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le séjour de la Sicile odieux» le mauyais air qu'on y respire, et ta méchanceti^ des naturels du pays. Cette lie devrait être inhabitée comnje elle est inhabitable, selon moi. Car qui peut demeurer en sûreté dans une terre, où sans compter les autres incommodités que Ton y souffre, on voit des montagnes vomir un feu d'enfer et s'exhaler une odeur de soufre qui vous étouffe. Ah I c'est là assurément que se trouve la porte de l'enfer... Ajoutez à cela le caractère de la nation sicilienne ; s'il est vrai, comme l'expérience le prouve, que tons les insulaires en général sont gens de mauvaise foi, on peut assurer que les Siciliens sont les amis les plus faux et les traîtres les plus dissimulés et les plus dangereux qu'il y ait au monde. > Après cela il invite à son tour l'évêque de Syracuse à retourner en Angleterre où il fait très-bon vivre, tandis qu'en Sicile on ne se nourrit que d'ache et de fenouil: «en Angleterre, répète-t-il, où saint Thomas fait des miracles sans nombre, et où le roi est très-bien disposé en votre faveur. » On voit que fauteur habitait déjà l'Angleterre, lorsqu'il écrivit cette lettre, mais il n'y possédait encore aucun titre, puisqu'il n y prend aucune qualité.
A des doyens et archidiacres de chapitres. — La lettre 9V est adressée à un archidiacre nommé Jean, sans dire de quelle église. Cet archidiacre avait des neveux armés chevaliers (|ui> fiers de leur chevalerie, déclamaient en toute occasion contre les gens d*égllse et leur faisaient des avanies. Pierre supplie l'archidiacre de les corriger, et, par occasion, il fait des chevaliers de son temps une peinture exagérée peut-être, mais peu honorable.
«S'il faut se mettre en campagne, ditil, ils sont plus soigneux de se pourvoir de batterie de cuisine que de bonnes armes; ils ont des boucliers oorés, cherchant plutôt à faire du butin qu'à combattre des ennemis, et ils les rapportent, s'il est uermia de parler ainsi, vierges et intacts. Ils lont peindre des combats et des batailles sur leurs écus et les harnais de leurs chevaux, uniquement par ostentation et pour le plaisir de les regarder, car ils évitent le plus qu'ils peuvent d'en venir aux mains; cela compromettrait leurs dorures.
Dans le temps que Pierre deBlois enseignait à Paria, un archidiacre de Nantes, que nous ne connaissons que par l'initiale de son nom R., lui avait envoyé deux de ses neveux pour être formés sous sa conduite. Il annonçait que le cadet était encore dans l'enfance et que lalné, beaucoup plus avancé, montrait de grandes dispositions pour les subtilités de la dialectique, si l'on avait soin de les cultiver. Pierre, après avoir examiné la portée des deux sujets, répond à l'oncle, par la lettre 101% qu'il espère tirer meilleur parti du cadet que de Tainé. dont les études avaient été jusqu'à.* '.ors fort mal dirigées, et, à ce propos, il donne de très-bonnes règles sur la manière d'enseigner qu*il met en opposition avec
celle qui était suivie, de son temps, d presque toutes les écoles. « Vous ti tez, Jit-il, la grande pénétration de Gi laume (c'était le nom de ce Renie p coce), parce que sans avoir étudié la gra maire ni les auteurs classiques, il a \4 tout d'un coup aux subtilités de la iogiii Ce n'est point là le fondement d'une soi instruction, et cette subtilité que vous oi vantez tant est souvent i'écueil de ceui en font leur objet capital. A quoi sert-ii, effel, d'employer son temps à apprendre choses qui ne sont d'aucune utilité dioi vie civile, domt, ni pour la professiom armes, ni pour le barreau, ni dans lesd très, ni dans les cours des princes, ni d l'Eglise, et dont on ne fait cas que dam écoles? Ils ont des élèves à qui, aranldl imbus des premiers éléments des lettra^ apprend à chercher ce aue c'est gue le ul la ligne, la superficie, la quantité dittê le destin , les inclinations de la natoiv hasard, le libre arbitre, la matière, leol vement, les principes des corps, les coul naisons des nombres» les diverses sedij de l'étendue ; ce que c'est que le têts lieu, l'identité, la diversité,, le divisibl l'indivisible, la substance et la forme voix, l'essence des universaux, rorigv l'usage et la fin des yertus ; quelles sont causes de tout ce qui existe, le priDcipe flux et du reflux de l'Océan, les sources Nil, les secrets les plus cachés de la oau les diverses manières d*envisagerlej(|v| tions de droit, d'où naissent les contrilft l'équivalent des contrats, les doçonu^tf^ ce qui peut passer pour tel ; enfin mi^M l'origine du monde et une infinitéd'nn questions qui demandent un grand tw de connaissances et des esprits supMM Avant que d'aborder ces questions épiw ses, ne fallait-il pas initier le premier! aux règles de la grammaire pourconni l'analogie des mots, les barbarismes, 1^ fécismes, les tropes et les autres figura rhétorique, tous objets sur lesquels ûn(|i crit des règles Donat, Servius, PriscienJ dore, Bède, Cassiodore ; ce qu'ils n'aura certainement pas fait si Ton pouvait m l'édiQoe du vrai savoir sans avoir |« fondement. » Quant à lui , se félicitii dans son enfance, on lui ait fait àf\^m par cœur les lettres d'Hildebert, eiqjj lui ait lait lire Trajan, Pompée, Mèfl Hégésippe, Quinte-Gurce, Tacite, Ti te- W parce qu'indépendamment de la belle elûi lion, on trouve dans ces auteurs de l^ exemples pour Tinsfruction des mœurs.
Comme il était lié d'amitié avec loiB^ de l'évêque de Chartres, Pierre, pour le o goûter de cet emploi, lui adressa I« «^ 25% qui renferme une sortie des plus ^ lentes contre les officieux et leur i^an'er^' rendre la justice dans leur tribunal. I' '^ reproche des excès si révoltants, qu'on ^^r tenté de croire qu'il n'a voulu faire quuï amplification de rhétorique. « U toncJj d'un officiai, dit-il , est de tondre, au i^^ de révéqiie, les pauvres ouailles som^
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DE PATROL06IE.
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sa juridiction, de les sucer et de les écori^f, 9 II compare les ofiicii^ux à des sangsues Didégorgent le sang d*autrui après Tavoir u:à des éponges d*où la richesse coule m les mains de celui qui les presse. « Il ut* pour satisfaire aux besoins ou aux li^'rsda maître, embrouiller le droit des irties, susciter des procès, casser des con- 1(9, prolonger les affaires, supprimer la ^Ité, faronser le niensonge, courir après gtiQ, Tendre la justice» imaginer de nourtles exactions, concerter des friponne- ^letc, etQ.
Il itt abbés. — Pierre avait un frère nomilGuilIaame, bomme de lettres comme
Ëmais moins connu. Après avoir em- (éiMie monastique à Saint-Laumer de sGoillaumeaTail accompagné son frère piSinie, où il avait été pourvu de Tabbaye |llb(ioe,dans la Calabre. Arrivé en France iil69| après la catastrophe d'Etienne du IfrÀe» chancelier do royaume» qui obligea kFraoçais à quitter la Sicile» Pierre écri- Il $011 frère la lettre 90*» dans laquelle plsfait le récit de son voyage et lui ra- (oot ce qui s*élait passé en Sicile ; quoi il lui parle des ornements pontiquele Pape renaît de lui accorder» et )rte à n*en point faire usage. «< Je me Epais, lai dit-il» de la bénédiction abbamî que vous avez reçue; mais je n'appoove pas les ornements de la dignité épis-t Me dans un ahbé ; la mitre» 1 anneau et to ttodales ne sont qu'une vaine ostentan^Torgueil et d'indépendance en tout au* R4^>Qan évêque... Renoncez à tout cela»
■w Wre, et si vous ne pouvez le faire sans *dale, remettez votre abbaye entre les gni dti Pape. » C'est le parti que prit wlaume : il se démit de son abbaye et re- *|Uq France où il passa le reste de ses Nî dans Tabbayc de Saint-Laumer. Pierre lîpnlavec joie le succès de sa lettre. Il en- B^oait alors à Paris » d'où il écrivit à son X déjà rendu à Blois, la lettre 93* pour «liciier du parti courageux qu'il avait ■*. « Nous voilà donc rendus l'un et Tauw France, gui, comme l'a dit saint Jér6- ^►D'enfania jamais de monstres ; tenons- WH' Vous respirez l'air natal ; vous bu- P I excellent vin de Blois , au lieu de ces wà||res que vous étiez condamné à boire J^Jcile. Il est vrai qu'en quittant votre F^Tous perdez un tombeïiu de marbre f '«jnel on eût peut-être gravé après vo- » mort: 1 Ci-alt Guillaume» abbé de Ma- '"»«;» mais qu importe un sépulcre 7 Voire *J» durera plus longtemps parmi nos ne- J'^^ par votre tragédie de Flaure et de ■*fc, par les vers que vous avez composés ^r \à puce et la mouche» et par votre comé- ?J^°Alda, par vos sermons et vos œuvres aeoiofflques, dont il serait à désirer que les Jjeûipiaires fussent plus répandus et la lecr^ plus commune. Vos ouvrages vous font ^««meoient plus d'honneur qu'il ne vous ^ ;tifiendrait si vous possédiez à la fois li^a'rc abbayes. »
^ leurw 131- et 132- sont adressées à
lin de %es neveux nommé Ernoud ou Arnoud» moine et puis abbé de Saint-Laumer de Blois. Dans la première, l'auteur reproche à son neveu, atorsprieur de Saint^LaumerdeMoustier» dans le Perche» l'ambition au'il avait de parvenir» laquelle le portait a faire la cour aux grands et à se mêler de leurs affaires» au mépris de ses obligations religieuses. Il fui aonne sur cela de très-bons conseils ; et» se proposant lui-même pour modèle d*un noble désintéressement : « Vous avez pu apprendre» dit-il» de la bouche du seigneur Pape» qui occupe aujourd'hui Je Saint-Siège, et de la plupart des cardinaux qui de mon temps ont été envoyés légats en France» de la bouche de mon frère Guillaume, de l'abbé de Saint -Denis et d'autres grands personnages du royaume» qu'étant en Sicile» garde des sceaux et précepteur du roi Guillaume II » et où, après la reine et l'archevêque de Palerme» j'avais une assez grande part au gouvernement» des envieux» pour m éloigner de la cour» m'avaient fait nommer archevêque de Naples» et puis, à deux reprises, evêque de Rossano. Mais content d'une honnête médiocrité, j'ai refusé constamment ces dignités. » La lettre 132* est écrite au même £rnoud, nouvellement élu abbé de Saint • Laumer do Blois. L'auteur veut bien partager avec toute la famille la joie que cette élection lui a causée; mais il prie le nouvel abbé de bien examiner s'il a lieu de s'en féliciter lui-même, et sur cela il lui donne d'excellentes instructions sur les obligations d'un supérieur.
A des prieurs et à des moines. ~ Dans la lettre 8*» Pierre répond à un prieur qui n'est pas nommé, mais qui avait étudié avec lui à Bologne. Cet anonyme avait trouvé mauvais que notre auteur, prêchant devant sa communauté, eût cité dans un discours chrétien, des passages d'auteurs profanes» et qu'il eût employé des termes empruntés à la jurisprudence. La réponse de l'auteur est courte et solide : « On ne s'informe pas, dit-il, dans quel pays sont venues les plantes médicales, ni par quelles mains elles ont été cultivées, pourvu qu'elles aient la vertu de guérir. Il en est de même des belles maximes de morale; on les prend partout où elles se trouvent.»
Un jeune religieux, à peine sorti du noviciat, ambitionnait un prieuré cure, persuadé que par ses instructions il gagnerait beaucoup d'ames à Dieu. Pierre» dans sa lettre 13", lui fait sur cela une bonne leçon. « Croyez-moi, lui dit-il» restez dans votre cloître. S'il y a un paradis sur la terre, ce n'est que là qu'on le trouve» ou dans tes écoles; partout ailleurs» tout est plein d'anxiétés» d'amertumes» de craintes» de sollicitudes et de souffrances. »
Un chartreux nommé Alexandre» voulant passer dans un ordre moins austère» alléguait pour prétexte que dans celui des Chartreux on ne permettait pas de célébrer la messe tous les jours. Notre auteur» dans la lettre 86'» loin de blAmer cette pratique, lui prouve» par de nombreux exemples de grands
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saints, que cette conduite est très-louable, et le coiviure de demeurer dans Tétat qu*i] a TOlontairement embrassé, s'il ne veut pas être un sujet de scandale à ses frères et à ceux qui apprendraient sa démarche inconsidérée.
La lettre 107* est adressée à un de ses amis, qui, après avoir embrassé la vie religieuse, étaitdevenu courtisan et se plaignait de ne plus éprouver, comme autrefois, des sentiments de dévotion. Notre auteur lui répond que ce n*est pas à Ja cour qu'on trouve le recueillement et le repos d'une bonne conscience, et i^ue le mieux que Ton a à faire est de s'en éloigner.
À des chanoinei et à d'autres clercs. — Dégoûté du service de la cour, après une sérieuse maladie, Pierre de filois écrivit aux clercs de la chapelle du roi d'Angleterre la lettre U* pour essayer de les en dégoûter aussi. La peinture qu'il y fait des désagréments, des incommodités, des tourments qu'on éprouve à la suite de la cour, surtout lorsque le roi est en voyage, ce qui arrivait souvent au roi Henri II, est pleine d'esprit et de vérité. Nous aurions un vrai
{ilaisir à en donner quelques morceaux en rançais, s'il nous était permis de nous étendre et si nous ne craignions de l'affaiblir. L*auteur a cependant soin d'observer qu'il n'a quitté qu'a regret le service du roi d Angleterre, parce que ce prince lui avait toujours donné des marques de bonté, lui accordant tout ce qu'il demandait et allant même au-devant de ses désirs : il n'en regrette pas moins le temps qu'il a perdu, et les sacrifices qu'il a fait à son ambition, au péril de son Ame. En terminant sa lettre, il annonce qu*il a entrepris d'écrire l'histoire de ce prince, ouvrage qui n'est pas parvenu jusqu*a nous. Les chapelains du roi ne furent jamais satisfaits de la lettre de notre auteur. Leur mécontentement lui étant revenu, il leur adressa la lettre 150* pour tempérer les traits trop acérés qui , dans Tautre, les avaient indisposés, «convient que le séjour des clercs et même des évoques à la cour n'est pas sans utilité pour 1 £glise, qu'ils peuvent y faire beaucoup de bien , qu'ils s'y occupent ordinairement de bonnes choses et qu'on y peut faire son salut. Son exemple vint à l'appui de cette espèce de rétractation ; il reprit bientôt après, malgré ses serments, son ancien eenre de Tie, au moins jusqu'à la mort de Henri U : il nous apprend dans cette lettre que les rois d'Angleterre avaient comme ceux de France, en vertu de leur sacre, le don de guérir les écrouelles.
Renaud de Bard, évèque de Chartres, auquel Pierre de Blois avait écrit vers l'an 1185 pour le féliciter sur son exaltation, lui avait fait espérer qu'il l'attirerait auprès de lui. Voyant quon l'avait desservi dans l'esprit de ce jeune prélat, et n'osant lui écrire directement sur le renouvellement de la dime saladine par le roi Philippe Auguste, Pierre adressa deux lettres aux clercs Crispin et Payen, qui avaient la confiance de cet évè-
que. I! regrette de ne pouvoir aider de conseils un prélat dont il avait conçu plus belles espérances, les chargeant de ^ représenter souvent ses devoirs, surti ' relativement à cette imposition contre quelle nous avons vu que l'auteur écri plusieurs lettres. « II ne doit pas craiod leur dit-il, l'indignation du roi; il est s égal et par sa naissance (ils étaient cous germains du côté maternel), et il ne lui pas inférieur en dignité. D'ailleurs, c'est la cause de Dieu qui est au-dessus deu et pour lequel un évèque doit s'esiin heureux de souffrir et même de donner vie. >i
Un clerc de la chapelle du roi d'Afl«l terre, nommé Pierre, avait consulté uat auteur sur le dessein qu'il avait de selitr à l'étude des lois et de la jurisprudesa et Pierre, dans la lettre 140', luirai seille l'étude de la théologie comnvpÀi convenable à Tordre de diacre domiletti revêtu : et sur cela il établit un lon^ pied lèle entre la jurisprudence et la théolo^i tout à ravantage de celle-ci ; mais en mes temps il lui enseigne la bonne manière ( l'étudier. « Ne vous avisez pas, dit-il, ( vouloir pénétrer des choses qui sont ii dessus de votre portée, et n'ioaaginez |i de vains systèmes, comme font quelque uns, pour en atteindre la hauteur. Ne pi dez pas votre temps en disputes subtiles^ en discours propres à faire illusion. I mystères sont si élevés qu'il faut en pai rinlelligence dans- les lumières de la foi non dans les recherches du raisouoeiiMi humain. » Il cite pourexemi^le celuiderfe charistie dans lequel la raison sep(rd;fl explique la manière dont il faut àdmmi présence réelle, et se sert du terme 4| transsubstantiation.
A des savants et autres gens de Im — La lettre 6* est une réponse à tre Raoul de Beauvais, professeur de s maire dans cette ville, mais anglais de tion, selon l'historien Héiinand. Ce froL seur s'était permis des invectives contre Ij clercs attacbéis aux cours des rois, ou tm à celles des évèques, prétendant qu*i!5Jf raient bien plus utiles à TEtat, eu se litm à l'enseignement dans les écoles. Larép» de notre auteur est d'un homme lium piqué. « Sachez, lui dit-il, que la inaisij de Tarchevéque de Canlorbéry est comjwd do savants d un mérite distingué qui» apH la prière et les repas, sont continuelieiûfl occupés ou à la lecture ou à des conféref ces, ou à la décision des affaires les pl^ importantes du royaume qui sont portée devant nous. Au lieu que vous, entant i de cent ans, s'il est permis de vous notnio^ ainsi, vous n'êtes occupé que de niaiserie^ discourant éternel lement sur les premier éléments des voyelles et des syllabes. Pri^ cien, Cicéron, Lucien, Perse, sont IfS n*^^ que vous idolâtrez ; mais, hélas I j*aj p^' hende fort qu*à l'heure de la moil on ne v'U^ demande malignement où soui vosdiviDi^ tés. » On voit par là quels étaient lesâu*
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teors que j on expliquait dans les écoles, et que ia pla|Mrt des professeurs consacraient toute lear lie à l'enseignement des humanités, moveo sûr de former de bons élèves.
Panoi les connaissances Tariées dont Pierre de Biois avait enrichi son esprit, comme la littérature, la jurisprudence et la Ibéolof^ie, il ne i!aut pas oublier la méde^ tine aQ*il possédait assez pour l'exercer tins 1 occasion : on en trouve la preuve Ims sa lettre 43* adressée à un médebû de ses amis. En passant par Amboin, notre auteur fut arrâté pour admi- Bi$lrerdes remèdes à un seigneur de la Tille, nommé Galouin, dangereusement malade. An bout de trois jours, ne pouvant fèjoorDer plus longtemps, il chargea son aflu de Tenir continuer le traitement, lui f^)o$iotdaDs les termes de l'arl les symptteiesdela maladie, les remèdes qu'il avait flDployés et ceux dont il croyait que Ton étviil faire usage pour parvenir à une enttrtguérison. « Ce n'est pas, dit-il, que je «ie que tous ayez besoin de mes instruciBs; mais si le ibalade s'aperçoit (]ue nus an$oot les mômes, cela aura Tair d'une agitation et lui inspirera plus de con* hte : car il n*est que trop ordinaire que éioédecins que l'on appelle en consultais ne soient d'accord m sur les causes de hoaladie» ni sur le traitement convenable.» iviteor De prend aucune qualité dans cette MUn, qui parait avoir été écrite avant qu'il dltiétiHJier la jurisprudence à Bologne» en «S6oall57.
I<$ietlres76* etT7' sont adressées à un ssh W qui portait le même nom quel auteur et KBommait Pierre de Blois. ut première a
Ct objet de lui faire abandonner les étuprofanes, et surtout les chansons et les P^« lascives auxquelles il continuait de j^idoQQer, quoique dans un âge avancé; il 'presse de consacrer à la théologie et à foe/foe ouvrage édifiant les talents qu'il a }^^ de Dieu, avouant qu'il avait composé FÇéme des poésies lascives dans sa jeu- Ne, mais que Dieu, par une grâce spé- Vtie. loi en avait fait connaître le danger. ■ loi cite encore l'exemple de son frère hiliaume, auteur de quelques tragédies, W^\ aTait débouté de ce genre d'occupation, Kqui se distinguait alors par ses prédicats. Cette lettre est fort chrétienne et Inoe d'excellentes maximes. Dans la suinte, il tient un langage tout différent et J^ se ressent beaucoup de la vanité ioteur; mais c'est que celle-ci fut écrite longtemps avant la précédente. L'auteur, ^rès aToir félicité son ami sur l'identité fc leur nom, sur la conformité de leurs goûls ll^i'égaliié de talent, dit que leurs écrits ^ ODi rendus tous deux célèbres par toute v terre. «11 n*v a, dit-il, que les savants qui K^usent rendre les hommes immortels.»
test pourquoi les princes et leurs minis- ^ ne sauraient rien faire de mieux que ^^ ^ rendre favorables ceux qui sont capa- ^'«^(le transmettre leur nom à la postérité '^plus reculée; et, faisant l'application de
ce principe, vrai en soi, à leurs propres écrits, il cite ces vers d'Ovide :
Ore Ugar populi, j^que omma sœcuta fama. Si qutd hatunt veri vatum jfrœiagia, vivam.
Son ami avait composé un poème contre les adulateurs et les fausses louanges. Pierre lui demande s'il a pris quelqu'un de nos princes pour sujet de ses éloges. « Quant à moi, dit-il, j'ai pris pour mon héros le roi d'Angleterre, Henri II, dont j'ai célébré les «estes dans mon livre, Des prestiges de ïa fortune f » qu'il lui envoie pour le juger.
Pierre de Blois, à son retour de Bologne, vers l'an 1160, s'était livré, à Paris, à l'étude de la théologie : c'est ce qu'il marque dans la lettre 26* adressée a un ami avec lequel il avait étudié le droit. Il avoue
2u'il a quitté trop tôt cette étude; mais tant clerc il ne pouvait se dispenser de prendre une teinture de la théologie, sans pourtant renoncer à l'étude des lois à laquelle, dit-il, il prenait un plaisir extrême, à cause de la beauté du style et de la richesse des expressions. Il ne dissimule pas que la science des lois est sujette à de grands abus : et sur cela il fait une sortie violente contre les avocats de son temps. « L'avaricie, dit-il, est leur unique mobile. Ce nom si respectable autrefois, cette profession si glorieuse est présentement avilie par une insigne vénalité. L'avocat, aujourd'hui, ne rougit pas de mettre à prix son éloquence : il achète les procès, fait dissoudre les mariages les plus légitimes, met la discorde entre des amis, foit revivre des contestations assoupies, rompt les accords, se jou# des transactions, abolit les privilèges, et, habile à tendre des pièges pour attrapper de l'argent, il intervertit et dénature les droits les mieux établis, > etc., etc. Il voudrait que les avocats exerçassent gratuitement leur ministère, ou qu*ils se contentassent de ce qui leur serait offert volontairement. ^
La lettre 65*, à un de ses amis qu'il ne nomme pas, a pour objet les songes, les augures et autres superstitions de cette espèce. Voici quelle en fut l'occasion : « Dernièrement, dit-il, le moine maître Guillaume de Blois, mon frère, ayant rencontré maître Guillaume le Beau sortant d'une hôtellerie^ le pria très-instamment de rentrer, l'assurant qu'il était menacé d'un très-grand danger s il se hasardait à se mettre en route ce jour-là. Maître le Beau, regardant comme des niaiseries tout ce qui n est pas appuyé sur la foi, monte à cheval pour se joindre au cortège de l'archevêque de Cantorbéry, auquel il était attaché. Hais à peine eut-il fait quelques pas qu'il tombe, avec son cheval, dans une mare profonde et pleine d'eau, dont on eut bien de la peine à le retirer. Vousavez été témoin de cet événement, vous et tous ceux de la suite du prélat. Dès lors TOUS me demandâtes si j'ajoutais foi à ces sortes de présages , et en général ce que je pensais des songes, des lutins, des oiseaux,
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des éternuemenls. J*aurais sur-le-champ satisfait à ces questions, sans un ordre qui me pressait d'aller trouver le roi et ne me permettait pas de penser à autre chose qu'à mon voyage. » L auteur parcourt ensuite les pronostics les plus remarquables de l'antiquité; de là il vient aux superstitions de son temps. ^ Il y a des femmes, dit-il, qui font des images de cire ou de boue, dans la vue de tourmenter par là leurs ennemis ou d'allumer la passion de leurs amants. Plusieurs regardent comme un mauvais augure la rencontre d'un lièvre, d*une femme échévelée, d'un aveugle, d'un boiteux, d'un moine. On voit des vovageurs qui comptent sur un auspice agréable s'ils rencontrent sur la route un loup ou aperçoivent une colombe; si Toiseau de saint Martin vole de gauche adroite; si en sortant ils entendent le tonnerre gronder au loin ; si un bossu ou un lépreux se trouvent sur le chemin. Mon avis est que maître le Beau , quand même aucun moine ne lui eût parlé, serait également tombé dans la mare. »
Lorsqu'il se vit dé{K)uiIlé de l'archidiaconé de Bath, à la suite d'une accusation
S rave portée contre lui en roiir de Rome, il crivit à deux amis, qu'il ne désigne que par les initiales J et P, une lettre dans laquelle il déplore amèrement TafiTront qui! menait de recevoir. Il lui est bien dur de se voir traité de la sorte, après avoir été comblé de bienfaits par le roi Henri et ses enftnts , honoré des prélats et des grands du royaume, estimé de toute la nation anglaise. « Au bout de ma carrière, dit-il, lorsque je devais jouir du fruit de mes travaux, je me vois chassé par un jeune homme ; valétudi- Daire et sans méfiance, par un ambitieux ; paisible et saus reproche , par un intrigant, qui, en me chargeant d'un crime honteux, a obtenu, sur un faux exposé, des, lettres papales. Je ne puis vous en dire davantage, tant la douleur me suffoque ; mais le porteur de ma lettre vous expliquera toute l'atfaire. »
2* Série. — Lettres écrites au nom éCautrès personnes. — Dans la lettre 68* , écrite par Pierre de Blois , l'archevêque de Cantorbéry rend compte au Pape d'un procès qui s'était élevé entre Tévèque de Salisbury et labbé de Malmesburjr qui, se prétendant exempt de la juridiction de l'ordiuaire, s'était lait bénir par l'évéque de Landaff. Après avoir exposé l'affaire dans toutes ses circonstances, le prélat, qui venait de perdre un procès semblable contre l'abbaye de Saint-Augustin de Cantorbéry, se déclare contre les exemptions en elles-mêmes, et, à l'imitation de saint Bernard, il applique au Pape la parabole de Nathan à David touchant le meurtre d'Urie. « Quel est, dit-il , ce riche ayant des brebis sans nombre , sinon le Pontife romain, lui qui possède toutes les Eglises du monde ? Et quoi de plus pauvre que TEglise de Cantorbéry, qui, n'ayant qu'une seule abbaye qu'elle nourrissait dans sa charité maternelle, se la voit enlever par ce rif'he de la parabole, pour ne pas dire le
Pape, qui veut se l'approprier?... lésais, la vérité, que souvent la tyrannie des éri ques a porté les Pontifes romains à don aux monastères des exemptions pour a$ rer par là leur tranquillité; mais le contra est arrivé. Les monastères qui ont a&|ij la grâce de cette funeste liberté, sou { l'autorité apostolique, soit, comme cela i arrivé plus souvent, par des bulles su|){. sées, sont tombés dans les plus grands d
sordres; car la malice artificieuse d
faussaires s'est déchaînée contre les droi de l'épiscopat, au point que la fausseté po vaut dans les titres d exemption depri^}^ tous les monastères. » Telle est la sub^iaoi de cette lettre trop souvent citée dans M tribunaux. Quoiqu'il n'y ait plus aujou d'hui parmi nous ni exemptions ni iui>a« tères, a quelques exceptions près, nomnoi permettrons sur cette lettre quelques oJM valions pour venger au moins l'honoearai archives monastiques , formant anjoutd^ dés dépôts publics. L'auteur, dont le tm tère porté à l'exagération est bien co met dans la bouche de l'abbé de Malmesbi sortant de l'audience archiépiscopale, propos indiscret : « En vérité, lesabt)és q*( point de cœur, et sont des misérables de pas secouer entièrement le joug des ques, tandis que, pour une once dY*r an, ils peuvent obtenir du Saint-Siége pleine et entière indépendance. » Ce p est calomnieux et absurde. 1* C'est une lomnie que le Pape Alexandre lil réfi avec indignation dans la lettre qu'ils 4IU roi d'Angleterre, pour justifi&r sa duite relativement à l'affaire de Saisi gustin de Cantorbéry. 2" C'est umilM dite de dire, comme fait l'auteur, ipr achetait ces sortes de privilèges etq«^ étaient presque tous supposés. S'ils éui supposes, on ne les avait donc pas aè de celui dont ils portaient le nom? Q apparence, par exemple, que l'abbé de mesbury eût forgé ou fait fabriquer à profit un faux titre, tandis qu'avec une d'or il pouvait s'en procurer un véri Ce que Pierre de Blois avance (K)urr suspect le titre en question n'est pas raisonnable. «Les lacs, dit-il, et le ont été reconnus vicieux, et le stjle o pas conforme à celui de la chancellerie maine. » 11 fallait avoir envie de duc pour prétendre qu'une bulle du pape m gins, donnée vers Tan 673, et ratiiiée psr roi Jna, devait être en tout confonnej style de la chancellerie romaine au xu'^i de. « Ce Pierre de Blois, dit le célèbre Ci chin, était un homme violent et enii'orli qui déchirait sans ménagement tous ce qui n'avaient pas l'avantage de lui plaire. esprit violent qui ne savait pas modérer' plume; homme que la passion dominaii* qui ne savait pas se contenir dans les M
nés de la bienséance et de la vériié '
ne faut pas être surprifr' après cela siP»*" de Blois, écrivant pour l'archevêque de (<* torbéry contre des moines oui se di*a»" exempts, ménageait si peu les cxeniptjoii
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\X les titres par lesquels elles étaient souques. •
La Jellre 73* aox évoques de Winchester, \T\j et de Norwic, dont l'influence était iriikde k la cour d'Angleterre, roule sur la aridictioD ecclésiastique en matière crimileite. Depuis le meurtre de saint Thomas t Caolorbéryy le clergé d'Angleterre était eoieuré daos la paisible possession de oon- •l(re seul àes crimes commis par des clercs ia»urdes clercs. L'autorité civilOi dans la nmte de se compromettre une seconde isaTecla puissance ecclésiastique, laissait ictllenri le soin de punir les attentais oit Me était intéressée, et comme elle ne poumuolluer que des peines canoniques, il wtTaitfle là que les clercs étaient plus expi0bqoeles laïques aux violences et aux «bêuals, par la différence même des dbifieQts quil 7 avait è redouter en atta- |Kfli les uns et les autres. On ne tarda pas liefitirles inconvénients des prétentions Mr lesquelles on avait combattu avec tant ipfliâlrelé. « Que notre ambition est mal flHhlae, dit, par Ja plume de notre au* fc l'archevêque deCantorbérjl Nous enwaa prince l.e droit qui lui appartient
temde pareils attentats pour nous Talr exclusivement, sans faire attention ^ Dous invitons en qui^lque sorte ceux
Koe redoutent nas les excommunications |«5 égorger. Que l'Eglise exerce donc i^ndiction« et si cela ne suffit pas, que le l*'Ha prince y supplée. Abandonnons ^nH« cornue il le demande, la punition de ^mts de crimes; il importe à la sûreté •tous que ceux qui ne respectent ni TE- P^. ni les canons, soient contenus par la •«'t* du glaive matériel. » Cette lettre PJiisil son effet, et le clergé d'An^le- ■J rendit enfin au roi celte juridiction TOudle pour laquelle on avait mis peu ■y^ifantje royaume en combustion.
^«(lant les troubles que la révolte des en- ■^•ie Henri II contre leur père excitait pla Normandie, Botroy, archevêque de 5^» fut invité par le prieur E..., du J>>lère de la Charité, à aller chez lui, ■Œ»e il l'avait promis, jouir du repos paonne la solitude. « A Dieu ne plaise, J'ûd JVcbevêque, dans la lettre 155% P <lans on temps de calamité publique ^Rdonne mon troupeau* Ce n'est pas r je Teuille faire la guerre ; car , des ^ côtés, soit dans le roi de France, soit Jj* celui d'Angleterre y je reconnais mes ■*ir»i el j'ai voué fidélité è chacun d'eux ; »«5 je trsTaillerai à rétablir entre eux ■ P*«i el je m'estimerai heureux de Tob- «iriu prix de ma vie. » Ce fut vraisem- Mibleinenl pour fixer à quelque chose Tinfj^wiffice du J4sune Henri, le jouet des in- '^f'^nis, qui ] égaraient en Ue vains projets, |l|i« Kotrou, après que tout fui rentré dans J«?oir, emprunta encore la plume de J^»me de Blois pour suggérer au roi Henri H ^Vl'liquer son fils à létude des lettres, 'I''*'>'1Q* il fût alors Agé de vingt ans. L'eu- ^*^^'Utlsla lettre 67", après un grand éloge
D«cno!iîf, DE Patrologis. IV.
de la science, prouve combien elle est nécessaire à un prince pour bien gouverner ses états ; et, ce qui est fort adroit, il le prouve par Texemple même de celui à qui il écrit. 4<Nous avons vu, dit-il, par une heureuse expérience, les grands avantages qui ont résulté de la bonne instruction que vous avez reçue dans votre adolescence.
Votre esprit, plus cultivé que celui de la plupart aes autres monarques, a acquis la prévoyance nécessaire dans une grande administration , une grande pénétration
Eour ne rendre que des jugements équitales, et cette circonspection que Ton admire en vous dans les conseils et dans les ordres qui en sont le résultat. C'est pourquoi le vœu de tous les évêques est que vous appliquiez aux lettres ce flis qui doit nous gouverner après vous. Ce n'est que dans les livres que l'on peut apprendre la manière de bien gouverner la chose publique, de faire la guerre, de camper avec avantage, de dresser des machines, d'élever des fortifications, etc. Un roi sans lettres ressemble à un vaisseau sans rames ou à un oiseau sans ailes. » Cette lettre tout entière est vraiment remarquable.
La lettre 6v, adressée au PapeCélestin III, au nom de Tarchevêque Gautier et des évêques de Normandie, est relative à la détention du roi Richard, arrêté prisonnier par le duc d'Autriche. Ces prélats font valoir au Pape le privilège accordé aux croisés d*être sous la protection immédiate du souverain Pontife, afin que, déployant toute Tautorité dont il est revêtu, il force le duc, par les censures ecclésiastiques» à rel&cher le prisonnier.
Ce ne fut pas la seule lettre que Pier^• de Blois écrivit sur cet événement. Au nom de la reine Eléonore, mère de Richard , il écrivit encore les lellrcs ikk , 145 et ikS au pape Célestin III. Tout ce que l'on peut dire de plus fort et de plus pressant pour déterminer le Pontife à secourir le prince prisonnier est mis en œuvre dans la lettre IH; aux prières et aux exhortatiQus , la reine mêle les plus vifs reproches sur l'inaction que le Saint-Siège avait gardé jusqu'alors dans une afiaire de cette importance. « C'est un grand sujet d'affliction pour l'Église, dit-elle, de scandale pour le peuple et d'étonnement pour tous ; c'est en même temps une tache considérable à votre réputation, que dans un si grand péril, ni les larmes, ni les prières des provinces, n'aient pu encore vous engag.er à envoyer un nonce à ces perfides tyrans. Qui peut, ajoute-t-elle, ue pas accuser ici de partialité voire conduite ? Souvenl,'pour des objets def peu de conséquence, vos cardinaux vont en {^rand cortège et avec de pleins pouvoirs exercer les fonctions de légats daos des pays barbares, tandis que pour une cause si grave, si déplorable, qui intéresse tant de monde, vous n'avez pas daigné dépêcher un sous-diacre ou bien un acolyte... Certes vous n'eussiez pas beaucoup compromis la dignité du Siège apostolique, si, pour ladé-
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DiCTlONNAmE
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lîvrance d'un si grand prince, vous fussiez descendu en personne dans la Germanie, » etc. Les deux lettres suivantes contiennent les mêmes reproches , quoique 1 auteur y ait pris le ton plaintif. « Sont-ce là, dit cette princesse, les promesses que vous me fîtes à ChAteauroux avec de si grandes démonstrations de zèle et d'attachement? >» On aurait tort de conclure de ce texte que le Pape Célestin aurait fait un vovage en France. La reine Eléonore rappelle seulement ce qui s'était passé à Châteauroux en 1162, lorsque le roi, son mari, avait été avec elle trouver le Pape Alexandre m, à la suite duquel était le cardinal Hyacinthe Bobo, le même qui remplissait alors le Siège apostolique sous le nom de Célestin IIL Elle avait d*autant plus de raison de rappeler ce fait et d*en exiger la reconnaissance, que l'objet de la visite était de se joindre au Pontife, contre lequel le roi de France avait pris des engagement'» formels et bien arrêtés avec l'empereur Frédéric BarberOQSse.
Il ne parait pas que les lettres qui terminent la collection, depuis la 165' jusqu'à lu 183% soient de notre auteur; elles ne rappellent ni son style ni sa manière de penser; elles sont anonymes et manquent dans les plus anciens manuscrits. Ce sont des lettres que l'on a recueillies pour servir de modèles de genre énistolaire. La plu- 1)art regardent l'Italie et 1 Espagne, et non a France ou l'Angleterre. S'il suffisait , pour les attribuer à Pierre de Blois , de les rencontrer dans quelques manuscrits de ses lettres ; nous pourrions y en ajouter encore un bon nombre, surtout d'après le manuscrit 2607 de la Bibliothèque impériale. Cependant, comme quelques-unes de ces lettres imprimées ne sont pas tout à fait sans intérêt, nous en dirons un mot.
La lettre 165% écrite par Guy des Noyers, archevêque de Sens, au nom des évêques de sa province, à un Pape dont le nom est désigné par la lettre G, a pour objet de rendre témoignage aux bonnes mœurs et au mérite de révêque de Laon qu'on ne nomme pas, contre lequel des accusations graves avaient été portées au Saint-Siège, sans dire en quoi elles consistaient. Cet évêque n'est autre que Roger de Rosoi, qui, n'ayant nu obtenir du roj Louis le Jeune la dissolution de la commune de Laon, entreprit de la dissipera main armée. Il y eut, en 1178, un combat livré, oiïl, avec l'aide de ses parents ou alliés, l'évêque Gt un carnage affreux des membres de la commune. Le roi ayant levé une armée pour punir cet attentat, un accommodement fut fait avant que l'on en vint aux mains; mais il ne fut pas si aisé de justifier à Rome le prélat du sang qu'il avait répandu ou fait répandre. Ce ne fut qu'en affirmant par serment qu'il n'avait tué personne de sa propre main , qu'il pût rentrer en grâce avec le Saint-Siège, en 1179 Tel est le récit des historiens Gilbert de Mons et de l'anonyme de Laon. D'après cela, nous pensons que c'est mal à
propos, que dans le texte, le Pape est dési gné par la lettre G, qui indiquerait le Pap Grégoire VIII, et qu il faut y substituer I lettre A, c'est-à-dire Alexandre III, è moii qu'il ne s'agisse d*une autre affaire dont ci historiens ne parlent pas.
Dans la lettre 167% les Chrétiens de Jén salem, pour témoigner à la reine Eléonoi la part qu'ils prenaient à la perte qu'ell venait de faire par la mort an jeune n Henri, son fils a!né, lui annoncent qui ont fait célébrer pour lui un service auqn ont assisté les prélats et les barons d royaume, avec le légat du Saint-Siège. U autres lettres sont presque toutes des él( ges funèbres, ou des lettres de consolalio relatives à des faits qu'on n'indique pis ce qui prouve, comme nous l'avons dit, qi ce sont des modèles de lettres qu'on a voof conserver.
Si nous nous sommes un peu étendossii les lettres de Pierre de Blois , c'est qu'ehl sont la partie la plus curieuse de ses oi vra;^es, et la plus intéressante pour lia toire. Le grand nojnbre de -manuscrits qi existent prouvent le cas qu'on en a toujov fait. Quoique le P. Busée et Goussainril aient essayé d'en éclaircir le texte dans d( notes fort étendues, ils ont laissé bieadi choses à expliquer ; mais on doit leur il voir gré d'avoir compulsé les manuscrilsi d'en avoir recueilli les variantes. Poarno^ nous regrettons de n'avoir donné qu'ai idée si imparfaite de ces pièces ; maisiKid sommes obligés de faire souvent aiosil sacrifice de nos goûts pour rentrer diosta limites de notre travail quand nooMnw été tentés de les dépasser. ^
Sermons. — Outre ses Lettres^ nous m de Pierre de Blois des homélies^ au iMm de soixante-cinq, sur les dimanches et de l'année. Elles sont très-courtes, et passades de l'Ecriture s'y trouvent mA! des citations d'auteurs profanes , jpbil phes, jurisconsultes et poëtes ; défaut se fait également sentir dans si^s leti Elles ont été imprimées en 1519, è'' par les soins de Jacques Merlin, curé a prêtre de la Madeleine, sous le titre d'£ talions ou sermons prononcés dans (et deSf dans les écoles^ dans les monatl devant le peuple. Comme tant d'autres même époque, ces sermons n'ont riei bien remarquable. La plupart sontsaa dre, sans suite et sans dessein. L'autoa fait qu'eiQeurer certains points de mo dont aucun, n'est traité à fond. On v quantité d'explications mystiques de T ture sainte et d'allégories forcées, dont autres ouvrages ne sont pas exempts, '^ le goût qui dominait alors. Ce qui prou peu d'estime qu'on en a fait dans tous temps, c'est que les manuscrits en sont venus si rares, que le dernier éditeur n s'en procurer aucun. Pour cette raison, ni ne dirons qu'un mot du dernier, le piu^'j de tous, qui n'a été publié que dans i " tion de Goussain ville. Il fut prononcé vaut le peuple, et une note placée eaw
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DE PÂTROLOGIE.
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oousapprend qu'il le fut en langue vulgaire. Foami, ajant prié Tauteur de le traduire fti latiOi eeltti^ci j coosenlit» mais à condition qae cet ami n*eD ferait usage que pour }ùi, ou qu'il le brûlerait après l'avoir lu. Upendaot c'est la traduction qui existe, et rorigioal est perdu. L'obiet de ce sermon est fe recommander à tout le monde la lecture le i'Ecritore sainte, comme un mojren d'acrocoplir la loi de Dieu; ce qui suppose qu*il I fnaraildès lors des traductions en langue ïnk&ire, et que les exemplaires en étaient is^éz communs.
TiAfrés ET opuacnuBs. — Ces traités sont m nombre de dix-sept et forment la troi- »en)« partie des œuvres de Pierre de Blois. 1/ premier, sur la transfiguration de Notre- So^, ressemble plus à une exhortation ^'^ 00 traité ; aussi le premier éditeur l'aun-ii rangé dans la classe des sermons. Cet frii fat composé à la demande d'un évèque C4rras, désigné par la lettre F..., et dont le MD i^lait Frumaidus ou Frumoldus, mort 111183. Le second traité, sur la conversion èttiiu Paulf est du même genre, et se tnre aussi parmi les sermons dans l'édih de Merlin. Le troisième a pour titre : [Mri^é iur Job. C'est une explication des #111 premiers chapitres du livre de Job: ^e est adressée au roi d'AngIcrre, Henri II,
CQne é|)ltre dédicatoire, où Fauteur prend qualité d'archidiacre de Bath. Ce prince Vttidemandé cet ouvrage à Pierre de Blois, laitti recommandant d'y insérer les passa- |RMia Vie du saint homme, les plus pro- 1^ à inspirer la patience. Passant ensuite «cderoier chapitre du livre, où Job reçoit, «^c« monde même, la récompense de ses iMirioces, l'auteur exhorte le prince à se ^ber de toute affection aux biens cerisaies aÛD de ne pas perdre le fruit de ses j<ifiiiej œuvres journalières» dont il fait le •wombrement.
^^hriation à la croisade, — Des brouilles survenues entre le roi de France et iiu d'Angleterre, depuis qu'ils avaient pris •fifuix» retardaient le départ des croisés
tf la Terre-Sainte. Pierre, dans son quape opuscule De Jerosolymitana peregri- •■ïone aecelerandaj blâme avec force les ^cesqui, pour désintérêts particuliers, Wjgeaienl d'accomplir leurs vœux, et leur ^^besans ménagement les guerres qu'ils ^wîaient entre eux, au lieu d'aller secou- *^ Terre-Sainte, pour laquelle ils levaient ™ oécime extraordinaire. Le ton d'autorité J!w lequel il parle, dans cet écrit, nous fait ^ter qu*i| l'ait publié en son nom; il faut poire qu'il avait prêté sa plume à quelque P'^'ai d'un siège éminent, car l'ouvrage est ^fîitneni de lui ; et tous les critiques sont «•ccord pour le lui attribuer. Il ne dissi- *Jiie aucun des désordres qui avaient si- ^^é les expéditions entreprises précédem- "•^ni pour la délivrance de la Terre-Sainte. j^weriion de la foi. — Nous ne saurions |;»riiJer posiiiTemeut si le traité qui porte li\, ^^^ 1 œuvre authentique de Pierre de "*^- Lo but de cet ouvrage est d'instruire
le sultan d^cône des dogmes de la religion chrétienne, qu'il avait témoigné vouloir embrasser par une lettre au pape Alexandre III. Ce prince avait déjà lu quelques livres de l'Ancien et du Nouveau-Testament, et demandait Iqu'on lui envoyAt quelqu'un qui pût l'instruire plus amplement et de vive voix. Le Pape lui envoya sans doute le catéchiste qu'il désirait, avec l'instruction qui nous occupe. Elle roule uniquement sur les mystères de la Trinité et de l'Incarnation. Mathieu Paris dit que les soins du Pape produisirent leur eSeU, et que le soudau reçut secrètement le baptême; mais on n'a pas d'autre assurance de ce fait que sa parole.
De la confession sacramentelle. — L'opus« cule qui porte ce titre est adressé à un évèque que i'auteur ne nomme pas. En considérant la confession comme troisième partie du sacrement de pénitence, il s'applique à en faire voir la nécessité, les conditions et les effets. Il veut que l'on confesse en détail tous les péchés mortels, avec l'occasion, le lieu, le temps , la manière, et toutes les circonstances aggravantes. Il démontre assez longuement qu'une pénitence, suivie de rechutes, est ordinairement fausse.
Le septième opuscule fait suite à ce1ui-ci« et est intitulé : De la Pénitence ou de lasatisfac* tion que le prêtre doit imposer au pénitent. Il est adressé en forme de lettre à un abbé, qui usait, sur ce point, d'une rigueur excessive envers ses religieux. Le but de l'auteur est de porter cet abbé à mettre plus de discrétion, de prudence et de charité dans sa conduite.
De Finstitution d*un évéque. — Jean de Coutances, doyen de l'Eglise de Rouen, ayant été élu évêque de Worcester eu 1196, Pierre de Blois, qui était son ami, lui écrivit un petit traité, en forme de lettre, sur l'Institution d'un évêque. Il lui propose pour modèle Gautier de Coutances, son oncle, archevêque de Rouen, dont il fait un très-bel éloKe. Cet opuscule, qui est le huitième de Ta collection, contient un grand nombre de vérités pratiques; les obligations d'un évêque y sont très-développées; c'est un des meilleurs écrits que ces siècles de la basse latinité nous aient fournis sur ce sujet.
Invective. — Un chanoine régulier avait, sous le voile de l'anonyme, publié contre les écrits de Pierre de Blois une critique amère, piquante et pleine de malignité, dans laquelle il dissimulait le poison sous des louanges habilement ménagées poifr le mieux faire passer. II s'adressait mal. Pierre» sous le titre d'Invective^ lui fit une réponse sanglante, dans laquelle il lui rend avec usure les sarcasmes et les injures dont son libelle était rempli. Comme l'auteur anonyme l'accusait de flatter les grands dans ses écrits, Pierre crie à la calomnie et cito ses écrits mêmes pour réfuter son adversaire. « Je n'ai jamais été vendeur d'huile, lui dit-il. Dans mon abrégé sur Jo6, dans mes Lettres, dans mes Exhortations, dans
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Pifi
est
mon Dialogue au roi Henri (cet ouvrage ne nous est pas connu ) , dans mon Traité du pèlerinage de Jéruialem^ dans mon livre Des illusions de ta fortune, dans mon ouvrage touchant la cerlilude de Ja fui\ dans mon livre De la perfidie des Juifs ^ dans ceux de la confession et de ta pénitence^ dans mon Canon épiscopal^ c'est-à-dire, dans l'Instruction a un évêque sur les devoirs de Tépiscopat, dans tous ces écrits, et dans 'd'autres encore que j'ai composés, je reprends avec une entière liberté votre roi et tous les grands de la terre, quand l'occasion s'en
f)résente;.je leur dis des vérités utiles , et je eur remontre leurs devoirs avec les égaras dus à leur rang. )> Il rapporte ensuite quelques points de doctrine sur lesquels le chanoine anonyme Tavait critiaué. Il lui reprochait, entre autres choses, d'avoir dit que la voix des œuvres est plus puissante que celle de la parole, et de s'être mal expliqué sur la crainte, sur le mérite, sur la grâce et le libre arbitre. Sur tout cela, notre auteur se justifie assez bien ; mais il se mêle tant d'aigreur, tant de fiel et d'emportement à sa justification , qu'on ne peut s'empêcher de dire que s'il a raison, au fond, il pèche entièrement par la forme. Cet opuscule fut composé après la mort d'Henri II, puisque l'auteur l'appelle un prince d'heureuse mémoire.
Contre la perfidie des Juifs. — Pierre composa cet ouvrage à la prière d'un ami, qui se plaignait d'être environné de Juifs et d'hérétiques, avec lesquels il était souvent en dispute, sans se trouver toujours en état de répondre à leurs arguments. Il est divisé en trente-quatre chapitres, et offre un recueil de passages de l'Ancien Testament les plus proj)res à établir la vérité de la religion chrétienne. Le XII* siècle n'a peut-être rien produit de meilleur en ce genre, quoique la pièce ne soit pas sans défauts. L'auteur eût bien fait de supprimer plusieurs allégories de son invention, et qui ne prouvent rien. Il eût également pu se dispenser de citer les Pères de l'Eelise centre les Juifs. L'autorité de la sybiiie est encore de trop dans son écrit. Il n'en est pas de même des témoignages qu'il emprunte des historiens juifs et païens. Celui de Josèphe,sur la personne cfe Jésus-Christ est surtout remar- Suable, et l'assurance avec laquelle Pierre e Blois le cite, montre que, de son temps, on n'avait aucun doute sur l'authenticité de ce texte.
De l'amitié chrétienne, — Ce traité , qui porte pour second titre : De la charité envers Dieu et le prochain^ est divisé en deux parties. L'amitié chrétienne est l'objet de la première partie , composée de vingt-cinq chapitres; la charité envers Dieu et le prochain remplit toute la seconde partie;, qui contient soixante-cinq chapitres. Il y a de bonnes choses dans ce traité, mais il est trop plein d'allégories arbitraires, de redites et de déclamations. Ce traité a été attribué à Cassiodore, et se trouve parmi ses œuvres , au tome XI de la grande Bibliothèque des
Pires de Xyon, mais beaucoup moins correct que dans rédition de GoussainvilIe« et se trouveTépété dans la même bibliothèque, tome XXIV, parmi les œuvres de Pierre de Blois. Dans 1 opuscule suivant, qui a pou titre : De Vutilité êtes tribulations^ Taulea expose tous les avantages que l'on peut reii rer de l'adversité.
>^ Quales suni. — Ce titre qui est celui treizième opuscule, a besoin d'explicaù pour être entendu. C'est une satire violet contre les évêaues d'Aquitaine en généri et en particulier contre les évoques Saintes et de Limoges, composée àm vue d'instruire le roi d'Angleterre, le« souverain , de certains désordres qui r^ gnaient dans le gouvernement des Eglise de cette portion ae ses Etats. L'ouTnge divisé en quatre parties. La première pi fait connaître quels scflnt ces prélats, c'est de cette partie que l'ouvrage tirei titre. !Les trois autres parties s'occupent personnes qu'ils retiennent auprès d'cai et auxquelles ils confèrent les di^n' ecclésiastiques, sans égard pour les serv des sujets les plus méritants. Ce$oot,d l'auteur, leurs premiers, seconds et [n sièmes neveux et ainsi jusqu'à Tinfinu (\u\ remplit la seconde partie; Icsflatied
I objet de la troisième, et la quatrième i
l'ac
pièce, et que les injures pour ainsi dire le tissu, on ne peutg«èf( douter qu'elle ne renferme bien desréril
II serait en effet difficile de s'imagiflfrf l'auteur n'eût fait entrer que des cikM contre des évêques vivants dans «n destiné à faire connaître leur conduite public et au roi. L'orgueil, l'avarice, fii capacité, la négligence dans TexercireJ leurs fonctions, la simonie sont les priii paux vices dont il les accuse. Nous m suivrons pas dans toutes les déclâmaM qu'il se permet sur ces objets; Tanalysej serait plus propre à scandaliser nos letiea qu'à les instruire et à les édifier. Nous m bornerons à examiner si Pierre de Biot5( vraiment l'auteur de cet écrit, et si fl peut avec quelque fondement le lui attritffi
Il est vrai qu'une note placée à la ti& l'ouvrage dans le manuscrit d'où iiaj tiré, porte : Explicit liber qui intitula Quales sunt , editus per venerabilem Pft^ Blesensem. Mais ces notes étrangères au coi^ de l'ouvrage et qui n'ont d'autre garaw (jue l'opinion des copistes, ont souij induit en erreur. Pierre de Blois, dans i neuvième opuscule, faisant rénamérad de ses écrits, pour prouver à son adversaj qu'il ne fût jamais un flatteor, ne fait i cune mentimi de celui-ci, qui aurait cerj nement prouvé plus que tous les auln qu'il était bien éloigné de mériter ce repj ciie. Ensuite, l'auteur, dans l'ouvragée nous occupe, pour prouver qu'il na p la plume ni par vengeance, ni parquej'l intérêt particulier, fait en peu de tiiol^ l^'l toire de sa vie, et rien de tout ce qu'il i