‹ Dictionnaire général et complet des persécutions souffertes par l'égliseChapitre 48 sur 207 · D£ PATR9L0<^1K · texte numérisé non relu

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litmeurénit daus les liens du dëmoD dans btjels il s*étaU engagé lui-même.

AcTBK^ LETTRES. — Il ne nous reste que n fra^mcnlsdes Ujtres que saint Paulin {ririi à Charlemagne. Dans une de ces nres.il prie ce prince avec beaucoup d'ins-

[»9Siïe réprimer les entiemis visibles de Ji>e, afin que les prêtres du Seigneur ' $inl le serrir en paix^ et suivant les rèévangéliqiies, transmises parles apAtres DserTées par le^^ cations» car ta parole du ur déclare qu'il est impossible de serdfiix maîtres ; Dieu et le monde. [Matlh. ft ) On présumeque cette lettre se rap- {8UX persécutions que le duc de Veeierçait alors contre le clergé. —Dans tre fragment de lettre au même prince, Dseplaintdela négligence desévéques vautres pasteurs» c[ui, peu soucieux de tlevoirs, s*absentaient souvent etlongde leurs Eglises, sans se préoccuper iJige de Piustruction des peuples» de lAistrationdes sacrements et de laconoQiia saint ebrôme. Il parait même se joi^^naieni quelquefois aux solpour les exciter à répandre le sang \iionl ils n*osaient se venger en per- , el(|u*ils faisaient servira leurs pasctè leur vanité les biens destinés à warrilure des pauvres et au rachat des lifv Par une conséquence bien naturelle en désordres, ces prélats n'observaient iiicune résidenceron ne les trouvait cdans leurs Eglises, pas même aux 1m solennités, ni pendant les jours du "i^ consacrés tout particulièrement h éiiilenre et à l'instruction des fidèles. I Paulin leur objecte le xv* canon du leileSanlique, qui défend aux évoques itiseotcrau delà de trois semaines, ainsi te canon viii* qui fixe le temps, et déine les raisons qui peuvent autoriser é^h\\ie è aller à la cour. Il cite encore ck sujet quelques canons d'un concile Qen Afri'iuet et rappelle qu'une des ruimineade Julien rApo.«tat pour détruire 'Uit eaiholique était d'arracher les évède leurs diocèses, afin que les peuples ^^eol privés d'instructions. On croit que lie ieUre fut écrite avant le concile de Mïncfori, où l'on dressa quelques canons N remédier h ces abus.— Nous avons un ^i^iènie fragment de lettre dans laquelle *'iiPauliu (lunnaîiau roi Charles uiver- *Jîn$!ruciions pour le gouvernement ci- 'iiH ecclésiastique de ses Ktats.Illui repré- [*niHa nécessité d'obliger les évêques à W«'|uer à l'étude de l'Ecriture sainte, «•Hle ilergé à vivre suivant les rèj^les de •■JjiHij.jine, les philosophes à acquérir la •jwbbance des chos^es divines et huraai- ■**♦ Iw moines k pratiquer les exercices ■■'i^ri'li^ion, lesju^esà rendre la justice, **H>ldauà faire souvient l'exercice des ar- ^|♦^ t'i eniin tous les sujets à vivre dans la *^"i<rance el la concoriJe, dans la soumis- •"'^ cl Itibéissance, Le titre d'empereur ^■w àciiarlesen tôle de cette lettre, mon- **Mttelleaété écrite après l'an 800.- -Nous

avons presque tout entière . la lettre que saint Paulin écrivit à Charleraagne, au sujet du concile d*AUino, pour engager ce prince h autoriser les règlements conclus dans cette assemblée, qui, en sa qualité de concile local ou provincial, ne pouvaitfaire exécuter ses décrets qu'avec le secours de l'autorité de l'empereur. En effet,il s'a.^issait de réprimer les violences du duc de Venise, et d'empêcher qu'à l'avenir les prêtres fussent^ maltraités par les laïques.

Règle delà /bi,— Ce tVre cache un poëme en vers hexamètres , dans lequel ce Père proteste que sa doctrine sur les mystères de la Trinité et de rincarnalion ne diffère en rien de celle des apôtres et du concile de Nicée,et au'il croit de cœur tout ce que l'Eglise catholique enseigne, Il fait mention des principaux hérétiques qui ont errésur cette matière comme Ebion. Arius, Eunomius,Nestorius, Eutychès, Manès et Saliellius; mais il ne nomme niElipaud, ni Félix d'Urgel , probablement dans Tespérance qu'ils ne sopiniâtreraient pas dans leurs erreurs. Il se contente de leur opposer le témoignage de la voix, qui se fit entendre du haut du ciel, au moment du baptême de Jésus-Christ, dans les eauxdu Jourdain; voix, dit-il, qui le proclamait véritablement et pro* prement le Fils de Dieu. {JUalth. m, 17 ) Ce poëme est adressé à un ami que saint Paulin se contente d'appeler son très-cher frère, sans le désigner autrement, mais on a tout lieu de croire que c'était Alcuin, qui, en effet, loue beaucoup cet ouvrage, digne, suivant lui, d*être répandu partout, et gravé surtout dans la mémoire de tous les prêtres.- Nous ne dirons rien des hymnes publiées sous son nom, parce que la plupart lui sont justement contestées, et qu'il n'en est presque pas uue qui puisse lui être attribuée tout entière.

Avis saluiaires. — Dom Martène a découvert dans un manuscrit ancien d'environ 500 ans un ouvrage avec ee i'iire: Avis salataires tirés des écrits des suints Pères; mais il n'en a fait imprimer que la préface ou Texorde. On voit que le but de cet écrit estd*exhorter à la pénitence, et que l'auteur s'applique à reproduire ce qu'il avait trouvé de plus frappant sur cette matière dans les ouvrages de saint Ambroise, de saint Jérôme, de saint Augustin, de saint Grégoire le Grand, de saint Chrysostome, de saint Ephrem et de saint Isidore dé Séville. Mais quoique cet ouvrage portât sur le manuscrit le nom du saint |>alriarche d'Aquilée, rien ne prouve qu'il en soit réellement l'auteur.

Le style de saint Paulin est tout autre dans ses ouvrages de polémique que dans ses ouvrages de morale. Dans ceux-ci, il est simple, clair, uni, concis; et dans les autres, au contraire, il est obscur, embarrassé, diffus. Sa lettre sur le concile d'AUina se ressent de tous ces défauts. Mais sa croyance est pure et il prend vivement la défense de la doctrine de l'Eglise dont il était irès-inslrruit. — Madrisius, prêtre du rOratoired*l(alie, a publié enl737«aVeaise,

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I une édition in-folio eicoinpièle des ouvra- • ges de saint Paulin , avec des notes et des I dissertations fort curieuses. Cependant le I dernier écrit, dont nous avons dit un mot, } ne se trou veque dans le tome l'\de la grande

I collection de dom Martëne.

PAULIN ou PAULINIËN, évéquede Saint- PoUde-Léon en basse Bretagne, gouvernait celle Eglise dès Tan 954, puisqu'il souscrivit en cette qualité k la charte de rétablissement de l'abbaye de Saint-Père en Vallée, dans un des faubourgs de Chartres. On a de lui une Histoire do la translation du corps ou du chef seulement de Tapôtre saint Matthieu de r£thiopie dans TArmoriquc ou la Bretagne, et de là eu Italie, où, après avoir séjourné longtemps, il fut enOn déposé à Salerne. A cette histoire l'auteur a joint une Relaiîon des miracles opérés par la vertu de ces saintes reliques, au temps de Gisulphe, prince de Salerne, mort au plus tard en 974. pour être à môme de mieux recueillir tous ces miracles, on pense que Tévêque Paulin se retira en Calabre, où il finit ses jours, imitant en cela la conduite de Mabbon son prédéce<^seur, qui s'était retiré à Tabbaye de Fleuri, avec une partie du corps de saint Paul, évêque de Léon, pour le soustraire à la fureur des Normands qui ravagaient alors son pays. L'écrit de Paulin, qui se nomme lui-même dans Tinscription, se trouve dans la bibliothè(]ue des prêtres de rOratoiredç Saint-Philippe de Néri,à Rome.

II y a tout lieu d'espérer que les modernes continuateurs de Bollandus nous le donneront au 21 septembre, si toutefois il vaut la peine qu'on le publie.

PAULIN, primicier de l'Eglise de Metz, commença à se faire connaître dans le monde savant vers Tan 1060 ou 1061. Il était ami de Bérenger, scholasiique de Tours, et en commerce de lettres avec lui. Il entretenait aussi d'étroites liaisons avec Adelmanne, (^ni devint dans la suite évêque de Bresse. L'est ce qui porta ce dernier û se servir de Paulin, comme étant plus à portée que luimême de constater les faits, pour savoir de Bérenger si les bruits fAcheux que l'on répandait sur âun changement de doctrine étaient fondés. Paulin avait promis à Adelmanne de le satisfaire; mais il négligea tellement de remplir sa promesse que, deux ans après, Adelmanne s'en plaignait encore à B Tenter lui-même. De toutes les lettres qu'il écrivit à ces deux personnages et à d'autres encore, nous n'en connaissons qu'une seule qui soit venue jusqu'à nous. £lle est adressée à Bérenger, et l'auteur lui donne le titre deTrês'Cher frire; ce qui montre qu'il n'avait pas encore été condamné dans les conciles de Rome, de Verceil, de Paris et de Tours. Quoique courte, cette lettre est intéressante pour l'histoire de cet hérésiarque, Paulin ne lui dissimule nullement la mauvaise réputation qu'il se faisait par sa doctrine ; et craignant qu'il n'y eût réellement de sa faute, il lui donne à ce sujet des avis ibrt salutaires. Il lui fait part du jugement qui! avait porté sur un de ses écrits qui

traitait de rKucbaristie, et finit par lui di

3u'il a fait copier à son intention le 7n» es hérésies de saint Augustin, et qu'il tel fera tenir incessamment. Cette lettre trouve dans le tome l" des Anecdotes û^iti Martëne.

PAULULUS (Robert) est peu connu, ciil léserait même pas du tout, si Ton n> trouvé dans l'abbaye de Corbie un mani crit et quelques diplômes où se lisent s nom et sa Qualité de ministre de l'évèq d'Amiens: Jlfag/s^fr Roberius PauMus i nisler episcopi Ambianensis, C'est en i termes qu'il a souscrit, en 117&, 1179 1184, certaines chartes indiquées par i( Mabillon. Ce mot de ministre signifie sa doute ici, ou la dignité d'archidiacre, une fonction pareille à celle quexei aujourd'hui les grands vicaires. Quoi en soit, un traité sur les cérémonies, sai ments et offices de l'Eglise, inséré parmil OEuvres de Hugues de Saint-Victor, i selon toute apparence, l'ouvrage de Robt Paululus. D'abord, c'est ce dernier nom^ s'offre en tête du plus ancien et du meillj manuscrit de ce livre, savoir, celui que {ni sédait l'abbaye de Corbie; ensuite, (M tout Touvrage, et surtout dans la \nm l'auteur s'annonce, comme un prêtre séii lier, comme un chanoine qui ne rit |k»j dans un monastère, et on n y rencontre }i un seul mot (^ui retrace des habitudes cIâh traies, ni qui rappplle des institutions, ( des règles cénohitiques. Ajoutons enûiiqi Hugues de Saint-Victor a composé suri mêmes matières des livres qui ne res^ei blent k celui-ci ni par le style, ni par méthode, ni quelquefois même uarlaik trine.

Dans la préface de ce traité, Robert Pi lui us s'adresse à un de ses confrères qui avait trouvé la première esquisse, oulil par l'auteur hors d'une armoire destin serrer les livres. Ce n'était alors qu cahier de quatre feuilles; maintenant v un traité divisé en trois parties, parce " l'auteur, à la prière de son confrère, épargné ni soins ni veilles pour com[li' ce recueil. Il ne dissimule pas qu'il naf| que transcrire, abréger, compiler enfin i que les Pères de l'Eglise avaient écril 5i les cérémonies sacrées. Obligé lui-mfti d'assister aux offices divins, il n'a pas temps de les expliquer par de longs <iisiou; Il promet donc d'être concis, simple, de i rien dire de son propre fonds, de ne rienei bellir par de profanes ornements desM et, fiûn que son confrère puisse comnmd ment se servir de ce manuel, il met d'aboi sous ses yeux les titres de chaque partie de tous les chapitres. La première |>^rt! traite de la consécration ou dédicace ( l'église et de l'administration des sncn ments. On y voit que le baptême s'adniiur: trait encore par immersion. Dans l'un (1< chapitres gui concernent la pénitence, Ts^ teur examine si une excommunication io juste peut avoir quelque efficacité, et s décide pour la négative. Il est pourtai

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