‹ Dictionnaire général et complet des persécutions souffertes par l'égliseChapitre 57 sur 207 · PUE · texte numérisé non relu

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fllbi flnissail par ces mots : « Noas reconfcons que ce même Fils de Dieu s*est Pà l'homme dans lequel il a coiupati. t Dt Phébade dit 9a il ne TOit pas à quelle ils ont raieax aimé dire un Dieu compa^ nuit qu'on Dieu souffrant; puisque, si le lier de ces termes ne convient pas à [, l'autre ne lui convient pas davaniage. lut doDc dire que Dieu n*a ni compati ni lert selon sa divinité» mais selon la na* bamaine à bquelle il s'est uni. « Car» ] croyons» continue-t-il» que Notre*Seiir étant composé de deux substances»

sUflce humaine et la substance divine»

litrine» il était immortel» et mortel Tioire. II allègue» pour confirmer cette rOS paroles de saint Paul {Rom. v» 19) : wei/morl, c*est-à-dire,oint. Si donc loiot dans sa chair» il s'ensuit que»

loa ait que le Christ est mort» cela EDd que de la chair, h II apporte dipsisigesde l'Kcriture qui prouvent ^Fèreetie Fils ne sont qirun seul 11 trouve la distinction des trois per« de la sainte Trinité dans ce passage jiireaux Romains : Da lui» par lut €t iiMl faitti tout€$ cho$e$. {Rom. si»

Il veut que, pour éviter également les ^des sabelfiens et des ariens» on relise une substance en deux personnes»

Ton dise que le Pore est dans le

|>E PATHOLOGIE. Plfl SU?

AuTKBs écarrs. — Ce traité de saint Pliébade contre les ariens» dans lequel on ne remarque pas moins de solidité que de justesse dans les pensées et de force dans les raisonnements» doit nous faire regretter Quelques autres écrits du mèrae auteur» et oont saint JérAme ne parle que vaguement, parce qu*il ne les avait pas lus. On lui a quelquefois attribué un traité intitulé De la Foi, qui forme le 49* parmi les discours de saint Grégoire de Nazianze. C'est le sentiment des savants auteurs de VHittoire littéraire delà France, qui revendiquent Thonneur de cette com^sition au saint évéque d'Agen ; mais les raisons qu'ils en ont apportées ne nous semblent pas assez con.vaincantes» et sans le laisser àsaint Grégoire de Nazianze» auquel on l'a attribué» nous croyons devoir fe restituer à Grégoire d'Eivire, qui» selon saint JérAme avait composé sur la foi un traité fort bien écrit. On voit

en effet dans les fragments de saint Hilaire» qu'Eusèbe de Verceil priait l'évèque d'El-

vire de composer autant de traités qu'il pourrait» pour combattre les ennemis de la vérité.

Le Traité contre lu ariens fut imprimé par les soins d'Henri Etienne» avec d'autres opuscules» de divers Pères de l'Eglise» recueillis par Théodore de Bèze» in-'S*» Paris» 1570. Pierre Pithou le fit réimprimer dans elle Fils dans le Père. 11 y joint en- * un recueil de plusieurs anciens théologiens» ^troisième personne qui est celle Paris» in-4*» cnez Nivelle» en 1586. Gas|)ard i...t.^^i. . • . ,**__ - . BJp^hî^g est le premier qui l'ail enrichi de

i^Isprit» lequel avec le Père et le lai &it qu'un seul Dieu. « Voilà« pour- A ce que nous croyons» ce que nous is parce que nous l'avons appris des ^èies, des apôtres» des évangélistes ; « les martvrs ont confessé au milieu ^ormenta» Si un ange du ciel nous prém doctrine contraire» nous lui diuatbème. »

m OQ lui objectait l'autorité d'Osius»

iocieaévèque dont lafoi était si vaniiin^poad que Ton ne doit avoir aucun Uce Qu'il Qt dans le concile de Siri^ea 357» puisqu'il y fut contraint par Inciences de Tempereur Constanee» et Kailleors tout le monde était parCaiteliQtoriDé de la foi qu'il n'avait jamais idetenirjusqu'à cette époque» et per- ' o'ignorait avec quel zèle et quelle Ace il avait condamné les anens à elèSardique. Si» pendant enviroa ^Tingt-dix ans il n*a pas été orthoon ne réussira pas à vous persuader '0 ail commencé aie devenir qu'après ^ long temps ; car» s'il en est aiusi» que >uQs-ooas penser de ceux qui sont morts ^ la foi qu'il professait avant le concile ^irmiam, et que devrions-nous penser ^tmHDème, s'il était mort avant la tenue •^ coQcile. Il paraît que les ariens se van- ^Qt battement de posséder l'adhésion pOsius avait donnée a la formule de Sir- ^Mn357» et saint Phébade» qui man- Wttc renseignements sur ce qui s'était J^^a«)rs, n'osait pas les controdiro sur cet

notes» et publié séparément» in-8*» Francfort, 1623. On le trouve aussi dans le supplément aux Conciles de France» par de Lalande, Paris» 1666» et dans les BibliothiqueedeiPi-^ rea de Paris» Lyon et Cologne» d'où il est passé dans le Coure complet de Patrologie. PHILASTRE (Saint)» dont nous possédons quelques écrits » est d'une origine entièrement inconnue. Tout ce que nous savons » c'est que» comme Abraham» il abandonna sa patrie» sa parenté» la maison de son père» et se dépouilla de tous les embarras du siècle pour suivre Jésus-Christ. Fidèle au vœu de continence qu'il avait fait» il passait les nuits h étudier les divines Ecritures, de sorte qu'il s'enrichit bientôt de tous les trésors de la science céleste» cachés dans le Seigneur. A peine fut-il ordonné prêtre qu'il se vit établi dispensateur de la parole de Dieu. 11 parcourut presque toutes les pro« vinces de l'empire» allant par les villases et les maisons de campagne» pour y prècner la vérité et pour y combattre» non-seulement les païens et les Juifs» mais encore toutes les hérésies» et surtout celle des ariens» dont la fureur les rendait alors redoutables dans toute l'Eglise. 11 déploya dans ces fonctions une foi si vive et si fervente, qu'il se vit condamné au supplice du fouet» et porta» imprimées sur son corps » l^es glorieuses marques de Jésus-Christ. Gardien fidèle de son troupeau» dans la villo de Milan, avant que le^rand saint Ambroise en eût été faitévêque, il s'opposa avec vigueur à larien Auxence» qui s'était inironisé dane

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celle Eglise et y prenait le titre d'évéaue parmi ceux de sa secte. Pbilastre fit égaJeruent un long séjour à Rome, où il convertit, par ses discours» un très^grand nombre de personnes à la foi. Après avoir ainsi parcouru le monde, à la poursuite des Ames, il s'arrêta à Bresce, dont il fut le septième évèque. Cette église, lorsqu'il en prit soin, était encore toute sauvage, et croupissait dans une ignorance absolue de la science spirituelle; mais elle soupirait après la culture et ne demandait qu'à être instruite dans les voies du salut. Le saint évéque se mit donc à l'œuvre : il commença par en déraciner les erreurs ; puis il remua cette terre inculte avec tant d*efforts et d'assiduité, qu'elle devint fertile en bonnes œuvres. II sut, dit saint Gaudence , allier une douceur admirable avec Tardente ferveur dont son âme était embrasée pour la gloire de Dieu. Sa profonde bumilité donnait de l'éclat à la sublimité de son savoir. Parfaitement instruit des choses du ciel, il Ignorait presque entièrement celles de la terre. Insensible à la gloire qui vient des hommes , il s'appliquaituniquementàrendreà Dieu l'honneur qui lui est dû. 11 ne recherchait que les intérêts de Jésus-Christ, et ne se mettait nullement en peine des bonnes grâces ni de la faveur du monde. Il ne poursuivait qu'un but, c'était de gagner des Ames à Dieu, et il ne s'épargnait aucun sacritice pour l'atteindre. En un mot, 11 était parvenu à offrir, dans toute sa conduite, un parfait modèle de toutes les vertus. Il assista, en 381, au concile d'Aquilée et concourut avec plusieurs évéques du vicariat d'Italie, à la condamnation de Pallade et Sécondien, tous deux évéques du parti d'Arius. Saint Augustin vit saint Philastre, dans un voyage qu'il fit à. Milan, en 384; et c'est la dernière fois qu'il est parlé de lui dans l'histoire. Peut-être ne vécut-il pas longtemps après; du moins il est certsin qu'il ne vivait plus en 397, puisque saint Ambroise, qui mourut cette année là, avait établi saint Gaudence , évéque de Bresce à sa place.

Traité des hérésies. — Nous avons de saint Philastre un Traité des hérésies ^ dans lequel ni en compte vin^^t-huit qui ont paru sous la religion de Moïse, et cent vingt-huit de« )>uis la prédication de l'Evangile. Saint Epi- |)hane , son contemporain, n'en compte en tout que quatre-vingts, tant avant que depuis la naissance de Jésus-Christ. Ce qui fait dire à saint Augustin, qu'une si grande différence entre ces deux écrivains fait supposer qu'ils n'avaient pas une même idée de Thérésie. u Car, ajoute saint Augustin , il ne faut pas croire que saint Epiphane ait ignoré quelques-unes des hérésies connues par saint Philastre; ce serait plutôt le contraire qu'il faudrait dire, eu égard au vaste savoir du docteur Syrien. I^ différence vient de ce que l'un a pris pour hérésie ce qui ne paraissait pas tel à l'autre; » et en effet, il est très-diuicile do définir en quoi consiste l'hérésie. Le traité de saint Philastre est cité par saint Grégoire

le Grand , qui place ce Père entre les ( cipaux écrivains qui ont travaillé sar matière.

Les hérésies qui ont paru avant J Christ, selon saint Philastre» sont celle] ophites, qui adoraient le serpent, co nous ayant donné le premier la cod sancedu bien et du mal; celles des cain c'est-à-dire de ceux qui louaient Caïn dl tué son frère Abel ; des sethiens, ou ad teurs de Seth, fils d'Adam ; de Dosithéel enseignait Qu'il fallait vivre selon lad dans la loi au Seigneur, et que cette ( ne ressusciterait point; celle des sai céens, qui étaient dans les naêrnes prioi que Dosithée touchant la chair, et qui valent pins conformément aux maii d*Epicure qu'à celles de la loi de Dieo; pharisiens , qui ne regardaient Jésus^ quecommeun homme juste; des Sammi

3ui ne recevaient que quatre livres de II e Moïse, et qui ne croyaient ni jugea futur ni résurrection ; des Nazaréens, faisaient consister la justice dans Tob vance charnelle^ et qui laissaient m leurs cheveux par un motif de supersuii des esséniens, aui vivaient dans la reli et dans la mortification, mais qui ne crova

Koint que le Fils de Dieu fût annoncé ( is prophètes, et ne le connaissaiec/ p pour Dieu; celles des héliognosles qui^ raient le soleil» comme sachant tout ce est en Dieu, auteur de la lumière et de i les aliments dont les hommes ont bm des adorateurs des grenouilles, desralj des mouches; des troglodytes, espèce i/i lâtres parmi les Juifs , et qui deœetsA dans des cavernes; des fortunatiens^os ceux qi)i adoraient la fortune du cieliqn appelaient reine , et à qui ils offraient sacrifices ; c*étaient également des Juifs ; baaiites, qui sacrifiaient à Tidole deBi roi des tyriens; celles des as tarites,quiiDQi

laient à des idoles d'hommes et de femoi des molochites, qui offraient des sacritice Moloch et avaient en vénération Uempbe des taphites , ainsi appelés parce qu'ils crifiaient leurs filles et leurs fils auxi mons, dans la vallée de Taphet; des put nites, qui avaient les puits en vénéralK mettant dans l'eau qu'ils en tiraient l«f rance de leur salut.

Saint Philastre met aussi entre lesnei sies le curte que quelques Juifs reudâu au serpent d airain j les assemblées q» faisaient dans des lieux souterrains, ou sacrifiaient à diverses idoles , et comjn talent plusieurs impuretés; le culte quec taines femmes avaient voué à T/îamui"! ^ d'un roi des gentils ; celui aue les délite autre espèce d'idolâtres juifs, rendaieni Dahel ; les prestiges dont quelques homme vôtus d'habits de femmes, se servaient l'imitation de la Pythonisse, pourtrqnip ceux qui les consultaient sur 1'^^^°^^'. culte d^Aslar et d Astarot; et <^nG"^Vi> des hérodiens, qui, selon lui, allendaiv Hérode, roi des Juifs, comme le Clinsi- , voit, par ce détail, que saint Philastre m^i

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