‹ Dictionnaire général et complet des persécutions souffertes par l'égliseChapitre 76 sur 207 · FOP · texte numérisé non relu

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intime ami, l'accompasna à la guerre sainte. Il se lia d'amitié, penJant cette expédition, avec Raimoud d*Agiles, chapelain de ce seigneur, et collabora avec lui, dans Tintervalle des combats, à la rédaction d'une histoire de cette croisade, publiée sous le nom de ce dernier. Ponce fut tué au siège d*Archos, qui dura depuis la mi-février jusque dans les premiers jours de mai de Tannée 1W9. {Voir^ pour plus de renseignements, l'arlicie de Raimond d'AeiLss en ce volume.) PdNCË, gentilhomme auvergnat, avait

g)uverné pendant cinq ans T/ibbaye de randselve, iorsqu'en 1165 il fut élu abbé deClairvaui. Il était revêtu de cette seconde dignité quand il écrivit un billet de féticitation à Henri, qui venait d*étre promu à l*«rchevèché de Reims. En 1170, Ponce devint lui-même é^que de Clermont. Tous ceux qui ont parié de Ponce, s'accordent à célébrer ses vertus religieuses et la haute considération dont il jouissait. Thomas de Citeaux lui « dédié un commentaire sur le Cantique des cantiques. Ponce était estimé du Pape Alexandre 111 et de l'empereur Frédéric Barberousse; il « travaille à les réconcilier. On a imprimé plusieurs fois sa lettre k Maurice, évêque de Paris, et à l'abbé Etienne, depuis évêque de Tournai. Elle a pour objet une question relative à l'administration du baptême. En Auvergne et en d'autres provinces de France, on altérait la formée d« ce sacrement, en supprimant les paroles Ego te baptixoj et en se bornant à

Ïrononcer les mots qui suivent : In nomine atris et FHii^t Spiritus Sancti. Ponce, qui trouva cette pratique fort mauvaise, demande si le baptême ainsi conféré est valide ; ^i ceux qui n'ont été baptisés que de cette manière^ doivent l'être une seconde fois, et s'ils peuvent être mariés. Les deux docteurs consultés par l'éyêque de Clermont n'ayant pas été d'un même avis , il s'adressa au Pape qui répondit comme avait répondu Maurice, que sans les paroles r Ego te baptixOf il n'y avait point de baptême. Ponce vivait encore en 1185, comme des chartes bous l'attestent, et il y en a même de 1188, oit il est nommé comme témoin. Austfi la plupart des Chroniques le font-elles vivre jusquau 2 avril 1189. Nous nous en tiendront À cette date, quoique les quatre derniers vers de son épitaphe semblent en indiquer une autre. Une épitaphe écrite en vers énigmatiques et barbares ne saurait prévaloir sur le témoignage positif et unanime des biographes les mieux renseignés. PONTIEN, évêque d'Afrique au vi' siècle, ne nous est connu que par une lettre dont nous croyons devoir rendre compte. L'em- {»ereurJustinieu ayant cooiposéun ouvrage pour la condamnation des trois chapitres, l'adressa en forme d'édit ou de lettre à toute l'Eglise, sous le titre de Confession de foi. Les évêques d'Afrique le reçurent comme les autres, et trouvèrent que ce prince n y enseignait rien de contraire à la foi. Mais Pontien* l'un d'entre eux, ne pouvant se

résoudre i condamner des personnes qi étaient mortes dans la communion de II

flise, et dont il n*avait pas même vnh crits, adressa sur ce sujet une réponse l'empereur, dans laquelle il lui disait, enii autres choses, qu'il craignait beauconpqQi sous prétexte de condamner Théodore ( Mopsueste, Ibas et Tliéodoret, on ne fil n vivre l'hérésie d'Eutychès. « Si leurs écnl £goulait-il, étaient venus jnsqu^à noas, i qu'il s'y trouvAt quelque chose decontraii à la règle de la foi, nous pourrions en joge sans condamner préalablement les auteur puisqu'ils sont morts. 11 en serait autreroei s'ils vivaient; nous les condamnerions art justice, si» après avoir été repris de leai erreurs, ils refusaient de s'en corrigera de les condamner. Mais maintenant, à qi ferions-nous signifier la sentence que non porterions contre eux? Que nous servini d'entamer une guerre avec des morts? I ne pourrait nous revenir aucune fictoir du combat que nous leur livrerions. D'iil leurs ils sont présejitement jug^s pari véritable juge, celui dont la sentence d souffre point d'appel. » Poutien soppli donc l'empereur de ne pas troubler la |iei; de r£gtise, dans la crainte qu'en chercUu à faire condamner ceux qui sonldéji morts il ne fasse mourir plusieurs vivanti quj rt fuseront d'obéir à ses ordres^ et qu'il nei voie lui-même obligé de rendre comptée sa conduite à cet é^ard, à celui qui vieiuifi un jour juger les vivants et les morts.

POPPON, frère de Henri , comte Palaiiil entra jeune encore dans le clergé de la (S\ thédrale de Trêves, et s*y distingua par si piété et son attachement au Saint-Si^ quoique sous un archevêque toutdéroueai parti de l'anli-pape Guibert. Il était ardd^ diacre de cette église métrojiolilaine, loi>i qu'en 1090, à la mort d'Hérimaâue, éréqiil de Aletz, dont nous avons donné I hislûini il fut élu pour le remplacer sur son siègi Ainsi il entra dans Tépiscopat par élecim^ et sans prendre l'investiture de rem|)ereo| Henri. Ce prince, irrité de cette infradio^ à ses volontés, nomma un autre éTôquej mais les catholiques maintinrent conslao] ment leur élection, et Poppôn fut to«joi reconnu pour légitime pasteur. 14 gourej son Eglise avec beaucoup de sagesse conserva toujours pour le successeur saint Pierre l'attachement inviolable qt lui avait témoigné dès le commencetuel En 1094, il réforma l'abbaye d'Epinat. ' l'un de ses prédécesseurs avait mis des i ligieuses, sous l'exacte discitlline de Règle de saint Benoit ; et Pannee suivant] il assista au grand concile de Ocrmonl,

t)résida en personne le Pafte Urbaiu 2)nOn, après avoir beaucoup &oulfer( de part d'Aiialberon son compétiteur, il moui en i 103, sans qu'on puisse préciser ih mois ni le jour de sa mort.

On a de lui trois lettres adressées toiil trois à Lambert nouvellement ordonné è] que d'Arras. Elles se trouvent enciiâ>^'^| dans le recueil de pièces qui concerneot

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