‹ Dictionnaire général et complet des persécutions souffertes par l'égliseChapitre 74 sur 207 · POU · texte numérisé non relu

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«ircs è la vie^ ils servissent aux autels iTfr un es|rit libre de tout autre soin. Les ftCUi'i habitués à gouverner les revenus de 'lr;>i>e, sont censés servir Dieu quand ils iro.|iiis^enl cette fonction» non dans un esn( <16 cupidité « mais dans Tintention de n dispenser fidèlement. C'est pour cela or IfS |K)ssessions qu*ils reçoivent de la irt du peuple ne doivent plus élre regar* »:} romnie faisant partie des choses du mii*, mais comme appartenant à Dieu.

irsidansia loi de Bfoïsc on appelait saints »orûements, les vases» et généralement Ml ce qui servait dans le tabernacle pour V fondions saintes, et si on no pouvait i(.taver ]\o\\r les besoins ordinaires de la ' re'qui avait une fois été consacré pour ttjoi&lèrc divin, comment peut-on ne pas jer comme saints les biens qui ne sont 'd à r£glise qu'aGn que les prêtres en t «ainlement dans la nécessité comme doses consacrées à Dieu, et non comme i())ose$ profanes »

I iilidi traite ensuite de Tabstinence et de Itep^ranee nécessaires aux ministres des w. Il fait consister cette abstinence nonment dans la privation volontaire des lielirats, mais encore dans la fuite du té : cette dernière sorte d'abstinence est lut nécessaire à ceux dont le cœur doit k eD)brasé du fen de la charité. H met hts relie abstinence le renoncement à sa topre volonté; car en la conservant,' il Jjr servirait peu de renoncer à toutes leurs pgs^es. Pour montrer Tavantage de TabpKnre il entre dans le détail des maux IJle péché du premier homme fut suivi, podis qu'il s*abstienl du fruit détendu»

h«ie plus heureux que lui. Dieu lui apii^^tl, tout le roonde lui était soumis» ft^one ne Totrensait» son esprit était li- ^« il ne craignait pas la mort, son corps ^t ^ain, et il avait aisément de quoi se Hmr, A peine a-t-il mangé du fruit dé- ^J. qu*il perd tons ces avantages. Il est »é (lu paradis, et tons ses descenlants Meuvent renfermés dans la sentence qui Mf-niamne h l'eiil de cette vie pénible. IJ rient sujet à toutes sortes de passions et ■ •orps contracte, par son péché, une p!iié morte» le. Si notre premier père nous f»nmiuni(jué tons ses maux par son pé- F. iiius-Christ nous en a délivrés par sa P^^" Adam nous a transmis son péché et ipinîe : iésus-Christ la effacé et nous a en ^at temps déchargés de la peine que ce j^-é mentait. En un mot , Adam nous a Jxéla porte du paradis terrestre; Jésus- «ui nous a ouvert celle du ciel. Julien «encore que, comme étant tous renfermés I^Adam, nous sommes tous tombés avec ^ '■ de nitme, étant maintenant en Jésus- *|t5i qui a bien voulu mourir pour nous, wdevoDs mourir avec lui à nos péchés,

l'/wsusciler avec lui d'une résurrection

'Ftntuelle.

^Oin-i4j ajoute cet auteur, ressuscitent "^^ i^lsus-Christ qui meurent au péché w*JinitJésu8.Chrisl y est mort. Hais qu'est-

ce que mourir au ()écbé, sinon renoncer à toute œuvre mauvaise et digne de condamnalion, et ne rien désirer ni rechercher selon les impressions de la chair? Celui qui est mort selon la chair ne dit plus de mal du prochain, ne méprise plus personne, n*attente plus à la pureté, n*exerce plus de violence» ne porte plus d*envie aux heureux et n*insulte plus aux misérables. Plaisirs do ia table, haine, flatterie, vaine curiosité, arrogance» injustice, cruauté, inconstance» vanité, perfidie» tout est banni de son cœur; ceux de même (|ui ne vivent plus que pour Dieu, ont crucitié leur chair avec tous ses vices et ses concupiscences et ne se souillent plus de tous ces vices. »

Pomère donne ensuite des règles pour Tusage des aliments à ceux qui veulent vivre dans la tempérance ; il veut qu'ils ne prennent de boire et de manger que ce qui leur est nécessaire pour vivre. 11 ne défend point le vin, mais l'excès^ et dit que ceux-là ne font rien de contraire à la tempérance» qui ne boivent de vin qu'à raison de l'intirmité de leur corps et pour en rétablir la santé. Il conseille hors ce cas de s'abstenir de vin; car, dit-il, comme cette liqueur est propre pour rétablir la santé ou du moins soutenir celui qui n'en jouit pas, de même elle peut mettre le feu dans Je corps de celui qui se porte bien. 11 trouve que ceux gui s'abstiennent de manger de grosses viandes et ne font pas dilOculté de se nourrir de ce qu'il y a de plus délicat, né retranchent pas les plaisirs du corps» ils ne font que les changer. Il raisonne de la même manière à 1 egard de ceux qui s'interdisent l'usage du vin et se servent d'autres liqueurs exquises et délicieuses. Au reste il ne veut pas que l'on se fasse une loi si rigoureuse de l'abstinence et du jeûne» que Ton ne puisse se dispenser de Tun et de l'autre par un motif decharité.«(Sije donne, dit-il» à manger aux étrangers et que pour eux j'interrompe mon jeûne; alors je ne viole pas la loi du jeûne que je me suis imposé; mais je remplis le devoir de la charité. Donc si je m'aperçois que les frères spirituels qui viennent me voir s'attristent de ce aue je ne romps point le jeûne avec eux, alors mon abstinence n'est pas une vertu, mais un vice ; parce que

I abstinence et la continuation des jeûnes no servent qu'à enfler d'orgueil celui qui Icspra^ tique, s'il ne sait pas les interrompre lorsque la charité fraternelle le demande. »

Troisième livre, — Le troisième livre traite des vices et des vertus. Julien le commence par l'examen de la distinction qu^il y a en« tre les vertus apparentes et les véritables.

II pose pour principe qu'elles sont aussi différentes entre elles que le mensonge l'est de la vérité. Après quoi il dit que « l'âme peut être coupable en deux manières» ou en ne faisant pas le bien qui sert à sa nourriture spirituelle, ou en affectant Tapparence du bien pour se cacher sous cette apparence et vivre mal. C'est ainsi que l'orgueilleux veut passer pour constant» le prodigue pour libéral» l'avare pour soi^sneux, le téméraire

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pour géD<5reux ot ainsi des autres. I/impudence môme se donne le nom de conKdirce et la curiosi lé cache sa passion sous le désir de savoir. Quoique ces choses puissent élre discernées parla seule force de Tesprit humain^ on ne peut néanmoins sans le don et le secours de Dieu, avoir ou désirer les véritables vertus, ni même éviter les vertus apparentes, puisque ce sont de véritables vices qui Se cachent sous le masque de la vertu. Je suis donc persuadé, coniinue Ju^ lien, qu'il n'a servi de rien aux infidèles d'avoir pratiqué dans leur corps quelques vertus» parce qu'ils n'ont pas regardé Dieu comme l'auteur de ces vertus, et qu'ils ne les ont pas rapportées à celai qui est la Qn de toutes choses. Mais que dis-je, elles ne leur ont servi de rien, il y a plus, elles leur ont été nui&ibles, carl'ÂpAtre nous enseigne que tout ce qui ne vient pcLs de la foiest péché, {itom, liv, 23.) Saint Paul ne dit pas que toutcequi ne vient pas de la foi n'est rien; mais lorsqu'il

Gelui-ià vit spirituel iement selon Dien qui lui attribue ce qu*il fait de bien, parct que pour le faire il est aidé de Dieu. Cela au contraire qui attribue à ses propres iorce le bien qu'il fait, comme s'il pouvait h faire sans le secours do Dieu, vit charnor^ ment. » Julien fait Voir ensuite nue ror;:uH est la cause de tous les maux. «lia étéim que certains anges sont devenus démuD^ par lui l'homme déchu de i'étal d'iobo cence a enveloppé dans sa chute tou^^ descendants. Mais comme ror^upîl a clm^ les anges en démons, riiumilité recl k hommes semblables aux an^cs« La cujMti*. est tellement mêlée d'orgueil qu'il n'.? aa^j cun oéché qui ne prenne naissance de ce vices. De là vient que l'Ëcriture dit dansii endroit que l'orgueil est le commcnceiuei] de tout péché et en un autre que la cupidiiéd la racinedetous les maux. »11 entre dan^^ détail des péchés que l'on commet par ifs sens lorsque Tàme y consent : et faisant it

dit que tout ce qui ne vient pas de la foi est marquer les dangers que court la {'unn

péché, il nous déclare que tous les biens^ ou viennent de la foi et alors ce sont des vertus qui justifient, ou s'ils ne viennent pas de la foi) alors loin d'être regardés comme des biens» on doit les regarder comme des vices qui, au lieu d'être de quelque secours à ceux qui les font, servent de fondement à leur condamnation, les précipitent dans l'abime en les enflant d^'or^^ueil et les éloignent du salut.

« Mais pourquoi m'arrêtor à prouver cela à des infidèles, personne ne doute de la vérité de ce que j'avance. » Julien « en disant que Torgueil qui anime les actions des infidèles sert de fondement à leur condamnation , marque asseï clairement qu*il ne croyait pas que leurs actions fussent mauvaises p^r elles-mêmes, mais seulement parce qu ils les faisaient par un mauvais motif et qu'ils ne les rapportaient pas à Dieu qui doit être la fin de toutes nos oeuvres. Il s'explique encore plus clairement dans la suite lorsqu'il rapporte Iles reproches que saint Paul fait aux Corinthiens dans sa première épttre. « J« n'ai pu^ leur dit cet apôtre, vous parler con%me à des hommes spiriluels , mais com^ me à des personnes qui sont encore char^ nelles; parce que vous n'en étiez pas alors capabiesy et à présent même vous ne Vêles pas encore, parct que vous êtes encore chamviSé Puisqu'il y a parmi vous des jalousies et desdis^ putes ^ nest'ii pas visiMe que r#u9 êtes charnels n que voire conduite est encore bien humaine f il Cor. III, l-d»)Les reproches de cet apûtre sont fondés sur ce que parmi les Corinthiens il y en Avait qui disaient, je suis à Paul, et d'au-> lresjesuisèApolloo«(/6id.,4«}C'esteequ'ilap* pelle vivre charnellement* parce qu'au lieu de fi^attacher à Dieu en qui ila avaient cru, iift s'attachent k ses ministres, ce qui causait entre eux^ des disputes et des jalousies^ &on que l'amour qu'ils avaient pour Paul ou pour Apollon fAt mauvais en lui-même»

mais il était mal réglé, parce qu'ils se cher« cliaient eux-mêmes et non pas Dieu dans Tanachement qu'ils avaient pour ces apôtres.

soit dans les conversations, soit dans le lectures qui peuvent en occasionner I perte, il dit que les anciens ont défendaiti jeunes gens la lecture du livre de \eGnhi d'une partie de la prophétie d'Ezéchiel, cantique des cantiques et de quelques i très endroits de l'Ecriture oà il est narié

Î;énération et des autres actions de feniioi I enseigne que ceux qui |.»ar état sontc< traints de garder la nfaasieté, parvicnnenti fin à l'amour de cette vertu, lorsqu'ils font une habitude de la mettre en |)raU(]« Il rapporte les indices par lesquels lorgira se fait connaître dans ceux qui en sonipM^ sédés et dans ceux-là même qui affcileatl^ le cacher. Il fait la même chose à Té» des envieux et de ceux dont le cœ.iresirei pli de vanité. Il montre que la crainte di peines dues au péché est an moyen j^ arrêter les péoheursi et qu'il leur est util }>our s'empêcher de tomber dans le crifli de faire souvent réflexion aux suppi^^ qui en sont la suite inévitable.UI veut d core qu'ils pensent sérieusement au jui ment futur, où non-seulement ils oe |> ront tromper le souverain Juge en lui chant les maux qu'ils auront laits en vie, mais où ils n auront même aucun noj de se défendre ni d'éviter les peines ans quelles ils seront condamnés. Après ceial traite de la charité et des quatre vertusprm cipales , la prudence , la lempérance , I fbrce et lajustice*

Pomère finit son ouvrage en priant le lecteurs de lui attribuer tout ce qu'ib ; auront trouvé de défectueux, et de remir grâce à Dieu de ce qu'il pourrait j «vm établi de vrai, conformément à la loi oi^^ lique.. 11 témoigne s'être fort peu préuccari d^orner eon discours ni de le relererpara noblesse des expressions. Il a estimé 4M lui suffirait d'exprimer ses pensées arr( netteté et précision, sans chercher À ib^^^^ l'oreille par des toura étudiés. U tà^^ qu'il en donne, c'est que les choses n (.in poibt été établies pour les mots, mats •.

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