‹ Dictionnaire général et complet des persécutions souffertes par l'égliseChapitre 66 sur 207 · PUT · texte numérisé non relu

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rabbé Ingulfe, continuation dont il existe un long fragment de vingt-deux pages in folio^ imprimé à la suite de cette nistoire dans le recueil des historiens Anglais, publié à Oxford en i^Sk, par Jean Feell, érèque de là même ville. L*addition à l'histoire même dlngulfe, qu'on lit dans la collection d'Henri Saville, sous le titre de Appendix ineerti aucioriSf est aussi de Pierre de Biois, mais ce n'est qu'un lambeau d'une demi page» extrait de la continuatioa dont nous venons de parier. A la tête de celle-ci est la lettre par laquelle l'abbé Henri supplie notre auteur de prendre la peine de corriger le travail d'in^ulfe, et de vouloir bien le continuer sur les matériaux au'il lui fournira. Dans la même lettre l'abbe de Crovland prie notre auteur de mettre en un meilleur style et d*abréger la Yie de saint Guthlac^ patron du monastère, composée dans le vu* siècle, par un saint Félix qui nous est inconnu. C'est vraisemblablement celle qui a été publiée par les Bollandistes «u 11 avril, telle qu*elle a été retouchée par notre auteur. Dans sa réponse, Pierre de Blois se rharge de Tun et l'autre travail, mais ce qui reste de son histoire ne va pas jusqu'au i:ègne d'£lienne de Blois, comme Va remarqué réditeur, et finit à l'an 1118. Cependant, comme il existe dans le même volume une autre continuation de l'histoire d'ingulfe, depuis l'an 1153 jusqu'en U86, on peut croire qu'elle contenait la suite de celle de Pierre de Blois jusqu'après Tan 1190, époque de la promotion de Henri à la dignité abbatiale; mais le manuscrit de cette seconde continuation étant mutilé au commencement, la suite de l'histoire de Pierre de Blois est interrompue et ne présente plus Que des morceaux dépareillés. L'édition la plus complète de ses Œuvres est celle que Goussainville, prêtre de l'église de Chartres publia avec des notes et des

fièces justificatives, en un volume in-folio, aris, 1667.

Nous en avons assez dit sur Pierre de Blois et ses ouvrages pour mettre nos lecteurs en état d'apprécier le mérite littéraire ainsi que le caractère moral de cet auteur. Avide de connaissances, il se livra à toutes celles que Ton cultivait de son temps, et étudia la théologie, la philosophie, la jurisprudence, la médecine, la grammaire, la loésie, les mathématiques, la philologie, et a politique même, si toutefois il existait une science politique à cette époque ; bref il voulut être un homme universel. Cependant, tout en s'appliqiiant à des études si variées, il donna toujours la préférence à celle de la religion. Son état, son goût, ses emplois lui en firent une rè^le. On voit

Su'il avait puisé la science théologique à e bonnes sources ; mais c'est surtout dans la morale qu'il excella, et on peut le regarder zomme un des meilleurs casuistes de son temps. A l'étendue des connaissances il joignait une facilité d'écrire qui l'eût mis en état de produire des chefs-d'œuvre, s'il n'en eût pas abusé \ mais il se fit uue gloire

de produire beaucoup et de produire ri et il gAta par cette vanité tous ses aul talents. Ses Letira , qu'il proposait lu même comme des modèles, et qui fo acceptées ainsi par ses contemporains, soi pleines d'expressions impropres, de met phores et d'allusions recnerchées, de lieu communs ennuyeux, de déclamations ou trées, de personnalités odieuses, et dae cusations dépourvues de fondements. Co me les hommes se peignent ordinaireoi dans ces sortes d'écrits, on peut dire, s juger témérairement, qu'avec d'excelleod qualités du cœur, et surtout un grand zèf

four l'honneur de la religion, il était sujc de grands défauts, inégal dans sa conduite vain, passionné, et ne gardant pas plus d modération dans ses amitiés que dans se haines. Tel est le double point de vue sou lequel l'homme et lauteur se montrent dans les écrits de Pierre de Blois.

PIERRE DE Blois , qui fut chancelier h Tévêque de Chartres sous l'épiscopat à Jean de Salisbery,ne doit pas être eonfondi avec le précédent. QuoiquUls aient vécu ta» les deux à la même époque, qu'ils pori le même nom et qu'ils fussent nés daos même ville, ils n'étaient point parents. U amitié qui avait commencé dès la preiuli jeunesse et qui semble ne s'être jamais mentie les unissait seule l'un à rautre. ne sait rien des premières années de cel qui fait le sujet oe cet article. Mais il panfl qu'il cultiva i^ lettres, la poésie , la juris* prudence et ce que l'on appelait alors 11 philosophie avec un grand succès, eigii'd en conserva même le goût jusque dubJi vieillesse; mais il avait en horreur latt^ logie ce qui ne l'empêcha pas de devav chancelier de l'église de Chartres. Soatou, dans une lettre qui , par le style, a tout li caractère d'un sermon, lui fait à ce sujet les reproches les plus durs et Tioviie à a livrer à des occupations plus convenables 4 plus pures.

«.Souvent, lui écrit-il, je t'ai avertit * par mes lettres et de vive voix, au'il iàM abandonner les jeux et les frivolités... Mo conseils ont été vains... Je regrette d'étii obligé aujourd'hui de te parler avec plus* dureté que je ne l'ai fait jusqu'à présent, flt

2ue peut-être je ne le devrais: La science des coles t'avait élevé aux plus hauts de^ des honneurs , et lorsque tu devrais éin pour tous un miroir d'honnêteté, uneieiûpie de vertus, en t'adonnant à des ba^àtem en expliquant les fables scandaleuses da paganisme, tu tends des piègesà l'innoceDce et tu rentraines dans Tabiaie. j» Suivent da nombreuses citations des Psaumes, que [archidiacre de Bath emploie pour démonir^ à son ami combien sa conduite doit êtrere* prouvée de Dieu. Dans la suite de la Itfirt il désigne plus clairement quelles étaiem ces occupations dangereuses auxquelles n regrette tant de le voir se livrer avec passion. On sera peut-être étonné qu'il lui f^proche comme une faute de cultiver 1 ém^ du droit civil et de la jurisprudence, i*^^^

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DE PÂTROLOGiE.

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|u*en effet dans ce;siècje où les ecclésiasti- |iies étaient presque les seuls hommes unités de la nation » l'intérêt ou d'autres y)\ib les portaient à se charger de la pourlijte des aifaires litigieuses» ce qui leur lisait trop souvent négliger les devoirs de fur état. Mais Pierre de Blois composait e plus des chansons d'amour et des rolaos. C'est ce qu'on voit par le conseil que li donne son ami vers la tin de sa lettre : nitttpmtus canlui inutiles et anilas fabu' i, H nieniat puériles. De ces chants d'alour, de ces romans, il ne nous est rien esté que quatre vers rapportés par Borel « mol Pfftf, (fu'il explique par celui de h^fl Les voici :

Mais le Vavasors par son preu, Eoleodanl en aulre maDlèn% Oa'll «▼ait la langue manière A bien parler et sagement.

M ne dit point de quel roman il a tiré »rers;il cite seulement le nom de Pierre M^ûf sans indiquer lequel des deux homjmes en est l'auteur, l esta présumer qu'au temps où l'archifcre de Bath écrivait à sou ami cette lettre feiéprimandes , celui-ci n*était pas encore Éocelier de l'église de Chartres, car il ttûi pas manqué de lui observer que la Ipilé dont il était revêtu exigeait plus (Ujamais le sacrifice de ses goûts pour la ^ie et les belles leUres. Or sa lettre

Ckli-dessus le silence. Ce fut le savant oieSalisbéry quile nomma chancelierde eeOeklise, presque aussitôt après son éléva- Dceàlachaire épiscopale de Chartres. Il deiiucelte distinction à son ami qui l'avait vivelent recommandé au nouvel évè^ue. Dans 'a-Mire de remerciement qu*il lui adressa MKTOjons qu'il lui représente ce Pierre dello\s comme un autre lui-même^ qui lui iHsemble d'esprit , de nom , de visage et Démede stature.

Viigré les reproches qu'il lui faisait, on ^t que l'archidiacre de fiaih rendait toute

Èice ï son mérite et à ses talents. Il lui t en se servant des idées et même b expressions d'0?ide, pour lui dire

Ee I incendie, les inondations , tous les loi ne pourront rien contre leurs comim ouvrages; et il lui soumet, pour les >'-mT et les corriger, quelques nouveaux knts, et entre autres, son traité des presti-

Etie la fortune. Ainsi ce Pierre de Blois itun écrivain très-renommé; et l'on ne ;oit pas sans quelque surprise, qu'excepté (rchidiacre de Batn, aucun auteur contemjorain ne fasse mention ni de ses poésies ni {«ses romans. Le chancelier de 1 Eglise de *iurtres avait aussi composé des Commen- ^n fur Its Psaumes et plusieurs homélies ^ lt$ Etangiles. S'il faut en croire dom ufonf ce dernier ouvrage existait en ma- OQscrit dans l'abbaye de Chaulis; mais ^mW$ de Visch l'attribue à un troisième ««rre de Blois , religieux de l'Aumône, au lïocèsede Chartres. Celui qui nous oc<upe Prolongea sa carrière jusqu'à un Age très-

avancé, mais on ignore l'époque de sa mort. Tout ce que l'on sait , c'est qu'il survécût à Jean deSalisbéry mort en IIÔO.

PIERRE LE VÉNÉRABLE, né en Auvergne de la famille des comtes de Montboissier, était le septième de huit enfants ma- ' les. Un d'eux seulement resta dans le siècle et Pierre ne tarda pas à suivre l'exemple de ses frères. Voué à Dieu dès sa naissance, il reçut dans le prieuré de Soucilanges une éducation conforme à celte destinée, et il était à peine âgé de dix-sept ans, Lorsqu'il prit, vers Tan 1109, l'habit des religieux de Cluny. Saint Hugues, gui Ten revêtit, mourut peu de temps après, etfut très-mal remplace par Pons, qui, pendant près de treize anSjfavorisa le relâchement des raœurs<daustrales et négligea même l'administration des biens temporels. A la fln, Pons se vit obligé de quitter Cluny et de se rendre à Rome, où il abdiqua sa dignité. C'était en 1122; on lui donna pour successeur Hugues second, qui ne gouverna que quelques mois et mourut le 9 de juillet de la môme année, Pierre, quoique bien jeune, avait été déjà prieur de Vézelay et Tétait alors de Domné lorsqu'il fût élu abbé et général de son ordre, le 22 août de l'an 1122. Il était alors âgé de 28 ans et il s'était montré digne de cette place par ses talents et par ses vertus. La chronique de Cluny lui attribue une heureuse physionomie, une taille majestueuse, beaucoup d'autres dons extérieurs, indices fidèles de ses qualités intérieures, et qui, presque autant qu'elles, justifiaient ce surnom de vénérable qui le distingue dans l'histoire. Cependant, avec tous ces moyens de rétablir l'ordre dans son abbaye, il crût avoir besoin d'appeler à son aide, Mathieu, prieur de Saint -Martin des Champs, homme habile et recommandable, qui, depuis, fut élevé au cardinalat. En moins de trois ans la réforme fut opérée et parut même si complète, que l'abbé ne craignit pas de s'absenter pour aller visiter quelques monastères. Il voyageait dans la seconde Aquitaine, lorsque Pons, revenu de la Palestine, où il s'était transporté après son abdication, reparût tout à coup à Cluny, s'y rétablit à force ouverte, subjugua les religieux et mit en fuite ceux qui relusèreak de lui obéir. A la première nouvelle de cette révolution claustrale, Pierre en informa aussitôt le Pape Honorius qui cita k son tribunal les deux compétiteurs. Pons, après de longs délais, n'y comparut que pour se voir condamner; et il mourut à Rome, victime d'une maladie épidémique, ^n 1126. La sentence du pontife et la mort de l'intrus rendirent à Pierre le gouvernement de son abbaye, où il ne tarda pas à rétablir dans toute sa vigueur l'empire de la règle monastique.

Quand Pierre fut investi du titre et de la juridiction d'abbé;de Cluny, ce monastère dirigé depuis sa fondationpar une succession de grands hommes, était arrivé à un degré de splendeur auquel n'atteignit aucune institution religieuse dans le moyen-A^e. Il

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en était sorti des Papes et il 3r était entré des rois. L'abbaye possédait des richesses immenses ; elle avait couvert TEarope chrétienne de ses maisons claustrales. L*abbé était en possession de prendre une large part dans la direction des plus hautes affaires du siècle. Pierre soutint ces destinées de son ordre par ses vertus et son génie ; et il leur donna même un nouveau lustre. La Vie de ce grand homme est comme un tableau de l'histoire de son temps, car Pierre se trouve mêlé à tous les événements du siècle comme conseil et comme guide. Le premier, il prononce entre Innocent II et Anaclet, deux compétiteurs è la tiare» et son suffrage appuyé de l'ascendant et de l'éloquence de saint Bernard» entraine celui de la chrétienté. Nous oserons dire que sous un certain aspect l'autorité de 1 abbé de Clairvaux» en celte circonstance» exerça une influence moins générale que celle de l'abbé de Cluny ; car Pierre de Léon avait été Cluniste» et l'on voit, par une lettre de cet antipape à ses anciens confrères» à quel point il comptait sur leur dévouement. L'abbé de Cluny, en condamnant Anaclet» donnait un exemple inattendu» et par cela même plus solennel et plus séduisant. Il put encore le rendre aussi efficace Que manifeste ; non-seulement il écrivit plusieurs lettres pour soutenir cette cause» maisilse rendit en Aquitaine tout exprès, pour détacher le duc Guillaume du parti d'Anaclet. Aussi eut-il l'insigne honneur de voir le Pape Innocent II accepter rhospitalité à Cluny» à son retour de l'assemblée d'Etampes» qui avait faitprononcer le royaume en faveur de ses droits de Souverain-Ponlife.

Innocent II venait de partir pour Rome lorsque Pierre tint à Cluny le chapitre général de son ordre. Il y présida deux cents prieurs et douze cents religieux français» anglais» espagnols, allemands» italiens et leur (it agréer ou accepter queluues statuts qui rendaient la règle plus sévère. C'était un surcroit déjeunes et d'austérités; c'étaient des retranchements considérables dans les délassements communs et même dans les soulagements particuliers jusqu'alors accordés aux malades. Quelques membres de l'assemblée goûtaient peu ces rigueurs additionnelles ; ils représentèrent humblement que saint Hugues et ses prédécesseurs avaient marché et conduit leurs frères par des voies bien assez étroites ; il pouvait suffire de suivre leurs traces, et il ne semblait pas nécessaire d'aspirer à une per-

s'il faut en croire Ordéric» Pierre seaooL

Elus traitable et apprit à co:uoâtir aui i rmîlés humaines.

Toutefois les intérêts de son ordre n'a sorbaient pas tellement ses grandes faeult qu'il ne trouvât moyen encore de les appi querau bien général» en apaisant les difl renls entre les princes et en faisant ré;ni la paix parmi les peuples. Au xri'sièrlf'i abbé de Cluny, quoique cénobite d<* profe sion, était dans Tempire et dans l'église i très-important personnage» surtout quii celte préfecture monastique se trouvait r haussée, comme chez Pierre le VéaérabN

f)ar l'éclat des qualités personnelles. Aus e voYons-nous en relation avec prestu tous les hommes qui jouissaient alors du grand crédic ou d'une vaste puissance; aii saint Bernard, avec Suger» avec le cemi Thibaut» avec le comte de Savoie Amédé^ avec Henri de filois, frère du roi d'Ai^ terre» avec les rois de France, d'Espapi de Sieile, de Jérusalem ; arec l'empereur j Constanlinople» avec le Pape Innocent IKi plus encore avec Eugène lll» gui leconssl tait» le recherchait et l'admettait méffleàdt libérer dans le collège des cardinaux. Aosi était-il à tout ce qai remue le siècle ;iQii ayant tout pourtant aux intérêts directs i la religion qu'il sert en toutes circonstajioi en puissant controversiste. Il s'attaque sb^ cessi vement aux juifs» aux noahométaos, m hérétiques, avec tous les avantages qM donne la foi servie par les armes de la ri son et d'une logique irrésistible.

Contre les juifs. — La glorieuse coDfiiétt du tombeau de Jésus-ChrisI arait» eo oH* tant la foi, aggravé le dissentiment eow les Juifs et les Chrétiens. Pierre écrit ott* tre les contempteurs du Christ un traités forme dans lequel il prouve la divinité et la mission du Sauveur et convainc d'areih glement ses adversaires. Il montre qoe)^ sus-Christ, le dernier de leurs prophète! reconnu par nous et repoussé par eoii adoré par l'Eglise et crucifié par la Syai* gogue est le Fils de Dieu et Dieu lui-mèaie; roi éternel et céleste» et non pas œonarq» terrestre ni roi conquérant comme ils 1> tendaient ; qu'au temps fixé par les Eeritf res» il est venu sauver le monde, etqu'aia les Juifs qui s'obstinent à l'attendre eocûii nourrissent le plus fol espoir.

Contre le mahométisme. — L'islamisa» agitait le monde avec son |)rosélytisfli« armé. L'Europe chrétienne avait porté i ^ gression chez Tennemi ; Pierre altaqueMa*

^ r ^^. hoinet dans ses doctrines. Dans un tovaS«

fection dont ils n*a valent pas conçu l'idée;, qu'il avait fait en Espagne pour visiter '^

roais-Pierre fut inexorable. Ordéric Vital s'est faiit l'organe de ces mécontentements qu'il iiartageàit» et il oppose à Pierre le Vénérable la maxime de Salomon : Ne transgrediaris terminos antiauos quos posuerunt patres (ut. (Proa.xxii»28.) Il parattque l'un des motifs de cette sévéritô ae Pierre était de tenir la règle de Chinv au niveau de celle de Clteaux ; lesprit de rivalité inspirait aux deux ordres cette émulation ascétique. Peu à peu cependant

monastères de son ordre, il avait été té' moin des progrès et de la puissance «c$ Sarrazins. Curieux de connaître leur éoftrine reliKieuse, il résolut de traduire en latin le lioran, et chargea de ce in'f^ Pierre de Tolède, Herman de DalmaXie et os anglais nommé Robert Kennet, 'u^^^^ associa un Arabe et son propre secréta'r^ Pierre de Poitiers qui surveilla cette t/j duction et lui esquissa le p)iDfS\uW"^

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