n petite quantité, n*a point été en lui, parce
(jtie cette volonté de choix appartient à la
persouue humaine et non à la nature. Il n'y
•< Junc point eu de volonté gnomique ou de
choii. » Photius ne connaissait point d'écri-
tain qui eût traité celte question, excepté
saint Maxime, qui distingue comme lui la
volonté gnomique de la volonté naturelle,
cl qu'il appelle volonté personnelle et hy-
I<ilatique. Il reconnaît que Jésus-Christ a
f^ celle volonté naturelle et générale, ac-
<>jm|)agDéc de raisonnement : mais il sou-
uenuvec saint Maxime quil n"a point eu
iJeToloQté gnomique ou de choix, parce que,
«mnaissant toutes choses à cause de son
union hjpostatique avec le Verbe, et Ja
>oiûQté humaine étant soumise en tout à la
tolonlé divine, il n'avait point à délibérer
w ce qu'il avait à faire; d'où il suit qu'il
lUYail qu'une seule affection, quoiqu'il eût
Jeux Yolonlés, parce que toutes les deux se
puriaieni au même but. Photius se propose
quelques objections ç^u'il résout avec beau-
^'<)Qp de subtilité, mais en déclarant qu'il est
\^\ à changer d'opinion si on peut lui dé-
"jonlrer par rScrilure et les Pères qu'elle
" pst |)as fondée.
BoMfeuEs.— H nous reste quelques homélies de Photius; une sur la Naissance de la wmie Vierje; une autre prononcée le jour ^^ la dédicace de l'église bâtie dans le palais "^J P'cpereur Basile. La première a été publiée par le P. Combelis, et la seconde l'^rLambecius, mais en grec seulement. £1- *^5oni été données toutes les deux en grec y en iaiin, dans le Recueil des origines et «« fàoiei de Constantiiiople. Dans V Homélie "»'■ w rniviié de la Vierge^ on fieut rcmar-
qiier que Photius y établit cl-iiremenlla doctrine du péché originel, qu'il donne au pècd et à la mère de la sainte Vierge les mémos noms sous lesquels noua les connaissons, ot que l'usage était alors de ne commencer la célébration des mystères, qu'après la prédication ou l'instruclion publique. Le nréme éditeur cite quatorze homélies dont il ne donne que les litres, avec les premiers mots de chacune; nous nous contenterons de remarquer qu'il y en a deux sur Viftuption des Russes; une prononcée dans la grande église de Constantinople, en présence de l'emixrrour, le jour où Ton expose au peuple l'image de la sainte Mère de Dieu, et une autre prononcée dans l'église Sainte-Sophie, à roocasioQ de la victoire remportée sur les hérésies par l'empereur Michel et les autres princes. Le Catalogue des manuscrits de la bibliothèque de TEscurial fait mention de quelques autres homélies de Photius, parmi lesquelles nous nous contenterons d indiquer les homélies sur V Ascension et sur l'J?plphanie.
Autres ÉCRITS. — Quelques-uns onl attribué à Photius les réponses aux onze objections des moines, mais sans eu donner de preuves. Quant au Commentaire sur l'Echelle saintCj de saint Jean Climaque, il n'est pas de Photius, mais d*Elie de Crète. On n'a pas encore mis au jour l'écrit qu*il composa sur les patriarches injustement chassés do leurs sièges, et dans lequel il monlrait que leurs successeurs orthodoxes ne leur avaient point refusé la communion ; les dix questions contre les latins, avec nn Recueil d'autorités sur les droits des métropolitains et des évèques; le Traité de la Procession du Saint-Esprit , où il prétendait montrer que le Saint-Esprit ne procède que du Père; un second écrit sur le môme sujet; ses reproches contre l'Kgliso lutine; le Symbole de la foi pour tous ceux qui sont ordonnés évèques; neuf odes sur différents sujets; des Cotiimenlaires sur les PsaumeSf sur les Prophètes^ sur VEiangile selon saint Matthieu^ sur les Epilres de saint Paul elsur les Catégories d^Aristote : unlextcon^ ou Dictionnaire; un écritco /i^reZ^once, un autre contre Julien l'Apostat ^ et un sur les images. On ne peut douter que Photius n'ait composé plusieurs autres ouvrages, soit pour sa défense, soit contre les Lalius, dans le temps surtout où ils prenaient contre lui le parti d'Ignace. Mais nous ne con« naissons que ceux dont nous avons parlé.
Photius fut regardé par ses ennemis mô* mes comme le premier homme de sou siècle, et par son savoir, son esprit et son éloquence, digne d'être comparé aux anciens. Si l'on en excepte les écrits qu'il composa contre l'Ëglise, presque tous ceux qui nous restent portent le cachet des génies dont la poslérite conserve le souvenir. ÎJnë grande netteté de style, beaucoup dt^ force et de IH'écision dans le raisonnetuent ; de l'éléva* liou dans les pensées, de la pureté dans les expressions, de Ja noblesse dans les sentiments; une critique Une et judicieusef un luur d'éloculion délicat , persuasif et gra-
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