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DE PATROLOGIC.
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t au nombre des hérésies, non-seulemeut ; erreurs contre la foi, mais encore toutes tes d abominations et de su{)erstitions Nioes. Avec on tel système il lui était ! lie grossir son catalogue des hérésies» de TÂDcienySoit du Nouveau Testament, il en use de m^me dans le dénombre- M des hérésies, qu*il dit être nées depuis ti5-€brist.
I rompte Jes hérésies , non par secte , is F'ar dogme , ce que n*a point fait saint ifbsue, et avec raison, puisqu'il est arivé ^M qu'une même hérésie enseignait meurs erreurs. Il oset aussi au nombre thérbies des opinions qui n^attaquent IstiaHet des pratiques de discipline.
HnriBple, il compte pour ronïième hé-
Êi|8] parut sons Jes apdtres, celle des décimants, qui voulaient qu'on celé* ^\\à P5qae le quatorzième jour de la lune f»in(;pour la trente-troisième, celle des qui prétendaient que les hommes M aller pieds nus; pour la trentele, telle descirconcellions d'Afrique, kbnlde tous les cdtés sur les grands che- Miiiigeaient ceux qu'ils rencontraient itoer,ouse précipitaient eux-mêmes, ik désir qu'ils avaient d*endurer le marpour la trente-huitième, celle de cerbluatiques, qui ne voulaient jamais îf «fec personne ; pour la trente-neu* i^. ctlle de quelques Chrétiens , qui limti^fllau'il fallait faire la Pique avec les M;pOQrla quarante-sixième, divers sen«
^^2! touchant le nombre descieux; pour note-septièuie, Topinion qui n'admet rlerre habitable que celle que nous ^ ; pour la cinquantième, celle qui ipeqoe le souiDe que Dieu commu- >airhomme est son âme; pour la cinlîe-quairième , celle de certains astroiBqui, à l'eiemple de Mercure trisméw. donnent aux astres des noms d'ani- ;pottr la soixante-troisième, celle qui que le nombre des années, depuis n'est pas certain, et que les hommes 'Bnoaissenl pas le cours des temps ; pour ^itaote-dix-neuvième, celle qui conteste ^^ tout le Psautier, le sentiment de %es philosophes qui soutenaient que 2^i\^ étaient attachées aux cieux, et ™ Je plusieurs autres opinions, que per- JJ^i ni avant ni depuis saint Philastre , ■'esiaii^é de taxer d'hérésie.
.«trouve aussi dans son catalogue plu- ^^ feules contre la chronologie. Par '^''^iple, il range parmi les hérétiques qui ^^m avant Jésus-Christ, les ophites, [^«iniles, les troglodiles, qui ne sont ve- *^ que longtemps après. 11 dit (juo les ^^u\\ains ont pris leur nom du roi Sama- ^^ ou, selon d autres, du ûls de Chanaan, ^'yait le uième nom, ce qui est démenti F I Histoire sainte, où nous apprenons ^*'^ tirèrent leur nom de Samarie, capir'^o royaume d'Israël, après la séparation ;;inbus sous Jéroboam. Ils ne pouvaient -'3i« yasser pour hérétiques, puisqu'ils <>tti>eigQaient aucun dogme nouveau sur
la reli|;ion, et que leur unique faute était la schisme. C'est encore une erreur de chronologie d'avoir dit que Saturnin, Valentin, Héracléon et quelques autres ont publié leurs erreurs du vivant des apôtres ; et d'avoir mis rhérélique Tatien, disciple de saint Justin, les cataphrvdges avec Montan, Priscille et Maximille, Théodote de Bjrsauce et les millénaires, après la persécution de ^ Dèce, qui n'arriva que plusieurs ajnées après la mort de ces hérétiques.
II est étonnant que saint Philastre ait ap-
Sorte si peu d'exactitude dans un Irai té qui en emandait tant, et qu'il en ait si fort négligé le stjle qui, outre son peu d'élévation, est souvent obscur ou embarrassé. Le Traité des Mrésies a été imprimé plusieurs fois séparément, à Bâie, in-8% en 1528 et 1539; à Helmstad , in-(h% en 1611 et 1621. On a ajouté, dans ces trois dernières éditions, un supplément au traité par un auteur inconnu. Outre cela, on trouve, dans la seconde édition de BâIe, en 1539, cent quatorze sentences des Pères sur le devoir des vrais pasteurs de TEglise, avec une partie de la letire de Nicéphore CartOj/hilax au môme Théodose, sur le pouvoir des clefs. Le traité de saint Philastre se trouve aussi dans toutes les Bibliothèques des Pères imprimées à Paris, è Colosne et à Lyon. Depuis, i! a été réimprimé a Hambourg, en 17^4, par les soins du savant Fabricius, qui e icor» rigé le texte et l'a enrichi de notu». C*est de là qu'il est passé dans le Cours complet de Patrologie.
PHILEAS, que saint Jérôme met au nombre des écrivains ecclésiastiques, était originaire de la ville de Thmuis, dans la Basse- Egypte, sur les bords du Nil. Comme il était issu d'une famille noble et riche, il dut à des études brillantes de grandes connaissances dans la philosophie et la littérature du siècle» et l'avantage d'exercer plusieurs emplois honorables dans sa patrie. Jl fut marié et eutdes enfants; mais ses vertus rie lardèrent pas h le faire choisir pour évèque de sa villu natale. Ce fut pendant son épiscopat et
t)robablement comme il était en prison pour a foi et dans les jours qui précédèrent sa mort, qu'il écrivit une /earc à la louange des martyrs, ses compagnons de captivité. Saint Jérôme Tassimileaun beau livre,et£usèbe,
2ui nous en a conservé une partie, dit qu'elle tait vraiment digne de la sagesse de son auteur et de son amour pour Dieu. Elle révélait un grand fonds de connaissances, et une rare aptitude pour les belles-lettres, et mettait en même temps en évidence les Qualités de son cœur. Philéas Tavait adressée à son Eglise de Thmuis, tant pour lui donner des nouvelles de sa position, que pour animer les fidèles par les paroles de I Ecriture et par des encouragements puisés dans l'exemple de leurs frères, è demeurer inébranlables dans leur foi : c'est pourquoi ii entrait dans de grands détails sur les soulfrances de ces confesseurs.
« Qui pourrait jamais énumérer, s'écriet-il, les exemples de vertu donnés par ces
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tus, en M5 ou 406. Sichardas est dans Ter* reur lorsqn*il recule sa mort jusqu'en 430.
PHILIPPE (Saint), évèque de Gortyne, daqs l'île de Crète, se rendit célèbre sous le règne de Marc Aufèle et de Commode, par un ouvrage remarquable contre Mardon.
Malheureusement il n'est pas venu jusqu'à nous. C'est une perte d'autant plus regret* table que, dans une lettre adressée aux fidèles de Gortyne, saint Denis de Corinthe donne de grands éloges à Philippe, leur éyèque, et les loue eux-mêmes de leur zèle et de leur piété , en les avertissant néanmoins de se tenir en garde contre les séductions des hérétiques.
PHILIPPE DE BoNNE-EspÊRANCB, appelé aussi Philippe de Harveng, du nom du village où l'on suppose qu'il était né, et Philippe l'Aumônier, à cause de ses abondantes aumônes, naquit en Flandre, sous le règne de Charles le Bon, qui mourut assassiné par ses propres sujets, en 1127. On ne sait où il fit ses études, mais on voit par ses ouvrages qu'il possédait à fond et qu'il employait a propos FEcriture sainte, comme aussi qu il avait lu avec fruit les meilleurs auteurs latins dont il fait assez souvent d'heureuses applications. Dégoûté du monde dans un Age peu avancé, il fit de sérieuses réflexions sur lui-même, et pour mieux remplir les devoirs du Chrétien, il se consacra à la vie religieuse, non dans un monastère, mais parmi les clercs réguliers de Prémontré, qui était alors dans toute la ferveur de la nouveauté. Après avoir passé quelques années dans TOrdre, il fut Tait prieur de Bonne-Espérance, en Hainaut, sous le gouvernement de l'abbé Odon ; et il 7 avait dix-huit ans qu'il exerçait cette charge lorsqu'il écrivit au Pape Eugène III è I occasion d'un fait que nous ne pouvons passer sous silence. Quoique Philippe se fût appliqué à gouverner d une manière irréprochable, cependant à cette époque il vit s'élever contre lui une tempête furieuse à laquelle il fut obligé de céder. La place d'abbé était vacante, et vraisemblablement on jetait les yeux sur lui pour la remplir. Mais un des religieux ^ui y aspirait peut-être ou qui craignait de 1 avoir pour abbé, inventa contre lui des calomnies qui trouvèrent créance dans l'esprit des premiers supérieurs de l'Ordre, de l'évêque métropolitain et surtout de l'abbé de Clairvaux, auquel trois ans auparavant il avait écrit une lettre fort mordante. Ainsi Philippe, qui ne cherchait qu'à vivre ignoré et tranquille, se vit tout à coup la fable de ses confrères et des
f;ens du monde. Il nous apprend lui-même es prof)os que Ton tenait sur son compte. « Le prieur de Bonne-Espérance, disait-on, se comporte mal, il résii^te opiniâtrement à la religion et à son ordre. Le prieur transige avec ses devoirs envers les religieux pour g;agner leur bienveillance. C'est un ambitieux qiui sacrifie le bon ordre pour ne déplaire R personne. Le prieur a mis le trouble et la discorde dans la maison; c*est un traître qui ne respecte ni les lois, ni la bonne
foi, qui usurpe ce qui oe lui est dû, et qui exiçe impérieusement ce qal ne veut pas lui accorder. — C'est aîDsi, [« suit-il, que Ton déchirait ce pauvre prit et plusieurs acceptaient comme Uh-^i dique ce que l'on débitait sur son cooij parce qu'il ne se trouvait personne qui parler pour sa justification. L'évêque Cambrai prit d*abord sa défense^ maii n'eut pas assez de fermeté pour le sout contre i'autorité de l'archevêque de K< et le crédit de Tabbé de Clairvaux. H contraint de consentir à son expulsion.
légué avec sept de ses religieux dans qui tre monastère, il s'attendait à de maot traitements de la part de gens au'il crc pouvoir regarder comme ses geôliers; il y trouva au contraire des amis comp sants. Cependant on murmurait dans iej blic, que sur des accusations vagueseti insignifiantes, on eût agi avec lanl de gueur. Alors ses ennemis firent ^m qu'il s'agissait de quelque chose de grave, et ils le chargèrent d'un crime i me, d'un crime qui ne pouvait être e que par le feu. Dans une aussi cruelle tion, le proscrit écrivit à saint Bernard lui représenter qu'il n'aurait pas dû éco si légèrement ses dénonciateurs, m il supposait pas qu'un homme d'uoe sain reconnue eût voulu lui nuire par méchao Il paraît que ces représentations f avec dignité eurent leur effet. Deai après son exil, son innocence fut rei dans un chapitre général de l'Ordre; il fut permis de retourner dans son moiiasK, mais il ne put obtenir aucune autresrfi faction. C'est pour cela qu'il écrivit aall| Eugène la relation dont nous venons donner le précis, et dans laquelle il le pri de rendre entièrement la vie à un bonia)e moitié mort, c'est-è-dire d'achever de Iej tifier aux yeux des hommes. Or, ceci
Sassait en 1150. Le retour de Phiiipfie onne-Espérance rendit le cuilme k ce n)< nasière, et sa promotion à la dignité aciiei de dissiper toutes les préventions. Il g^ verna sa maison avec beaucoup desa.es^ en augmenta les revenus et obtint plusieid privilèges des Papes et de l'empereur F* <léric. Tous les écrits qui nous resleal d* lui ont pour objet l'instruction de ses rti«gieux. Ce sont df^.s Lettres, des Comraci.U" res sur TEcriture sainte, des Traitas I|h^ logiaues, des Vies de saints. Dans l'édiiii-J que Nicolas Chamart, abbé de Bonnc-E"^?*^ rance, publia à Douai, in-?, 1621,selrouTen quelques piècesde poésies qu'onluia^u^^e ment attribuées. Cette édition dénuée de notes critiques, ne donne prcsqueaucuiiédaïf' cissemenl sur l'auteur, ni sur ses ouvra^jf* Ses Lettres. — Ses Lettres, au noniK« de vingt et une, roulent presque toutes ^^"^ des matières théologiques, et la plupart *"^* si longues qu'elles pourraient presque |^^^* ser pour des traités. La première est adri>sée à Wéderic. C'est tout le titre de la L^' Ire, et il en est de même des au^f^^'/l^' ", portent que le simple nom de celui a q
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*s soDl adressées, sans les dé.signer par une qualiCcation oui les fasse reconnaî- Ce Wëderic oa Goerric, est le mAme, >iiouie, quiy après avoir gouverné le motrnede Liessiest fut élu abbé de Saint- (d'Arras, en iiVI. C'était un homme stun ei fort appliqué à la lecture des Pères 'Kglise, comme on le voit par la lettre j'H^w^gua la réponse dont nous rendons i['(^ ici, Wëderic ayant prié l'abbé de ne-Espérance de lui dire son sentiment •jeux questions qu*on agitait sans doute '^ <jsDS les écoles. La première consistait iMiir^iDieu avait créé le monde en un liui, ous*il Tavait fait successivement Sii jours ; et dans ce cas, si cela doit iK£ilre à la lettre ou dans un sens mé- ^<$i]uc, comme on entend d'autres paspde r£criturev qui ne sont que des an«t^^Sogies. Philippe croit qu'on peut pen- '>br cela diversement, pourvu Qu'on ne loigne pas de l'analogie de la loi. II se Il Sur des questions purement spécula- Il» m la création des substances spirii, sur la chute des mauvais anges, sur evérance des bons dans le bien, et il sur cela ce que les auteurs eccléjutrs ODt dit de meilleur ; mais il est
ff^né à embrasser le sentiment de ceux ont pris à la lettre le récit de Moïse. «eronde question consistait à savoir si linférieur était obligé de se confesser à I supérieur, ou s'il pouvait le faire à un 4rt, lorsqu'il était tombé dans quelque <k»wosidérable. Philippe s'excuse de réi^ à cette question, parce que les sentttts élant fort partagés, cela demandelOûe longue discussion.
ttfdeux suivantes sont adressées à Hé- ■1 que nous ne connaissons que par ces Ml ieures. C'était un clerc qui étudiait à V^iu moins lorsque Philippe lui écrivit tn.bJème. Héroard lui avait demandé la •^iion d'une difficulté qu'il avait propo-
*r<i*Adam, comme nous, n'avait pas con- *'« le péché originel. Philippe avant de focdre à cette question, fait un Ion
'i3jbule sur les dispositions avec lesquel-
* tn aoii étudier les matières de religion, ^nsion du reste, assez nécessaire pour i^'^uciion d'un jeune étudiant tel que l'é- « Hcroard. Entrant ensuite en matière, il ^^lUa question en bon théologien, mais '/iUfop diffus, défiiut qui rè^ne dans •^;«e$ écrits. Dans la lettre qui suivit \ •^"^^àun assez long intervalle, puisque
• ;"anl se plaint d'une interruption dans
r »^i ailleurs profanes pour ne s'attacher j[-H« lecture de l'Ecriture sainte et des
' ^ Cependant cette même lettre est une ;J;^';P»;juve que Philippe avait lui-même
/eiudi^ les auteurs profanes; mais il
• *^au pas appris à être concis. Il y fait
^><^tlO:S!l. ra PlTROLOGIB. iV,
è la fois un l)el éloge des écoles de Paris, et dit qu'à bon droit cette ville peut être ap- ]ielée la nouvelle Cariath-Sepher^ ou la ville des lettres, puisque le nombre des étudiants y égalait presque celui des habitants.
La quatrième lettre est encore adressée à un jeune homme nommé Engelbert, qui étudiait à Paris. Il l'exhorte à ne pas se re« buter des difficultés qu'il peut rencontrer dans la carrière des lettres, parce que la science ne s'acquiert que par beaucoup de veilles et de travaux. « Vous voyez, dit-il, beaucoup de gens décorés du nom de clercs, et très-peu qui soient vraiment savants; la moindre diuiculté les rebute, et il arrive qu'ils restent ou ignorants ou avec un savoir très-superficieî, parce qu'ils ne veulent pas se dévouer à un travail assidu, sans lequel on ne peut acquérir la science; ce qu'il prouve par l'exemple de Platon, de Socrate, de Caton, le censeur, qui, jusqu'à l'extrême vieillesse, montra l'ardeur d*un jeune homme pour apprendre. N'écoutez pas, lui dit-il, encore les petites infirmités, f^uricti/oa, qui peuvent survenir; parce oue ce n'est pas un honneur d'avoir été à Paris, mais c*en est un grand d'y avoir acquis une instruction convenable. »
Les lettres cinq, six et sept sont des réponses à autant de lettres d'un nommé Jean, Erévôt d'une maison appartenant vraisemlablement à l'ordre de Prémontré. Il était parent de Philippe, et il le remercie dans SCS lettres de lui avoir communiqué un ouvrage que celui-ci croyait être de saint Athanase. C'était le traité de la Trinité de saint Hilaire, comme on le reconnut ensuite. En le lui renvoyant, Jean lui dit qu'il no croit point ce traité de saint Athanase, parce qu'il y a remarqué quelques erreurs, entre autres que Notre-Seigneur n'avait pas reçu de Marie la matière dont son corps était formé, et encore que, dans sa passion, il n'avait éprouvé ni tristesse ni douleur. La réponse de Philippe est très-judicieuse; il lui fait sentir qui! se prononce bien lestement sur l'ouvrage d'un Père de l'Eglise aussi respectable çiue saint Athanase; pour lui, il ne va pas si vite. A la vérité, il y a trouvé quelques endroits obscurs qu'il a eu bien de la peine à comprendre soit è cause de la difficulté du style, soit parle défaut du manuscrit ; mais il s'est bien gardé de les condamner, ne se croyant pas assez habile pour décider de choses qu'il n'entendait pas. Il ajoute qu'il l'avait relu, et qu'en se bornant aux deux erreurs que Jean prétendait y avoir trouvées, il ne serait pas difficile de donner un bon sens aux paroles de l'auteur qu'il suppose toujours être saint Athanase. Ce n'est qu'en finissant sa lettre, et dans un PoUicriptum^ qu'il dit avoir appris de maître Gilbert, évêque de Poitiers, qu'il avait vu depuis peu à Paris, que l'auteur de cet ouvrage était saint Uilaire. Plein de respect pour les Pères de l'Eglise, il prouve en habile théologien que cet intrépide défenseur de la foi catholique coutre les ariens, s'est exprimé sur ces points
rni
comrae les auteurs ecclésiastiques du bon lemps.
Jean répondit à cette lettre avec sa hauteur ordinaire. Il convient que les explications de Philippe sont exactes ; mais ilsoutient que c'est faire violence aux termes de 1 au leur, et qu'avec cette méthode il n'est rien de si absurde et dc*si erroné qu'on ne puisse justifier. Persistant è regarder ce livre comme dangereux, il.ne veut pas qu'on élise; car, dit-il, soit Alhanase, soit Hilaire, soil tout autre, il faut croire, ou qu'ils ont corrigé leur erreur de leur vivant, comme à Tait notre Pire Augustin, ou qu'ils ont expié leur péché comme le martyr Cyprien, qui, suivant le témoigna^je de saint Augustin, a lavé dans son sang Terreur des donatisles, ou sont morts comme Oriuène (ia^ns l'infidélité, Philippe ne se tint pas pour battu; il écrivit la sixième lettre dans laquelle il suit pied à pied son adversaire, eomliat tous ses principes, et justifie de nouveau saint Hilaire. if y prouve fort bien que , quoiqu il y ait dans un ouvrage des choses difficiles à entendre, ou qui ont besoin d elrc expiiniii$i*« cAinn la e^no a^ p...*^..^
ce n'est pas
ture; car alors ii fauTràit'^rêiérer^phjs^^^^^
ivres du Nouveau Testament, parce que, de làJfeu même des apôtres, il sW trouve des choses mie Ton comprend difficilement. Et à I égard de saiflt Hifaire, il cite la passage de saint Jérôme, qui dit positivement que Je saint évoque de Poitiers est un docteur trôs-orthodoxe, dont on peut lire les écrits en toute assurance. Cette lettre est fort longue, mais puissante en preuves et en raison- «eiuents. —Jl arriva ce qui arrive presque lonjours dans les disputes que cette controverse dégénéra en personnalités et en reproches. Jean lui renvoya ces deux lettres SI chargées de remarques caustiques que 1 auteur eut de la peine à s'y reconnaître, U en fut piqué, et crut devoir y répondre dans la septième lettre. Avec un grand ton de modération, il emploie finement l'ironie, et raille avec esprit son adversaire, qui avait pris avant lui le ton magistral et quelquelois m^me de mépris.
La lettre dixième à 8. Bernard paraît être une réponse à la lettre deux cent cinquantetroisième de 1 abbé de Clairvaux.Dans l'une et dans 1 autre il s'agit d'un religieux de Bonne- Bspérance, nommé Robert, que saint Bernard avait admis parmi ses religieux saus la permission de son abbé, ni de l'abbé de Préraontre, ni du chapitre général de l'ordre. On avait écrit et fait des instances pour obtenir Je renvoi de ce religieux. Saint Bernard rénônd dans sa lettre aux plaintes amères des Prémontrés, ei persiste à garder le transfuge. L'abbé de Bonne-Espérance, que cette affaire regardait plus particulièrement, chargea le pneur Philippe de détruire les fausses allégations de l'abbé de Clairvaux. et celui-ci s'acquitta de ia commission en nomme supérieur. 11 commence par lui faire j application de l'apologue du prophète Nathan à David, et lui dit qu'un homme riche
DICTIONNAIRE PHt
comme lui en troupeaux n'aurait pu enlever à une pauvre maison une du brebis. On lui avait représenté que conduite était contraire à la justice, aui eisions des Souverains Pontifes et au; sactions paj>sées entre les deux ordres.; Bernard avait répondu entre autres cti
au'il n'avait ainsi agi que parce qu'un e Tordre l'avait assuré que Tabbéde montré avait donné son consentemeDt.
lippe lui soutient que cela estfaui, l'abbé de Prémontré et d'autres abbés, lui nomme lui avaient dit le conlraii vive voix, et qu'il aurait dû les en n préférablement à tout autre; que mè présence du Pape, lorsqu'il était i .
probablement dans le voyage qu'Eu^èi fit en France, en IIW, Tabbô de ^
Espérance interpellé par lui de donaer consentement, Tavait refusé, en disaari ne l'accorderait pas à moins que le Pu l'ordonnât formellement ; et que le mi rain Pontife s'était abstenu de coromafl Il faut avouer qu*il plaide parfaitement!
4'Ai.. r '^ r — '^* v"4"* wiinjcouiu sa causc; il presse vivement son adreu
a eire expliquées selon le sens de l'auteur, , de lui avouer qu'il n'est que IropTraiqi
>as une raison d'en interdire la lec- nion et la chanté se refruidissaientbeau
ninrc il fs...^-;. -.: ....... g^,^ç ,^3 njemfarçg des différents ordrt
uns se préférant aux autres, méprisani It très et les décriant; désordre quil sea reprocher à saint Bernard comme en ai donné l'exemple. Cette lettre est belle, piî de bon sens et de religion; ses raisoa ments sont pressants et solides, et sao5l manquer aux égards dus à un si graoJj sonnage, on y remarque des trait*! i mordants. En tinissant it prie le saint*] faire une réponse ; mais la lettre saifl nous apprend que cette réponse ne lui pas remise.
Trois ans après, Philippe, banni desafl son à la suite d accusations graves, éa à Tabbé de Clairvaux pour se plaîn qu'un aussi saint homme eût ajouté fa des rapports calomnieux d'uu de ses t frères, il regarde comme un malheur de avoir dé|)lu, quoiqu'il ne sache paslat jamais olfense. 11 paraît que saint Bera avait dit que le prieur de Bonne-Espén méritait ce qu'il souffrait. « Maisdil-ii vous refusez de secourir celui à qui ^i avez voulu nuire, daignez au moio.^ faire connaître ses torts ; car l'ignorance mon crime m'est aussi insupportable que mauvais traitements que j'endure. ^ li vient sur le peu de fraternité qui réga entre les différents ordres religieux, même entre les individus du mémeord parce qu'il avait appris que la lettre q lui avait écrite trois ans auparavant ne avait pas été remise. On ne s'explique j, trop pourquoi il lui donne à la liQ^^ lettre le titre de Majesté.
Philippe écrivit au Pape Eugène lU ^^• sitôt qu'il eut été rappelé à Bonne&f^ rance. Comme il n'avait obtenu de ^^^ ^^\ rieurs qu'une demi- justice, il fait au Pa^ ^ relation des calomnies et des mauvaii tra^ tements dont il avait été accablé, en deajafl
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)idI qne joslice entière lui fût rendue. Se )igsrdcnt comme un homme à demi mort îfi)emeot, Seminecemf et se comparant à jjuirereuda à la vie, mais non encore sorti Id lombeao, il dit au Pape : « Commandez (pe je sorte aussi d'entre les morts, parce ve tout ce qne tous ordonnerez de la part f Dieu me sera fait. » Nous ne dirons rien e plus sur cette lettre, parce que nous en tiitïs donné la substance dans la biographie e railleur.
La lettre seizième a pour titre : Suo Phihptf $uMs Philippus. Ce Philippe ne peut |r que le comte de Flandres ae ce nom, ^deThierri d*Alsace, puisqu'il lui dit que Il père lui avait cédé ses Etats de son vi- *^ ;cequi arriva en 1157, lorsque Thierri pour la terre sainte. L*abbé de BonneîraDce fait de ce jeune prince un éloçe )let, quoiqu'il ne Teût jamais vu. Il dit, moins d être préoccupé par la haine r l'envie, il n est pas possible de con- >r ses rares qualités sans Tadmirer me UB phénix. Cependant il a soin de ter ses louanges ae façon à ce qu'elles l en même temps de bonnes instruci^. Sa lettre est comme un petit traité Hnslitution d'un prince. II lui propose kr modèle Charles le Bon, comte de
tuires, que Tai toujours vu, dit-il, lisant ntiremeot les psaumes, lorsqu'il assis* lit aux offices divins. Il lui rappelait en kbue temps l'exemple du comte Ayulfe, nnage fort instruit lequel avait pour parents la plus vive reconnaissance de oir si bien fait instruire, disait-il, qu'on ixi\[ pris pour un clerc, ce qui ne l'emtfcbajt pas d'être bon chevalier puisqu'il ■laiorten combattant contrôles infidèles.
ma ne connaissons pas autrement ce comte
' li lettre suivante contient Téloge du
Ree Henri k qui elle est adressée. 11 ^ pas douteux que ce prince ne soit Iran le Libéral, comte de Champagne et fcBrie; car en faisant l'éloge de ses lar-
Eses envers les pauvres et les clercs, c'estire, comme il t'explique, envers les gens kk lettres, il lui dit qu'il marche en cela inr les traces de son père, Thibaut le Grand, wnt les aumAnes furent si célèbres pendant h première moitié du xiT siècle. Hais il l^lére en loi un avantage qui avait manqué I son père, celui d'avoir été instruit dans 1^ lettres dès l'enfance, et d*j avoir fait de P«nd progrès. Faisant l'éloge de la science, "montre combien elle est nécessaire aux princes pour se connaître eux-mêmes et p'W conduire les autres. Or, Henri aimail •lire et à s'instruire, il favorisait de tout ^»n Doovoir les eens de lettres, c'est-è-dire, 'wflercs tant séculiers que réguliers, auxquels il faisait du bien par préférence ; et ^n;rae les gens du monde y trouvaient à J^îre, Philippe lui prouve qu'il ne saurait >^ire no meilleur usage de ses richesses. ^^tte lettre est curieuse, il dit que de son If^Psonne s'appliquait ni au grec ni k ^ucbreu; qu'on ne connaissait de ces lan*
gués que le nom, parce que la langue latine réunissait de plus grands avantages, et il va jusqu*à dire que sans la connaissance du latin, on n'est qu'un hébété et un âne.
Les lettres dix-huitième et vingtième sont écrites à Richer, jeune homme qui faisait alors ses études à Paris, et dont on lui avait dit beaucoup de bien. La première des deux roule sur les avantages de l'étude, et sur Tobligation où étaient les clers de s'y adonner tout entiers ; mais il blAme ceux qui négligent Tétude de \Hs religion pour ne s'occuper que des auteurs profanes. « Ils croient, dit-il, être fort habiles, lorsqu'ils ont recueilli quelques passages d'Aristote et de Platon, quelques figures de Quintilien, quelques fleurs de Cicéron. » On voit par là quels étaient alors les auteurs que Ton ex« pliquait dans les écoles. Richer lui avait demandé un plan d'études, ayant pour base la religion, Philippe lui répond dans la vingtième lettre qu'il avait tort de s'adresser à lui, parce qu'il n'était pas à beaucoup près aussi instruit qu'il le croyait, et que d ailleurs ce jeune homme était à la source des sciences, et dans une ville où il pouvait trouver aisément le secours dont il avait besoin. Il ne désigne cette ville que par ce nom de Cariath-Sepher; mais nous avons déjà vu qu'il entend par là la ville de Paris.
On lit a la fin de ces lettres, dont nous avons indiqué les plus intéressantes, une approbation de François Sylvius, doeteur de Louvain, qui atteste que non-seulement elles sont conformes à la foi catholique, mais encore pleines d'une science solide et d'une grande érudition. On ne peut nier en effet que Philippe ne fût très-savant pour son temps, qu'il n*eût de l'érudition, et qu'il ne fût très-versé dans la lecture des écrivains profanes et ecclésiastiques ; mais il avait un style singulier et dont on trouve peu d'exemples dans le xu* siècle. Il aimait tellement les consonnances qu'il fiiit rimer tous les membres de ses périodes, non-seulement dans ses lettres, mais dans tous ses écrits, ce qui le rend inutilement verbeux.
Commentaire sur le Cantique des cantiques. — Ce travail est divisé en six livres; l'auteur a mis à la tête un prologue, dans lequel il dit avoir entrepris cet ouvrage, à la sollicitation de quelques personnes auxquelles il n'a pu persuader que ce travail était au-dessus de ses forces; qu'il existait d'ailleurs tant d'explications de ce cantique nuptial qu'il n'était guère possible de aire quelque chose de nouveau. Cependant dans une introduction ou prommiumy il rend compte du nouveau point de vue sous lequel il a envisagé ce cantique, bien supérieur, selon lui à toutes les lictions des poètes. Il le regarde comme une prophétie de l'Incarnation du Verbe dans le sein de Marie, et ne voit dans les personnaKes de l'époux et de l'épouse que Jésus-Cnrist et Marie, et dans leurs entretiens que l'œuvre de la Rédemption des hommes, à hqu^lle la mère de Dieu a eu tant de part.
L*auteur, dans ce commentaire, estiné-
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BICTIONNAIRK
piiisable en allégories et en sens mystiques ; il en donne plusieurs-sur un même texte, il avait commencé son travail avant les mauvaises affaires qui, penciant deux ans, altérèrent le bonheur do sa vie, et il le continua au milieu des plus cruelles épreuve;^. C*est ce qu'il dit en faisant son ouvrage dont il fait hommage à la sainte Vierge, à la protection de laquelle il attribue Theureux terme de ses tribulations.
Moralité sur le Caniique des cantiques, — Cet ouvrage est #Vise en sept 'tomes ou parties, et travaillé à peu près dans ^e même ({oût que le précédent, mais il contient plus d'allégories et de plus singulières encore. Nous ne croyons pas qu'il soit de notre abbé ; ce n'est pas tout à fait son style, et l'auteur dit dans le prologue que son nom est renfermé dans cinq lettres ; ce qui ne convient pas au mot Philippe. C'est pourtant un Prémontré, car il a choisi pour Mécènes deux Prémontrés comme lui, Milon qui fut évéque de Thérouannct et Hugues abbé de Prémontré, qu'il appelle ses pères. Quant à lui, il ne prend le titre que du plus pervers et du dernier des serviteurs de Dieu, ajoutant que son nom est renfermé dans les cinq premières lettres des cinq premières parties du premier tome. Nous avons essayé de faire cette combinaison, et nous n'avons obtenu aucun résultat satisfaisant. Au reste, ceux qui aiment lesailégories peuvent avoir recours àson livre ; il en a mis partout. C'est probablement de cet auteur que Philippe a voulu parler, lorsqu'il dit, au chapitre 49', De stlentio clericorumy qu'un religieux de son ordre avait commencé un Commentaire sur le Cantique des cantiques, et que, s'étant trop presse de le rendre public, il eut la douleur de se voir bafoué, lui et son livre, tam opus qtiam opificem irriseruntf ce qui lui ûta, dit-il, l'envie de continuer.
Du salut du premier homme, — L'éditeur a placé à la suite quelques traités de Philippe en réponse à autant de questions, qui, dans les conversations, lui avaient été proposées par ses confrères. Le premier est consacré à examiner si Adam est ou n'est pas dans le cie'. Il traite ce sujet fort au long, mais il y mêle bien des choses qui, n'y ont que peu ou même point de rapport, plutôt dans le dessein d'instruire ses religieux que d'éclaircir la question. £n6n, il conclut de tousses longs raisonnements que le premier homme a été sauvé en faisant pénitence de son péché. Il dit qu'Adam ne pécha que pour ne pas contrister sa femme» sachant que le serpent mentait,, mais qu'il espérait se réconcilier avec Dieu par lu pénitence. Il y parlede l'étatd'innoncence suivant l'opinion de saint Augustin dont il emprunte les expressions. Il admet la prédestination gratuite avant la prévision des mérites; ce qu'il prouve par les Epitres de saint Paul. L'ouvrage est divisé en vingt -sept chapitres.
De la damnation deSalomon. — La seconde question consistait à savoir si Salomon était u«mné où s'il était sauvé. Cet ouvrage est
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savant, et écrit avec beaucoup d'ordre et j méthode. L'auteur commence parrappocÉ ce que dit à l'avantage du roi SaloiD<«| sainte Ecriture et expose ensuite en qd elle le blâme. Son opinion est que SalooM n'ayant point expié ses désordres parlas nitence, ne pouvait être sauvé. Il ciia] l'appui de son opinion Origène, Vielori saint Ambroise, saint Jérôme, saint Aud tin, Cassien, saint Fulgence, saint Grégoii saint Isidore, etc. « Car je n'ignore pas, À il, que plusieurs supportent impatiemui que Ton dise que Salomon est mort iiopéi tent, et qu'on est plus porté à ajouter i aux impertinences et aux fables que di tent les Juifs qu'aux témoignages des teurs de l'Eglise ; » et pour (|u'on ne l'at pas de dissimuler les autorités qui sont traires h son opinion, il les rapporte ^ -ju'il les avait trouvées dans des pa|
oliola^ oii Ton avait recueilli, pourpr( que ce prince avait fait pénitence, quel^ passages des Pères qui favorisent ce « ment. Philippe dit que l'auteur de ce re( avait puisé presque tout ce qu'il avait tr crit dans l'ouvrage d'un nommé Bacharii et réfute pied à pied l'un et' l'autre, en " pliquant, conformément à son opinion, passages qu*i paraissaient y être contrai! Cet ouvrage prouve que notre aaleur h\ beaucoup d'érudition théologique et iu( l>rofane, et qu'il n'était pas dépourvu critique. Ce qu'il dit sur la manière d't dier et d'interpréter l'Ecriture est tout fait judicieux. Il a cru qu'Esdras, youI" rétablir de mémoire les livres saints, ai inventé de nouveaux caractères; d'où qu'auiourd'hui la prononciation des let étant la même pour l'hébreu et le samaril ces deux langues diffèrent cependant la forme des caractères.
De la dignité des clercs. — Ce livre ré pond à la question de savoir lequel desdea états, des clercs et des moines, est lepl^ relevé dans l'Eglise : question puérile, qi se releva en 1680 entre les chanoines régi liers et les Bénédictins, relativement à I préséance aux états de Bourgogne, et qo vraisemblaolement ne se renouvellera pltu l'hiiippe a fait sur cela un lon^ ouvrage & visé en cent vin^t-sept chapitres; ujaisi n'aborde la question qu'au soixante-fiif huitième. 11 prouve d'abord, ce qu'on n* pu lui contester, que les clercs sont pi» anciens que les moines. Ainsi tout ce qui dit roule sur une équivoque; car on va) ) ar son ouvrage même que les moines m se croyaient ni plus anciens, ni plusrelere que les clercs; mais ils ct)ntesta)ent Tan cienneté aux nouvelles congrégations <l< chanoines réguliers, qu'ils avaient vue:
naître aux W et xu* siècles. Philippe'^ fait remonter jusqu'aux apôtres, parce qu^ dès 1 origine du christianisme, les apôtres, comme on n*en peut disconvenir, bsh]^^^ établi à Jérusalem la communauté de biecs et la vie commune, non-seulement entre ie^ clercs, mais entre tous les Gdèles. C'était I6 prendre de bien haut : il eût été plus ju>'i<^
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dire que cest sur )e modèle de J*Eglisc Jérasalem que furent établis les chaînes ré^ruliers et les moines aussii les iplus tôt, les autres plus tard.
^luTcQu au chapitre cent troisième, l'au- .* dit qu*il aurait pu terminer là sa ré- L«f, 51 un traité que venait de publier un Iftia moine ne l'obligeait à ia prolonger. e connaît, dit-il» ce moine que de nom; i^ il ne le nomme pas, et son ouvrage ^1 \^s parvenu jusqu'à nous. C'est la re- [>D d'une dispute qui s'était élevée entre Bénédictiu et un clerc, gui était sans Ile de Prémontré, car Philippe dit qu'il ^itinaissait parfaitement, que ce clerc filkaucoup étudié les auteurs profanes, |B4>, s'il eût été question de Porphyre ou ^■^lote, il n'eût pas cédé la palme au f, mais qu'en fait d'érudition ecclésiasix\ s'en était rapporté à la décision des Ikres de Laon. Il parait que cette décision en fareur du moine, qui avait défendu 1060 par des passages Lien choisis dans iedrea de saint Jérôme. Son Mémoire itélé rendu public, Philippe entreprit réfuter dans la crainte qu'il ne fit imion sur quelqu'un de ses confrères; t'est k quoi il consacra le reste de sa réise;maissa réfutation manque souvent justesse. Le plus fort argument du moine ir mettre son état aundessus de celui des
E portait sur ce qu'il était moine et en même temps. Philippe lui conteste dernière qualité, en la prenant dans pi la ri({ueur du terme, ce qui prouve lus (lispulaient sans s'entendre. Au reste, flMiuTe dans cet écrit des traits assez eutai sur les clercs et les moines de ce ■P^là. En voici quelques-uns que nous Ifctons indiquer sans inconvénient.
Be^t porté à croire que l'origine du nom vj^rc vient de ce que les apôtres élurent •fie sort saint Mathias et les autres mil^nfi 11 se plaint que l'ignorance des ec- ^iasliques était si profonde que la plus PiiKJe partie était incapable d'instruire les |ttl»les conflés h leurs soins; qu'ils n'en- *enl dans le clergé gue pour vivre plus à ^r aise; qu'ils avilissaient le corps du ' l^^neuren le vendant pour une modique Wnbution. Philippe montre partout un W lèle contre les vices du clergé et j)Our ^«igniié de son ordre. Il trouve fort mau- •''«queles prêtres grecs fussent mariés, et H'uible fouloir en douter, tant on était ^" mformé alors, du moins en France, |.^^^S€S de l'Eglise grecque. Il explique •"*u long pourquoi on donnait le nom •Clercs à des laïques un peu instruits, et ^«ffle à des femmes, surtout à des reli- M-Qses qui s'appliquaient aux sciences.
^Wanl il soutient que les moines, bien m i ^ '* cléricature, et cultivant les J J* P»<is que tous les autres, ne doivent •Wf appelés clercs, et que s'ils le sont ?^ quelques opuscules des Pères, ce n'est
.ard^n*^'^""®"'- Philippe n'a pas toujours
îjju J '^^f é^jard la promesse qu'il avait
^^ ne nen dire qui pût oflenser
personne. 11 aurait pu les appeler arex monachorum ; il a mieux aimé dire : Pecus monachorum. Il leur reproche, non pas de fréquenter les tournois, mais d'y aller à che« val; et il les plaisante sur cette monture, tandis qu'ils devaient, dit-il, aller à pied. 11 fait dire aux chevaliers tenants auxquels il arrivait quelque mésaventure, que c'était la rencontre des moines qui leur avait porté malheur. On voit par ces traits combien les anciens moines et leurs richesses étaient jalousés par les clercs ou chanoines de nou- >velle institution. Philippe a lai.'^sé voir en plus d'un endroit qu'il était atteint de cette maladie. Il ne fait l'éloge que des Prémontrés et des Cisterciens, autres détracteurs des moines aussi nouveaux qu'eux ; cependant il veut qu'on vive en paix avec tout le monde.
Dans cette réponse, qui est sans contredit son meilleur ouvrage, Philippe avait longuement disserté sur les principales obligations des clercs qui les rendent vraiment recommandables ; sur la science dont ils doivent être pourvus; sur la justice qui leur est propre, et qu*il fait consister dans le détachement parfait des biens du monde; sur la continence qui ks oblige à veiller sans cesse sur eux pour exercer dignement les fonctions de leur ministère. 11 avait interrompu ce cours d'instructions pour réfuter les prétentions des moines. Il le reprit ensuite, parce qu'il n'avait encore rien dit sur le devoir de l'obéissance et sur la nécessité du silence et de la retraite. C'est ce qui fait le sujet de deux nouvelles réponses, que réditeur a placées & la suite des autres.
J)e robéissance» -^ On lui avait demandé en quoi consiste la] vertu d'obéissance, s'il faut la pratiquer en tout sans exception, et s'il n'y a pas des cas oit cette obligation cesse. Cette question est belle et importante; mais l'auteur l'a traitée à. sa manière, c'est-à-dire avec une abondance fastidieuse, tellement que sur quarante-quatre chapitres dont l'ouvrage est composé, il n'y en a guère
f)lus de trois qui répondent à la question; e reste est une longue paraphrase sur la désobéissance d*Adam et sur l'obéissanco d'Abraham. C'était le goût des écrivains du xn' siècle de prouver par TEcriture sainte les vérités les plus communes, ce qui les mettait dans la nécessité de saisir les allégories les plus forcées, d'accumuler tant bien que mal les exemples et les citations. C'est ce qu'a fait, dans tous ses ouvrages et particulièrement dans celui-ci , l'abbé de Bonne-Espérance. Il pouvait, sans tout cet échaffaudage, établir, comme il l'a fait, que de l'obéissance dépendent le bon ordre et la tranquillité publics, et que sans elle, le désordre et la confusion régneraient dans tous les Etats. Ce qu'il dit sur l'obéissance à laquelle on s'oblige dans les monastères, par rapport à l'observation des règles, et au pouvoir qu'ont les supérieurs d'accorder des dispenses, est très-sensé et très conforme au dogme et à la morale, mais il ne fallait
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|»as Doyer ces vérités simples dans un déluge de paroles.
Sur le silence. — Le même inconvénieni règne dans cet ouvrage. L*auteur se propose d'examiner en quoi consiste le silence , quand, pourquoi et sur qui tombe l'obligation de le garder. Tel est l'objet de sa réponse qu'il a divisée en cent dix-sept chapitres, et encore n'est-elle pas entière, le manuscrit sur lequel l'éditeur Ta publiée étant imparfait et mutilé à la fln. Il y a d'excellentes choses dans ce traité; Fauteur a recueilli tous les passages de l'Ëcriture sainte qui ont trait aux maux et aux biens qu'a produits le bon ou le mauvais usa^e de la langue. Il y parle surtout de l'utilité et de la nécessité du silence dans les cloîtres, pour le maintien de la régularité et pour prévenir les dissensions que des paroles inconsidéréesfont naître trop souvent. Mais il traite tant de questions incidentes qu'il fait perdre de vue sou objet. Parmi tant de digressions, nous n'indiguerons , comme ayant trait à l'histoire de la littérature, que celle qu'il a faite sur l'origine des lettres chez les peuples anciens. Il a cru qu'Enoch, descendant d'Adam au septième degré, fut l'inventeur de l'art d'écrire, parce que l'apAtre saint Jude le cite comme un prophète, quoique son livre n'ait pas été mis dans le canon des Ecritures. Après la confusion des langues, l'ancien langage se perf^étua, dit-il, dans la famille d'Héber, ce qui ui a fait donner le nom d'Hébraïque. Chez les Egyptiens, lo ou Isis, flile de Pharonée, sentant la nécessité de pouvoir communiquer sa pensée aux absents, inventa les hiéroglyphes; et voilà pourquoi elle est représentée avec le doigt sur les lèvres, pour signifier qu'on peut se faire entendre sans parler. Longtemps après Isis, les Phéniciens voulurent aussi avoir des caractères ik eux. Cet alphabet n'avait encore que dixsept lettres lorsque Cadmufs le porta en Grèce ; et c'est par reconnaissance que les Grecs ont introduit l'usage de mettre à la tète des livres une lettre rouge. Des Grecs l'alphabet de Cadmus perfectionné passa aux Romains, par le bienfait de la nymphe Nicostrata, surnommée Carmeulis, parce que el!e se mêlait de prédire l'avenir. Il faut lire cet auteur pour se convaincre que l'antiquité n'était pas un livre tout à fait fermé pour les écrivains de son temps, qui, comme il le dit, n'étudiaient guère que l'Ecriture Minte, ou les choses qui avaient quelque rapport avec la religion.
Vt^ de saints. — Ces traités ou réponses sont suivis de quelques Vies de saints dont la plupart ne sont que retouchées , et les autres n'appartiennent pas même h notre auteur. Nous ne dirons un mot que de celles qu'il a écrites ou auxauelles il a coopéré.
La première est celle de saint Augustin. Il a mis k la tête un prologue dans lequel on voit qu'il entreprit cet ouvrase à la prière de ses confrères, qui, pleins d^amour pour leurs institutions cfésiraient avoir sa Vie abrégée. Philippe assure n'y avoir rien mis d;;
son invention ni rien exagéré par compt sance; car un saint aussi parfait et aa ami de la vérité, dit-il, nambilionoe { d*ètre honoré par de fausses louanges, c que j'écris se trouve ailleurs, sinon daos mêmes termes , dans le même sens moins, et là peut-être beaucoap mieux, m ici plus brièvement. » Il Ta pourtant n plie d'allégories et de réflexions moral qui ne servent qu'à allonger un ouvri qu'il voulait rendre plus court. li y a ajo l Histoire de la translation des reliques saint Augustin de Sardaigne à Pavie ; mai avoue ou'il n'a pu rien trouver sur sa ira lation d'Afrique en Sardaigne. '
VHistoire du martyre de saint Sanrt dans son style, et de plus» il se ditauti de la Vie de saint Augustin^ qu'on ne conteste pas. Il l'adresse au vénérable H çues, prieur de TEgllse de Saint-Saure»
il s'v qualifle d'humble prieur de Boni Espérance. Dans cette histoire, Philippoi fait que retoucher Tancienne, qui arait I écrite au vni* siècle.
Cette légende est suivie de celle de sai Faillau, mart;^r. C'est une traduction prose d'une Vie du même saint, écrite vers, et dont l'auteur se fait connallre dai les vers suivants :
Hti ila litteralis li^ mshmare nûimh Veraei specU qua nomme censeor iffse, 8i fmmos apices ex partibus octo rétractés,
Molanus, qui avait sous les yeux ce po me, a trouvé, par la combinaison des kitn indicfuées, que le nom de l'auteur est Hiir Philippe mit son travail en prose à la pr de ses confrères du monastère de i Faillau, dans le Hainaut. II n'est pas d teux qu'il ne soit auteur de cette prose; ne peut y méconnaître son style. Mai$,i jugement de Baillet, lo fond de l'histoire ei mauvais. Le commencement esif une fabt insipide; il n'y a de bon que ce qui est efl
1»runtédes Vies de saint Fursin et de saiut iertrude.
La Vie de saint Guilain^ fondateurdu céïè\ bre monastère de ce nom, près de Mons tl Hainaut, est encore son ouvrage. Dom Vi billon fait mention de plusieurs Viesde à saint écrites en vers et en prose; inaisil^ jugé à propos de n'en imprimer qu'une, <^ ce n'est pas celle de Philippe. Il parait qui celui-ci les aura mises toutes à conlributi<|^
fxmr composer la sienne. CependaDti si àut en croire Baillet, il a beaucoup ren chéri sur les fictions de ses prédécesseurs. Nous en dirons autant de la Vie de sàm Landin de Crépin. Philippe s'est servi, pour la composition de cet ouvrage, de deui>i^| du même saint plus anciennes, qui ont ^t^
de plus avéré sur cette Vie, et il n a wtiMy ajouter des réflexions morales. Aussi le hagiographes n'ont-ils fait aucun cas Jt» >t>i travail
11 n'est vraiment auteur original que J»"' la Fie de la vénérable Ode, vierge qui »«"'•
rai
le 20 avril, jour de PAqacs 1J58, et fut irréd le lendemain dans Kéglise de ÉDe«E$pérance« La Yie d'une sainte filie
tofUit fournir h son historien de grands floeats, Philippe Ta remph'ede lieux ÉDiuns et de pieuses réflexions. On y tootre cependant quelques traits dont historien peut iaire son profit. Par Hiple > il est dit que Grégoire, abbé hu, fit (a cérémonie des obsèques. Cet è Grégoire n'a pas été connu des aurs (ie la Xouvelie Gaule chritienue^ qui lient dû le placer entre Francon et Oé* LPtiilippe ajoute qu'il était présent à la imonie avec Tabbé Odon, son prédéces^ . 11 est clair par là qu*Odun s'était déttfareur de Philippe avant Tan 1158.
«miinuateurs de Bollandus ont publié Tieavec un commentaire et des notes, t à tort que Ton a attribué à Tabbé Doe-Espérance la Yie de saint Amand^ ede Maëstricht» ainsi que YHistoire (yre de saint Cyr et de sainte Julitte^ wt soùi nullement dans son style et qui fil le nom de l'abbé de l'Aumône au- Qous les avons restituées. Quant à la p iointe Walairude ou Vaudra^ abhesse oosenHainaut. qui porte également le hd6 Philippe de l'Aumône , nous croyons 'tlld n'est ni de lui ni de Pliilipue de iveog, mais d'un auteur du y m* siècle.
hùits. — Avec le goût qu'avait Philippe ibrreng pour les rimes et les conson- ■b^ dont il a fait un si grand abus dans pMe, il ne serait pas étonnant qu*il eût pé quelques vers de sa composition. Ce^ ot de toutes les pièces que son édia publiées sous son nom, «il n'en est e (ju'on ne puisse .lui contester. C'est 1101 nous nous abstiendrons d'en rendre le. La seule que nous pourrions lui
Ker, ï cause des consonnances, est Té* d de Pierre Abailardi dont voici le
j^^feroeetbuU, siettœ radiate minores, ^m Ml radms hebetabat ul iu[eriore9, elc.
^ poésies sont terminées par des logovm% ei des énigmes. Les trente et un ^>ers sont exprimés par autant de dis- •Jttw, et les trois derniers par des sixains, wii qui seront curieux de les deviner les "IJû'eroDt è la page «ft du volume de ses •ânes.
Jta ne peut nier que Philippe n'eût beau-
^^pii érudition. Nous avons déjà remarqué
Mj'i connaissait les auteurs profanes, ora-
«. »f^ poètes, et qu'il les cite fréquem-
««« dans ses écrits ; mais il avait des con-
«i«ances encore plus étendues sur les ma-
);.,^?.*«"peuses. On a vu qu'on le con-
*J^\. ^^^ des questions théologiques ,
7"j|5c»ie suivant la méthode des Pères,
"i-a-dire en prenant pour guide TEcri-
iZaS!^^^ et la tradition. On ne peut lui
J:^\^^ qu'an usage trop fréquent des
f n. ?• ^^«nt ^^ s^yle» il est abondant ^ ^^ûibrm, mais si chargé de conson-
nances et si péniblement travaillé que tous les membres d'une période riment ensemble ou deux à deux. Voici le jugement qu'en a porté l'abbé Lebeuf ; « L'extrémité d'un style rampant fut balancée au xii* siècle par une autre extrémité qui se remarque dans les œuvres de Philippe de Harveng. C'est une cadence de phrases qui admet une rime perpétuelle, et qui, i>our y parvenir, force souvent l'auteur à des pensées burlesques et à des constructions embrouillées. » Nous connaissons peu d'auteurs de cette époque qui ait affecté plus que Philippe de Harveng ce genre d'écrire.
PHILIPPE DE L*AuMÔNE était archidiacre de Liège, lorsqu'en 11&6 il accompagna saint Bernard allant prêcher la croisade en Allemagne. Témoin des miracles qui signalaient cette mission, il en écrivit une Eefalton, dont nous rendrons compte, et se rendit ensuite àClairvaux pour y embrasser la vie monastique, comme il le dit lui-même. On pense que saint Bernard, juste appréciaeiateur de son mérite, le mit à la tète de sa coiumunauté; il est au moins certain qu'à la mort de ce grand abbé, arrivée en 1153, il y avait è Clairvaux un prieur nommé Philippe, lequel devint peu après abbé do l'Aumône, ou du petit Ctteaux, près de Blois. Une bulle du pape Adrien IV nous apprend qu'il en remplissait les fonctions en 1156. En 1163 ou 1164, il fut envoyé par le Pape Alexandre III en Angleterre pour apaiser le différend uui s'était élevé entre le roi Henri II et l'arclievêque de Cantorbéry au sujet des prérogatives royales. Il n'était plus abbé en 1171, car on trouve à cette même année sa souscription à une charte de Henri, archevêque de Ueims, en ces termes : Philippus qui fuitabbas in Eleemosyna. Nous ignorons Tannée de sa mort, mais nous voyons {»ar une de ses lettres qu'il vivait encore en 1179. !
Relation de miracles. — Si l'abbé de TAumôneest le même archidiacre de Liège qui, après avoir accompagné saint Bernard en Allemagne, s'était fait religieux è Clairvaux, comme il nous paraît difncile d'en douter, c'est à lui que nous devons attribuer la première relation des miracles opérés par le saint, laquelle porte son nom dans toutes les éditions. Elle est divisée en cinq chapitres et contient les guérisons dont lui et les autres compagnons du voyage avaient été témoins depuis Francforl-sur-le-Mein jusqu'à Constance, et depuis Constance jusç[u*à Spire. Elle fut adressée d'abord au j[>rince Henri, frère du roi L4)uîs le Jeune, oui était alors novice à Clairvaux; mais dans la suite elle fut envoyée è Samson, archevêque de Rcims^ par Philippe lui-même, qui prend la qualité de moine de Clairvaux : Frater PWlippus de Claravalle, A en juger cependant par le style, cette épitre dédicatoire n'est
Kis de Philippe; on y reconnaît celui de icolas de Moutier Rainey, qui, k cette é^oque, comme il le dit lui-même, était è Clair* vaux le secrétaire des autres religieux, ou le réviseur de leurs ouvrages. Philippe eut
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