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ayant de sortir du monde ; 7* avoir toujours le ccBur brisé de douleur et humilié par la vue de ses péchés» sans s'arrêter à considérer ceux de son prochain. L'ahbé Moïse lui donna encore d autres instructions dont il sut également profiter.
Les courses uue les barbares firent dans le désert de Sceté, VPrs Tan 395, obligèrent Pémen et ses frères d'en sortir. Ils passèrent de là dans un lieu, appelé Térénutni, où se trouvait un vieux temple d'idoles. Ils vécurent ensemble pendant plusieurs années, s*édifiant mutueilemenl par des actes de vertus, travaillant des mains et pratiquant la règle qu*Anube, Tafné de tous, leur avait ])rescrite. Pémen aidait Anube dans le gouvernement de la communauté; ils avaient une grande déférence l'un pour l'autre, et vivaient dans une union parfaite. On ne sait si Pémen resta longtemps à Térénutbi ; mais on ne peut douter qu*il ne soit retourné à Scété, et Qu'il n'ait été obligé d'en sortir une seconde fois avec saint Arsène, vers l'an 430: On rapporte, au séjour qu'il fit en Egypte ce qui se passa entre sa mère et lui. Quoique très-Agée, elle venait souvent au lieu où il demeurait avec ses frères, mais sans avoir jamais pu les rencontrer. Une fois cej^endant elle prit si bien ses mesures, quelle les aperçut se rendant à l'église; mais, dès qu'irs la virent, ils s'en retournèrent dans leur cellule, dont ils fermèrent la porte sur eux. Elle les suivit, frappa à la i)orte de la cellule, les appelant avec des laruies, des cris capables d'exciter leur compassion. Pémen, 1 entendant pleurer, alla à la porte, et, sans l'ouvrir, essaya de lui persuader de s'en retourner; mais sa voix, qu elfe reconnut, ne fit qu'augmenter le désir qu'elle avait de le voir, et elle n'oublia rien pour l'engager à lui dopner cette satisfaction* « Qu^imez-vous mieux, lui demanda Pémen, de nous voir ici ou nous voir en l'autre monde.? — Si je ne vous vois point en cette vie, lui répondit^elle, suis-je assurée de vous voir en l'autre ? — Oui, lui promit Pémen, si vous pouvez étouffer ce désir qu« vous avez de nous voir présentement, oui« vous ne cesserez de nous voir dans l'autre.» Là-dessus elle se retira avec joie, en disant : « Puisque je suis assurée de vous voir au ciel, je veux bien me passer de vous voir sur h terre. »
11 usa de la même sévérité envers le gouverneur de la proviuce, qui avait un désir extrême de le voir, sur les merveilles qu'il en avait entendu raconter. Pour vaincre sa résistance, cet officier fit mettre en prison un fils de sa sorar, et lui manda en môme temps que la faute de son neveu était trop grande pour rester impunie. Par là il croyait obliger le saint à le venir voir pour obtenir la grâce de son neveu. Sa sœur, sur la nouvelle de l'emprisonnement de son fils, courut au désert et fit tout ce qui dépendait d'elle pour l'engager à venir trouver le juge; mais tous ses mouvements furent inutiles. Pémen fit dire à sa sœur, par le frère qui le servait : « Je n'ai point d'enfants, et, par
conséquent, point de sujet de m'aflli^erj eux ; » et il la renvoya de la sorte. Le ( verneur, informé de ce qui s'était |vi voulut du moins* que Pémen lui éir pour lui donner occasion de délivrer le sonnier. Beaucoup de personnes lui b conseillé de le faire, if lui écrivit en termes : «Je prie votre Grandeur de] examiner soigneusement la cause de i neveu. S'iF a commis un crime qui m la mort, qu'il souffre ce supplice, alinq recevant sa punition en ce monde, il i les châtiments éternels de l'enfer. S'il pas mérité la mort, ordonnez de lui ce vous est commandé par la loi. > Le Jus^e mira la conduite de Pémen etrelâchaie sonnier.
Les Vies des Pères sont remplies d'ef lentes maximes, qui sont des preuTfi sagesse de Pémen, de ses lumièresri discrétion. Un jour, un solitaire vinUtlil ver, et lui dit : « Mon père, j'ai fait uoe^ faute, je suis résolu d'en faire péuili pendant trois ans. — C'est beaucoup, ita Pémen. L'autre lui dit : « Voulez-vousqi la fasse pendant un an? — C'est neaucoi répondit le saint. CeuxquisetrouvaieDl sents lui dirent : « Combien donc? & pendant quarante jours ?» Il répondit eDO « C'est beaucoup. Pour moi, ajouta-t-i suis convaincu que si un homme se rei de tout son cœur, et (]u^l ne coDQmelte de faute dont il ait sujet de se repentir, I se contentera d'une pénitence de Iroisjooi Il parlait ainsi, parce qu'il connaissi] disposition particulière de ce solitaire^ il n'en usait pas toujours de mëmeoi les pécheurs qui venaient le consulter.! autre lui aj^ant dit au'il souffrait une gn tentation, il lui ordonna de quitter le où il demeurait, et de s'en éloigner d'au de chemin qu'il en pourrait aire en i jours et trois nuits, et de jeÔDer une ar tout entière jusqu*au soir. Ce frère Ini «Mais si je viens à mourir, avant nue Voj soit finie, que deviendrai-je?— l'espèr Dieu, que si vous mourez dans la rés tion d'aceom|»lir cette pénitence on i que autre que ce soit, vous serez sauvi^ raison qui I engageait à traiter douctf les pécheurs était qu'en reprenant a vi^ greur un homme qui avoue sa faute, en bat entièrement, tandis qu'en lui disant vous afiIige2^ pas, mon frère, mais pn garde de ne plus pécher, vous fortifia esprit, et vous lui donnez le^couraôl faire pénitence. |
La montagne d'Athribi, dans la Ba Egypte, servait de retraite à plusieurs s» l res. L'un d'eux, qui était célèbre daui pays, ayant été attaqué par des voleurs. au secours. Les frères accoururent au il et se saisirent des voleurs. On les mena ville, où le jnge les fit mettre en prison. solitaires, afili^és de cet emprisonnemj allèrent trouver Pémen, oui écrivit, en termes, à celui qui avait étéattaqué : « minez pour quelle raison ces voleurs m livrés au juge, et vous verrez que c'est H
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D£ PAIUOLOGIE.