‹ Dictionnaire général et complet des persécutions souffertes par l'égliseChapitre 56 sur 207 · PUIS · texte numérisé non relu

PUIS

ae suDStance il entend ce qui est de soimême, ce qui ne subsiste que par sa vertu* ce qui ne convient qu*è Dieu seul; et quand il dit avec Cous les catholiques, que la substance du Père et du Fils est la même, il n*entend autre chose, sinon que les richesses de ia même divinité sont dans tous les deux ; qu*i1s ont une même dignité, une mémo vertu, une même majesté. 11 remarque que c*élait moins le terme de substance qui déplaisait aux auteurs de la formule, que ce qui est signifié par ce terme, et qu*en séparant te Fils du Père, ils ne crai-

f;naient point de dire, d'une bouche sacriége, que le Fils de Dieu a été créé avant tous les siècles, qu'il tire son être de Dieu, qu'il est Dieu lui-même, mais qu*il n'est pas vrai Dieu ; sans s'apercevoir qu*il y a contradiction entre dire que le fcils a un commencement, et dire quils ignorent sa génération, car l'un ne peut se savoir sans Pautre. Il s'étend beaucoup sur la génération du Verbe, et dit qu'il faut s'en tenir à ce que le Fils dit de lui-môme : J$$ui$êorti de ia bouche du Très-Haut (Eccli. xxiv, 5), sans vouloir pousser ses recherches plus avant, et confesser que d'un Dieu innascible est sorti un Dieu nascible, seul d'un seul, pariait de parfait , vrai Dieu de vrai Dieu. Sur ce qu'ils objectaient que ce passage de saint Jean : Mon Père est plus grand que moi [Joan. XIV, 28), doit être entendu : Mon Père est plus grand que moi en honneur, en clarté, en dignité, en majesté, il leur demande : a Pourquoi donc nous est-il ordonné à tous d'honorer le Fils comme le Père? S'il était didérent du Fils, comme pensent les ariens, nous blasphémerions tous les jours dans nos actions de grAues, et dans les sacrifices que nous oflTrons k l'Eglise, puisque nous les adressons au Fils comme au Père, dans la persuasion que le Fils ne peut pas ne point avoir tout ce que le Père a luimême, puisqu'il est entièrement dans le Père. »

Ces autres paroles de Jésus-Christ : Le hits ne peut rien faire de lui-même (Joan. v, 19), ne sont pas un aveu de sa faiblesse, mais une aflirmation de son unité avec le Père. Saint Pbébade avoue néanmoins que le Père est plus grand que le Fils, en ce qu'il est sans principe, et qu'il nest point descendu dans le sein de la Vierge pour s'y faire homme ; mais il soutient, avec l'apôtre, que la plénitude de la divinité habite en Jésus-Christ substantiellement; et de même que le Fils est dans le Père, de mêm^ lo Père parfait est dans le Fils. Il réfute en. passant l'erreur de Sabellius, qui, ne faisant du Père et du Fils qu'une seule et même personne, sous deux noms différents, prétendait que l'uue et l'autre s'étaient fait homme. Erreur que Jésus-Christ a luimême détruite d'avance, quand il a diti ses apôtres : Ne voyez-vous pas que je suis dans mon Père^ et que mon Père est dans moi ? {Joan, xiv, 10.) Car il ne leur disait pa& : Je suis le Père et je suis dans moi ; mais je suis dans mon Pire^ et mon Père est dansmoi.

DICTIONNAIRE PVK

« Ces mêmes paroles, Moute saint Piiébi combattent également I hérésie d'Arius, distinguait deux substances dans le Père le Fils, au lieu que la foi catholique reconnaît qu'une substance en deux ue nés. »

On lisait dans ta formule de foi que le est soumis au Père, avectoutce quelo a mis sous sa puissance ; mais on y e loppait de termes ambigus le venin de ( proposition. Saint Phébade lenr.repro d'abuser ainsi de la facilité des simples des ignorants, et dit qu'ils sont en mi temps des insensés et des blaspbémalet de mettre eo parallèle avec des créain celui qu'ils appellent Dieu dans leur a fession de foi. Ils insultent au Fils, eor

pelant Dieu, pendant que, dans learea ils sont persuadés qu*il ne Test pas. Il p vient une objection^au'oa aurait pu de ce passage de VEcclésiastiquef où Si dit en parlant de la sagesse ou de Christ : L$ Seigneur ma faite et m'a déê avant le siècle. (Eccli. i, kA A qooi i) pond qu'il ne rteùlte pas de là qu'on dd croire que Dieu a été fait , mais qoe lai son par laquelle il dit que la sagesse Dieu est née et a été faite ^ c'est aGn qoe connaisse qu'il n'y a que le Père seul soât sans principe.il ajoute que si Ton» vait montrer que Dieu a été quelque tea sous son Verbe, sous sa sagesse, on mj trerait aussi qu'il a été un temps qu'il i tait pas Dieu, et qu'ainsi il n'est pas ë nel; car ne pouvant être Dieu sans!

Çu*fait» et ne pouvant être parfait saus^ erbe, s'il n'a pas toujours eu ce VeiW n'a pas toujours été Dieu. Les arieoii saient que le Père était invisible ; mai^ ne lui donnaient cet attribut dans leur p fessiou de foi que pour l'dter au Fils. ! quoi saint Phébade leur fait ce raison ment : «. Jésus-Christ, en parlant du Pè dit que son ima^e n*a jamais été vue de P sonne ; or cette image est le Fils, ainsi ( le prouve l'apôtre ; ce Fils est douciat ble? s'il est dit dans l'Ancien Te»um que quelques-uns des patriarches ont Dieu, et que le ariens prétendent que < tait le Fiis, ils n'en peuvent rien conclrt puisque ces sortes de visions ne se sonM tes qu'en songes, sous des flgures emp^ tées et en énigmes. Ce n'est que depuis < le Verbe s'est fait chair qu'il s'est m visible, mais de la même manière au souffert, c'est à-dire, dans la chair a quelle il s'était uni, pour accomplir la i'^ lion de Médiateur entre Dieu et les honini entre son Père ut ses disciples, »

Saint Phébade montre ensuite que ariens, en disant, comme les catboliqu que le Fils est Dieu de Dieu,. lumière de mière, l'entendaient en un tout autre se et prétendaient que le Fils est un l)»eu » lérent du Père ; qu'il venait de lui. » qu'il n'était pas dans lui. Comme on aur pu l'accuser do leur prêter ce mauvais t U renvoie à d'autres écrits dans lesqu^i^ l'avaient fixé eux-mêmes. Leur proies^i

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