‹ Dictionnaire général et complet des persécutions souffertes par l'égliseChapitre 37 sur 207 · FAL · texte numérisé non relu

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et rappelle en détail toutes les persécutions

au*on lui fil souffrir. L'éloge de sainte ilympiade y est traité avec beaucoup d'étendue, et on y trouve également le récit de ce qui se passa entre Eusèbe de Valentinople et Antonin d'Ephèse, ainsi que plusieurs autres faits qui peuvent servir à Téclaircissement de ]*histoire ecclésiastique des IV' et v* siècle. ]l y a un passage qui ferait presque conjecturer que ce fut Théodore qui mit par écrit Tenlrelien qu'il eut avec Pallade. « Pour vous témoigner, dit-il à cet évèque, combien j'ajoute foi à tout ce que vous me dites, je vous avoue franchement que j'y apporte toute l'attention possible, et que je tâche de le graver dans ma mémoire, jiour le mettre par écrit peut-être, si Dieu m'en fait la grâce, et laisser ainsi à la postérité un monument de cette histoire si utile à tout le monde, mais plus encore à ceux qui désirent répiscopat; car elle leur apprendra ou à suivre 1 exemple de Jean, comme vous Tavez fait, par zèle pour la vérité et avec une constance de martyr; ou, s*ils se sentent trop faibles pour cela, à ne pas ambitionner une charge qu'ils n'auraient nas la force de supporter, et à se tenir dans l'état }aïque, qui est un peu plus humble, mais beaucoup plus sûr. d II est vrai que ce dialogue a été écrit en grec; mais le nom de Théodore rappelle cette origine. Quoique diacre de l'Eglise romaine , il pourrait ^Ire né dans la Grèce, et avoir écrit avec la même facilité dans les deux langues. Malgré cette conjecture, nous laissons Pallade en possession de ce dialogue, sur le témoignage de Photius et de quelques anciens. Du reste cet ouvrage, parfaitement écrit, prouve de plus que 1 auteur connaissait fort bien l'histoire de saint Jean Chrysostome. Il a été traduit en latin par Ambroise le Camaldule, et imprimé dans les deux langues, Venise, in-8% 1532. Le traducteur a placé en tète une petite préface que quelques critiques attribuent à un grec moderne, mais qui pourrait tout aussi bien avoir pour auteur Ambroise lui-même. On la trouve aussi dans toutes les éditions des œuvres de saint Chrysostome.

Dans un manuscrit de Y Histoire Lausiague^ de l'ancienne bibliothèque Colbert, et dans quelques autres encore, on trouve à la suite du texte un écrit intitulé : Des nations de rinde et des Brachmanes^ imprimé in -8*, et sans nom d'auteur, à Leipsig, on ne sait en quelle ^nnée, mais reproduit à Londres in-<^% grec et latin, en 1668. La version la* tine est d'Edouard Bcssœus, et celle de Leipsig porte le nom de Camerarius. Lambecius attribue cet écrit à un sophiste nommé Pallade, que Suidas dit avoir vécu sous le règne de Constantin. Mais cet ouvrage parait être d'un chrétien, et l'on n'a aucune preuve que ce Pallade Tait été.

PALMaS. Sous le pontificat du pape saint Victor, qui mourut en 202, les évêques du Pont, à 1 imitation de ceux de la Palestine, «e réunirent en concile pour décider la quesiiou de la Pâque. Ils rendirent un décret qui

la fixait an dimancLe, et firent pablj décision par une lettre synodale dont fait mention, mais sans en indiquer ï Il y a toute apparence qu'elle fut éci Pal mas, évêaue d'Amastride, qui d cette assemblée. On croit que ce Pal le même dont saint Denis, évèque rinthe, dit un mot dans une de ses adressée à l'Eglise d'Amastride.

PAMMAQUE, que saint Jérême n présente comme l'ornement de Ja n Camilles, se rendit plus'illustre encoj l'Eglise que dans le siècle. Ami et co pie du saint solitaire, ils sortirent en des écoles d'éloquence, vers Tao 370 tandis que celui-ci songeait à se retir les déserts de Chalcide, Pammaquese état de remplir les charges auxquelles lait la noblesse de son rang. SénAit droit de naissance, il fut honoré délit proconsulaire et épousa Pauline, lai des filles de sainte Paule. Son amiii saint Jérôme, qui semblait s'être n depuis leur séparation, se renoua àTo de l'hérésie de Jovinien. Cet hérési qui sous un extérieur de piété, ne s qu'à renouveler les iniamies de de, et à combattre l'honneur de la nité, troubla par ses prédications!

l'Eglise de Rome. Il composa même vrage pour soutenir ses blasphèmes, que fut un des premiers parmilescbrà cette grande ville, qui découvrit sese Il les dénonça au Pape Sirice, qui le damna en 390. Saint Jérôme tirade des lumières de Pammaque, pourJf position de ses ouvrages contre Jovj comme on peut s'en convaincre n lettres et les livres qu'il lui adress cette occasion, Pammaque ayant pci femme, fit offrir pour elle le saint sa et donna, selon ce qui sepratiquaiMl grand festin à tous les pauvres de Rom Paulin de Noie en fait la descriplio une de ses lettres, que nous avons sée, et onlit dans saint Jérôme que P que, non content d'honorer les fun^ de son épouse par les larmes de si conjugale, arrosa encore ses cendre* parfums de l'aumône et de la misén Il fit bâtir un hôpital à Porto et y ser pauvres de ses propres mains. Sc»f pour la foi lui mérita une lettre de talion et d'encouragement de la !• saint Augustin. I.e sentiment de qu auteurs modernes qui prétendent •]« çut les ordres sacrés n'est fondé surû preuve solide; on sait seulement q profession de la vie monastique- ■ *^ glorifiez pas, lui écrit saint Jérôme, le premier des sénateurs qui aJt^«| cet état ; votre profession n® îjf" inspirer que des sentiments unu»

Vous avez beau vous abaisser, ^"^." jamais aussi humilié que Jésus-Cunsi avez beau marcher pieds nus "f^^ d'une robe brune, vous faire le compj des pauvres, entrer avec respect aan^| banes des dernières famill^^s^^P^"

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Jes areugles» la main des faibles, le Jes boileux, porter de Teau, fendre gtis^ faire du feu ; où sont en tout cela î^ens. les soufflets, les crachats, les coups ^eiT Où est le gibet? Où est la mort ? » ^ Ao;suslin , dans la lettre qu'il lui écri* ^ \aî donne aucun titre clérical ; il se l^nie de rappeler son très-cher fils et Itostre seigneur, sans doute à cause de i)k de sénateur dont il était revêtu, kt lui instances de Pammaque gue JMme composa ses Commentaires , Joâ €i Amos. On peut en dire au* da Cûmmenimre tur Daniel^ dont il QA exemplaire à Patnmaque et à lircelle. On voit encore, par le prolo* lePère sur Jsale que Pammaque lui des lettres fréquentes, pour le d'expliquer ce prophète, comme ! il loi demanda encore un Cornmr Ezéchiel. Saiaiiérùaie ne fai* I commencer Texplication, lorsqu'il mort de Pammaque et la nouvelle frise de Rome par Alaric, roi des ,es ilO. Il parait qu'il avait écrit un îniibre de lettres, surtout à saint Jé- Ejis il ne nous en reste qu'une, et lai est-elle commune avec Océanus, ^ me lui était ami de ce Père. C*était ir&fertir du bruit que soulevait dans U Tdrsion aue Rufin avait faite du d^Origene, et pour le prier d'en ks vreurs. Ils lui envoyèrent en leiaps la traduction de RuQn qu'ils l parvenus à se procurer, et dans la- % disaient-ils, ils avaient trouvé plupusilions qui ne leur paraissaient iiques. Nous soupçonnons même, -ils, qu'on en a supprimé quelqui auraient rendu trop sensible feVauteur. C'est pourquoi nous titofts, pour l'utilité de tousj ceux vntiloiae, de nous faire connaître ce a*Oiigktt, tel qu'il est, et d'en réfuter ^Tf^m, encë qu'il y a de défectueux ^^tnioetion. Comme le traducteur, "^ous Mnmer, donne adroitement à dziïs sa préface, qu'il n'a fait lier ce que vous aviez promis, et que parlagez avec lui tous ses sentiments, dfttz vous laver de ce soupçon, dans que votre silence ne soit pris pour • Nous avons dit ailleurs, et nous (trasion de le remarquer encore/que ^Ôme n'avait pas besoin d'être excité Origène. Cette lettre de Pammaque primée parmi celles de saint Jérôme.

hHILE, ISSU d*uue famille considé- (t Dé à Beyrouth en Phénicici y passa mières années de sa jeunesse, occupé des sciences profanes. Il y St des si rapides qu'il fut bientôt jugé ies plus hautes fonctions de la maare; mais il ne tarda pas à v renoncer sappliquer uniquement à l'intelli^ ^des saintes Ecritures, qu'il aima, dit , plus qu'aucun des hommes de son 9. Ceux qui, comme saint J(^rôme, lui ♦•nlprjur premier maître Picrius, sup-

f osent qu'il était venu passer quelque temps Alexandrie, où celui-ci avait succédé à Origène dans la charge de catéchiste. Il réussit d'autant mieux dans ce nouveau

Senre d'étude qu'il avait reçu de Dieu le on particulier ae l'intelligence et de la sagesse. Ce fut sans doute dans le but de s'y perfectionner de plus en plus qu'il se rendit à Césarée, où il s'appliqua à recueillir de tous côtés ce qu'il put découvrir des anciens commentateurs. Il les lisait avec assiduité et les repassait dans son esprit avec une attention continuelle ; mais il estimait particulièrement ceux d'Origène. Aussi s'empressat-il de les recueillir avec plus d'exactitude et il en transcrivit même une grande partie. Saint Jérôme affirme que, de soa temps, le manuscrit se voyait encore dans la bibliothèque de l'Eglise de Césarée. Il contenait entre autres les vingt-cinq homélies sur les douze prophètes, lesquelles tombèrent entre les mains dix solitaire de Belhléhem. On comprend sans peine que le saint docteur ait conservé, aussi précieusement que s'ils eussent été les trésors de Crésus, ces livres où il s'imaginait voir encore les traces du sang d'un martyr. L'amour de Pamphile pour les sciences se reportait naturellement sur ceux qui les cuUivaient.il leur fournissait abondamment les choses nécessaires à la vie, et, ce qui ajoute la délicatesse à la bienfaisance, il avait toujours à la disposition de ceux qui en manquaient, un grand nombre d'exemplaires des saintes Ecritures qu'il distribuait libéralement aux hommes et aux femmes elles-mêmes, quand il leur connaissait du goût pour la lecture. Des livres qu'il avait ainsi recueillis à grands frais, il composa une riche bibliothèque qu'il consacra à l'Eglise de Césarée. Eusèbe, qui en avait dressé le catalogue et saint Isidore, de Séville qui en parle après lui, témoignent qu'elle contenait bien près de trente mille volumes. Saint Jérôme dit qu'elle se trouva en partie dissipée ou gâtée, mais Acace et Euzoïus, qui occupèrent le siège de Césarée après Eusèbe, prirent soin de la rétablir. Saint Pamphile érigea également une académie et une école, où il enseignait les saintes Lettres, aidé, suivant toute apparence, par Eusèbe, ' avec qui il se lia d'une amitié très-étroite etqu*il associa à ses études et à ses travaux. Une note d'un manuscrit iïEzéchiel nous apprend qu'ils l'avaientcoUationné ensemble sur les tétraples écrits de la main d'Ori-

Î;ène,et nous lisons dans saint Jérôme que es provinces entre la iyrie et l'Egypte se servaient des exemplaires travaillés par Origène et publiés par saint Pamphile et par Eusèbe. Ils s'appliquaient aussi à rectifier les copies des autres, comme on peut s'en convaincre par un exemplaire do Jérémte^ qui'a longtemps appartenu aux Jésuites de Paris, et qui porte une remarque annonçant qu'il avait été corrigé par Eusèbe et saint Pamphile. Enfin, ils composèrent ensemble les cinq premiers livres de V Apologie d Origène, dont nous rendons compte sous le nom du saint martyr.

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L*applicalk>n qu'il apportan à fétade des saintes Ecritures et à l'instruction des autres ne lui ût point négliger Teiercice des vertus chrétiennes» dont sa vie présenta toujours un modèle achevé. Après avoir distribué aux pauvres tous les biens gue ses parents lui avaient laissés, il menait lui-même une vie pauvre et dure, et, plein de mépris pour Je siècle, il travaillait sans relâche à acquérir une philosophie toute divine. Il retraçait dans toutes ses actions ta vie des anciens prophètes et montrait déjà qu'il était propre au martyre. C'est ce qui lui a fait donner par Eusèbe le nom d'Ascète, dont les païens eux-mêmes se sont servis pour désigner ceux qui faisaient profession d une vie plus sainte, plus austère et plus retirée que les autres; nom qui du reste était employé, dans ce sens, par l'Eglise dès le temps d'Origène. On loue encore en lui l'ardeur persévérante qu'il apportait à faire réussir tout ce qu'il entreprenait, et une charité paternelle qui lui faisait traiter ses domestiques ou ses esclave:) comme s'ils eussent été ses enfants.

On ignore en quel temps il fut ordonné prêtre de l'Eglise de Césarée. Eusèbe nous apprend que lorsqu'il eut l'avantage de le ronnattre, sous i'épiscopald'Agape, il.faisait déjà l'ornement de cette Eglise et la gloire du sacerdoce. Il y souffrit le martyre dans la persécution de Dioctétien, le 16 février de l'an de Jésus-'Christ 309, après environ deux ans de prison. Eusèbe avait écrit sa Vie, en trois livres que nous avons perdus et dont saint Jérôme loue le style et les pensées, de manière à nous les faire vivement regretter. Nous avons dans Suriusune histoire latine de .son martyre etdecelui de ses compagunnSfti' rée de Métaphraste, et dans laquelle on trou ve quelques particularités qui ne se lisent point dans Eusèbe. Mais, comme ces particularités s'accordent avec ce que nous savons du saint martyr, et que, suivant d'habiles cri.tiques, cette histoire n'est qu'un fragment de la Vie écrite par Eusèbe, nous n'avons lait aucune ditQculté de nous en servir.

Apologie d'Orij^e.— Les disputes que la doctrine d'Origène avait déjà soulevées pendant sa vie, n avaient pas eu alors de suites bien graves, parce que ce Père protestait invariablement que ce qui se lisait dans ses écrits de contraire à la croyance catholique

Savait été malicieusement inséré par les érétiques ; et, en effet il avait eu plusieurs fois l'occasion de les convaincre d'avoir corrompu ses ouvrages. On ne voit pas non plus que» pendant les cinquante années qui suivirent sa mort, arrivée en 253, personne ait entrepris d'attaquer sa mémoire. Mais, au temps où saint Pamphile écrivait, on remarque qu'il y en avait déjà plusieurs qui> soit par ignorance, soit par passion, poussaient la rigueur jusqu'à traiter d'hérétiques ceux qui les lisaient, sous quelque prétexte que ce fût ; ce qui ne s'observait pas même pour les livres des hérétiques et des païens, puisque certaines personnes pouvaient les

lire, dans ta vue de combattre leur ments, et même simplement pour $ truire. La grande réputation d'Oriij suscita dansces circonstitnces phisieui seurs illustres qui écrivirent en $a Saint Pamphile fut de ce nombre, Apologie est la seule dont quelque soit venu jusqu'à nous. Elle était dii six livres. Les cinq premiers ayai composés .en commun par Eusèbe e Pamphile pendant leur captiTïté.

sixième était l'œuvre d' Eusèbe qui achevé seul après la mort du saint a Saint Jérôme avait cru d'abord avaient travaillé séparément. C'estpo on lit , dans son Catalogue des 1 illustres^ que saint Pamphile availc( son Apologie pour Origène, avant qo'l eût commencé la sienne. Mais, dim tard, les disputes qui s'élevèrent entn Rufln, au sujet d'Origène, Tayanl d'examiner la chose de plus près, ii

3 ne ce qu'il avait pris plouf cleui ou ifférents n'en formait qu'un seul, qi attribuait tantôt à Eusèbe et tantôt Pamphile. Alors il nia absolument < saint martyr y eût aucune part, n eût jamais rien écrit en faveur d'Oris prétendit qu'Eusèbe était l'auteur uni cette Apologie, de sorte que le livre i par Rutin, sous le nom de saint Patu n'était autre chose que le premie six livres composés par Eusèbe.

ce qu'il soutient en effet en pW endroits de ses ouvrages conliv H mais il a tellement varié sur ce poiBiq leurs il doute si cette A^)Ologie n'tuj l'ouvrage de Didyme, qui en aurait fl cinq premiers livres^ tandis que saint

tliile n'aurait composé que le siiièmi ésitations nous font croire qu'il î rien de bien arrêté là-dessus, et, en é ne trouve pas qu'il ait bien prouvé soi timeni, et encoi-e moins qu'il y aitper>i La plus forte prouve qu il en apporttj qu'au témoignage d'Eusèbo lui-même Pamphile n'avait fait aucun ouvrag*»' fût propre; mais cela ne détruit ^ qu'Eusèbe dit ailleurs, ce que Socra tius et plusieurs autres rapporlei lui, savoir qu'il avait travaillé à l'J d'Origène conjointement avec sain phile, et dans ce cas, il ne \^o\isa\i ' que cet ouvrage appartint en propr clusivement au saint martyr.

Il ne nous reste de cette ApoW\ premier livre traduit par Ruûn, en voit qu'il y avait deux sortes de pe qui portaient jusqu'à l'extrême la p^ regard d'Origène , mais en donnafl des excès contraires. Les uns le corap' aux apôtres et assimilaient ses écriis de ces hommes inspirés de Dieu ; ^^ au contraire, sans avoir jamais lu ^ vrages, et, peut-èire même parce a les avaient pas lus , traitaient tous s timents d'hérétiques. C'est ""J^"", (lui se passait du vivant de ce Pôrv il s'en plaint lui-même dans un de ses

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DE FATROLOGUS.

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c 11 eo est beaucoup» dit-il» qui ai'ai-

. plus que je ne mérite» parlent trop

lUfreaseoaeflt de mes discours et de ma

xiae, et publient ae moi des merveilles

je suis loin de reconnaître ; d*autreSft

i>Dtr8ire, décrient tout ce que je dis et

iribaent des sentiments que je n*M ja-

ettS. Aucun parmi ces hommes ne

I? les règles delà justice; ils blessent

liréhté, les uns par une haine aveu*

edes autres par un amour excessif. »

it Pimphiie désapprouve le zèle outré

premiers et rapporte les protestations

nfèM réitère en plusieurs endroits

Lises ^ts, savoir, que ce qu'il avance

H9 explications de l'£criture sainte, il

propose point comme voulant en dé-

Bjer le véritable sens, mais seulement

!;e quelqu'un qui cherche à le décou-

llnesige point de ceux qui liront ses

igesuoe docilité aveuglcf et oui préfère

ii<o(imeDt à celui de tous les autres,

oénie examiner quel est le meilleur.

miement il ne prétendait point donner

lerertaiues les différentes explications

#nit données sur les passages de TEcri-

\!ji\ soQl susceptibles de plusieurs sens ;

1 f aîait même de ces explications qui

araient pas paru tout à fait probables,

il o'arait émises que pour en laisser

1)11 et le jugement au lecteur.

ktl^ saint Pam{>hile prouve deux cho«

^:Gabofd, qu'Origène était bien éloigné

îuirde lui-même et de ses écrits l'idée

, iriota^euse que quelques personnes

léiJieDt formée, et qu*ainsi il était injuste

e laisser prévenir contre lui, à cause

louanges excessives qu'on lui avait

l^^its; ensuite, qu'il ne faut pas tou-

preodre pour Texpression de ses sen-

véritables plusieurs opinions qui

'^"^ATenl dans ses écrits, et qu'il n'avance

^^'«iiiltten doutant et comme pour inter-

f^•«.ta)nscience du lecteur. Saint Pam-

rt'i-e kpt que la dignité de prêtre dont

^Kint anji été honoré dans. l'Eglise, sa

''Nt5a^ et digne d'un philosophe chré-

^ m amour pour la religion, son ar-

*3f iaiaiigable pour l'étude ; que toutes ses

^'^ qualités en un mot étaient autant de

««tils indispensables de respecter un aussi

wfiu homme. On devait au moins, à son

^N» pratiquer ia loi générale qui nous

7?e i aimer nos frères ; et, quand bien

*cje il se trouverait dans ses écrits quelque

"'^'-^préhensible - • • * • • •

crime, apr

. suppliante .«.

^edans ses préfaces qu'on lui pardonne^ lyur montrer que c'était moins Tamour *'*Térité qui engageait à prendre parti wife ce Père, quune passion déraison- ^'^ cl qui allait même jusqu'au ridicule, '^*cûnie qu'il arrivait assez souvent, soit ^''•l'^rd, soit par dessein prémédité, que plu un ouvrant un livre d'Origène ^^ Hsant quelque chose, en présence de ""pinemi», mais sans en nommer Tauteur, ' "»re leur plaisait, et ils ne savaient

qu'en admirer aveo éloge les pensées et le style; mais venaient-ils à savoir qu'il était d'Origène, immédiatement ils changeaient . de langage, le traitaient d'hérétique et \» ravalaient jusqu'aux enfers , après l'avoir élevé jusqu'au ciel. Parmi ceux qui combat- ^ taient les écrits de ce grand homme, il y en avait qui ne savaient pas même le grec^ et qui étaient d'ailleurs très -ignorants;, d'autres (^ui, paraissant posséder quelque savoir, n avaient pas même consacré uni instant à la lecture de ses ouvrages , et d'autres enfin oui les avaient lus, mais sans être if^n état den ju^er. Aussi, quand oa leur demandait: Mais dans quel écrit, ou dans quel passage de ses écrits, Origèno avance-t-il ce que vous lui reprochez ? Ils. avouaient ingénument qu'ils n'en avaient lu aucun, et qu'ils n'en raisonnaient quo par oui-dire.

Mais le grand docteur avait une autre espèce d'ennemis qui, pour être plus éclairés, n*en étaient que plus condamnables.. C'étaient ceux qui, après avoir fait leur étude de ses écrits et s'être tenus honorés pendant longtemps du titre de ses disciples, ea déférant à tous ses sentiments, venaient ensuite à se laisser toucher de lambition. d'être maîtres à leur tour. S'il arrivait que dans un des discours qu'ils faisaient erv public, il se répandit dans l'auditoire lo plus petit bruit, que tel ou tel passage était tiré d'Origène, ils protestaient hautement

Ju'ils n'avaient rien de commun ni avec irigène ni avec sa doctrine, et, dans la crainte qu'en paraissant lui avoir emprunté quelque chose, cela diminuât les applaudissements de l'assemblée, ils lui disaieiu anathème et le couvraient de malédictions. Quelques-uns même avaient poussé Tani^ mosité jusqu'à répandre dans le public des écrits contre lui, sans respect m pour sa dignité de prêtre, ni pour les services conr sidérables qu'il avait rendus à. TEglise, ni pour ses travaux continuels, ni pour ses grandes vertus et en particulier son humilité, qui suffisait seule pour sa justification. Si ces considérations, ajoute saint Pamphile, n'étaient pas capables de fermer la. bouche à ses calomniateurs, au moins devaient-ils penser quel sujet de triomphe c'es t pour les ennemis de la religion, de voir que ceux qui ont été ses- principaux défenseurs sont aujourd'hui désavoués et condamnés par leurs propres frères, et une guerre domestique les sert mieux qu'ils n'eussent osé l'attendre de leurs propres armes. Le saint martyr entreprend ensuite de justiQer Origène des erreurs qu'on lui imputait , et il se sert pour cela de ses propres écrits, surtout du Périarchon ou livra des principes, dont ses adversaires se prévalaient, parce c[u'il n'est rien de plus fort, dit-il, pour iustifler un homme mort, que ses paroles et les livres qull a laissés. H montre qu*ii professait des sentiments entièrement opposés à ceux que l'on condamnait en lui, et qu'il n'avait rien enseigné sur le mystère de la Trinité, sur la divinité de Jésys*

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Christ, sar rincarnation, sur la nature des angeS) sur la durée des peines des damnés et sur la résurrection des morts, que ce que l'Eglise croit et enseigne sur ces articles. Quant à la préexistence des Ames au'il a enseignée, saint Pamphiie prouve claire-

. ment qu'on ne pouvait le condamner pour ce sujet, puisque, non-seulement TE^Iise n*avait encore rien décidé sur cet article, mais qu'elle tolérait mdme des opinions beaucoup moins nrobables que celle d'Origène, par exemple, lopinion de plusieurs qui croyaient que les Ames se produisent par une espèce de génération qui s'accom-^ plit en même temps que la génération des corps, d'où il suivrait, dit saint Pamphiie, qu'elles sont mortelles^ ce qui est contraire à la croyance de l'Eglise. Du reste, il soutient qu'Origène n'avait jamais cessé d'enseigner sur les Ames tout ce que la foi nous en apprend : savoir , qu'elles sont toutes de même nature, l'œuvre d'un même créateur, qui les a créées libres, immortelles, raisonnables , et qui les jugera suivant leurs actions. Il ajoute que les opinions étaient également partagées sur la nature des astres ; Jes uns les croyant animés et même raisonnables, et les autres prétendant qu'ils étaient privés de tout sentiment, même organique; et cependant personne n'osait taxer d'héré-^ sie l'opinion contraire à !a sienne.

Tel est le premier livre de V Apologie de saint Pamphiie^ le seul qui nous soit resté. Dès que la traduction latine de Ru6n l'eut répandu parmi les Occidentaux, on fut surpris qu'Origène, défendu par un martyr, eût été condamné par le pape Anastaseet par Théophile d'Alexandrie. Dans Tesprit de beaucoup de personnes, l'autorité de ces évêques devait le céder àcelle de saint Pam-» phile. En effet, cet ouvrage est d'autant plus respectable et par là même plus favorable à la mémoire d'Origène, que son sai/il apologiste était à la veille de donner son sang pour Jésus-Christ, ce qui le met à l'abri de tout soupçon de l'avoir entrepris par aucun sentiment humain. Saint Jérôme, qui croyait cette Apologie tout entière d'Eusèbe, se : proposait de la réfuter, si Dieu lui en accordait le temps ; mais quoiqu'il ait vécu plusieurs années encore^ on ne voit pas qu'il ait mis son dessein à exécution. Il accuse Rufin d'en avoir donné une traduction inûdèle, et d'en avoir retranché tout ce

* qui sentait l'arianisme. C'est ce dont nous aurions pu nous convaincre par le texte grec, s'il était venu jusqu'à nous; mais il nous semble imprudent et peut-être même injuste de condamner RuQn, sur la simple déposition de saint Jérôme, qui était son ennemi déclaré. Au contraire, il y a tout lieu de penser que cette apologie ne renfermait rien dont les ariens pussent tirer avantage, puisque Photius, sévèrejusqu'à l'excès pour tout ce qui s'approche de l'arianisme, n'a remarqué aucune trace de leur doctrine dans l'Apologie d'Origène qu'il avait lue en grec.

Suivant RuQn, il est impossible d'v trou-

ver aucune hérésie, et saint Jérôme, soutenait le contraire, n'osait le faire q termes vagues et généraux, parce qu'en cifiant ce qu'il y trouvait a reprendr craignait de montrer à toute la terre justice de son accusation. Il est vrai n moins que saint Jérôme avance, contre serlion de Rufin, qu'on y lisait entre au blasphèmes, que le Saint-Esprit n'est pd la même substance que le Père et le Fi mais on croit que le saint docteur, Hs avec trop de précipitation le passage d lequel saint Pampnile combat l'opinioQ ceux qui croyaient que l'âme n'est au chose qu'un soufQe de l'esprit deDiea^a entendu du Saint-Esprit ce que le saint tyr ajoute,, savoir, qu'il est contraire saintes Ecritures de croire qu'elle soitd substance de Dieu^ Ce qui fait le fond de cette conjecture, c^est que dansi'^p de saint Pamphiie^ telle que nous Va aujourd'hui de la traduction de Rufin, o trouve point ce que saint Jérôme y rep touchant !e Saint-Esprit. Or, il n'est pas bable que RuQn l'ait supprimé à lasuKé reproche que lui fit saint Jérôme, c^r traduction était dès lors trop répandue fi tout et surtout à Rome, pour qui! M retirer les copies des mains même de ennemis, afin de les corriger. On ne p croire non plus queRufin, qui pensaitdu façon très -orthodoxe sur Je dogme de Trinité, eût avancé avec assurance qi n'y avait rion que de très-catholique éi cette apologie, si l'erreur signalée parsii Jérôme s'y était trouvée en effet.

Quant aux cinq autres livres de TiH gie dOriginey nous n'eu avons plus aujot d'hui que quelques fragments détachés p considérables. Eusèbe nous apprend qv avait consigné dans le second livre beaaoo de documents sur les troubles excités sujet de ^l'ordination d'Origène. Il semÉ insinuer aussi qu'il avait inséré dans sixième livre les lettres que ce Père av écrites au pape Fabien et à d'auires é\ ques, pour témoigner de la pureté de sa fi Suivant Socrate les deux auteurs y rap{ laienl, avec les principales circonstances la vie d'Origène, le panégyrique que su Grégoire avait composé en son honneur.

l'on veut ajouter foi au récit de Praedesun tus, saint Pamphiie y montrait encoreqM cunedes erreurs attribuées àOrigènenél^ de lui, mais de ceux qu'il avait vaincusda la dispute, ou mômci de deux hérétiqu qui portaient son nom. Enfin, nous voyoi dans Photius, qu'un auteur io^^'^°"- ^ avait composé cing livres pour la defea d'Origène, se fondait principalement sur que saint Pamphiie et Eusèbe de Césaree^ Avflifitit écrit

Corrections des Ecritures. — Nous flï^oi déjà dit un mot , dans la biographie q sauil Pamphiie, de l'application quij «PP la, soit à donnerdes copies exactes dessai tes Ecritures, soit à corriger les copies^! autresi Le travail le plus considéraDiM** i entreprit en ce genre, fut^de rélabliroaû*

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