‹ Dictionnaire général et complet des persécutions souffertes par l'égliseChapitre 49 sur 207 · DE PATI10I.0GIE · texte numérisé non relu

DE PATI10I.0GIE

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taris qu'il faut craindre tout tnathème UésiaMiquey même injuste; mais il n*é- Cpoinl là question de savoir si cette liftif Jot(em^)ècher qui que ce soit de faire iil(»voir. Les discussions tbéotogiques ne it jMnais qu^enlamôes ou effleurées dans itratié. CVt^t principalement aux détails nquesqne Roi>ert Paululus s'attache.

iTeKtiption des habits sacerdotaux ou »[)aux occupe les treize derniers cha- (Je cellepremière partie, qui en a cin-

seromie en contient quarante et un qui i( (les heures cononialeSy et plus louant iïûs cérémonies de la messe. C*est ili^u dexplîralions allégoriques. Dans ite-sept chapitres du troisième livre, ir))ârcourt le calendrier liturgique»

lêrATent jusqu*au delà de la Pentecôte, compte des pratiques diverses pro^ i chaque solennité; et, au milieu des }«n(alres mystiques dont il est toujours le, il est possible néanmoins de reiirun petit nombre de faits; par exemfp'en certaines églises, on disait deux lejourdela nativité de saint Jeanïii«; que durant le carême la messe foçait le dimanche h neuf heures et ii[res jours & trois heures après midi ; IVn avait peu à peu abandonné Tancien pe >ie ne commencer l'office du Samedi Uo'après le coucher du soleil. Robert m n>st point sans instruction. It cite ire tripartite, saint Jérôme, saint i^e, saint Augustin, saint Hilaire rroit Tauteur du Gloria in excebis, llGri^goire, Pape, Bède, Isidore de Séville, oiârqu'il appelle Ymar, révoque du . sans doute Hildebert qu*il qualifie il» ttTiificator. Mais il cite aussi le lieGratien et donne une pleine conaux fausses décrétales.

luoirage dont nous venons de parler est HfJaiis la collection de Hugues de Saint- '^^i d'un opuscule intitulé : De canone ^(ilibaminisejusque ordinibus. Ce sont rtwpilres d'une mysticité transcendante, ^îTjsent le canon de la messe en sept 'o<ies et rendent surtoutraison des divers f^* de croix que fait le prêtre dans le ^5 (la tes prières. Dupin veut que Robert

t'^^^assoii aussi l'auteur de cet opuscule ^^t attribué par Casimir Oudin à Jean do louailles. Aucun motif, aucun indice "ppuie cette hypothèse de Dupin. Les deux P^^mms qu'il réunit diffèrent autant que >*^^We|V8r la diction, par le style, par le 2*|^re des idées et par le genre du tra- Nil.L'aaieur des trois livres sur les cérérJ'^S sacrements et offices, n'est qu'un Jjl«laieur qui recueille de toutes parts •f*l«i|scldes explications dont il ne cher- ^^Nnl à composer un système. L'opus* r;^wle canon de la messe peut sembler JfiJcoup p|,,5 original. C'est Touvrage J"^ imagination active, qui n'emprunte *|fl. qui crée elle- môme des rapports entre ^-'gnes, entre les mots, entre les nombres. ^^uèreestde part et d'autre à peu près

la même, mais elle est traitée dans la pre-' nilère production par un simple amateur d'allégories, qui ne veut et peut-être même ne peut en inventer aucune; dans la se* conde, par un mystique de profession, trop capable d'enrichir le genre auquel il s'est voué. Tous deux écrivent mal ; mais le premier, parce que ses idées ne lui ai)parliennenl jamai.s, et le second, parce que les siennes sont toujours trop bizarres pour être bien exprimées.

Du reste, nous n'avons rien de positif ni môme d'hypothétique à dire ici sur la vie de Robert Paululus, ni sur l'époque de sa mort. Aucun de ^es contemporains n'a fait mention de lui. Nous vovons seulement qu'il vivait encore en 118*, puisque c'est la date de l'une des chartes qu'il a souscrites. Il y a fort peu d'aiparence qu'il soit le môme qu'un mattre Paul, auteur d'une Somme sur la Pénitence; ni que le Paulus on Paululus qui a écrit une Vie de saint Erard^ évéquede Satisbonne. Les Boilandistes, qui ont re^ cueilli celle légende, pensent qu elle a été composée vers la fin du xV siècle, peut-être par Paul de Bernriod, auteur des Vies de Gré^oireVlI et de la bienheureuse Herluca.

PELAGE I'% Romain de naissance et fils d'un nommé Jean qui avait été vicaire du préfet du Prétoire, fut un des clercs de l'Eglise de Rome que le Pape Agapet emmena avec lui à Constantinople, en 536^ et celui qu'il établit son apocrisiaire auprès del'em* pereur Justinien. A la mort de ce pontife, iHavorisa de toute son influence réieclion du Pape Vigile que l'impératrice Tbéodora fit mettre sur le Saint-Siége. Celui-ci nomma Pelage son archidiacre et le confirma dans toutes ses fonctions, où il se signala par sa prudence et sa fermeté. Elu pour lui succéder en 555, il dut en partie sou éléva* tion è l'empereur qui avait goûté son esprit. Le nouveau pontife s'appliqua à réformer les mœurs et à supprimer les nouveautés» Il condaimna les trois chapitres dont il pa« paissait avoir parlé favorablement, en écri« vaut, en 546, aFerrand, diacre de Carthage, pouf le prier de délibérer avec son évè« que, et eeUx qu'il savait être les plus instruits sur cette affaire; et il travailla en môme temps à faire recevoir le cinquième concile tenu à Constantinople en 553. Le Pape Vigile, son prédécesseur, s'était ]oug«* temps onposé à «-elte condatnnaliun, quoi^ qu'à la un il t eût acquiescé, parce qu'il craignait qu'elle ne fit regarder comme M^ téroiloiesdes hoanmes dont In foi lui parais^ sait pure, quoique leurs écrits prôlossenià la censure. Pelage approuve la condamnai tîon de ces écrits, dans des circonstances où leurs personnes semblaient n'être plus compromises, et où les eutychéens semblaient ne pouvoir plus tirer avantage de cette condamnation. Dans l'attaque ues erreurs do« minantes, il arrive très-naturellement que les personnes les mieux intentionnées sein* blent donner dans un extrême opposéi et s'é'-arter de ce milieu si étroitement circonsenti où se tient la vérité. Or rien n*esl

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DICTI0.VNA1RS

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plus raisonnable que de ne pas confondre tes défenseurs, peut-être trop ardents de Toriliodoxie, avec les partisans d'une erreur reconnue. iSX c*esi sous ce point de vue qu'il faut envisiiger la conduite quelquefois in^c^ale, quelquefois môme opposéet mais toujours conséquente, que les pontifes et k's conciles ont tenue à réc;ard des doctrines et (les docteurs. Les évoques de Toscane, ref'jbant d'adhérer au cinquième concile, et sVtant même séparés de Ja communion de Pelade, il leur écrivii en des termes dont nous aurons occasion d'admirer la dignité el la vigueur. Les Komains, assiégés par les GoUis, lui durent beaucoup. 11 distribua des vivres parmi la population alTamée, et obtint de Tolila, lors de la prise de la ville en 550, plusieurs grâces en laveur des ciloyens* Lorsque ce vainqueur se présenta pourfaire ses prière.^ dans l'église de Saint-Pierre, Pelage s*avança vers lui, le livre des Evangiles à la main, et lui dit: « Seigneur, épar^ |:nez les vôtres 1 — C'est donc en posture de suppliant que vous vous présentez mainteaant, lui réjiond avec un sourire injurieux le roi barbare?— C'est, lui repartit Pelade, dans la posture de celui que Dieu a soumis à votre puissance; mais, seigneur, éparg;nez vos sujets I 9 Le roi se n^ndit à ses prières et défendit aux Goths d'insuiter les femmes ni de tuer persoune. Pelage avait jeté les foudcnu'nts de l'église de Saint-Philippe et Saint- Jacques, lorsqu'il mourut, le 2 mars 55t), après trois ans et dix mois de pontificat. On a sous son nom seizeJE'pIlre^ dont la première est évidemment supposée. Nous rendrons compte seulement des principales.

Àupairice Norsès. — Pelage eut occasion d'écf ixe plusieurs fois au patrice Narsès qui commandait pour l'empereur en Italie. Dans !a première de ces letires* il le prie de prétel son secours à deux de s^s légats, le prêtre Pierre et Projectus, notaire de l'Eglise romaine, cbar^^és de procéder contre deux évèques, qui troublaient l'ordre de leurs Eglises en s'en appropriant tous les revenus, 11 représente au gouverneur qu'en aidant de son (»ouvoirà réprimer ces dilapidations, il ne doit nullement craindre de tomber en quelque faute, puisque les lois divines et humaines veuientquelapuissance séculière sévisse contre ceux qui troublent injustement la paix de l'Eglise et qui cessent de lui élre unis. Son désir est qu'ils soient punis sur les lieux, ou bien envoyés à Rome pour y subir la peine due à tours excès.

Dans une seconde lettre adressée au même patrice, Pelage lui dit quil ne doit point s'arrêter aux vains discours de ceux qui accusent l'ËgJise d'exciter une persécution^ quand elle réprime leurs crimes et cherche à procurer le salut des âmes. On ne persécute que lorsque l'on contraint à mal faire; autrement il faudrait abolir toutes les lois divines et humainesqui ordonnent de punir les méchants et de récompenser les gens de bien.lt est clair par les Ecritures canoni* quesqae le schisme est un mal qui doit être

réprimé, même par la puissance séculii et il n'y a aucun doute que ceui-!à soient dans le schisme qui se sont sép< des sièges apostoliques, et qui s'etTon d*élever un autel contre l'Eglise universc Il cite les décrets du concile de Chalced^ contre les schismaliques, et ce qu'en saint Augustin dans son Manuel à Lau\ Il réitère ensuite la prière qu'il avait ^ faite à Narsès d'envoyer sous bonne escj à l'empereur ceux qui faisaient de seuij blés entreprises. 11 lui rappelle le zèie avait montré pour la religion, lorsque, gré les hostilités des Golhs et des Frj dans ristrie et la Vénélie, il n'avait souifert que l'on ordonnât un évéïueà] lau, jusqu'à ce qu'il en eût éjrit à ren| reur et reçu ses ordres, et avait failcom è Kavenne l'évêque élu et celui qui U< l'ordonner, en les faisant passer l'ul l'autre au milieu des ennemis. Il lui n{ che, mais avec politesse, d'avoir laissa évèques de la Ligurie, de la Vénétie e ristrie se glorifier de leur rusticité au; \tt\s des sièges apostoliques, quand il vaitsi facilement les réprimer. S ils aval ajoule-t-il, quelque plainlttà faire sur if gementdu concile universel, tenu à C tantinople, au sujet des trois cljapilresj devaient suivant l'usage députer vci Saint -Sié^e ceux d'entre eux u croyaient \es plus capables d'exposer raisons et d'entendre les nôtres, au licj fermer les yeux comme ils le font, poui chirer l'Eglise qui est le corps de h Christ. Comme il savait la piété du p^ très-méticuleuse, il le rassure en lui dl qu'il ne devait pas craindre d*user de pouvoir contre les schismaliques* puis] y avait mille exemples et mil le consiituV qui autorisent les puissances coasii(u| les punir, non-seulement par Teiil, encore par la confiscation des biens etii par la prison, comme il peut s^^ix corn cre.

Narsès Qt ce que le Pape lui avait dd dé; mais les schismaliques, pour se vd de sa conduite à leur égard, iaxcoiumi l'eut. II en écrivit à Pelade c^ui lui ténu dans sa réponse >combien il avait été s< ble à rinjure qu'il avait subie ; niaii même temps il iui fait envisager cet ail comme un bienfait de la Providence, veut le préserver du schisuie de ces évé< Toutefois il l'exhorte à punir cet alt^ et à envoyer hs coupables à reuipereur, ticulièrement Euptirosius, un des évé( $chismali(}ues, qui s'était rendu col ble d'homicide et d'adultère, et Pauliiii que d'Aguilée, qu*il traite d usurtiaieur, qui mérite d'être privé du titre et du rai d'évêque, à cause de son schisme, Céu l'évêque de Milan qui avait ordonné Pauli Or, comme celte ordination était conirai aux canons, Pelage (iresse Narsès, danb ui autre lettre, de les envoyer tous deux boi bonne garde à l'empereur; l'un, parce (j't ne pouvait être évêque, ayant été orduui co.tre Tancienoe coutume, et j*autre,i>ari

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l*il derail éCre puni pour aToir fait une liliajtion coDire les règles. Pelage s'expri- |p{os clairement dans une autre lettre»

îiltlit que révéque de Milan n'avait pu i|f)DnerPânlin« parce que lui-même était îismatique; et d'ailleurs, pour l'ordonner gjiitnement, il aurait fallu que Turdinafi)<e fit dans sa tropre Eglise, c est-à-diro Us celle (J'Aquilécs |)arce mio, encore quo ^èquede Milan et celui d Aquilée eussent k faire ordonner par le Papt^, néan- ^, à cause de la longueur du chemin, ienusage permettait qu'ils s'oMonnasiniuliiellement, mais h condition que le rrateur viendrait dans la ville du ron* l,soit (lour qu'il fût plus assuré duconrneol de PË^lise vacante, soit pour irqaerévêque qu'il consacrait n« lui Ipriint soumis. Pélac^e dit encore qu'il ' mais été et qu'il ne sera jamais permis mhkv UQ concile particulier pour loer un concile général. Mais si, h ce [OS, ! on éprouve (Quelque difficulté, on Icuiîuller le siège aposloiiquepou.' faire irhilnutes quel*on pourrait conserver [ksdécisions du concile général.

étéques de Toêcane, — Les évoques de ine avaient écrit au Pajie par Jourdan» roseur (le TE^Iisc romaine, dans le desidvlui faire approuver leur schisme au i{ des trois ciiapitres. Pelage , étonné loe semblable proposition, la rejeta avec iDji^us dVmpressement que ces évèseUient même séparés de sa commul/i ne récitaient plus son nom iians lus ijues sacrés. 11 leur prouva, parle témoi- Me saint Augustin, que le fondement lll^lise étant posé sur les sièges apostolii» ceat-là S'int nécessairement dans le (tDcqutne veulent plus avoirdecommuirec les évêqiiesde ces sièges, ou qui trecnnnaissent plus l'autorité. « Comment Mjoule-i-ïl, ne croyez-vous pas être ffàtis lie la communion de tout le monde, \iuug ne récitez pas mon nom, selon la ^luwp, (tans les saints mystères; puisque, 'iniiigne une j'en suis, c^esi en moi que ^JMe à prosent la fermeté du siège apos- Ji^e, avec la succession de Tépiscopatt '<> lie peur qu'il ne vous reste, à vous et K peuples confiés à vos soins , quelque f^Wmsur notre foi, je souhaite que vous Wijez que je conserve celle que le concile «.^<c»^e aconflrraèe par son autorité, qui ^tééublie |)ar la doctrine desapôlres et ^liquéo dans les canons de Constantino- ^'i^'Ephèse et de Chalcédoine, sans que |f^ 7 ail été ajouté ni retranché; et que •nuhéraaiige quiconque veut affaiblir en ^rtic ou révoquer en doute la foi decescon- JJJS ou le décret du bienheureux Léon, ^ ')uedu siège apostolique, conlirmé dans ^fonnie de Chalcédoine. Enseignez donc J'^' ttti esprit de douceur, comme il ccn- ,»^DI à des évêques , ceux qui sont dans 'Morance; et employez tous le» moyens ^'«^salres jK)ur les retirer de Terreur. Si, y^ 108 avis, il reste du doute à quel- H'^^^ quil le bâte 4b venir è nous, afin

qu*ayant connu la vérité par nos instructions, il rentre dans Tunite de rRglisc. »

Au peuple de Dieu, — La leltre ailressée h tout le peuple de Dieu a pour but, ce semble, de le retirer du schisme où il était en« gagé avec ses évêques. Péia^e y fait profession de recevoir les quatre conciles généraux, tous les canons reconnus par le Saint- Siéj^e, fl les lettres de f^es | rédécesseurs, depuis le Pape Célestin jusqu'au Pape Agapet, et d'honorer comme orthodoxes les vénérables èvê lues Thèodorel et Ibas. Il ténioigne en même temps qu'il est toujours disposé i reuilre compte de sa foi à tous ceux qui le lui demanderont, se faisant un devoir de suivre ce que l'apôtre saint Pierre a ordonnée cet è^ard. Il reconnaît que cette foi est en lui par la miséricorde dt* Dieu, et il la croit si véritable qu'il souhaite de la conserver toute sa vie et d'être présenté avec elle au tribunal de Jésus-Christ. £nfin il dit anathème h «piicomiue pense, croit et en.*)eigne le contraire. *

Au roi Childeberi. — Ce prince avait envoyé une ambassade à Rome pour deujander h Pelage des reliquesdes apôtres saint Pierre et saint Paul et de quelques autres martyrs, et en même temps ta qualité de vieaire et la

Sallium pour Sapandus, archevêque d'Arles. .uti!i, qui conduisait cette amlKissade dit au Pape que quelques uns avaient répandu des semences de scandale, en se plaignant qu'on eût porté atteinte à la foi catholique; il jiria donc aussi Pelage, selon l'ordre qu'il en avait du roi, de déclarer qu'il recevait en tout le tome ou la lettre de saint Léon à Flavien, ou d'envoyer lui-même sa profession de foi. Le Pape répondit a\i\ trois demandes de Childebert par trois LeUres dilÎTérentes.

Dans la première, il dit que, depuis la mort de l'iuqtératrice Théodora, toute dispute sur la foi avait cessé en Orient. On avait seulement examiné, en dehors de la foi, quelques articles dont l'explication lui paraissait trop longue pour être renfermée dans une lettre ; mais, pour lui mettre l'esprit au repos, à lui et à tous les évêques des Gaules, il anathéiHatisait tous ceux qui s'éloignaient, en quelque façon que ce fût, de la toi que le Pape saint Léon avait enseignée dans ses lettres, et aue le concile de Chalcédoine avait suivie dans sa détinition. Il prie donc le roi et les évêques de son royaume de ne faire aucune attention aux vams discours que répandaient les amateurs de scandale. L'empereur Ju>tinien, ajoute-l-il, a détruit toutes les hérésies qui, jusq^u'à son règne, avaient conservé à Constantinople leurs évêques et leurs églises, avec de grands revenus et quantité de vases précieux. 11 leur a ôté leurs églises et donné tous leurs l>ieus aux catholiques. Ceux qui sont demeurés dans leurs erreurs s'unissent enire eux, et font tou4 ce qu'ils peuvent pour troubler et diviser l'Ëglise. Pendant le temps que nous avons séjourné à Constant . tinople, ils ont envoyé ici, en Italie, des lettres sous notre nom^ dans lesquelles ila

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nous faisaient dire que Ton avait altéré la loi orthodoxe. Maintenant ils produisent encore contre nous des lettres sans nom, dans ia crainte que leurs auteurs ne soient découverts. Ce sont surtout les nestoriens de Constantinoplequi prétendent eu vain n'être pas éloignés du sentiment du concile de Chalcédoine et du Pape Léon, qui l*un et l'autre ont condamné Nestorius, parce qu'il enseignait deux natures séparées et divisées. Jci même ils ont tâché de séduire quelques érèques simples, comme il 7 en a encore, oui ne savent pas les premiers élémenls de la roi, qui n'entendent pas la question, et ne peuvent comprendre quel grand bien c'est cfe ne pas s'écarter de la foi catholique. Ce qui nous a fait souffrir de longues per^ sécutions à Constantinople, c'est que nous avons témoigné tout haut que ce que l'on avait agité dans les affaires de l'Eglise, du vivant de l'impératrice Tbéodora, nous était suspect. Pour ce qui est de l'empereur Justinien, il n'a permis en aucun temps que Ton violât la doctrine établie dans le concile de Chalcédoine et dans les Lettres de saint Léon. Dans sa seconde lettre, Pelage marque au roi qu'ayant découvert, dans les archives do son Ilglise, que ses prédécesseurs avaient accordé aux archevêques d'Arles la qualité de vir aire du Saint-Siège dans les Gaules et le P'*îlium^ il accordait l'un et Tautre à Sapandus. La troisième lettre contient sa profession de foi, dans laquelle il explique fort au lon^ les mystères de la Trinité et de i'Incarnation. Sur la Trinité il dit qu'il n'y à qu'un Dieu en trois personnes, le Père, le Fils et le Saint-Esprit. Le Père est toutpuissant, éternel et non engendré; le Fils âstde la suL>stance du Père, engendré de lui avant tous les siècles^ sans aucun comment* eement, égal, coétcrnel et consuUstantiel à celui qui l'a engendré. Le Saint-Esprit est tout-puissant, ésal au Père et au Fils» et consubstantiel èl'nn et à l'autre. Il procède du Père, sans commencement de lempsi et il est l'Esprit du Père et du Fils. Pelage prouve l'unité de nature daias les trois personnes divines par la forme du l>aptéme, qui, suivant le précepte de Jésus-Christ, est /administré au nom, et non pas aux noms du Père, du Fils et du Saint-Esprit. Puis venant au mystère de l'Incarnation» il confesse qu'une personne de la Trinité, c'est-à-dire le Fils, est né selon la chair, en prenant un corps dans le sein de Marie, par l'opération du Saint-Esprit; que cette chair a été animée d'une âme raisonnable, et qu'étant véritablement né de la sainte Vierge^ elle tst véritablement Mère de Dieu, parcequ'ell/e a enfanté le Verbe de Dîeii incarné ; que l'union s'est faite de la nature divine et de la nature humaine en une seule personne, sfï^ voir celle du Fils, en sorte que c'est le même qui est Fils de Dieu et fils de l'homme; consubstantiel au Père, selon la divinité; consubstantiel à nous, selon l'humanité ; en tout semblable à nous, excepté par le péché. Il confesse que les deux natures, depuis leur union, sont demeurées inci]Yi5ibies,

parce qu'il li'y a qu'un Christ, qui est q n:ème temps Fils de Dieu et fils de l'honimt mais qu'elles n'ont été ni contondues { changées par cette union, parce que rhi lune elles ont conservé toutes leurs ) rt priétés. A raison de cette union personneii nous disons que Jésus-Christ a souffert on sa chair, et qu'il est impassible selon sa d vinilé. Pelage s'explique aussi surlanHa rection des morts, et dit que tous ceu\({ sont nés d'Adam ou d'Eve, et qui en ni trnnt-jusqu'à la consommation des &iidr ressusciteront dans la même chair et iuq paraîtront devant le tribunal de Jésub Cim pour y recevoir le peine ou la récouiitn éternelle qu'ils auront méritée, selon ico bonnes ou leurs mauvaises actions. Dani! lettrn à laquelle cette confession de fui. trouve jointe, il dit au rui qu'il lui avail il» déclaré qu'il recevait en tout la lettre di' ^1^ Léon à Fiavieu. Dans une Quatrième Ici adressée au même prince, il fui recomiuiiij de maintenir Sapandus dans ses droits i vicaire du Saint-Siège dans les Gaules.

paraît que cet évèque s'était plaint à Uoi que, sans égard pour ses droits, le roi a voulu le faire juger par un autre é\b^ qu*il avait lui-même ordonné.

Fragments. — Outre ces lettres, Hohi nius en a publié quelques autres sous titre de Fragments, parce qu'il n'^n est a eune qui sou entière. La première est aJn sée au patrice Jean. Le Pape l'exhorte à point communiquer avec les schismatiquf et à regarder comme i|lé^limes les oniin tions d'évèques qui se faisaient parmi eii La raison qu'il en donne, c'est qu'ils s« séparés de l'Eglise catholique, qui est une seule fondée aur les apôtres, par qui la été répandue par toute la terre. La seco à Victor et à Pancrace, a pour but dr I inspirer de Téloi^nement pour les schisi tiques^ Il leur dit, après saint Au^uM qu'on peut avec toute sûreté détester l^ parti que Ton sait n'être point en coum nion avec TEglise universelle, qu'ils soient séparés par simplipilé ou par igi rance de cause. Il répète dans la troisièu adressée au patrice Vajérien, une partie te qu'il avait dît à Narsès sur la conduile i'£giise envers ceux dont elle punit les c mes, pour les obliger à rentrer daps la vdu salut, CB qui ne saurait passer pour u persécution. Par la quatrième, il donne a' au patrice Céthégus (ju'il avait ordonné i éféjiw à Catane, le troisième jour ^^rh s arrivée à Rome; mais qu'il avait diO^ pendant un an l'ordination de celui de Sy cuse, parce qu'il était marié» et qu'ays femme et enfanta il y avait danger que I biens de l'Eglise n'ea souffrissent quelij

Sréjudice. Toutefois, voyant que reui yracuse n'en voulaient vas éiire d'auii parce qu'il ne s'en trouvait point dans o 1 Eglise, il avait oru devoir passer par-di <^ ces considérations et l'ordonner, mais ny» lui avoir fait donner jmr écrit une déri. tion de ses biens, et promettre qu'après mort il n*en laisserait rien à ses pareois.

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«eiemenl oi indirectement. Les autres Ires regArdent des affaires particulières i ne présentent aucun intérêt.

Il 5uili( de lire ces leUres^ que nous n*a- M fait qu'analyser, pour être convaincu e le fipe Pelage I" fut un des pontifes i honorèrent le Saint-Sié^e. Cependant I élection avait d'abord été assez mal Beillie, parce qu*on le soupçonnait dV ■ pris part aux mauvais traitements que Citait bit souffrir à sou prédécesseur, et lioir été en quelque sorte le complice do [sort H De se trouva même point d'évép qoi Toa lussent l'ordonner , excepté ■«èT^uede Pérouse,et Bonus de Féreni, atec AAdré , prêtre d'Ostie« Cette ordiktNoeitnordioaire lui attira l'aversion du II j eu eut, même parmi les plus files plus nobles, qui se séparèrent OMDiDuoion, sur le soupçon qu'il avait re QDe des causes de la mort du Papa , ^Poar s*en purger. Pelage, de l'avis llttrice Narsès, ordonna une procession lelle, de l'église de Saint-Pancrace à ^Saint-Pierre, où, étant arrivé au des psaumes et des cantiques spiriijtmonta sur rambon,et tenant les ibao^les et la croix de Notre-Seigneur ttlêie, il jura publiquement qu'il n'était t^Q|ab(e du crime dont on l'accusait, ( ii Q irait fait aucun mal au Pape V isiie. pvple parut satisfait. Après quoi. Pelage l^tssistauts de concourir avec lui à bjiiDooie des ordinations, depuis le (jègré du ministère ecclésiastique <o premier, a6n que Ton ne promût à que des personnes d*une probité ^t Traiment instruites dans l'œuvre . 1) donna en même temps 1 inten- <le$ biens du Saint-Siège à Valentin, fouure, homme craignant Dieu, qui tit ^r i toutes les éguses les vases d'or ïent, ainsi que les voiles qu'on leur pjJBievds. Cette sage conduite concilia Wt Pelage l'estime et l'affection de son ^M^il sut conserver jusqu'à la mort.

■fBr» se trouvent dans le tome V de la Collection des Conciles.

CE II, Romain de naissance et fils %iide, monta sur le trône pontifical Benoit r% mort en 578. Rome était «ssié^ée par les Lombards, ce qui fut ^quelon n'attendit pasTordrede lempour la consécration du nouveau Quelque temps après son élection, il S^ i Coiistantinople le diacre Grégoire, PWdepuis Pape sous le nom de Grégoire (If pour demander du secours à ce contre les Lombards qui ravageaient '^- Il fit présenter le même appel au ^^ France par Auuachaire, évêque Hierre, priant en même temps ce prélat If tourner son souverain d'entretenir autotelligenoe avec ces ennemis do TE- " «opposa à Jean, patriarche de Cons- |^l'^e,qui prenait le titre dVv^çu^cacu- 1^» et iravailla avez zèle, mais sans ^ à ramener h lunité de l'Eglise les i^^Qlitrie qui faisaient schisme pour

DiCTIOWîl. DB PATH0">r,iE. IV.

la défense des trois chapitres. Du temps de ce pontife, il s'éleva une maladie extraordinaire, aussi subite que violente. Souvent on expirait en éternuant ouen bâillant ; d'où est venue, selon quel(]ues historiens, la coutume de dire à celui qui élernue : Dieu tous bénisse! et culie de faire le signe de la croix sur la bouche lorsqu'on bâille. Pelage II fut attaqué de cette peste, et en mourut l'an 590, après douze ans et quelques mois de pontificat. Sa mort fut honorée des larmes des pauvres qu'il secourait avec largesse. On lui attribue dix épUres^ mais la première, la deuxième, la huitième et la neuvième sont évidemment supposées. Nous rendrons compte dcfs principales, et particulièrement de celles qui ont trait aux affaires de son temns.

Aux évéques distrie, •— Elie, patriarche d'Aquilée, qui faisait sa résidence à Grade, et les autres évêques d'I$trie« persévéraient toujours dans le schisme pour la défense des trois chapitres.' Le Pape, qui souhaitait ardemment de les en retirer, leur aurait écrit sur ce sujet dès le commencement de son pontificat, si les hostilités des Lombards ne Ten eussent empêché. Aussitôt donc que Texarque Smaragdc eut fait la paix et rendu la tranquillité à l'Italie, il s'empresj^ d'écrire à ces évêques pour les exhorter à se réunir à l'Eglise. Mais, afin que les mauvaises impressions que l'on pouvait leur avoir données sur sa foi ne fussent pas un obstacleà cette réunion, il leur déclara qu'il n'avait point d'autre croyance que celle des quatre premiers conciles généraux, auxquels ses prédécesseurs avaient présidé par leurs lé-

Îats; qu'il recevait en tout la lettre de saint .éon a Flavien , et qu'il disait anathème à quiconque enseignait une autre doctrine.U les presse de lui envojrer des députés pour lui exposer leurs doutes, promettant de les traiter avec toutes sortes d'égards, et de les renvoyer aussitôt qu'ils le désireraient. Cette lettre fut portée en Istrie par l'évêque Rédemptus et l'abbé du monastère de Saint- Pierre de Rome. Tout l'effet qu'elle produisit fut qu'Elie et ceux de son parti envoyèrent des députés, avec un écrit dans lequel ils ne répondaient nullement à ce que Pelage leur avait dit sur la réunion et sur les moyens d'éclaircir leurs doutes, de sorte que ces députés semblaient n'avoir eu d'autre commission que de porter leurs lettres, ce qui était loin de répondre à l'attente du pontife.

Il leur en écrivit donc une seconde, dans laquelle il se plaint de l'inconvenance de leur procédé, puisqu'au lieu de répondre à ses avances, leurs lettres étaient infectées de diverses erreurs, à l'appui desquelles ils avaient allégué plusieurs passages des Pères, complètement étrangers à la question et dont ils ne paraissaient pas même avoir compris le sens. Il s'agissait surtout des passages de la lettre de saint Léon qui avait approuve^ le concile de Chalcédoine. 'i Ce grand Pape, disaient-ils, a trouvé bon tout ce qui s'est fait dans ce concile; il a donc approuvé éga-

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lenent tout ce qui s*v est dit en faveur des trois chapitres. » Pelage répond que salut LéOQ n*a approuvé que ce que les Pères de Chalcédoine avaient décidé sur la foi, dans la persuasion que ce qui regardait les personnes de Théodose* dlbas et de Tbéodoret pouvait être de nouveau examiné. Il rapporte à ce sujet un passasse de la lettre de ce saint Pape, dans lequel il confirmait les décrets de Chalcédoine, et un autre de sa lettre à Maxime, évoque d*Antioche. Il en allègue ensuite de saint Augustin et de saint Cyprien, pour les convaincre qu*en se mettant hors de TEglise par le schisme, ils s'étaient mis par cela même hors de la voie du salut. C*est pourquoi il les presse de revenir au plus tôt a Tunité de TEglise et d'envoyer èUome de nouveaux députés pour s'éclairer et traiter de leur réunion; ou bien de s*a&sembler à Ravenne pour entrer en conférence avec les autres évoques, leur promettant, de son côté, d'y envoyer quelqu'un pour y tenir sa place.

Cetie seconde lettre n'ayant pas produit

[)lus d'elTet que la première, le Pape Pelage euren écrivit une troisième beaucoup plus étendue. Saint Grégoire, qui n'était alors que diacre , l'appelle un livre, et on voit, par le témoignage de Warnefride, dans l'histoire des Lombards, qu'il l'avait écrite lui-même. Il commence cette lettre en exposant en détail les maux qui sont les suites inévitables du schisme. Il montre ensuite

3ue c'était sans fondement que tes évèques Istrie s'imaginaient que tout ce qui s'était fait sous l'empereur Justinien pour la condamnation des trois chapitres, tendait au renversement du concile de Chalcédoine.

Ces évêques objectèrent que le Pape saint Léon, dans sa lettre à Tempereur, déclarait n'oser mettre en questicm ce qui avait été défini dans ce concile. Ils citaient encore (4'autres lettres où il disait la même chose. Pelage en convient , mais il soutient que saint Léon ne parlait mie de la définition de foi du concile de Chalcédoine, et non des causes particulières qui y furent examinées. Il le prouve par sa lettre à Anatole, évêque de Constantinople, dans laquelle il fait voir à ce prélat qu'il ne pouvait s'autoriser du privilège par lequel ce concile accordait le second rang à 1 évêque de Constantinople, jmisqu'il n avait nas été assemblé pour régler le ranç des évêuues , mais uniquement pour terminer les aifiScultés qui s'étaient élevées dans l'Eglise au sujet de la foi. Pelage résout par ta même raison cette objection des évêques d'istrie, qui soutenaient que , suivant les lettres particulières d'un grand nombre d'évêques, il n'était pas permis de changer une syllabe aux décrets de Chalcédoine. Les évêques schismatiqueé disaient encore : l^ous avons appris du siège apostolique et des archives de l'EIglise romaine, è ne point recevoir ce qui s est fait, sous le règne de Justinien, contrôles trois chapitres. Nous savons aussi que dans les premiers jours où cette affaire rut agitée, le Satnt-Siéjse , occupé par le Pape Vigile, et

les évêques de toutes les provinces i« s'opposèrent fortement h la condama de ces trois chapitres. Pelage répond qo évêques latins, n'entendant pas le grec connu trop tard l'erreur dont il était o tion, et que plus ils ont mis de fermeté défendre, avant de connaître la vérité, les évêques d'istrie devaient les croire lement, dans leur rétractation. «Yoa riez raison, ajoute-t-il, de mépriser adhésion s'ils I avaient donnée avec pré tation et avant d'être convaincus; ma ont combattu si longtemps , mais ils compté pour si peu les souffrances, oue pouvez croire qu'ils n'ont cédé girè t dencede la vérité. Il cite l'exemple dei Paul, qui ne se convertit qu'après use gue résistance à la vérité; celui d« Pierre, qui changea de sentiments et (fc< duite sur les cérémonies légales ;ah^ Dieu même qui se repentit davchi Saûl roi d'Israël , et dit que l'on n'fti blâmable parce qu'on change de senliol mais parce qu'on en change par incoosU car, après aroir poursuivi longtemps li rite , on doit changer de langage ans qu on la connaît.

Elied'Aquiiéeet les évêques de son | objectaient que saint Léon pensait que ne doit jamais condamner les morts; Pelage leur répond que c'est ï eui à duire les passages des lettres de cePèn il s'est exprimé ainsi : Ceux qu*ils at^ apportés défendaient seulement de trj de nouveau la définition de la foi, saa fendre aucunement de condamner lesi infidèles. Au reste, il ne se souvenÉ que dans aucun endroit de ses écri^ Léon eût £ait allusion à ce que Ton doil morts. Il prouve ensuite que Ton pent damner les morts par une lettre où i Augustin répond au comte fioaliace qt ce que l'on reprochait à Cécilien étèii^ il était permis de l'anathémaliser, quoi fât mort; et par l'exemple du concile pljèse, qui a condamné Te Symbole de T dore de Mopsueste avec sa personne. Il cute ensuite les canons du concile de C cédoine, et après en avoir fait l'applici aux écrits de Théodore de Mopsueste»

bas et de Théodoret, il finit sa lettre ei hortant les évêques schismatiques à $e nir aux orthodoxes. Il leur rappelle qu core que saint Cyprien ait été dans W sur la rebaptisalion , il ne s'était polo; paré de la communion de l'Eglise uoij selle. Enfin il prie le Seigneur de leur pirer le désir et Tamour de la paii; ^ voit nulle part que l'évèque Elieraii brassée avant sa mort, qui arriva quel temps après cette tentative de réunioti.

A Jean de Conêtantinepie. — Dans IH cile qui se tint à Constantinople en 5^ où le patriarche d'Antioche, Grégoire, cusé dinceste par un laïque, ftit déclare nocent, Jean de Constantinople a?ai( pr* de la convocation de ce concile pour se ner Je titre d'évèque oacuménique. u^^ aussitôt qu'il en fut informé» cassî ii: «

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DE PATROLOGIfi.

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idem

lileoelto asiemblée, exceplé ce qui re- |B( la cause de Grégoire« et défendit à ftiducre Laorentt son nonoe auprès de fennVf de conserver aucun rapf»ort reiBx afec ce prélat* Puis, dans une lettre •dire adressée h Jean et à tous les évéiqa'jl SYait appelés au concile, il se plaint Hseot de la témérité de ce patriarche, centre l'autorité du siège apostolique pint Pierre, h qui seul appartient par "" t le droit de convoquer des conciles 1 et de les confirmer, en avait rasun, ea se donnant présomptueuse* le titre d'évèque universel dans sa (^ ooarocation. II déclare ensuite ande pMn droit et par Tautorité de saint ^ toil ce qu'ils avaient résolu dans licale, qui ne mérite pas à ses wa de concile. 11 établit le pouvoir donoé au prince des apAtres, et la du consentement ae l'évéque iWttr la tenue des conciles, et il cesévèques d*en réunir de semblaiae d'être privés de la commu*- B apostolique. Il déclare que les ors du patriarche Jean et Jean loi avaient souvent écrit de leur Biia etaux autres évoques de Rome, poieitaUoQ devant Dieu de ne jamais re contre le siège apostoli* osorpes aucun de ses privilèges, ni k devenir anatbèmes s'ils manl ï lear promesse. Leurs lettres coMerTées exactement et avec leurs e< leurs signatures dans les archives fse romaine; il les avait vérifiées, et fteofiaaissant au*ils s'étaient liés euxpir le lien ae Tanathème en cas de OQ de leur part, il lui avait paru <ie les excommunier. Il avertit néanle patriarche Jeam de rectifier au plus erreur, s'il ne voulait être privé de DoaioQ du siège apostolique et de hi saints évéques.

faites aucune attention, dit-il à tous au nom d'évèque OBcumènique illicitement, et n'assistez à aue qu'il aura convoq^ué, sans l'eu- Nu Saint-Siège, si vous voulez trdans notre communion et dans «0 plusieurs autres évoques. Jamais ' Ntriarche ne s*est arrogé un titre ^mptueux. Le Souverain Pontife «06 pourrait le prendre qu'au prête autres patriarches. Mais à Dieu Sue quelqu'un s*attribue une . ^ iminue en quelque sorte l'honrV^ Ton doit à la cugnité de ses frères. p<|oe personne d'entre vous ne qualifie M»eee soit dans ses lettres du titre d*é- P^ttmYersel.» Enfin, il les conjure de Rfe$8ef à ce que l'honneur du clergé V^^tt aucune altération de leur lemj^s P,^«^i^g6 de Rome, établi par le Sei- RiOiHQèuie, le chef de toutes les Eglises, r^^ jamais privé ni dépouillé d'aucun VJ* Kiîilége».

^^roes évêques avaient consulté le ^*^8|;e pour savoir de combien de villes

KOfllei

épiscopales devait être composée une province. Il répond, qu'encore que cette question ait été traitée suffisamment par ses prédécesseurs, il croyait devoir aécider que l'on peutdonner le titre de province à celle qui a dix ou douze villes, unroi, des puissances inférieures, un évêque, avec dix suffiragants ou onze évêques pour juger toutes les causes, tant des evêcpies mêmes que des prêtres et des villes situées dans cette province. Il ajoute que si dans une province il s'élève quelque difficulté sur laquelle les évêques ne s accordent pas entre eux, elle sera portée au siè^e supérieur et ensuite au concile de la province ; mais que les causes megeures et les questions dimciles seront

f portées, selon la coutume, au siège apostoique. On a placé k la suite de ces lettres Suelques décrets qui sont cités, sous le nom e ce pontife , par Yves de Chartres et par Gratien. Le plus curieux est celui qui défend de choisir des moines pour les établir défenseurs de l'Eglise, parce que les fonctions de cette charge sont mcom^tibles avec les exercices de la vie monastique. Cn moine doit vivre dans la retraite et dans le silence, uniquement occupé de la prière et du travail des mains. Le défenseur, au contraire, a besoin de connaître toutes les causes, de s'enquérir de tous les actes qui intéressent l'Eglise et d'entrer dans tous les procès. Ainsi, il est plus à propos d'élever un moine au sacerdoce, lorsqu'il en aj'flge et le mérite, que de le mettre défenseur. On trouve les lettres et les décrets du Pape Pelage 11 dans toutes les Collections des Conciles.

PÉMEN, si célèbre dans l'histoire des Pères du désert, est plus connu par ses vertus que par ses écrits, qui se réduisent à quelques lettres très-courtes, mais pleines de sens et de piété. Il embrassa la vie monastique à Sceté, avec six de ses frères, quelque temps avant que saint Arsène s'y retirât vers 1 an 391, ou même avant la mort de saint Pambon, arrivée en 385, puisqu'il parait l'avoir connu et avoir conversé avec lui. Dans le commencement de sa retraite , il passait plusieurs jours, et quelquefois des semaines entières sans manger ; mais il con* seillait aux autres de manger un peu tous les jours, pensant avec les anciens que cette manière de j*iûner était la plus facile et la moins sujette à la vanité. Il ne croyait pas que les moines dussent boire du vin, et il avait pour maxime que toute satisfaction non nécessaire chasse du cœur la crainte de Dieu, comme la fumée chasse les abeilles. Comme il était encore jeune, il avait soin de visiter les anciens, pour apprendre d'eux les secrets de la periection. Il leur proposait ses doutes, et s'instruisait exactement des devoirs de son état. Il reçut de l'abbé Moïse sept maximes de salut également utiles pour des personnes de toute condition : 1* Aimer Dieu de toute son Ame ; 2r aimer son prochain comme soi-même ; 3" se mortifier et s'abstenir de toute sorte de mal; W ne ju^er son frère en quoi que ce soit ; 5* ne faire de mal à personne; 6** se puriQer

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