‹ Dictionnaire général et complet des persécutions souffertes par l'égliseChapitre 77 sur 207 · POS · texte numérisé non relu

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rétablissement de cet aocieH siège épiscopal, pabliéfMr Baluze. Poppon y prend le titra «févéque» tantôt parla grAce et tantôt (xirla miséricorde de Dieu et n'y relate d'ailleurs aaciin fait intéressant. On y iDuve un eieniple de cette construction vicieuse qae la politesse des mœurs introduisit alor^ dans la grammaire, en faisant accorder un singulier avec un pluriel. Ainsi Poppon y dit : vertus eslote^ au lieu de reriu$ ttto au ctrii tstott.

PORCAIRE ou PORCHAIRE, gouyernait le monastère de Lérins, en qualité d'abbé, dès t*8a U6, puisqu'en cette année il reçut au nombre de ses moines le jeune Cé$aire, qni fut^hi évèque d*Arles au corn- (Dencement du siècle suivant. 11 eut ainsi livantage de jeter dans ce cœur si bien lormé pour la vertu les premières semences de celle piété tendre et solide qui parut casoite avec tant d'éclat, et qui fit 1 bon- Mor de l'Eglise , comme ce pieux abbé teit lui-même l'honneur du cloître. Saint Fbnaire vivait encore en &98. L*antiquité se DOQs apprend rien de plus sur sa perloaue et l'on ignore l'époque de sa mort. Il a laissé quelques écrits de sa façon qui sDbsistaient encore au xii' siècle , sous «a litre qu'ils nejK)rtent plus aujourd'hui. Il les avait composés pour l'instruction de les moines, et les avait intitulés Moniia ou itù.ij j traitait en particulier du mépris du aH)ftde. L'anonjme de Molck, oui les avait ios^ealail beaucoup d'estime. L ouvrage est <ourt en lui-même, dit-il, mais on peut le it^arder comme fort étendu à cause de l'exftiiencedes choses qu'il contient car l'auteur Cédait le secret cfe dire beaucoup en peu V paroles. Nous avons dans la Bibliothèque é» Pm$, tome XXVII» une lettre sous le ft»m de saint Porcaire abbé. Cette lettre •ûos parait être, sans aucun doute, le même fcnt,qtte Tauenyme^de Molck vient de catlttériser.

POSSIDiUS, à qui nous devons laconujssanre de la plus grande partie des livres <te Miot Augustin, avait fait profession, 'omiue il nous l'apprend lui-même, de servir la foi à la Trinité, d'abord en qualité de Itiqoe, et ensuite dans les fonctions de l'ép>{X)|)ai. Nourri par saint Augustin du pain w ta science de Dieu, il lui Tut uni par les ôeos de la charité, et vécut avec lui dans tue douce familiarité qu aucune dissension tte troubla jamais pendant près de quarante <n$. Placé d'abord dans le monastère que ce ttmt évéque avait fondé à Hippono , puis ^Hiis dans son clergé, il fut nommé évêque ^ ùlame, en Numidie, après la mort de M'vaie, arrivée en 397. On ne doute pas <|u'i] oc se soit empressé d'établir dans son vîi&e la vie monastique, puisque saint ^ujustin, dans une de ses lettres, parle ^^^ serriteurs de Dieu et des pauvres relié^evix de Calame. On ne peut rapporter So'À Tan 4(H au plus tôt, la lettre qu il écii- ^ii À saint Augustin, pour le consulter sur «i ornements des femmes mariées, et sur ^^tiiuaiioa d'un jeune homme baptisé par

les donalistes. En 403, Possidius se 'rouva au concile de Carthage. L'année suivante, se voyant attaqué par les sectaires alors tout puissante, il fit sommer Crispin, l'un des plus anciens et des plus célèbres, d'entrer avec lui en conférence publique. Celuici lui avant répondu qu'il examinerait dans la prochaine assemblée de son parti ce qu*il aurait à faire , Possidius le provoqua par une seconde sommation à laquelle Crispin ne répondit que'par une bravade, qui fut hientôt suivie de toute sorte d'outrages et de mauvais traitements que le saint évèque eut à endurer de la part des donatistes. Toutefois il vint à bout d'obtenir d'avoir avec Crispin une conférence publique, sur la différence des deux communions. Elle dura trois jours, et celui-ci, convaincu d'hérésie, fut condamné à payer dix livres d'or; mais Possidius obtint du proconsul qu*il serait déchargé de cette amende. Il assista, en 407, au concile de Carthage, et fut commis avec saint Augustin et quelques autres évoques, pour juger l'affaire de Maurence, que Ton croit avoir été évèque de Tubursique en Numidie. L'année suivante, les païens mirent le feu à son église, et cherchèrent à le faire mourir lui-même, pour se venger sur lui de la loi qui leur interdisait les solennités sacrilèges de leur culte. Celte persécution lui fit faire un voyage en Italie, pour demander justice à l'empereur. Le concile de Carthage le députa vers ce prince , en 410, pour obtenir le renouvellement des lois faites contre les hérétiques et les païens, et la réunion d'une conférence qui se tint en cette ville Tannée suivante. Possidius fut un des sept évoques ehoisis pour soutenir la cause de l'Eglise contre les donatistes. En 416, il écrivit au Pape Innocent contre les Pélagiens et les évéoues du second concile de Milève. En 41d, il fit un voyage à Alger avec saint Augustin. L'année suivante, il fut du nombre de ceux que l'on retint pour juger les affaires qui restaient àt examiner après le concile de Carthage. On lit dans ie livre xii' De la cité de Dieuj que Possidius procura à son Eglise des reliques de saint Etienne, qui devinrent célèbres par un grand nombre de miracles. La ville de Calame ayant été prise d'assaut par les Vandales, en 430, Possidius fut obligé de se réfugier à Hippone, où il demeura jusque vers la fin du mois de juillet de Tannée suivante ; ce qui lui donna lieu d'être présent à la mort de saint Augustin, arrivée le 28 août $30. Il en écrivit la vie quelque tem{)S après, et comme il !e marque lui-même, avant que Cirthe et Carthage fussent tombés au pouvoir des Vandales, c'est-à-dire, avant 1 année 4-:9. Il la composa, partie sut ce qu'il avait appris de la bouche du saint docteur, et partie sur ce qu'il en avait vu lui-même, dans le cours de leur longue in-* timité. Il proteste de son entière bonne foi. Son but unique, c'est de servir Dieu en se rendant utile aux hommes. C'est de satisfaire d'une part à la charité des fidèles cnfiants de TEglisOi et de i'autrei de oe point

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