‹ Dictionnaire général et complet des persécutions souffertes par l'égliseChapitre 54 sur 207 · PUE · texte numérisé non relu

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moyen de concilier Gennade arec saint Jérftmcy en disant que saint Pétrone, qui, selon la remarque de Gennade lui-même, n*avait pas le don d'écrire, avait eu recours à la plume de Rufln, pour transmettre à la fiostérité pieuse les vies des Pères de !*£i^ypCe. Pierre de Nocis cite encore après Gennade diverses homélies de saint Pétrone sur les Evangiles. Nous ne voyons pas qu*il en soit parle dans les œuvres imprimées de Gennade; mais ii remarque qu*on lisait sous son nom un livre intitulé De /'ordina^ iion d'un évéque. Il ajoute que Ton remarquait dans cet ouvrage un sens très*vrai et très-délicat 9 et qu'il était trop bien écrit pour être de Tévêque de Bologne. L*opinion, qui en lait honneur à Pétrone , son père , qui, après avoir passé par les dignités du siècle, se serait vu élevé à Tépiscopat, ne nous parait |ias assez probable pour que nous cherchions à la faire valoir, surtout à propos d'un ouvrage que nous n'avons plus.

PHEBADE, évêque d'Agen, que quelques anciens monuments nomment aussi Fégade, 8égar:e, Sébade et Fitade, et qui est connu en Gascogne sous le nom de saint Fiari , florissait vers le milieu du iv* siècle. Sa famille et le lieu de ^a naissance sont également inconnus, et c'est sans aucun fondement que quelques érrivains l'ont fait naître en Espagne. Il est plus probable qu'il était Gaulois, et originaire de la province même (tans laquelle i) devint évêque. Son nom grec semble plutôt indiquer qu'il était né en Aquitaine, où cette langue se parlait alors assez communément. On ignore aussi en quelle année il fut élevé à 1 épiscopat. Son nom ne figure point parmi ceux des évêques ^aul(»is qui souscrivirent au concile de Sardique en 347; maij on ne peut douter qu'il lie fût revêtu de cette dignité dii ans plus tard, lorsqu'en 357 la seconde formule de Sirmich on Sirmiom fut envoyée dans les 4aules pour y être approuvée. Quoiqu'elle lût signée par le saint vieillard Osius de Gordoue, Pnébade ne se contenta pas seulement de la rejeter et de la condamner avec les autres prélats des Gaules, mais il la réfuta encore d'un bout à l'autre avec beaucoup d'esprit et de solidité. Après avoir donné des marques d'un zèle aussi éclatant contre l'arianisme, il assista avec les autres évêques au concile de Rimini, assemblé en 359. Malgré les offres de l'empereur Constance, ils aimèrent mieux faire le voyage k leurs frais, afin «le se conserver une entière liberté. Dès l'ouverture du concile, tous les prélats montrèrent un zèle unanime à soutenir la foi de Nicée. Cet accord ne fit qu'exciter contre eux la colère du prince. Il envoya ordre au préfet Taurus de leur faire signer, avant la clôture de l'assemblée, une nouvelle formule, assez conforme à la seconde de Sirmium, excepté qu'elle déclarait le Fils semblable au Père, mais sans ajouter : en toutes choses. Cette pièce défendait en même temps au préfet de ne laisser partir aucun prélat, qu il ne l'eût

aouscnte, et il y avait menace d^eiii quiconque refuserait d'y apposer sa ture. La plupart des évêques, vaioct lié par faiblesse, moitié par ennui d* jour si prolongé dans un pays loini soumirent à ce que l'on demandait d' les catholiques, qui formaient d'aL plus grand nombre, se virent tH vingt. A leur tête étaient saint Phé saint Servais qui déployaient un c d'autant plus grand, qu'ils sesenuie isolés. Alors le préfet Taurus , mod du concile, les trouvant àl'épreuT crainte que les menaces peuvent p les attaqua par ses prières, ses larm raisonnements. Rien ne put ébn^ constance de Phébade en particulier^ testa hautement qu'il aimait mieux l'exil et la mort même qae de rece mais une profession de foi arienneJ bout de quelques jours , lafermelt bade s'amollit et il se laissa vaiocre fait par la proposition que lui fireDt et Valens de dresser lui-même une f< de foi, qu'ils promettaient de après lui. Le désir qu'il avait de cette grande affaire lui fit adopter cet Il se réunit à saint Servais de Ton tous deux, de concert, dressèreol mule dans laquelle ils condarouaie détour la personne et Thérésie d'Ai reconnaissaient, non-seulement \\ Fils avec le Père, mais encore son é Mais Valens, à qui cette formule aio Çue enlevait tout sujet de triomph insérer adroitement que le Fils o une créature comme les autres, clause artificieuse renfermait tout i( de son hérésie sans le montrer. Pbé les autres évêques, qui, comme 1 soupçonnaient aucune ruse, se Jaii prendre à cet artifice. Ils avaient, dl Ambroise, la simplicité de la colombe. i ils manquaient de la ruse du serpent. Ti pés parle son des paroles, ils n'aperçu pas le piège qu'on leur tendait, et tout 0 pensant quà s'attacher à la foi, ils eure malheur de se laisser surprendre è l'bi çon de l'hérésie. On croit que les ierifll la profession de foi, dressée en ceUej constance, ne sont autre chose que 1^ thèmes rapportés par saint Jérooie, qd les avoir tirés des actes mêmes du concil Rimini, tels qu'ils étaient alors dansl^ chives de toutes les Eglises. On fut qud temps sans ouvrir les yeux sur la fourt des ariens , mais on se réveilla bieniu bruit avec lequel ils publiaient partout la foi de Nicée avait été condamnée. A tout le monde se vit avec étonnemeni venu arien sans y penser, et chacun p de cette surprise. Aussitôt les évêques Gaules, et à leur tête saint PhéN comme un des plus attachés à la foi u* consubstantialité, avouèrent presque u nimement leur erreur, et condaimiéi ce qui avait été fait à Biinini. Ou même paraître un écrit composé à ce su Les évêques y déclaraient qu*ils «^«^

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