‹ Dictionnaire général et complet des persécutions souffertes par l'égliseChapitre 79 sur 207 · PR · texte numérisé non relu

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oerles trois chapitres, essujrèrent plusieurs oiaaTais traitements, et Pnmase, en parti mlier, tùi relégné dans un monastère, d*oiïi iisDrtil, après sToir atiandonné la défense iieUrois chapitres, pour remplacer Boëce dios la primatie de la Bjsacène. Déposé par le> scbismaliques, ou |)àr ceux qu*il appe*liiMiDsi depuis qu'il avait cessé d'en faire (Mirtie, il recul retiré dans son évèché d*Aurunjète qu'il continua d'administrer jusqu'à » mort,doat l'é|X>que est inconnue.

Commentaires. — Nous avons de I ui un commnlAiTesMrVAporaiypsef ci té par Cassiodore, eiunau(resiirles£pl/re<desamtPauidentce tfiliqueneditrien.On n'en trouve rien non plus daos saint Isidore de Séville, mais son fii^nce à cet égard ne saurait faire preuve, iniuu|o'ilneditpasmi^meun motdu Commentaire sur TApocalypse. Celui-ci est adressé A Osior et divisé en cinq livres. L'auteur i«tonnatt qu'il a composé ce Commentaire fte [ilusieurs passades tirés des. écrits de tiint Aagostin, mais aussi et même partica* hvmtni de l'explication que Ticonius le iloiutistea donnée de V Apocalypse en retranc^fll toutefois ce que celui-ci y avait inséré defaîorableà sa secte et deconlraire à l'unité iteTEgliâe catholique; ainsi que beaucoup œ (bûses inutiles gui ne servaient à rien Doiosqa'à l'intelligence du texte sacré.

hm parlerons en son lieu de ce coms^olaire de Ticonius. Celui de Primase est bri étendu. ATimitationde saint Augustin c(!sémede Ticonius, il y explique l'ilpo- M^pitdans un sens spirituel. Il ne consijKndaos les paraboles et les visions de ce livre, que deux sociétés, celle des bons et ftile des méchants ; la récompense des uns li la punition des autres; Jésus-Christ et >oo Eglise. Quoiqu'il donne quelquefois fm le stus littéral, on ne voit pas cepen* 2°t qu'il s'attache à montrer la suite des l^^oements que saint Jean a eus en vue. Il mil la go (le son commentaire une récapimiion de tout ce qu'il a dft dans chacun ^tscinq livres qui le composent, afinoue le ^teur paisse se représenter plus aisément itplaasur lequel roulent toutes ses explicatH)Ds. Le commentaire sur les Epiires de UiQt Paul est tiré en |>artie de saint Augus- ^Hde saint' Ambroise, et en partie aussi ^u commentaire qui porte le nom de saint wûme. ]| fut imprimé séparément à Lyon fin 15^ in-fr, par les soins de Jean Ga- ^oeut, théologien de Paris, qui dédia cette Wition au roi François I". 11 fut réimprimé \ "S!î,^û ViU^ et depuis dans le tome X de »« mmhique des Pères de Lyon, en 1677, *^^: le commentaire sur V Apocalypse.

Traité des hérésies. — Nous lisons dans J«iûllsi(iore de Séville que Primase avait ^u Irois livres des hérésies, dans lesquels " ^l^pliquait ce que saint Augustin n'avait j*'J dire dans son ouvrage sur la même ma- »'«îre. Il montrait dans le premier livre ce l^ireodun homme hérétique, et, dans les ''*^«x autres, il établissait les signes aux- 'Mi uo reconnaît les hérétiques. Cet ou- "*8^ est perdu. Quelques amateurs ont

cru le retrouver dans le PrœdestinatuSf. publié par le P. Sirmond en 1643 et 1696; maîs^ le dessein de l'ouvrage de Primase, et s» doctrine sur la grAce, qui est celle de saini Augustin, n'ont rien de commun avec Je PrœdestinatuSf dont l'auteur était infectéde l'hérésie pélagienne et dont le dessein était de donner une suite de toutes les hé-^ résies qui se sont succédées depuis Simon, le Magicien jusqu'aux prédestinatiens , et non |)asde montrer, comme Primase l'avaitfait, ce qui constitue un hérétique, et à quoi l'on reconnaît qu'un homme est hérétiqiie. PRISCILLIEN, qui adonné son nom a la secte des priscillianistes, n'en fut pas l'auteur; elle dut sa naissance à un nommé- Marc, Egyptien d'ori|$ine, habile magicien et manichéen de religion. Ce Marc eut d'abord pour disciples un rhéteur nommé Elpide et une femme de qualité» nommée Agape, lesquels se chargèrent d'instruire Priscillien, qui ne tint ainsi que de troisième main les dogmes impies qui, depuis, ont porté son nom. Il était Espagnol d'origine, d'uue famille considérable, d'iâl naturel prompt, vif et éloquent. Il dormait peu, vivait sobrement, n'avait aucune attacne pour la fortune; mais il gâtait toutes ces belles qualités pa^ une vanité excessive. Il n'avait retiré de ses études que la science qui enfle. Cependant il savait se contenir, et témoignait sur son visage et dans tout son extérieur une humilité et une modestie qui le faisaient respecter de tout le monde. Les femmes furent les premières qu'il sut ga-^ gner par ses persuasions et ses caresses artificieuses» les trompant par de nouvelles Ecritures qu'il leur produisait sous des noms spécieux, et dans lesquelles le mensonge était adroitement mêle aux charme^ de la volupté. Il gagna aussi des évèques à son parti. Les plus connus furent Instan-^ tins et Salvien, tous deux évéques d'Espagne. Non contents d'embrasser les senti»

ments de Priscillien, ils firent avec lui uneespèce de conjuration et de ligue invio^ lable. L'évèiiue de Cordoue Hygin en ayant été averti, s y opposa ouvertement et donna avis de ce qui se passait à Idace, évèque de Mérida et métropolitain de la Lusilanie. Celui-ci entreprit vivement la cause de l'Eglise. Il disputa avec chaleur contre les priscillianistes et ne négligea aucune occasion de les combattre. Cités au concile de Saragosse , ils refusèrent d'y comparaître, ce qui n'empêcha point qu'ils n'y fussent condamnés,- et nommément lustantius et Salvien, évéques, Priscillien et Elpide, laïques. Ces deux prélats, au lieu de se soumettre à Tautoritédu concile, s'avisèrent pour fortifier leur parti, d'ordonner Priscillien évèque, et de lui donner l'é^^liso d'Avila, aujourd'hui dans là vieille Castille«. Idace, voulant étouffer le mal dans sa naissance, s'adressa avec un autre évèque nommé Ithace, aux juges séculiers, afin qu'ils employassent leur autorité à chasser les hérétiques des villes qu'ils occupaient. L'empereur Gralien, après plusieurs poursuites

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?ue saint Sulpice Sévère blAme dans ces vèques, donna un rescrit, par lequel il ordonnait que les hérétiques fussent chassés de leurs Eglises, de leurs Tilles, et généralement de toutes les terres d'Espagne.

Priscillien se retira en Italie, et {)oussa jusqu'à Rome, accompagné d'Instantius et de Salvien qui s'y rendaieBt, disaient-ils, pour se justifier devant le Pape Damase» dont ils ne purent pas même obtenir une audience* Salvien mourut à Rome ; les deux autres se rendirent è Milan, où saint Ambroise ne les accueillit pas mieux que ne l*avait fait le pieux pontife Damase. Ils sV dressèrent à un nommé Macédouius^ ^rand maître du palais, homme de peu de religion, et obtinrent par son entremise un rescrit de l'empereur G ratien qui les rétablissait dans leurs Eglises. C'était Tan 382. La mort de Gratieu, arrivée à Lyon le 25 août de l'année suivante, arrêta le scandale causé par celte réhabilitation. Maxime, qui témoignait beaucoup de zèle pour la foi et la discipline de TEglise, donna ordre au préfet des Gaules et au vicaire d'Espagne de faire conduire à Bordeaux Instantius et Priscillien, pour y être jugés par le concile qui devait s'y rassembler. N'ayant pu se justifier, Instantius fut déclaré indigne de lépiscopat, et Priscillien craignant un semblable traitement, refusa de répondre devant les évêques du concile, et en appela k l'empereur. Idace et lihacele poursuivirent jusque devant le tribunal de Maxime, qui était alors à Trêves. Saint Martin, qui s'y trouvait en même temps, les pressait de se désister de leurs accusations, et il avait même obtenu de l'empereur qu'il n êterait point la vie aux accusés. Mais, après son départ, ce prince se laissant emporter par le conseil de deux évêques, nommés l'un Magnus et Tautre Rufus, donna commission à Evode, préfet du

frétoire, d'instruire l'affaire de Priscillien. I y consacra deux audiences, dans lesquelles ce novateur ayant été convaincu de diverses infiimies, Evode le déclara coupable et le fit garder en prison, jusqu'à ce qu'il eût fait son rapport à l'empereur, qui, après avoir pris connaissance du procès, jusea Priscillien digne de mort. Néanmoins 1 affaire avait besoin d'être examinée en dernier ressort, et, au lieu d'Ithace, Maxime commit pour accusateur un avocat fiscal, nommé Patrice. Ce fut à sa poursuite que, suivant l'arrêt prononcé par ce prince, Priscillien eut la tête tranchée en 385.

Cet hérésiarque laissa plusieurs petits ouvrages de sa façon, et saint Jérûme, dans son Catalogue^ semble dire qu'il en avait vu quelques-uns. Il ne nous reste que quelques fragments d'une de ses lettres, qui sont loin de lui faire honneur, ni de répondre à la répution d'éloquence qu'il s'était acquise. En général, ses écrits étaient pleins de passages» de citations et d'exemples tirés des saintes Ecritures, dont il abusait pour soutenir ses erreurs.

PR*ORCS, écrivain et moine du ix* siècle, quitta son pays comme tant d'autres de ses

compatriotes et passa sons ladominatioodes princes français. Il choisit pour lieo de r^ traite l'abbaye de Saint-Alban k Majeoce Il y partagea son temps entre la prière l'étude, et Loup de Ferrières semble lai n procher d'avoir sacrifié plus volontiers à i seconde de ces deux occupations. Les An nales de Fulde parlent de Probus comoM d'un homme qui par la pureté de saductriu et la sainteté de ses discours avait iliastri l'Eglise de Mayence. Elles marquent a mort au 26 mai 859.

De tous les écrits que les anciens hiblio- (;raphes lui attribuent, on ne connaît ath jourd'hui que V Histoire de saini Pairùf^ apôtre de l'Irlande, qui se trouve insérée parmi les Œuvres du vénérable Bède. Eli est divisée en deux livres. Le premier cofr tient la Vie du saint, et le second la reif tion de ses miracles. L'auteur s'y nomm effectivement Probus et y prend te titre dV landais, ce qui paraît convenir k Yécjirm dont nous parlons. Cependant on peut \é^ timement douter que cette Vie soit soo ouvrage. Il y a beaucoup plus d'ap^reoce qu'elle est due k quelque écrivain éésfxo' vré qui aurait voulu concilier du crédit \ ce produit de son imagination, en le décorant d'un nom respectable. Ce qui noos ei fait juger ainsi, c'est que cette histoire pré* tendue, n'est qu'un tissu de prodiges \t\m merveilleux les uns que les autres, où in plus simples règles de la vraiseroblaooe oe sont pas même observées. Pour tout dire en un mot, elle est si mauvaise que les cooti* nuateurs de Bollandus l'ont jugée indi^ d'occuper une place dans leur grande ùMtfition. Tillemont n'en a pas pensé plus aTaotigeuseme'nt, quoique Usserius regardât cette nîstoire comme la plus ancienne de looies celles qui nous restent de ce saint apôtre.

PBOCLUS, disciple de saint Jean Cbn sostome et l'un de ses successeurs sar le siège de Constantinople, naquit auplusljnl eu 390. Il était fort jeune encore lorsqu oa le fit lecteur de cette Eglise, dont il derjot successivement diacre et prêtre, après setre rendu digne des difTérents degrés <iB ministère ecclésiastique, parsonapplicalins à l'étude des sciences divines et huiDaioeSi et plus encore par ses vertus. Nommé éré« que de Constantinople en 484, son premier soin fut d'envoyer sa lettre synoiiqu€Ï^6\^^ Cyrille et k Jean d'Anlioche/pour leurd^ mander leur communion. Il s'opposa ^trf une force mêlée de douceur aux progrès da nestorianisme, eut le courage de combattre Nestorius en sa présence, et necoDlribu^ pas peu au triomphe de la vérité. Nous o 9-

thématiser le terme de Mire de Dieu. Mai$i> parait, par ce qu'en dit cet évèque Im-miait qu'elle était pleine de force et de Tiguea|^ Sbs LBTTR8S. — Auix Arméniens, — Cel'C qu'il écrivit en M7 aux évêques de la ff^m Arménie a été très-célèbre et fort csiifflw dans l'antiquité. Voici quelle en fut Joccâ-

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DE PATEOLOGIR.

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lion : les sectateurs de Nestorius n*osant plus ioToqoer ses écrits pour soutenir leur doclriney s a?isèren( de répandre ceux de qijel<]ues auteurs plus anciens, qui, en réfutant Euoomius et Apollinaire, s^étaient fiprimés d'une façon assez conforme i celle Je Nestoriui sur la djstinction des deux natures eo Jésus-Chriit. Ils allèrent même [as'ju'à traduire ces écrits en arménien, en Mria^ue et en persan. Les un» étaient de DioJorîde Tarse, et les autres de Théodore le Mupsuesfe, mi du moiirs on les leur at- Inlmail. Les é?6(}iies d'Arn>énie, troublés [or ]iieiques propositions extraites de ces^ t:riis les en?oyèrenl à saint Proclus pour li$ sou netlre à son iugement. Avant de le mnn, il examina très-attentivement toutes les |)n>posiiions , dans un concile de plu- <i«u^ érèques.qtii se trouvaient alors réutt^iCoiistantinopIe. Sa réponse, approuvée |«rhan d'Antiocne et par saint Cvrille, fut oif€ dans le cinquième concile général par fimnilus et beaucoup d'autres anciens qui biiré^enlent comme ce que nous possédons de (lîus exact et de mieux raisonné sur le Phièrede l'Incarnation.

Proclas, après avoir touché quelques mots àr la uature des vertus morales et théologif ues, sarrète particulièrement k la foi et ni rertus qu*elle doit avoir, parce qu'il la réunie comme la clef des autres vertus. 11 tfriuaode, pour qu'elle soit sincère, qu'elle lesv )aisse altérer par aucun raisonnement hmm, m salir par aucune nouveauté de {«roies ; qu'elle se renferme tellement dans «s bornes de la doctrine évangélique, telle

Îw l'ont prêchée les apôtres, et dont nous ^ns hautement proiession dans le bap* tîaie, qu*elle n'entreprenne rien au delà. ^r (]uoi il allègue ces paroles de saint Paul : Ih^d nom vous annoncerions nous-mêmes , ^ftt'ufi anae du ciel vous annoncerait un liungile différent de celui que nou^ vous ««*w prêché, quUl soit anathime! (Galal. i, o.'Or, fiuelle est la foi que nous avons reyDi'des divines Ecritures? C'est que Dieu a »«f le monde par son Verbe ; qu'il a tiré les CTtaiurcs du néant ; qu'il a imprimé une loi Miarcile à l'animal raisonnable; qu'il l'a ^<">ê du libre arbitre ; qu'il lui a donné des frênes en lui marquant ce qui lui était »*^di', alin qu'il évitât par choix ce qui pou- '>'iiui nuire. L'homme étant tombe volont'trement dans le péché, a été chassé du pa- '4Jis; mais Dieu, pour le ramener à son de- J'^^lui a envoyé des prophètes, qui ont U^-n pu l'instruire, mais non le délivrer de lesdaTsge du démon. Le Verbe tout-puis- ^ni,qui est Dieu, sans figure sensible, sans ti<*n;^emenl, s'est fait chair daus le temps et qoand il la voulu, en naissant d'une vierge. r)ut montrer qu'il s'était vraimentfait hom- 1\a ^ ^^"* '^^ habitudes et les besoin.' nt- »nés à la nature humaine. En effet, il n'est ^'■nt dit dans l'Evangile que le Verbe soit '^^irédans un homme déjè parfait dans tou- ^'^ ses parties ; mais qu'il a été fait chair, f«r conséquent qu'il y a eu doos sa généra- ^'' n ua conamencement comme dans ceHe

des auti'es hommes , dont les corps ne se perfectionnent que par degrés et avec la succession des temps. » Le saint évègue remarque que ces termes : // a été fait chair {Joan. I, ik)f dont l'évangéliste se sert en parlant de l'Incarnation', marquent une union des deux natures, si puissance et si forte, qu'elle n'est susceptible d'aucune division ; comme l'unité ne peut se diviser en deux unités , parce que dès lors elLe cesserait d'être unité. Il ajoute que ces mêmes paroles prouvent l'unité de personne en Jésus-Christ, et l'immutabilité de la nature du Verbe ; car il n'est pas dit qu'il a été changé en chair, mars il est dit qu'il s'est fait chair. Il conclut qu'il n'y^a qu'un Fils qui, né du Père, sans commencement et d'une manière ineffable, s'est fait voir sur la terre, sans être séparé de celui nui l'a engendré. Pour cela, et poursauver l'homme qu il avait formé, il a pris un corps dans le sein d'une vierge, ce qui prouve qu'il est né d'une façon au-dessus du cours ordinaire de la nature. C'est donc le Verbe même qui s'est fait homme. On ne peut pas dire que le VerbeDieu soit autre que Jésus-Christ, lanaturedivine ne reconnaissant point deux Fils. S'il y avait un autre Christ, différent de Dieu le Verbe ^ il s'en suivrait que le Christ est un pur homme; ce qui ne peut se soutenir puisqu'il est dit qu'en son nom , tout genou fléchit dans le cte/, dans la terre et dans les enfers {Philip, ii, 10.) D'ailleurs, quel sens donnerons-nous k cet oracle du prophète : Notre Dieu aété vu sur la terre et il a conversé avec les hommes. {Baruch. ni, 38.) On ne peut l'entendre que de sa manifestation dans la chair. A ceux qui, avouant que le Verbe s'est faithomme, rougissaient cependantde lui attribuer toutes les suitesdelà nature humaine, comme d'avoir été enveloppé de langes, d'avoir souffert de la faiui, du froid, de la fati- Sue, il répond , qu'ils aient à choisir de eux choses l'une, ou de nier que le Verbe se soit véritablement fait homme, ou, en reconnaissant cette vérité et l'utilité de l'incarnation, de ne point rougir d'attribuer à Jésus-Christ des passions qui conviennent à la nature humaine. Il confesse une seule hypostasedu Verbe incarné, et soutient que^ c'est le même qui a souffert et qui a fait des miracles. Il convient avec ses adversaires

Îue la Trinité est impassible, et que le erbe est une personne de la Trinité; mais nous ne disons pas , ajoute-t-il , que le Verbe ait souffert dans sa nature divioef qui , d'elle - même est impassible. C!est ici que se trouvait cette expressiont tmdelaTrinilé a souffert^ qui fit tant de bruit et qui fut si souvent et si diversement interprétée dans les querelles théologiques de cette époque. Procl'us prouve ensuite l'unité et la divinité d.e Jésus-Christ par divers passages de l'Ecriture. Il n'ua, dit saint Paul, gu'ufi Seigneur Jésus-Christ {ICor. viii,.6},paf qui toutes choses ont été faites. {Hebt* i« S.) Si toutes choses ont été faites par le Christ, il est évident que le Christ est le Vert>e de Ditïu» puisque l'évangéliste saiivt Jean dit :

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