciple
'>\ rapides progrès dans la vertu qu*il
it itti-œéiue clief du monastère de
in&e.sur les bords du Nil. Ses austéri-
iitflumières se répandirent au loin ;
Muires accoururent en grand nombre.
jvloThébaïde fut bientôt peuplée de
••^ qui reconnurent ce saint hom-
J|wW fondateur. Ses disciples étaient
pf^rséidaas différentes maisons compo-
»^irnie à quarante moines, et il fal-
'«œéoe nombre de maisons pour for-
' iu moQastère, de façon que chaque
i>tère comprenait de douze à quinze
râ)bites. Ils s'assemblaient tons les
Mie^ dans Toratoire commun de tous
jQAsières. Chaque monastère avait un
chaque maison un supérieur et cha-
Qualité de moines un doyen. Tous ces
vuis membres reconnaissaient un mô-*
[M, et s'assemblaient avec lui pour
»^«r la fête de PAques , quelquefois
m Dombre de cinq mille. La sœur de
raeAme, touchée des exemples de son
'•londa elle-même, de l'autre côté du
1^0 oionastëre de filles, gouverné par la
^ que Pacôme avait donnée à ses moi»
^ saint solitaire atteint à son tour
^ contagieux qui avait désolé son
lettre, mourut le 9 mai de Tau 348,
la cinauaDte-septième année de sou