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cril, l'iascription qui se lit en (0(6, le Jîeu
3m en est eo possession, et qui fait partie «$ M/s que notre saint évângélisa ; le sujet dont il traite^ car Tauteur y combat quelqoei restes d*idoIâtrie; le style, où l'on remaitl tous les caractères du mf siècle et i révèle on écrivain instruit de la règle [t MJRi Benult| ce qui convient encore à «int Pirmio.
On peut regarder ce trçiii4 comme up abrégé de l'Histoire sainte et de la doctrine Arélieone. L'auteur, après avoir tracé en nccourci l'histoire de toute la reli^^ion, h Munencer |)ar la création du monde, la cbtiieda Paoge et celle de i*homme, eipos^ loi fidèles tous les vices au'ils doivent éviw, toutes les vertus qu ils doivent prali-
Crpour vivre conformément aux obligasqu'ilsont contractées dans le baptême, j^ autres observations sur ces ouvrages, •os nous bornerons aux suivantes. Saint ifisiii suppose que ('homme ne fut créé '^iprès la chute des mauvais anges , et
Cr combler le vide qu'ils avaient laissé Heciel. Depuis la création du monde JBfu'ao déluge, il compte deux mille deux M ({uaraote-deux ans. Selon lui, ni la loi feMoise, ai les enseignements des prophèr liB'étaient capables de délivrer les homits du péché originel, qu'ils ont contracté M Adam, et pour cela il Aillait un PTO iocarné, un Dieu fait homme. Il reionalt clairement que la divinité de Jésusftri^t n'abandonna point son corps dans le lAbcau, pas plus que son Ame, lorsqu'elle ftacendit aux enfers. Quant au Symbole des fhres il partage le sentiment de Fortunat |foiliefs,et croit qu'ils lavaient composé •tel leur séparation pour aller prêcher wingile. Il va plus loin, il suppose que ptoa d'eux en composa séparément un ■We; saint Pierre le premier , saint Jean i second, et ainsi dfts autres. Quoiqu'il appose que cela se lit aussitôt après la jBcemedu Saipt-Esprit, et lorsque saint wihias était d&jh agrégé au collège dos Vitres, cependant il ne le nomme poiut wsoD dénombrement. Mais, pour y sup- |Kef, il donne deux articles à saint Tho«« >K, ceux qui regardent la résurrection de Uj^ïi^lirist, la résurrection générale et la ^éteraeire. Des faits historiques il passe >n points de morale et de discipline. Il étant entre autres la nécessité de la confes* »n pour les péchés r^ipitaux et l'accomptisK^ment de ta pénitence imposée par le j|rtlre,aTaiil d'approcher de l'Eucharistie, «qi'il dit ici montre véritablement qu'il HiiicooTaincu de la présence réelle de J6-r ••»j.hri$i dans ce mystère. Il fait consister j* Kniience à pleurer ses péchés, à ne plus «tommellre, et à les racheter par des Kiflîs convenables et proportionnées, jus- J» mofibm^ c*ost«à-oire des aumônes et JTjlres bonnes œuvres. £n parlant des vi- 5'* q«il faut fuir, il y comprend les bouf- J^ftenes et les farces, qu'il exprime par le «»»e Wfa/îattM , d'où probablement est ^^^ le terme français de balladin ; les
chansons déshonnêtes, les danses publiques et particulières. Saint Pirmin ne lait pas de dimculté de compter tout cela au nombre des œuvres du diable et des restes d^ paganisme. En général, ce traité est imporianl , en ce qu'il nous représente )a discipline de ce teraps-lè, non-seulepcnt par rapport aux points que nous avons ctéja indiqués, mais encore par rapport aux degrés de parenté qui pe permettent pas de contracter mariage ; ayx ohligaMons des parrains et marraines envers leurs Glleuls ; a Toffrande des prémices et des dtmes auxCgIiscs, et à l'assistance aux offices divins. On voit quo le canon des apôtres, qui interdit l'usa^j des viandes étouffées et du sang, était en* eore observé à cette époque.
Quiconque prendra la peine (]e lire ce petit ouvrage, conviendra qu*il donne une grande idée du zèle, de la piété et du savoir de son anlcur. Il fallait qu*i) eût bien médité l'Ecriture, et qu*il la possédât bieii
rirfaitement, pour la citer si souvent et si propos, en n'employant presque jamais d*autre autorité que la sienne pour prouver ce qu*ii avance, tant sur le dogme que sur ia morale. Son style, à la vérité, est simple et sans ornements ; mais il est en même temps fort intelligible; si on y Irouve ut^ peu de rudesse, en revanche tout y est plein de bon sens, de justesse et de solidité.
POLLION, premier lecteur de l'Eglise de Cibales en Pannonio, fut arrêté dans la per« sécutiondeDioclétien.ConduitdevantPk-obe« gouverneur delà province, on le lui présenta comme un homme qui ne cessait de se maqner des dieux , et qui poussait l'insolence jusqu'à parler mal des empereurs. Probe, après lui avoir fait décliner son nom et sa
(irofcssion, lui demanda ce que c'était qu'un ecteur. Pollion lui répondit que le lecteur avait coutume de lire au peuple la parole de Dieu. « C'est donc lui , dit Probe , qui abusa de la légèreté des jeunes filles, en leur persuadant de conserver la chasteté et de fuir le mariage. — Ceux-là sont légers, lui répond Pollion, qui abandonnantïeur Créateur embrassent les superstitions païennes, mais on ne peut douter de la constance de ceux qui, malgré les plus cruels tourments, s'efforcent d'accomplir les commandements de Jésus-Chrisl. -r Quels sont ces commandements et qu^enseignent-?ls, demanda le gouverneur? — Ilsnousapprennent,ditPollion, qu'il n'y a dans le ciel qu'un Dieu qui lanco le tonnerre; qu'on ne peut appeler Dieu C9 qui est fait de pierre ou de bois. Ces préceptes corrigent les pécheurs et fortifient les bons dans Tinnocence. Ils enseignent aux vierges à garder leur pureté sul)lime, aux femmes mariées, la continence qui con« vient à la |)roduction des enfants ; aux maîtres à commander avec douceur à leurs frères; aux esclaves à servir, moins par crainte que par amour; à tous à obéir (lur pois et aux puissances , quand ils commandent des choses justes; a rendre l'honneur aux parents, le réciproque aux amis, lo liardon aux ennemis, l'alTectionauieoncU
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DICTIOxNNAIRE
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toyens, rhiimaniié aux hôtes» la compassion aux paiivres et la charité à toutle monde. Ne faire de mal à personne, souffrir patiemment les injuFesy sans jamais les rendre, abandonner ses biens et ne pas même porter sur ceux d*autrui un regard de complaisance. Enfin, celui-là vivra éternellement qui, pour sa foi, méprisera cette mort passagère que vous pouvez nous donner.— Et que servira tout cela, repart Probe, à un homme mort, pFivé de la lumière et de toiis les biens corporels? — C'est que la lumière perpétuelle, lui répliqua Pollion, c'est que les biens permanents valent mieux que tout le reste, et qu'il y a une grande imprudence à préférer des biens passagers à ceux qui ne passent jamais. » Probe lui commande de sacrifier, sous peine de perdre la léte: « Faites ce qui vous est ordonné, lai répond Pollion ; pour moi* je dois suivre les traces des évoques, des prêtres et de tous les Pères qui m*ont instru*it. » Probe le condamna au feu; et aussitôt les exécuteurs l'emmenèrent à un mille de la ville, où il consomma son martyre,, en louant et en bé* nissant Dieu» et sans témoic^oer aucune crainte de la mort.
POLYCARPE (Saint). Le nom de saint Po-
K carpe est d'autant plus cher à TEglise de *ance, que no;us lui sommes redevables du bienfait du christianisme. C'est lui qui envoya saint Pothin et saint Irénée^ ainsi que <|uelques autres de ses disciples prêcher la foi dans les Gaules. Nous savons, par des Jettres qui remontent à la plus haute anti*
auité, qu'avec saiot Ignace et saint Clément, est un des premiers anneaux de la tradition catholique. Disciple de saini Jean, on croit que c'^st lui que cet apôtre bien-aimé a voulu désigner sous le nom de l'ange de l'Eglise deSmyrne; et quand saint Ignace passa par cette ville, il trouva les fidèles conduits par son ami jusqu'à la plus haute perfection.
11 y avait plus de soixante ans que saint Polycarpe gouvernait l'Eglise de Srayrno, lorsqu'il fit le vovage de Home. 11 désirait s'entendre avec le pape Anicet, au sujet des difi*érents usages des églises sur la fête de la Résurrection. En Asie, on la célébrait le quatorzième jour de la lune, après Téquinoxe, au lieu qu'en Occident, on ne la célébrait que le dimanche d*après. Les fêtes sont IfS témoignages les plus certains des événements, et l'on doit remarquer que, dès lors, toutes les Eglises célébraient la Résur-t rection du Sauveur. Saint Pol vcarpe ne put s'accorder avec le Pape sur l'époque de cette célébration. Ils convinrent cependant qu'il ne fallait pas pour cela rompre l'unité, parce que ce n'était qu'une question de discipline. Exemple remarquable 1 où Ton voit que si le gouvernement de l'Eglise était monar* chique, il n'avait rien des formes du despo^ tisme. Saint Anicet céda à saint Polycarpe rhonneur de consacrer l'Eucharistie. Le sé-
£* UT de ce saint évêque à Rome servit à ire rentrer dans rEglise un grand nombre d'hérétiques marcionites et valentiniens.
On se rappelle sa réponse h MarcioD quil avait rencontré à Rome, et qui lui demamli s'il le connaissait? « Oui, réplique le saint, jo te connais pour le fils atné de Salao. i Aussi les hérétiques le redoulaient>ils au* tant que les fidèles le vénéraient. En effet, saint Polycarpe, qui était le chef et le premier des évoques d'Asie, était tellement révéré de tous les Chrétiens, qu'on ne soaffrait pas qu'il ôtÂt sa chaussure lui-même; chacun, pour avoir le bonheur de le toucbefi s'empressait de lui rendre ce service.
Comme nous l'avons dit, saint Polycarpe était évêaue depuis plus de soixante aoi^ lorsqu'il rut arrêté et qu'il versa son sp\ pour Jésus-Christ avec plusieurs fidèles son Eglise. 11 s'était retiré à la campa^i dans une maison peu éloignée de la vlll afin de fuir la persécution. Son occupati< nuit et jour, était de prier pour toutes Eglises du monde, comme il avait coutil de le faire. Peu de jours après, il fut airM et conduit au supplice. « Polj'carpe pan sur la place où le peuple était assembla On le présente au proconsul, qui, après M avoir aemandé son nom, l'exhorte à a^nîi pitié de son grand âge et à obéir. « Reotn en toi-même, lui dit-il, et crie avec noai^ Otez les impies! » C'était racclamalion a usage contre les Chrétiens. Alors le saii évêque regardant d'un visage sévère la mû titude qui était sur la place, étend la mai^ lève les yeux au ciel, et dit en soopiraoti Otez les impies; témoignant ainsi le liédr ardent qu'il avait de leur conversion, b proconsul le pressait en disant: « Maudis il Christ, je te laisserai aller. — Il y ■ quatre-vingt-six ans que je le sers, et il fli m'a jamais fait de mal. Comment pourrats4» blasphémer contre celui qui m'a sauvé?»
Le proconsul lui dit: « Jure par lafof^ tune des Césars, ---i Si vous ne savez pli quiie suis, répond le saint évoque, je ledi^ rai librement; écoutez-le, je suis Cbréliefl. Si vous voulez savoir ce que c'est qu'ut Chrétien, indiquez-moi un jour et je toié l'apprendrai. — Apprends Je au pcupict dit le proconsul. Saint Polvcarpe répooJ; K J'ai bien voulu vous parler, parce M nous regardons comme un devoir de reoM aux princes et aux magistrats établis di nieu l'honneur qui leur est dû, autant qu* nous le pouvons faire, sans blesser notn conscience ; mais pour ces furieux, ils M sont pas capables de m'enteudre. i*
c( Le proconsul ajoute: «le te ferai ex* poser aux bêtes, si tu ne changes de cofl« duite. -^ FaitesJes venir , répond Pulycarpe, car je ne puis changer du bienaa mal ; mais il m'est avantageux de passer dû soufTrances à la félicité parfaite. — Si tM méprises les bêtes, poursuit le procoa^ul, et si tu n'obéis pas, je te ferai coosoiDer par le feu. — Vous me menacez, ré[>0DJ Polycarpe, d*un feu qui ne brftie que pendant quelaue temps, mais vous ne conoaiv sez point le feu éternel, qui est réservé aui impies. Au reste, pourquoi difTércz-TOU* ' faites ce qu'il vous plaira. » 11 dit ces it*
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DE PÂTR0L0C1E.
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rôles et plusieurs autres, avec un visage fiiem de joie, de sorte que le proconsul en rbit surpris. Il envoya néanmoins son criear répéter trois fois au milieu de Tarn-
ÎhuhéJlre: t Polycarpe a confessé qu'il lait Chrétien. » Alors les païens et les luifi, présents à Smyrne, demandent qu'on r-t|)osc aux bêles. « C'est le docteur do liMo,s*écrienl-its, le Père des Chrétiens, !«uneiui de nos dieux. C'est lui quiapprend kunl d*8atres h mépriser nos dieux en rebsintdeleur sacrifier, n Comme les jeux fuient finis, elqu^on ne pouvait plus expo- ^8(11 bêles le saint martyr, on crie qu'il b'il le brûler vif. Le juge prononce aussi- )i\ la sentence qui est promptcment exéruiw. Tout le peuple court en foule pren- Ifr «lu bois dans les boutiques et dans les feo). Us Juifs, selon leur coutume, s'em- |Menl avec plus d'ardeur que les aulros fftor construire le bâcher. Tout étant prêt, lÉBt Polycarpe 6te sa ceinture, se dé|)ouille iliQQSses habits, et monte sur le bûcher, iMLtncsur un autel, pour y être ott'erl à INra, H consumé, comme un holocauste l'»:rftble odeur. On voulait l'y attacher,; pi'Mt dit; t Laissez-moi ainsi; celui qui i« û*>nne la force de souffrir le feu mefera fcoçurer ferme sur le bûcher, sans qu'il wl besoin de vos clous, i» On se contente ro. de lui lier les mains derrière le dos. W*/r$. re^'ardant le ciel, il dit: « Seigneur, licuioui-puissanl. Père de Jésus-Christ, !wn; Fils béni et bien-aimé, par qui nous iionireçu la grAce de vous connaître, Dieu i^ anges et des puissances, Dieu de toutes P» créatures et de toute la nation des justes |« marchent en votre présence, je vous •ttiis grâce de ce que vous m'avez fait arrijj^i ce jour et à cette heure, où je dois enp dans la société de vos martyrs, et boire pcalicede votre Christ, pour avoir part à jr.'surrection éternelle de Tâme etdu corps, «ns Hncorruptibilité du Saint-Esprit. Que* t sois aujourd'hui admis avec eux en votre pf^nce comme une victime agréable. Je JJ»U5 loue, je vous bénis, je vous glorifie par Il pooiife éternel, Jésus-Christ, votre Fils, J^ec qui gloire soit rendue à vous et au poi-Esprit, maintenant et dans tous les w'^ie?, imen. i»
SousavoDs cru devgir rapporter en grande
ï»l»e cette lettre des Chrétiens de Smyrne,
pfce que,, rapprochée des ouvrages des
«res, elle prouve que leurs actions étaient
jw!brraesàleursdiscours,et que, pour eux,
te l^rfecptedu sacrifice était suivi de Texem-
F^* ^'^ I9 terminent par la glorification
^ trois personnes de la sainte Trinité, en
teî termes: ■ Unissons-nous aux apôtres et
MoM les justes de l'Eglise du ciel et de
'tglisedela terre, et bénissons tous d'une
|?ix Dieu le Père tout-puissant; bénissons
'«s\is^:hrist, Notre-Seigneur, le Sauveur de
fj* «mes, Je maître de nos corps et le pas-
«jïr de TEjjlise universelle; bénissons le
Hint-Esprit, par qui toutes choses nous ont
«^révélées. » Mais si ccsac/ea sont un mo-
^^\i\ précieux de son martyre, il en est
un autienon moins remarquable, qu'ilnou^ importe de reproduire dans son entier et qui nous rappelle différentes particularités do sa vie : c est une lettre de saint Irénéo h Florin, qui tomba dans Thérésie, après avoir été lui-môme disciple de saint Polycarpe. Kii réfutant ses erreurs, saint Irénée nous fait connaître d'une manière admirable son maitre dans la foi et le respect ({u'il imprimait.
« Ce n*est point \h, dit-il à Florin, la doctrine que nous ont transmise les évèques qui nous ont précédés et qui lurent les disciples des apôtres. J'étais encore bien jeune, .lorsque je vous vis à Smyrne, chez le bienheureux Polycarpe. Vous viviez alors avec éclat, à la coiir de fempereur, et souvent vous veniez vers ce saint évêque dont vous vouliez vous concilier l'estime. Je me souviens mieux de ce qui se passait alors que de tout ce que j'ai vu depuis. Ce que 1 on apprend dans l'enfance se nourrit et croU en q^uelque sorte dans l'esprit avec Tâge, et. ne s oublie jamais; de sorte que je pourrais, même indiimer le lieu oCi était assis le bienheureux Polycarpe, lorsqu'il prêchait la, parole de Dieu. Je le vois encore : partput où. il allait, quelle gravité l. Soit quil entrât,^ soit qu*il sortit, quelle sainteté respirait^ dans toute sa personne 1 Quelle majesté sur son visage et dans tout son extérieur I Combien étaient puissantes les exhortations, dont il nourrissait son peuple 1 H me semble encore l'entendre nous raconter ses cou-. versalioQS avec saint Jean et plusieurs autres disciples qui avaient vu Jésus-Christ, i\ousci^ ter leurs paroles et toutes celles qu'ils avaient recueillies de la bouche môme du Sauveur» nous entretenir et de ses miracles et de sa doctrine, d'après ce qu'ij en (iyait ap{)ris de ceux qui avaient coniiu le Verbe de vie et conversé avec lut Sou récit était parfaitement d'a^ccord avec celui des saintes Ecritures. J'écoutais avidement toutes ses paroles, je les gravais, non sur des tablettes» mais dans le plus profond de mon cœur. Je
Euis donc protester devant Dieu que si ce( omme apostolique eût entendu avancer une seule erreur semblable aux vôtres,^ il e<Û K l'instant môme bouché ses oreilles et témoi-, tfné son indignation par ce mol qui lui était lamilier : « Mon Dieu, à^ quels ^ôurs lu'avie^- « vous réservé! •
Avec saint Ignace, comme lui disciplo des apôtres et placé par saint Pierre à la tête de 1 £glise d'Antioche, comme il avait reçu la gouvernement de celle de Smyrne des mains mêmes de saint Jean, saint Polycarpe était donc regardé comme une des plus fermes colonnes de l'Eglise qu'il éclairait par ses écrits, en même temps qu'il la propageait par son zèle, qu'il réditiait par ses vertus, et qu'il versait son sang pour sa défense.
EpUre aux Philippiens. —Il ne nous reste qu'une seule épttre de ce grand saint : elle u?t adressée aux Philippiens, qui avaient^ reçu chez eux saint Ijjnace, lorsqu'il passa par leur ville, pour aller à Rome, 01^ il d^t
DICTiONN.\IilE
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#«iC consommer son martyre. Saint Poly-^ parpe leur écrivit pour avoir des nouvelles ite cet hôte illustre qu'ils avaient eu le bon*» beur de posséder. Mais en même temps, k rimitation des apûtres et des écrivains apos toliaues, il adresse des instructions h tous les udèies» il parcourt tous les rangs et tousi les états, pour apprendre à chacun ses de« voirs, et à tous en général il inspire la plus grande horreur des doctrines nouvelles et des hérétiques qui dogmatisaient alors.
« Revétez-vous donn des armes de justicei^ leur dit-il ; commencez vous-mêmes par marcher dans les préceptes du Seigneur; vous apprendrez ensuite à vos femmes à se conduire selon la foi qu'elles ont reçues, selon l'amour, selon la cnasteté. Recommandez-leur d'avoir pour leurs maris Tamour le plus vrai, et pour les autres indistinctement une amitié chaste ; et d'ipstruirè leurs enfants dans la vraie science , la crainte du Seigneur. Recommandez aux veuves de ne pas se prononcer légèrement dans les ma* tières de foi, de prier pour tous et sans relâche, d^éviter soigneusement la médisance, la calomnie, les faux jugements, l'avarice, enfin tout ce qui est mal; qu*elles se rappellent que leur ame est Tautel môme du Seigneur, qu'il voit tout ce qui est en nous, qu'il ne lui échappe aucun de nos raisonnements, aucune de nos pensées , aucun des mouvements les plus secrets de notre cœur. »
Saint Polycarpe parle en ces termes de Jér pus-Christ : n Ceignez donc vos reins et servez le Seigneur dans la crainte et la vérité. Laissez là les vains discours de la multitude et ses erreurs, pour croire en celui-là seul qui a ressuscité Notre-Seigneur Jésus-Christ (i*entre les morts, qui lui a communiqué sa gloire et qui Ta placé à sa droite. En effet, tout est soumis à Jésus-Christ, tout reconnaît son pouvoir au ciel et sur la terre ; tous les esprits lui obéissent comme au souverain maître, et il s'avance comme le juge suprême des vivants et des morts. Dieu redemandera son sang à tout homme qui n*aura pas cru en lui. d
Il rend aussi le plus glorieux témoignage à saint Paul, et rappelle aux Philippiens la lettre qu'ils avaient reçue de ce grand apôtre, n Ni moi, ni aucun autre, dit-il, nous ne pourrions jamais atteindre à la haute et sublime philosophie du saint et glorieux Paul, qui, pendant son séjour parmi vous, enseignait la parole de vérité avec tant de force et de dignité devant les hommes de cette époque, et qui, loin de vous, a écrit depuis ces lettres où la méditation vous découvrira tout ce qui peut vous faire croître d^ns la foi que vous avez reçue, la foi, notre mère commune; dans Tespérance qui la suit, dans la charité envers Dieu, envers Jésu&tChrist, envers le prochain, qui la précède. Ne sortez pas de là, et vous avez rempli toute justice; la ch&rité, si vous l'avez, bannit tout péché, mais la cupidité enfante tous les maux ; nous savons bien que nous n'avons rien apporté dans ce.monde, et que
nous n'en pouvons bob plus rien empor* ter. «
I^ caractère qu'il trace da téritaUe pssteur est de la plus grande beauté. • Qe^ |«f diacres soient sans reproche aux yeux de t| justice divine, et qu ils n'oublient jamiii
Qu'ils sont les ministres de Dieu et deJésos* hrist et nullement les ministres des hom* mes. Qu'ils ne soient donc ni des eaIocnoi^ teurs, ni des hommes à doubles paroles, m des avares, mais qu'ils soient prudents f| toutes choses, doux, pleins de zèle.our. chant dans I4 vérité du Seigneur qui s'eU rendu le serviteur de tous, qui nous rCxoi^ pensera dans le siècle à venir, si nous ava»» su lui plaire dans le siècle présent; car il Qousa promis^ qu^il nous ressusciterait d>»« tre les morts, et qu'il nous ferait ré^ avec lui, si notre vie était pleine de i(Àé conforme à la sienne. » Un peu plusUs^S parle ainsi du prêtre : « Il faut que k prèire soit porté à l'indulgence, compuii»^ sant envers tous, sans cesse occupé à ranhi ner les brebis égarées, à visiter les fflaladch plein de zèle pour la veuve, pour rorpte* an, pour le pauvre ; toujours attentif àlM le bien devant Dieu et devant les bommo^i à éviter toute colère, toute préférence, toi jugement injuste; entièrement affraD(' d^avarice, de cette légèreté qui croit le o trop facilement, et d une certaine sévén qui juge avec trop de rigueur ; qu'il saclni que nous avqns tous une dette h pajer poarl (|uelques péchés. Si donc nous demandoos! à Dieu qu'il nous pardonne, nous devosi également pardonner. Nous sommes pUoài sous les regards du Seigneur notre Dlea,4i nous devons toiis paraître devant le triia« ; nal de Jésus-Christ, où chacun rethki compte pour soi-môme. » ,
Remarquons encore avec quel empressai 1 ment il s*applique à les prévenir conlre lai-; dangers de l'hérésie. « Âjons une salutA; émulation pour le bien, leur dit-il ; évitooi j les scandales et les faux frères qui coofesieot. le nom du Seigneur avec un cœur hv(K^ crite, et induisent en erreur les esprible^ gers. Quiconque ne confesse pas que Jésu*-- Christ est venu dans la chair est uo aul^ christ ; celui qui nie la vérité du martyre tfi^ la croix est un démon ; mais pour celui M interprète la parole de Dieu selon ses aé^ sirs corrompus, et ose dire qu'il n'y^à résurrection, ni jugement, c'est le Gis aîné de Satai|. Quittons les folies, les fau$.^e* doctrines do plusieurs pour revenir à ce qui nous fut enseigné dès le commencemeiit* Passons les veilles dans la prière, persévérons dans les jeûnes, demancfons inslammeal à Dieu, qui voit tout, de ne pas nous laisser succomber à la tentation, pour me servir ici de ses paroles, car f esprit est prompt it t^ chair est faiblel (Ala/^A.xxvi,H.) Ne perdons jamais de vue l'objet de notre espérance, It» gage de notrei sanctiQcalion, je veux dire, Jésus-Christ, qui a porté en son corps su?li croix la peine du péché, lui qui ne rmîi(^ commis, lui dont la bouche ne s'x)uvril jamais au mensonge. U a tout souffert pour oouS|
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DE PAIHOLOGIE.
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ifio que BOUS ayoDS en lui la vie. SoYons tes imitateurs de sa |«ationce ; c'est le glorilerqaedasaroir souffrir pour son nom....
All8che^voas i ees vérités ; suives les exemaleide votre Dieu; demeurez fermes et iné- Ifiotebles dans la foi, fidèles à l'union fra- Itroelie* tous aimant les uns les autres dans |rU« société sainte dont la vérité est le lien, iImcuo de vous montrant h son frère la douleur de iésus-Cbrist, e( jamais le moindre iwris pour personne. 9
to&a il termine par ce soubait si con- ^eèPespritdu doux ap6tre saint Jean, tni il arait été le disciple : « Que Dieu, le
RredaNotre^-Seiçneur Jésusi^Ibrist; que le Il de» Dieu lui-même, Jésus-Christ» le Cljfe éternel, vous feisse crçitre dans la foi, s la fériié, dans une parfaite douceur, ptede colère, dans la patience, dans la iDjmité, dans l'indulgence et la chas- Que Dieu vous fasse participer au bon- v eik l'héritage des saints, et nous avec jel tous ceui qui sont sous le ciel et
ËdufeDt croire en Notre-Seigneur Jésu^ Aet eo son Père, qui Ta ressuseité d'enfelks morts. Priei pour tous les saints; pnet iQssi pour les rois, les princes et les pKssioces ; pour ceui qui vous peraiéeutenl^,
Enqai vous haïssent, et pour les ennemis la croix, afin que las fruits de votre foi ppent tous les yeux et qu'alors vous Kft2 parfaita. 9
Celte EpUre forme done, comme nous l'a* iu dit et comme on peut s'en convaincre, li des plus précieux anneauxde la tradition inmitiTe. Elle exbale presque è chaque iPt comme un doux parfum de la simpli^ lié apostolique. On avait tant de respoot IMreJlequon la lisait encore publiquem(daoales£glises d'Asie, trois cents ans pb: c'est ce que nous apprenons de saint pooqui eo loue la belle simplicité. £u- |ibe du qu'elle était fort répandue de son
Eps. Saint Jérôme en recommande la are comme un des aliments les plus lltles à la piété. Saint Irénée en fait un
Eid éloge dans son septième livre contre bérésies ; et dans sa lettre à Florin^ il |viede plusieurs autres épttres adressées p le même saint docteur à diverses églises tï quelques fidèles en particulier ; c'est uu lUtaiile malheur qu'elles ue soient pas veift> jusqu'à nous.
hlLÏCRATB, évèque d'Ephèse et chef n tous les évéques d'Asie, florissait à la w du u' ou au commencement du m' siècle. bttèbe le range au nombre de ceux qui,
E leurs écrits , avaient attesté la pureté et Ibodoiie de leur foi. Lui-même se fait n mérite d'avoir lu toutes les écritures, et iBQféré avec les Chrétiens de toutes les parte du monde, sans s'être jamais laissé ébraor ^ («r les menaces qui lui étaient faites, Nr rengager à s'éloigner de son devoir. Il ^t U huitième évèque de sa famille , et il itiit déjà pa^sé soixante-cinq ans dan3 la f*-l^^oa chrétienne, sans cesser un seul ia*Uot de vivre selon les r^i{les dp TBvan- V^^i lor$(|u'ii écrivit à rjb;£|lise romaiue
pour jastifier la pratique où il était de cété* brer la Pdque le l/'»' jour de la lune. Il ne publia cette lettre qu% la suite d'un concile qu'il avait assemblé à la prière du Pape saint Victor. Saint JérAme lui donne le titre de Lettre iynodique^ quoique Polycrate y parle en son nom et qu'elle ne tdi pas signée des autres évéques du concile. Mais if est hors de doute qu'il l'a écrite au nom et avec l'approbation de ses collègues. Eusèbe n<»us en a conservé un fragment assez considéra < ble, dans lequel on voit que les évéques d'Asie, au lieu de se rendre au sentiment du Pape Victor, conelurent, au contraire, qu!il ne fallait rien changer à la tradition qu'ils avaient reçue de leurs saints prédécesseurs, les apôtres saint Jean et saint Philippe, saint Polycarpo, Thraséas, Sagaris, Meiiton et plusieurs autres grands personnages que Polycrate énumère , et qui tous avaient constamment célébré la Pàque le ik^ jour de la lune. Il donne à l'apôtre saint Jean la qualification de docteur et martyr, et dit qu'il avait coutume de porter une lame brillante sur le front. Saint Jérôme, dans son Catalogue des hommejt illuêtres , a rapiK>rté une partie de la lettre de Polycrate, comme un spécimen de l'esprit de ce grand homme et un témoignage de l'autorité qu'il s'était acquise par sa vertu. Il mourut, sous l'empire de Sévère, dans un Age avancé.
Sigehert attribue VUiêt^ire das Actes du martyre de saint Timaihée à un Polycrate, qu'il place avant saint Denys i'Aréopagite, et même avant saint Lin , ce qui ne peut s'entendre de Polycrate d'Ephèse, dont nous venons de parler, puisque, dans ces Actes ^ l'auteur cite saint Irénée, comme contemporain de cet évèque. C'est donc à tort que Bollandus les lui attribue. Il y a topte a|ipa« rence qu'ils sont d'un auteur beaucoup plus récent, et qu'ils n^ont été composés que vers le v' ou vr siècles de l'Eglise; car ni Eusèbe, ni saint Jérôme n'en disent mot à l'article de Polycrate d'Ephèse , quoique celte pièce ddt être assez célèbre , puis qu'elle était adressée à tous les évoques de UAsie et du Pont. Bollandus avoue ingénument que dans le manuscrit grec dont il s'est servi, ces Actes ne portent aucun nom d'auteur, etPhotius, qui en parle plus au long, et qui nous en a même donné un Abrégea ne dit point par qui ils ont été écrits. Ce silence est une preuve que le nom de Polycrate y a été ajouté après coup , et seulement dans les exemplaires latins de ces Acies. L'auteur y donne à l'Eglise d'Ephèse le titre de grande métropole, et aux évéques de ce siège, ceux de patriarche et d'archevêque, dénominations inconnues (\\i temps de Polycrate, contemporain du Pape saint Victor. On lit encore dans ces 4craa,(|ue saint Jean, après avoir mis en ordre les Evangiles de saint Matthieu , do saint Marc et de saint Luc, en composa uu quatrièmt»,
Quelque temps avant son exil dans l'Ile de atmoa. Or ces deux faits sont également inconnus à toute l'antiquité et contrairtss «ux récits de tous les auleurs* ei;cU*sia&*
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