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rinces, après qu*il eut élé chassé de son ^, Pailade recueillit avec soin les ac- ^ édîGaDtes q'uMI vovait. C'est d'après fUt'Oioires qa*il forma son Hùioire dts
rrt$^ appelée Histoire LausiaquCy parce ia composa, à la prière de I^ausius, roeor de la Cappadoce, auquel il la en k20. L'auteur a mis en léte trois «le préfaces, dont une est une lettre Vrèfet. Il témoigne dans la première, toc^n'U entreprit d'écrire cette bis- «dj avait treule-lrois ans déjà qu'il sdiuire, vingt ans qu'il était honoré dignité épiscopale, et qu*il était dans lOanie-troisième année de son Age.
quH n'j rapporte rien qu'il va joi-méme ou appris des auteurs Il pouvait se dispenser de cette car la simplicité qui règne dans k eoars de son récit est une preuve ûcérilé. Comme il ne se proposait que atiie à ses lecteurs, en leur présen* Diodëles édiflants, il ne s'est point de polir son style. La bassesse ;e ne doit donc pas être pour eux Je rejeter ce qu'il rapporte, parce fe de Dieu, on n'apprend point à avec art, mais à soumettre son esprit rres de la vérité pour s'en remplir* HK^Ie à son récit la vie de quelques femmes qui rivalisaient alors | de avec les hommes au fond des et il rapporte eu même temps eiemples de ceux que l'orgueil Bc^iigieace avaient fait déchoir de KDkière ferveur. Socrate fait mention OQirage et Sozomène en transcrit un BOmt»re de passages sans le citer.
D<>rothée en rapporte un mot à mot, ' à la vie d'Evagre, et il est égaàlé par saint Jean Damascèue.
ée Fallade est distribuée en cent Mon chapitres. C'est à tort qu'on Amir emprunté une partie do son Mi, dans ses Yies des Pères du déil et également faux que Rufin emprunté a l'histoire de Pailade, 'B étili mert avant l'an 420, époque Gloire fut commencée. Il est pro*fae les Vies des Pérès ^ écrites par sur les mémoires de Pétrone, comme Je dirons ailleurs, ayant été traduites li s est trouvé des copistes qui, fitteite qu'elles traitaient du même mont fait qu'un seul corps de son ~ et de celle de PJillade. Cette opinion 6 confirmée par une ancienne trade Pailade, imprimée par Rosweyde , en 1615, et dans laquelle toutes Uon>, tirées de RuCo, ne se trou-- ^nt. Le Paradis d'HéracUde^ imprimé pir Rosweyde, est la même chose, H cbapîtres exceptés, que l'histoire iade, et il y a même des manuscrits Me indifféremment les noms de ces uueurs; mais en les faisant l'un et évêques dans la Rithynie, ce qui ne t qu'à Pailade , puisque Héraclide • d'Ephèse*
l.ausius, îi la prière de qui Pailade écrivit cette histoire, était un homme recomman- : dable sous tous les rapports, d'un esprit: éclairé par la science, dont les mœurs étaient \ réglées par un esprit de paix et de modéralion, le cœur animé par la piété et rflme embrasée par l'amour divin. Il venait libéralement au secours des pauvres, et, au lieu de travaiMer à augmenter ses grendes richesses, il ne craignait pas de les diminuer en les com$acrant aux besoins des autres et à tous les usages gue sa piété lui suggérait. Sa bonté le faisait estimer de tout le monde ; aussi Pailade ne craint-il pas do le déclarer le plus excellent des hommes, l'honneur des amis de Dieu, l'ornement de l'empire et le fidèle serviteur de Jésus- Christ. Il l'exhorte à travailler sans relâche à s'avancer de plus en plus dans la vertu, qu'il ne doit pas faire consister dans des mortifications inconsidérées , e n i brassées so uvent à la légère et dans le vain but de se concilier l'estime des hommes, mais de se régler dans l'usage du boire et du manger
Ear les lumières de la foi, et en raison des esoins de sa santé. 11 lui conseille de rechercher la société des gens de bien, et de fuir autant qu'il pourra la conversation des autres, parce que, encore qu'il aurait assez de force pour ne se pas laisser entraîner à leurs mauvais exem pies, il lui serait difficile de ne pas s'élever au-dessus d'eux
far quelques sentiments de vanité. 11 promet Lausius d'écrire les saintes actions des anachorètes et des cénobites, aussi bien hommes que femmes, et termine sa lettro par ces paroles remarquables t « Un homme
aui veut vivre selon la loi de Jésus-Christ, oit apprendre avec soin ce qu'il ignore, et enseigner clairement ce qu'il a appris. Celui qui ne veut faire ni l'un ni l'autre est dans le dérèglement et dans la folie; car c'est commencer à s'éloigner de Dieu que d'avoir du dégoût pour les instructions, et de ne plus éprouver d'ardeur pour la parole de vérité, puisque celui oui aime Dieu a soif do sa parole. » Cette J^iJlotre , imprimée en latin par Hervet, Paris, in-^% 1555, a été reproduite par toutes les Bibliothèques des Pères ^ et dans le Cours complet dp Patrotogie.
Vie de saint Chrysostome, — On lui atlri • . bue encore un dialogue, grec et latin, contenant la Vie de saint Jean Chrysostome, et imprimé dans la Bibliothèque des Pères , Paris , in-4*, 1680. Mais ce dernier ouvrage est vraisemblabioment d'un autre Pallaoe, qui était aussi 1 ami de saint Jean Chrysostome, et évêque en Orient, au commencement du v^ siècle. L'auteur, quel quïl soit, se donne pour interlocuteur un diacre de l'Eglise romaine, nommé Théodore , ce qui fait supposer avec beaucoup de fondement, qu'il fut écrit à Rome, où nous savons d'ailleurs que les deux Pailade sa rendirent à peu près dans le même temps. Quelaues personnes assistèrent à l'entretien, qui dura au moins quatre jours. Il roule presque entièrement sur !a vie do saint Cbrysostorati