‹ Dictionnaire général et complet des persécutions souffertes par l'égliseChapitre 40 sur 207 · TAS · texte numérisé non relu

TAS

DICTiONNAmE

PAS

sure en décidant que œux qui fréquentent des eicommuniés, malgré eux, par nécessité ou par devoir, ne tombent point dans Texcommunicalion, ce qu'il appuie de Tautorité de Grégoire VU, lui-même.

La lettre dix-Iiuitième est adressée à Baudouin, roi de Jérusalem, qui l'avait prié de soumettre à i*évéque de cette ville, comme à \eut métropolitain, toutes les villes qu'il avait prises et qu'il pourrait prendre encore sur les inQdèles. Paschal lui accorda sa demande, en considération des dangersauxquels il avait exposé sa personne pour relever TEglise de Jérusalem. La lettre suivante sur le même sujet, conGrme à Gibelin patriarche de cette ville et à tous ses successeurs les droits de métropolitain. Dans la vin;$tième, il déclare à Bernard, patriarche d'Antioche, qu'en accordant le droit de métropolitain au patriarche de Jérusalem, son intention n'a pointété de préjudicierauxdroitsde son Eglise, dont il relève l'éminenle dignité d'avoir eu dans la personne de saint Pierre le même chef que celle de Rome, avec laquelle elle a toujours eu des rapports particuliers et intimes. Il s*excuse même en disant que, si dans ce qu'il a réglé ti^uchant les limites des deux Églises d'Anlioche et de Jérusalem, il y a de l'erreur, ce n'est point en lui Teffetde la légèreté et du mauvais vouloir; mais de l'éloignenient des lieux et de l'ignorance de leurs noms.

La vingt-deuxième adressée à Tempereur Henri, regarde les investitures etsemole offrir comme un projet de bulle qui contient les clauses du premier traité de Paschal avec Henri. Par ce traité fait entre les députés des deux partis, le Pape s'engageait à couronner empereur Henri V, qui promettait de son côté de rendre la liberté aux Eglises et de renoncer aux investitures, mais c'était h condition que ce prince retirerait les duchés, les comtés, les marquisats, les terres, les droits de monnaie, de justice et de marchés, les redevances, péages et autres biens que l'Eglise tenait de l'empire. Cette convention semblait donner gain de cause à TEglise, mais, comme le remarque Dupin , dans le fonds, elle dépouillait les évêques de leurs biens et de leurs dignités pour un honneur chimérique et les réduisait h une extrême pauvreté. L'empereur ne fit pas difliculté de signer ce traite, prévoyant dedeux choses Tune, ou que cette convention serait exécutée.et qu'il y gagnerait beaucoup; ou que si le Pape ne pouvait pas faire résoudre les évêques d'Allemagne à quitter ces grands biens , il rentrerait dans ses droits sur les investitures. Pour en venir è la lettre de Paschal à l'empereur, ce Pape remarque d'abord que les canons défendent aux ecclésialiques de se mêler des affaires temporelles et d'aller à la cour, si ce n'est pour lies œuvres de charité; puis il se plaint qu'en Allemagne, les évêques et les abbés soient si souvent occupés de choses qui leur sont défendues et fréquentent si souvent la cour; que les minisires de l'autel soient devenus

les ministres de l'empire; parce qu'ilsi reçu des rois, des villes, des duchés marquisats, des droits de monnaie, euut choses oui les engagent au service de$pr ces. Delà est venue dans l'Eglise lac orna de recevoir par la main des rois rin?esirto qui a été condamnée dans plusieurs rnnri par les Papes Grégoire VII et Urbain II. chai, march;mtsuT leurs traces déclare a coiihrmé dans un concile ce quW fait ses prédécesseurs, et qu'en consètjuc il a ordonné qu'on rendtt h Tempereorlj ce q.ui appartenait à l'empire du temps i empereurs Charles, Louis, Othon et aot princes prédécesseurs d'Henri. il défend* peine danatlième qu'aucun évêque nid nes'emparent de ces sortes de biensqiiisistent en villes, duchés, comtés, marqu' droit de monnaie, etc. Il veut que les .^ ses, avec leurs oblations et leurs héritij soient libres conformément à la proata que l'empereur avait faite le jour del couronnement.

Paschal ayant appris par les lettres quelques évêques de France que le roi F lippe avait résolu de quitter Bertradcau! jet de laquelle il l'avait si souvent avtili même excommunié, il écrivit aui archei ques et évêques des provinces de Reiios Sens eide Tours, leurmarquantqu'ilie>3T commis, avec Lambert évèqued'Arraspo absoudre ce prince et sa concubine, dâc< cas où ils voudraient se séparer siricèremc et promettre de n'avoir plus aucune liât$( Cette lettre est la trente-cinquième. Elln suivie du sormentde Philippe etdeBerlrai serment qui fût prêté en llw,entrelesmji de Lambert d'Arras, qui fit les foi)clioD> légat et de plusieurs évêques.

Dans la quarantième, il témoigne à si Anselme la part qu'il prend àson relouri Angleterre. Il lui recommande de travaiil d'abord à corriger et à réformer les Eg'Jî d'Angleterre, selon les décrets de l'M Romaine et ensuite à lui procurer la tic veiliance du roi et le payement du denier saint Pierre. « Vous n'iicnorez pas, lui ditle besoin extrême où nous sommes, to; l'Eglise Romaine étend sa sollicitude < toutes les autres, au lieu de s'occuper dV seule, quiconque lui fait tort se rend suc lége envers toutes les Eglises, v Dans la i< tre suivante, au même, il remercie Dieu* courage qu'il lui a donné, à lui qui n'afoi cessé d'annoncer la vérité même dan^ i plus grands dangers, au milieu des barl>M et exposé à la violencedes tyrans. Il l'e^l»^ te h continuer en agissant et en pariant tu jours avec la même fermeté et la iriéine beité. La quarante-deuxième est uner ponseà plusieurs articles, sur lesqueU^^' Anselme l'avait consulté. Il y décide eut autres choses, qu'un évèque qui est con^ cré ne peut [lomt recevoir de la uiain d laïques des biens ecclésiastiques situés dai un autre évêché ; mais qu'il ne peut rec voir ceux qui sont dans son propre évèili parce qu*alors ce n'est qu'une rcstituiK qu'on lui fait. Les abbés ne doircat en r

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