‹ Dictionnaire général et complet des persécutions souffertes par l'égliseChapitre 55 sur 207 · PUB · texte numérisé non relu

PUB

IM

(«urjiris, el qu'ils re^reUaieni qu'on ainsi abusé de leur simplicité» parce f leur ioteotion a*avait jamais été de tt .souscrire contre les décisions du conodeNicée. Si cet écrit, dont parie Théo* re(, n'est pas de saint Phébade, il est ,fiioio5àpeu près certain, comme nous fpontrerons dans la suite» qu'il en publia jutre que nous avons encore» pour com- |Ue le concile de Rimini et relever I au- )té (le celui deNicée, dont il rapporte et '*ique le symbole. Phébade» ainsi relevé idiute, devint, dans l'Eglise d*Occident, tesaîDt Osius avait été pour toute VE^ cttbotiquc, c'est-à-dire, un des princiiip(«is (le la foi et le père des conciles. troQTa i ceuK de Valence et de Sara« klenas, l'un en 374, au sujet de quelitférend arrivé dans cette Eglise, et % eu 380, contre les priscillianistes.

même ï croire qu'il les présida tous «Il car son nom se trouve le premier leurs souscriptions. 11 était hé d'une amilié avec saint Delphin, évoque rjeaui, et ils entretenaient l'un et ! on commerce de lettres avec saint i^ise. Il nous en reste une de ce derîqiù leur est adressée en commun, et ils coutume aussi, quand ils lui réponde n'écrire qu'une lettre pour deu|.

illque saint Pbébade gouverna l'E- |<i[A^n pendant quarante ans, puism\ii\ encore, mais vieux et décrépit, BiCest ce que nous apprend saint Jé- ><pû écrivait alors son traité des au- '«cciésiastiques. L'Eglise d'Agen fait sa :irele25 du mois d'avril.

iHemre les ariem. -^ L'unique ou- •V^i porte aujourd'hui le nom de saint 'ieestun Traité contr» U$ ariens. Il le « pour l'opposer à la seconde fordo Sirmium qu'il réfute d'un bout à ^«ï€l aussi pour montrer avec combien '2^n les évéques des Gaules l'avaient '«inée. Bu reste c'est à eux que l'ou- >l«ralt adressé.

^ Pbébade expose d'abord en ces ter- '« motir qui I engage à écrire. « Dans il'ff 'f ^circonstance, dit-il, il nous au- ■Jû^iue nous en tenir à notre croyance , («la défendre uluiOt que de nous enga- 5^'^^jj'^îiner celle des autres, puisque mhm il est nécessaire d'embrasser [^''f» si Ton veut passer pour catholi- 1 ou de la réfuter, si on veut l'être véri-

C^^^m. Nous nous sommes vu obligé de û«Jce dernier parti, et de montrer bnf u ??"* **°® fausse apparence de zèle r^ i« religion, on cache de venin diaboli- L ' * * •joute que du moins son ouvrage n™ de témoin authentique de sa foi et r^J catholicité auprès de ceux que la S»!„ «' ambition du siècle n'auront pas r^^î. Ensuite il vient à la formule de IjJ^Dît qu'il déclare être plutôt une per- >..J!v"'^® profession de foi ; un tissu de i'iw"^ '*û^«s «^ artificieuses, où ^\ u '^*'^*^*^®°* '^^ P'"' catholiques ne l'" exemptes de déguisement et de

fraude : ce qu'il fait remarauer dès les premiers mots de cette formule où on lisait : « Il est constant qu'il n'j acju'un Dieu toutpuissant.»— «Rien de plus simple, dit-il, et de plus vrai en lui-même, mais rien néanmoins de plus trompeur dans l'intention des auteurs de cette formule, qui, dans plus d'une occasion, ont affecté de reconnaître et de confesser un seul Dieu, aGn d'en enlever le titre et la qualité à Jésus-Christ. C'est dans la même vue qu'ils ajoutent un Dieu Père tout-puissant, atin encore de dépouiller le Fils de cet attribut. Cependant Ursace, Valens, Potamius, ainsi que les autres ariens, ne laissaient pasdedire que le Fils était Dieu; mais c'était dans le même sens que le Psalmiste, lorsqu'il dit en parlant des hommes : Votu êtes des dieux {Psal. lxxxi, 6) ; comme l'Exode dit que Moïse était le Dieude Pharaon. (Ëxod.nhi.) Noussavons, ajoutaitlaformule, que l'on ne peut, ni l'on ne doit dire qu'il y ait deux dieux. Jamais cette proposition n'est sortie de notre bouche; Dieu est essentiellement un. Mais la preuve que les ariens apportaient de l'unité de Dieu découvrait le venin qu'ils cachaient sous cette proposition. Ils tiraient cette preuve de ces paroles de Je* sus-Christ : Je m'en vais vers mon Pire et vers votre Piref vers mon Dieu et vers votre Dieu

ijoan. XX, 17), donnant ainsi à entendre que le ?\ls est séparé du Père et au-dessous de lui ; Iiour leur ûter tout lieu d'abuser, comme ils e faisaient, des oassages de l'Ecriture, il leur montre que l'on doit distinguer en Jésus-Christ, ce oui lui convient comme Dieu, d'avec ce qui lui convient comme homme. 11 n'est pas soumis au Père comme Fils, mais comme créature. Mais Potamius confondait les deux natures et leurs propriétés, comme on le voyait par une lettre que nous n'avons plus et où on lisait que, de l'union de la chair et de l'esprit de Jésus-Christ avec le sang de Marie il s'était fait un Dieu passible. C'était réduire Jésus-Christ à l'état de je ne sais quelle troisième chose qui n'était ni homme ni Dieu. A cette occasion, saint Phébade traite du mystère de l'Incarnation, et par l'Ecriture montre qu'en Jésus-Christ l'Esprit n'est pas devenu chair, ni la chair esprit, et qu'il n'est pas devenu passible par le mélange de ces deux substances ; mais qu'il a été vraiment Dieu et vraiment^homme, et que chacune de ces deux natures a eu en lui ses propres et particulières opérations.

La formule des ariens ajoutait qu'il ne fallait point dire une substance, « ce qui était la même chose, remarque saint Pbébade, que de défendre dans l'Eglise de confesser que la vertu du Père et du Fils est une et la même. » Il se plaint de ce que par cette défense ils ont anéanti les décisions des Pères, qui n'avaient pas trouvé de moyen plus propre pour découvrir et coinfondre les hérésies, que.d'obliger à confesser qu'il n'y a en Dieu qu'une substance. 11 montre que ce terme étant en usage dans l'Ecriture lors même qu'il s'agit de Jésus-Christ, il faut le conserver. Par le terme

tea

Page 1