‹ Dictionnaire général et complet des persécutions souffertes par l'égliseChapitre 81 sur 207 · SIS · texte numérisé non relu

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ne s*accorde pas avec lui-même, puisque dans sa première proposition il avait dit quA Dieu est le principe, non-seulement de nos bonnes actions, mais aussi de nos bonnes pensées. Il ajoute que le passage du livre des RoiSf où il est parlé du temple que David avait eu la pensée debâtirauSeigneur, ne prouve nullement qu'il ait eu ce dessein de lui-même, et non par Tinspiration de Dieu ; il paraît, au contraire, par ia manière dont il parle de Dieu dans le psaume cixxi, 3, que c*était par un effet de sa grâce qu'il avait eu cette volonié, comme c'était par un effet de la même grâce que Salomon l'avait accomplie. Saint Prosper soutient donc que laconversioude l'homme a Dieu pour pno* cipc, quoiqu'elle ne se réalise pas sans que lui-même y travaille. « Si un homme, dit-il, touché de honte et de regret d'avoir suivi si longtemps les vanités et les illusions du monde, commence à reconnaître que ce qu'il avait embrassé comme la lumière de la vie, n'est en effet que ténèbres, et s'il s'efforce de se retirer du précipice, ce changement ne vient pas de lui, quoiqu'il ne se fasse pas sans lui. Ce n'est point par sa propre vertu qu'il se porto à ces premiers commencements de salut; c'est la grêce puissaute et secrète de Dieu qui agit en lui, qui entrant en son &me et eu rejetant la cendre des opinions terrestres et des œuvres mortes qu'elle y rencontre, allume un feu divin dans le cœur, et l'enflamme du désir de la vérité, sans s'assujettir l'homme contre sa volonté et malgré lui, mais en lui inspirant une affection qui lui fait aimer son assujettissement. Elle ne l'entraîne point sans qu'il sache ce qu'il fait ; mais elle marche devant lui et le iàit suivre avec connaissance et avec plaisir. »

Proposition 9. — Le Créateur, dit Cassien, a mis dans toute Ame des semences de vertu

tu'elle est naturellement portée à pratiquer, aint Prosper répond d'abord que ces semences de vertu ont été détruites par la prévarication du premier homme, et que nous ne pouvons les avoir, è moins que celui qui nous les avait primitivement données, ne nous les rende. Il est resté à l'homme, après le péché, une ême raisonnable, qui n*est pas la vertu, mais la demeure de la vertu. Il ait ensuite qu'il lui semble que l'auteur des Conférences s'esi laissé tromper par la vraisemblance, et qu'il s'est égaré dans ses pensées. Ebloui paria vaine lueur des fausses vertus, il s'est imaginé aue les impies et les infidèles ont eu eux-mêmes des biens que l'on ne peut avoir que par une grâce et un don particulier de Dieu, parce qu'il en voyait plusieurs qui faisaient profession de justice, de tempérance, de continence et d'une bonté particulière pour obliger tout le monde. Ce n'est pas, ajoute ce Père, que toutes ces choses soient absolument inutiles aux païens, puisqu'ils en retirent en cette vie beaucoup d'honneur, mais comme ils servent le diable et non pas Dieu dans ces actions, encore qu'elles soient récompen- ^ites temporellement par les vaines louan-

ges qu'on leur donne, elles n*ont rien née moins de la solidité «des vertus véribbi et bienheureuses. Ainsi, il est clair qu'il u «aucune vertu dans les infidèles, maisqi toutes leursœuvres, pour n'être pas rap|Ki fées h la véritable fin en Dieu, sont impur et corrompues, parce que la sagesse qui p ratt en eux est une sagesse, non spiritueU mais animale; non céleste, mais terrestr non chrétienne, mais diabolique; qui pour cause et pour principe, non le Pè des lumières, mais le prince des lénèbn puisqu'elle leur fait emplovertous lesbiei qu'ils ont reçus de Dieu, à se soomeilre la tjrannie de celui qui s'est révolté lepf mier contre l'empire si légitime de tk même. « Il prouve qu'il n'y a en nousattei principe des vraies vertus et des métià avant la çrAce, parce que, comme le i TapAtre saint Pierre: Cesi noire Stifà qui par sa puissance divine adonuétonml choses qui regardent ia vie et la piété ià tienne^ en nous faisant connaitre celui ^ nous a appelés pour la gloire et la xm (II Petr. I, 2.) D'où il conclut que tout i qui regarde la piété est en nous, non par nature qui est corrompue, mais par la gii qui répare la nature. Noos ne devons fi croire que cette nature renferme dans i trésors les principes et comme les smn ces des vertus parce àu*il se trouve bel coup de choses louables dans les in6ijfl( et encore que toutes ces actions éclal tirent leur origine de la nature, elles peuvent néanmoins être des vertus, na qu'elles] s'éloignent de l'auteur de la 4ure. Car de même que ce qui est par la véritable lumière est lumière,^ même ce qui est privé de celte lumière i' que nuit et ténèbres^ C'est pourquoi l'J tre nous assure que la sagesse de ce moÉ n*est qu'une folie devant Dieu. (//Ca III, 18.) Le Collateur avait allégué raaiori du livre intitulé le Pasteur^ pour monm

2ue l'homme, sans la grftce, ^ un puuid gai de faire le bien et le mal. SaintfxosiK rejette l'autorité de ce livre, qu'il reji' comme apocryphe, et montre par dirers sages de l'Ecriture que la charité estum de Dieu, et que c'est lui, et non le libre bitre, qui ouvre le cœur pour qu'il entd la vérité, comme il l'ouvYit à la marcbaol de pourpre de la ville de Tbyaiire. j Proposition 10. — Cassien prélendaitqj Job avait vaincu le démon par ses propH forces, et non par le secours de ia grltfj^ moins qu'on ne veuille qu'il y ail eu pw parce que Dieu ne donna point au t^n^*^ un plus grand pouvoir que Job n'en rsi pour lui résister. Saint Prosper prouve i contraire que Job triompha du diable ptfj secours de Dieu, qui fit alorsdaos ce 5«i| homme ce qu'il promit défaire depuis dw ses apôtres et dans ses martyrs, lorsque seraient présentés aux gouverneurs et a"^ rois, pour rendre témoigoage à la ^^''*:*l rapporte plusieurs passagesdu UtnûtJ^^ qui sontcies preuves de sa foi au Bé<W teur, et qui montrent que dans ses peine» c<

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lesiiDictionSv il avait recours àDieu comme à b source de ia force et delà sagesse. D*où jI cooclat que ce D*était pas de lui-même, DaisdeDieu, que ce saint homme espérait liTidoire contre }e démon.

Propoiition 11. — Ce que Cassien s*était iffifcé de prouver plus haut, par Teiemple lu ccnturiunt comme si Jésus-Christ eût irouié dans cet of&cier une foiqu^il n'y eût yesmise, forme sa onzième proposition, où ji dit que ce centurion n'aurait pas même Bériié Téioge que le Sauveur lui donna, |7U narait trouvé en lui que ce qu*il lui mit dooné. Saint Prosper renverse ce raiisoDeffleDt par ces paroles de la Sagesse qui IHQS apprennent que personne n'a la veriu ^miinenctf s'il ne l'a reçue de Dieu {Sap, M^l): par ce passage de VEpUre de saint îkfKfi (i, 17) : Toute grâce excellente et tmio^ parfait vient d en haut et descend du tkî du lumières; et par ce qui se lit dans Mtifao, que Thonime ne peut rien receiwrilne lui a été donné du ciel. Mais il

aoot/eea même temps que la grAcede Dieu a*te point le mérite des bonnes actions éioseeiiiàqui elle est donnée; comme iBiefoit dans réloge que saint Paul fait Ittpro^rèsquelesCorinthiensavaientobte- •ttsarec le secours de cette grAce : Je rends i^snDiiu^ dit-il, des actions de grâces con- |lMf<iei, à cause de la grâce de Dieu qui vous éùi donnée en Jésus^Christ^ et de toutes les Pt^tet dont vous avez été comblés dans tout Ufù a rapport au don de la parole et de la AMce. (/ Cor. I, 4.) Il ajoute que le Colla- Itv, en jMrlant ainsi, favorise les pélagiens '"ieQjei^naieiit q^ue la grAce nous est don* selon nos mérites, et que comme il Ml taxé lui-même ce sentiment d*erreur^ Vêtait conséquemment eu contradiction w lui-même.

J^po$itioni2. — Dans l'affaire du salut, I vit encore Cassien, Dieu est sauveur pour I» ODS, et il y en a d*autres qu'il ne fait

Eluder et recevoir lorsqu'ils viennent à ,1. Saint Prosper réfute cette doctrine par «r«^«agesderEcriture, où il est dit de i«*us-Christ, qu'il devait sauver son peu- |le en le délivrant de ses péchés. Nul autre 1^ Q'a été donné aux hommes, par lequel iûus devions être sauvés, c^ue celui de Je- *u; personne ne peut venir à lui, s'il ne l« est donné de son Père {Joan. vi, 66) ; •léuioignages, dit-il, qui prouvaient que Jé- ^Mstesi le Sauveur de tous les bdèles.

ws ne sommes point troublés, ajoute-t-il, pries plaintes frivoles et indiscrètes des •offimes superbes» qui prétendent que notre »we arbitre est détruit, s'il est vrai que le J^mencemenl du bien dans TAme, le pro- P« et ia persévérance jusqu'à la (in soient «idoQsde Dieu. Car nous savons que la Jl^itie assistance delà grAce est l'affermis- ^^mtii non pas la ruine delà volonté des JI^BWDcs. Nous prions, parce que nous vou- 1 "M»rier, et néanmoins c'est Dieu, selon ù ^^' ?*** ^^oie dans nos âmes VEsprit ^JonFifs qui crie dans nous^ et nous fait *^*^ à lui comme ànolre Pire. [Galat. iv,60

Nous parlons , parce que nous voulons parler; et néanmoins, si nos paroles soni véritables et saintes, ce n'est pas nous qui parlons,, mais c*est l'£sprit de Dieu oui parle en nous. Nous faisons ce qui regarde notro salut, parce que nous voulons le faire, et néanmoins c'est Dieu qui forme en nous le vouloir et l'action, selon l'oracle de saint Paul. Nous aimons Dieu et notre prochain, parce que nous les voulons aimer; et néanmoins, l'amour vient de Dieu, et il est répandu en nous par le Saint-Esprit qui nous a été donné. (Rom^ v, 5.) C est pourquoi nous croyons, et nous voulons bien le protester publiquement, que la foi, que la soufirance des maux, que la continence des personnes mariées, que la chasteté des vierges, et que généralement toutes les vertus, sans en excepter aucune, sont des dons du ciel, et que Dieu ne les trouverait jamais dans notre Ame, s'il ne les y avait lui-même formées. Nous croyons que le libre arbitre,

3ui est attaché inséparablement à la nature e l'homme, demeure toujours en lui, mais qu'il chanse de conduite et d'état par la grAce de Jesus-Christ, comme médiateur de Dieu et des hommes, lequel , détournant la volonté du mal que son dérèglement lui faisait vouloir, la retourne vers le bien su-

Erême, pour lui faire vouloir ce qui lai est on ; aûn qu'étant charmée par un saint t»laisir, étant purifiée par la foi, animée par 'espérance et embrasée par la charité, elle s'engage volontairement dans une bienheureuse servitude qui la rend vraiment libre, et se retire de cette malheureuse liberté qui ia rendait véritablement esclave. »

Récapitulation. — Saint Prosper, après avoir réfuté les douze propositions du Collateur, reprend en peu de mots les raisons qu'il en a données, pour montrer qu'à rexception de la première elles renferment toutes une doctrine contraire à celle de l'Eglise. Il expose de suite toutes les erreurs renfermées dans chacune de ces proposi tiens, et montre que l'on doit combattre les ennemis de la doctrine de saint Augustin,

f)ar l'autorité de l'Eglise qui a condamné es pélagiens, par les décrets des saints f^apes Innocent, Zozime, Boniface et Céostin, et par ceux des conciles de Palestine et d'Afrique. Il termine son livre ainsi : « Je crois avoir prouvé suffisamment que les adversaires de saint Augustin n'ont que de vaines objections à opposer à sa doctrine, qu'ils combattent la vérité et défendent le mensonge; et qu'eu empruntant des armes à des ennemis vaincus et terrassés, ils s'élè« vent contre la parole de Dieu et les décretsde son Eglise. Pourtant, tant qu'ils ne sero'nt

fias retranchés du corps des (it^èles, il faut es tolérer, excuser leur intention et ne pas ^ désespérer de leur chan^jemenl. Il faut espérer gue Dieu se servira des évêques et des princes de l'Ej^lise, juges légitimes de sa doctrine sainte, pour apaiser 1er ^roubles que l'orgueil de quelques-uns et l'ignorance d'un })ius grand nombre auront excités. Pour nou5, avec la grAce do Dieu,

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DICTKWNAIRE

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effopcons-nous de les supporter, avec tout le rû.uie, la modération et la patience possible; vengeons-nous de leur haine par une plus grande charité; évitons les arsputes avec des personnes incapables d'entendre raison, soutenons généreusement la* vérité, . mais sans nous commettre avec les partisans de Terreur, et prions continuellement celui " qui s'appelle le principe de toutes choses (Rom, XI, 36), d'être toujours le principe de nos pensées, de nos désirs, de nos paroles et de nos actions.»

Commentaire sur les Psaumes. — Go commentaire n'est, à proprement parler, qu'un abrégé de celui de saint Augustin, dont il rapporte souvent le texte sans y rien changer, et môme lorsqu'il y substitue ses propres paroles, il y suit toujours le sens de son mattre. Notker cependant , affirme que saint Prosper avait ajouté aux explications de saint Augustin celles de plusieurs autres interprètes, et on trouve en effet queiq.ues passages qui ne paraissent point empruntés à révoque d'Hippone. Tel est le commencement du commentaire sur le psaume cxirvi dans lec[uel saint Prosper réfute à dessein l'hérésie de Nestorius, en* établissant l'unité de personne jointe k deux natures en Jésus-Christ. Quoique le saint auteur s'applique plus au sens moral et allégorique quau sens littéral, il eipose aussi ce dernier cependant, et on voit dans q.uelques passages que, pour plus grande exactitude, il avait recours à divers exemplaires, et ([u il corrigeait sur les plus corrects ce qui lui paraissait inexact ou risqué, daus les exemplaires dont il se servait habituellement.

Sentences. — Ces sentences , dont nous apvonsdéjàditunmot, sont tirées au nombre de trois cents quatre-vingt-dix, des ouvrages de saint Augustin. C'est une espèce d'abrégé de théologie que saint Prosper, avait fait pour son usageparticulier, et aussi, afin de se rendre plus familière la doctrine du saint docteur, à laquelle il était entièrement attaché; mais ce ç^u'il n^avait fait d'abord que pour soulager sa mémoire et se rappeler en peu de mots ce qu'il avait lu avec plus détendue dans les livres du saint évêque d*Hippone I est devenu un véritabFe bienfait pour le public. Le plus grand nombre de ces sentences regarde la morfflede l'Evangile, mais on ne laisse pas d'en rencontrer plusieurs, particulièrement sur la fin du livre, qui rappellent les principaux mystères de la reli^ioD. Comme elles sont très-concises, Véditeur a eu soin de marquer à la mar^e les livres et les différents passades de chaque livre d'où elles sont tirées, afin que le lecteur puisse y recourir. Elles se trouvent dans les différentes éditions de saint Prosper, et dans l'Appendice au lome X des Œuvres de saint Augustin. Le second con-' cile d'Orange en a tiré la matière de plusieurs de SCS décrets. On les trouve citées dans le commentaire de Florus sur saint Paul, et Isidore le Marcliand s'en est servi pour former ses fausses décrétales.

Chronique. —La chronique quf porte (p nom de saint Prosper lui est attribuée {^ar un si grand nombre d'écrivains d'nne autorité resnectable, qu'on ne peut raisoonsblement la lui contester. £{le commence ii la création du monde et finit i la mort de Valentinien 111, et à la prise de Rome par Genseric, en i55; mais il ne faut pas s'imaginer qu'elle soft entièrement de la main de saint Prosper. Ce Père a suivi la CArani^ur d'Eusèbe, en l'abrégeant, ce qui lai réussit parfaitement, comme le remarque Victo* rius. Il en use de même à Fégard de saint Jérômer, dont il ne fait qae coRtiRuer it récit, depuis l'an 379 jusqu'à Tan tô5. Ont mis à la sutte* de cette chronique un sup* plément qui traite du règne des Vaodal» jusqu'& la prise de Rome; mais il est vislMt qtre ce dernier travail n'appartient pas i saint Prosper.

Livres scpposés. — -Gennade, daas Tafti* de consacré à Victorius, marque un cjeii

Eascal, composé par un écrivain nomiDi tosper, sans le désigner aotrement. Ce cvole était de 8^ ans. Saint Prosper en parle plusieurs fois dans sa Chronique^ mais sans se l'attribuer. Nous ne l'avODs plus. On sali seulement qu'il était en usage dansTEglise romaine du temps de saint Léon, et que saint Prosper s'appiiauait assez voloniien à ces sortes de calculs. On » supposé à c* saint auteur plusieurs autres ouvrages doal nous nous contenterons de citer les titresi comme la Confession de Prosper iTAquilaiM,

3ui, quoique écrite avec assez de netteté et 'élégance, ne rappelle ni te génie ni lestjit de saint Prosper.

Nous dirons la même chose du poêiat:

adressé par un mari à sa femme, qili ire saurait être de lui, puisqu'on ne voit nulle part dans l'histoire de sa vie quH ait été engagé dans le mariage. Le poêaie De la Providence divine contient U0t dOT^rine évidemment opposée à cHle d»

saint Prosper. Le livre des Prédictions tt des promesses appartient, selon toute vrai* sem'blance, au pape saint Léon, ainsi que quelques autres ouvrages qui ne soat pai de saint Prosper.

Cet illustre défenseur de la grâce a réuai le rare talent d'écrire avec élégance en t<» et en prose. Ses poésies ont de la douceur, de Tonction et du feu. La doctrine en h pure et le tour aisé. S'il n'y a point ré^^aii'i'i certains agréments comme les poêles pro* fanes, c'est qu'il ne cherchait qu à édiiiirel non à plaire ; la matièred'ailleurs ne le i^imettait pas. Ses ouvrages en prose sont d'un style concis, nerveux, naturel, s^m aucune'affectatioH de termes ni de figures. Dans l'un et dans l'autre genre d'écrire, il traite son suj-et avec beaucoup de force et de lucidité. La meilleure édition de >e9 Œuvres est celle de Paris, par Mangeaat. in-folio, Via. Jean Salinas en a donné un.' édition enrichie de notes, à Rome, in*^ 1732. Le Maislre de Sacy a donné une traduction en v^rs français de son Poëme contre les ingrats, Paris, iu-12, 1616. Ses OEuvrM

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DE PATROLOGIR.

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m é({ reproduites dons le Cours complet

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PROSPER XTRO est un auteur dont la ui^sancey.Itf famille» Ja patrie nous sont .imnièteffleot inconnus. Le premier biblioinpne (jui parle de lui est le vénérable lêtiequi rivait au viu* siècle. Suivant cet irrirBiDy il est auteur du Poème d'un mari \ ta femme^ que Ton a souvent attribué à iint Prosper d'Aquitaine, mais à tort« mmt tous les critiques en conviennent Hjounl*hui. Ce poëme est un puissant pré- Ptéeo faveur de la piété de son^auteur, et mmet une grande nabitu Je-de la v^rsiti- MlMjnetun-goû^ prononcé pour la^ poésie, h^sefllement il est orné,.poli et coulant', ipne le remarquent les plus habiles cri- |(K$, mais il est encore rempli des senti- Wts de !a piété la plus tendre. S*il a cher- Aêà se peindre dans son livre, on peut 4k qu'il a réussi à donner une heureuse îtte 4e son esprit et de son cœur. On y Mîe aussii des preuves qu*il tenait un fiD^*d)fl5i(lérable daas le monde, soit par sa •ii}wre,soit par ses^ biens, soit par les Alrç'^ qu'il eierçait,et qu'il était en même ln){«fort instruit de la morale de TËvan-

E'e, des devoirs du christianisme et de la ririne de TE^Iise. On ne doute pas qu*il KCiiJlena|)porter au renversement uni ver- M qui arriva en M7,.dans Tempire d'Occibi, les malheurs publics dont ce poëme Client une courte , mais vive description, hie désolation dont il parie , cette guerre iBpie et crnelle entre plusieurs rois, (|ui ivuieolratné après elle la peste, la famine MPesclarage; en un mot, cette confusion iNr&lequi avait banni la paix de la terie te représente parfaitement le triste état iNve! nos Gaules étaient alors réduites, ^>K)s foornit presque une preuve certaine f^tfauieurde ce poème était Gaulois. Cette ^^ se trouve parmi les ouvrages douteux fejîint Prosper et de saint Paulin.

lesa?antPierre^Pilihou, et après lui Ca- *t«]us, Duchesne^ le Père Labhe, Basnage rt'e.defmer éditeur de saint Prosper, nous joi'ionué une petite chronique sous le nom M Prosper Tyro d'Aquitaine, laquelle se ^w aussi dans la Bibliothèque des Pires. piecomnaenceà Tempirede Xhéodose, après • lUfirt de Valons, Tan 379, et finit à la fiJe do Home par les Vandales, en 455, "tome celle de saint Prosper, avec laquelle * '«'a quelque conformité, parce qu'elle fait J'ûftbrégé le récit des faits du même temps. ^^]^y Tendroit où elle parle de l'hérésie des K«>lesiinatien« , cemme ayant commencé ^^in( Augustin, et les sentiments d'ani* '^•«ilé qu'elle laissa percer contre ce grand ^Jcteup, prouvent qu'elle n'est Tœuvre, ni '»'*>«iQl Prosper d'Aquitaine, ami dévoué <; uisciple inébranlable du grand évè(|ue -n'ppone, ni de Prosper Tyro qui a écrJt •*îDi 5on poëme de si belles choses sur la i!'|ÇS5ilé et la puissance de la grâce. Dans

•ïWnce d'on nom authentique auquel '""^'* puissions la rattacher,, noua avons *^i^ 4 proiK)s d'en dire un mot ici p^ pour en

donner une idée h nos lecteurs. Notre auteur, du reste, est celui de tous à qui elle a été le plus souvent attribuée.

PROTAIS successivemeu abbé de Saint- André, d'Exalade et de Saint-Michel de Cuzan, au diocèse d'Elne , aujourd'hui de Perpignan, élaîlun prêtre du diocèse d'Urgel, que I amour de la retraite attira à Exalade avec six autres solitaires en 855. Mais ce monastère ayant été détruit par. une inondation de la rivière duTer^.sur lequel iî' était construit,. Protais se retira an villagede Cuzan, et y établit, sous l'invocation de ^ saint Germain, un nouveau monasière qui

fiorta depuis le nom de Saint-Michel. Bauze nous a donné une pièce qu'il regarde comme importante, et qui contient en effet quelques traits historiques et de piété. C'est un testament en date du 13 septembre 878, et signé du nom de l'abbé Protais. Il offre des documents curieux, et même quelques faits inconnus oui peuvent servir à com|)1éterr l'histoire de Miron, comte de RoussOlou.. Le testateur y met au nombre des plus» grands désordres des moines ceux de manger de la chair et de posséder quelque chose en propre.

PROTHADE, évèque de Besançon, dans le vir siècle, était fils ou du moins très-proche parent de Prothade, maire du palais de Bourgogne, et se consacra de bonne heure au service des autels. Ses lumières, sa vive piété lui gagnèrent l'affection de l'évoque Ni cet, auquel il succéda en 612 ou 613 sur le siège de Besançon. Prothade maintint la discipline, chassa les simoniaques et préserva, les fidèles de son diocèse des erreurs qui infestaient les pays voisins. Le roi Cfotaire II avait pour ce j^rélat une grande vénération et le consultait souvent. Pour fixer les cérémonies, Prothade composa un Rituelj qui continue d'èlre cité sous son nom , malgré les nombreux changements qui ^ ont été apportés depuis, et qui en. ont fait, ua ouvrage entièrement neuf. Voici quelle eiL fut l'occasion. L'auteur de sa. Vie raconta que les clercs de l'Eglise de Besançon se trouvaient souvent en difficultés au sujet des cérémonies à accomplir dans, la célébration des différents offices. Etienne, doyen de l'Eglise qui portait le nom de saint Jean TEvangéliste, et Uaymin^ doyen, d'une autre église sous. l'Invocation de saint Etienne, prièrent. saint.Prothade de mettre fine ces contestations en réglaut lui^iiême tous les rites ecclésiastiques. Pour remédiée aux inconvénients qui lui étaient signalés, le saint évèque composa un livre en forme de Rituel dans lequel il prescrivit les cérémonies à observer dans les assemblées des frères et dans les solennités de TEglise. Il réglait aussi le nombre des ministres, qui devaient servir à Tautel dans les jour5 de fêtes, les époques et l'heure des processions publiques, ainsi que les lieux des stations oix elles devaient s'arrêter. Il indiquait aussi les jours oCi les communautés de la ville devaient se rendre à Téglise mu- ^ tropolitaiue, et les règles liturgiques à ob

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server pour chaque jour de Tannée. Dunod A pn!)hé cet ouvrage dflKis les Preuves de f Histoire de VEglise de Besançon, et à la suite de V Histoire du premier royaume de Bourgogne. Saint Prothade mourut en 62i le 10 février, jour où TEglise célèbre sa mémoire.

PRUDENCE, poëte chrétien, né à Calahorra» dans la vieille CastilFc, en 3h8j fut successivement avocat, magistrat, homme der guerre, gouverneur de Saragosse, et se distingua dans toutes ces professions. Son mérite lui procura un emploi honorable h la cour d'Honorius, où il ne se montra pas toujours à répreuve des séductions, et Cepenr dant, dit-il, il sentait se former dans son cœur un combat entre les vices et les vertus. Tantôt il se sentait pénétré de Tborreur du péché et dévoré d'une sainte ardeur pour le service de Dieu, et tantôt il s'apercevait que cette ardeur céleste se ralentissait peu à peu, et s*étcignait par la corruption de son cœur. Mais enfin Dieu devint toute sa joie; et il avoue pieusement C[u*il- ne goûta jamais rien de plus doux ni ne trouva de rafraîchissement plus délicieux C[ue dans son Sauveur, «Vous êtes, lui criait-il, cette beauté divine, pour laçjuelle je brûle d*ua chaste amour et en qui seule j'éprouve un véritable et souverain plaisir. «Résolu donc de se consacrer entièrement à Dieu, il fit un voj^age à Rome, vers l'an: 405^ dans Tespérance que Jésus-Christ viendrait à son secours par quelque grAce particulière^ Il passa par Imola dans la Romagne, où il offrit ses vœux, prosterné devant le tombeau de saint Cassien, qui avait autrefois répandu son sang pour la foi. Il embrassa cette tombe glorieuse, l'arrosa de ses larmes, en repassant dans l'amertume de ses souvenirs ses peines les plus secrètes et les plaies les plus vives de son cœur. Entre les tombes des saints martyrs qu'il visita à Rome, celle du saint prêtre Hippolyte avait le don d'exciter sa piété et d'attirer ses prières entre toutes les autres. Après avoir assisté à la solennité des apôtres saint Pierre et saint Paul, il retourna en Espagne, où il s'occupa à composer des hymnes. L'année de sa mori est incertaine.

Ses Poésies. — Psychomackie. — Prudence a cet avantage sur un nombre infini de poëtes de n'avoir traité que des sujets de piété dans ses vers. Le premier de ses poëmes, dans l'édition que trous suivons, est celui qu'il a intitule Psychomackie , c'est-à-dire combat de l'Ame, parce qu'il y décrit le combat qui se livre dans la conscience entre le vice et la vertu. Ces combats sont de plusieurs sortes. Le premier est entre la foi et Tinfidélité ou l'idolâtrie; le second, entre la puJicité et la débauche; le troisième, entre la patience et la colère; le quatrième, entre Torgueil etThumilité; le cinquième^ entrft la sobriété et la gourmandise; le sixième, entre Tavarice et la charité; et le septième, entre la discorde et la paix. Abraham ayant appris que Loth, son neveu, était tombé entre les mains de ses ennemis, qui

l'avaient réduite l'esclavage et dépouillide tous ses biens, combat pour lui, et aprè< l'avoir délivré, le ramène avec tous ses ser viteurs et les richesses qu'on lui arait enlevées. A son retour, ce fialriarche vlctorieux rencontre sur son chemin le prêtre dt Seigneur qui lui présente des rafratchissf ments. C'est ainsi, remarque le poëte, qw Jésus-Christ en présente lui-même à to« ceux qui, après avoir combattu courageo' sèment leurs passions, ont fini par ei triompher* Tel est en substance le proJogoi qui se IH en tête de la Psychomackie, L*att< tcur représente, dans le corps du jmnn toutes les armes dont les passions vicieusai se servent pour dominer dans l'âme, et ce! que les vertus contraires font agir pour maîtriser. Il fait ressortir également )a deur du vice et la beauté de la vertu. 0 fait profession de croire que nous nad

Su'un seul Dieu en trois personnes, et ésus-Christ est Dieu par son Père ; il at que le baptême fait disparaître la tache ; nous avons contractée par le péché, elqV la place de la* manne dont nos pères fure nourris dans le désert nous mangeons chair de Jésus-Christ.

Catkémérinon, -^ Presque tous les poêm de Prudence ont des titres grecs, comme ce lui que nous venons d'analyser. C'est un affectation que Gennade a remarquée i

Ïresque tous les bibliographes afirès M e recueil qui porte [e titre de Cathéméri non comprend des Hymnes pour tous ' temps et tous les jours de Kannée, et m pour les différentes heures auxquelles!^ glise a coutume de prier. C'est une expoé tion poétique du bréviaire ; e'esl la vie ch*^ tienne mise en chant. Parmi ces hymnes rappellent toutes les solennités de la i gion, on en trouve une en particulier devait être chantée au moment oili on at maît le cierge pascal, mais il parait que se récitait tous les jours, à l'heure où T allumait les chandelles. L'Eglise a to^joa eu be^tucoup de respect pour cette heure, Von croit même que c'est de là qu'est veo l'heure des vêpres. I^ y en * une autre q peut servir indifféremment à toutes I heures; elle est tout entière en rbonoe de Jésus-Christ, dont elle rapporte la nai sance, la vie, Jes miracles^ la mort et )'«S" eension glorieuse dans le cieir D^^^s M autre, qui est la dixième du recueil, Tao^ teur établit la résurrection des morts ptf divers exemples, et particulièrement jitf ce^ui du grain de blé,' qui meurt après aroif été enseveli dans la terre, et qui renaît pour se reproduire encore. Il ajoute que lessoint avec lesquels les vivants s'appliquent à or* ner les tombeaux est une preuve qu'ils [*• gardent la mort comme un sommeil et qu ^^ ont une vive et sincère espérance dan'^jî résurrection* Ces hymnes sont quelqueîojs divisées en plusieurs parties : par exemple c'est de la douzième que l'on a tiré celles que l'Eglise chaule le jour de l'Epipli»^^^» et à la fête des Saints-Innocents. C'est dans le prologue que l'auteur marque sa M'*"

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ance, sous le coosulat de Salia, en 368. Pn-Siephanôn. — Ce recueil , dont le 6in grec peul se traduire en français par f^fme iu cùufùnnts^ est composé de qualùae hjinnes, la (liapart en l^honneur des Birtjrs d'Espigne. On serait surpris de loir que Prudence dise si peu de enose de Delqoes saiots martyrisés à Calahorra» sa ||le flalale, si Ton ne savait que leurs actes, rticsdaos les persécutions» ne subsistaient

t^de son temps; mais il remarque que r cQlte était si étendu que de toutes E$ on venait à Jeurs tombeaux, où Ton ne iil jamais en vain. Tous ceux qui ve- M j implorer du secours dans leurs lions, s*en retournaient joyeux et exau- Dans une hymne en Thonneur de dix«« [martjrs, gui souffrirent la môme année frigosse, il dit que Jésus-Christ habite les places publiques et partout ; mais il [fbible qu*ii parle de TeiBcacité du sang [faiM^farist, .qui chasse partout les dé- "^nde la lumière de son Evangile qui etout le monde. Dans l'hymne de saint ia, Prudence fait ressortir en détail Roi(é du culte des faux dieux, dont il ioe rhisloire en peu de mots ; puis il '^iiirunitédeDieu» ot dit que quoique uituoFils, ce Fils est le même Dieu le Père, éternel comme lui, cause et ipe des jours et des temps, lequel s*esl voir aux hommes en prenant un corps tel, lai qui est rimmortalitéf alin que. Iode notre faiblesse^ il pût nous faire r dans son rovaumei car, s*il est mort le homme» il est ressuscité par sa e puissance et eomme Die».

ukéoie, — Ce poème est une défense bi de l*Eglîse contre les diverses hé-> qui Tout attaquée. Contre les noë^ Prudence montre que ce n'est pas le ffiUi souffert la mort pour nous, mai»

lj;c est -à-dire le Verbe» qui* sorti de icbe du Père» a pris dans le sein d'une ia nature et la forme de l'homme»

laquelle il s'est rendu visible; mais '- autre manière qu'il n'était apparu \Jk\SK II prouve contre les sabelfiens noire salut, notre vie et notre foi con-. 3)t à reconnaître le Père, le Fils et Siinl- Esprit comme trois personnes liocles Tune de l'autre , et qui touteikoe font qu'un seul Dieu. Aux Juifs»

litioontre jusqu'à l'évidence que les pro- Me3 des livres saints ont été accomplies li<ias-Christ ; que par sa mort» l'empire k démon a été détruit ; que les oracles du ipoisme sont devenus muets» et que les ■l^t depuis qu'ils se sont chargés du crime *«i mort, errent vagabonds par toute la ^. tandis que les gentils triomphent par- ^K maintenant qu'ils ont embrasse sa ^tnne et qu ils le reconnaissent pour 'i^'i. Ilmetles ébionites dans la nécessité ^tïjnfesscr que Jésus-Christ est non-seule- ^Qi Trai homme, mais encore vrai Dieu ; * naissance, sa mort prouvent son hu- '«niié;ses miracles prouvent sa divinité. Mies raisons auraient eues les Mages de

se prosterner à ses pieds pour l'adorer, lorsqu il n'était encore qu'un enfant, s'ils n'avaient reconnu en lui la souveraine puissance» et dans un corps si tendre, démêlé un souille divin? Les présents qu'ils lui offrent témoig:nent qu'ils le croyaient Dieu ; la crèche et les langes dont il est enveloppé marquent qu'il était homme. Aux manichéens qui soutenaient que Jésus-Christ n'avait pas eu le véritable corps d'un homme, mais seulement un corps aérien, il prouve quo cela ne se peut affirmer sans faire passer la vie du Sauveur pour une suite de mensonges» et sans les rejeter sur Dieu, qui dès Tors cesserait d'être Dieu» puisque Dieu est vérité. Si Jésus-Christ n'avait pas eu un vrai corpsy comment Marie, sa mère» paraissaitelle grosse lorsqu'elle le portait dans son sein. Fera-t-on passer pour imaginaire la eénéalogie que saint Matthieu en a faite? Cet évangéliste a-t-il menti quand il Ta fait descendre de David ? N'était-ce qu'en apparence que Jésus-Christ disait aux pécheurs qui se présentaient à lui, vos péchés vous sont remis? N'a t-il souffert et n'est-il ressuscité qu'en apparence? Il est nécessaire que ceut qui confessent qu'il est Dieu reconnaissent aussi qu'il est homme, pour no point faire i^erdre à la divine majesté les œuvres de sa toute puissance» et ne pas contester à Diett sa propre nature, Car» s'il nous a trompé en voulant paraître ce qu'il n'était pas^ il n'est pas Dieu ; puisqu'il n'est pas de Dieu de mentir. Les marcionites eu« seignaient qu'il n'y avait que l'âme de Jésus-Christ qui eût été ressuscitée; Prudence répond quo s'il en eût été ainsi, la mort n'aurait pas été vaincue par le supplice du Sauveur» puis qull n'y aurait qu'une partie de l'homme qui ressusciterait. Il soutient donc que l'homme ressuscitera tout entier» sans avoir éprouvé aucune perte» aucune diminution, ni un ongle» ni une dent, mais airec le même visage» le même teint» la même vigueur.

Hitmartigmia. — Une autre erreur des marcionites était d'admettre deux principe» ou deux dieux» l'un cause du bien, l'autre cause du mal, et tous les deux éternels. Ce fut pour les réfuter que Prudence composa Y Hamartigénie, qui traite de l'origine du péché. Il entreprend de montrer que le mal n'a point un Dieu pour cause» mais qu'il tire son origine de la corruption de notre volonté, D'abord il établit €|u'il ne peut y avoir deux dieux ni deux principes éternels»

Krce qu'ils ne seraient tout puissants ni in ni l'autret et qu'un droit partagé n'est pas entier» puisque Tun possède nécessairement ce que l'autre n'a pas. Or telle n'est pas ridée que nous avons de Dieu : son pon« voir est sans bornes t il ne le partage avec personne ; d'où il suit rigoureusement qu*il doit être un. Il n'y a qu'un soleil pouf éclairer le monde pendant toute Tannée.

Si Ton admet deux dieux, pourquoi n[en pas admettre des milliers? Pourquoi n'en pas donner aux différentes espèces de créatures ? à la m,er^ aux boisi aux collines» aux

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vents, aux métaux? Il convient ensuite qu'il y a uti principe du mal, mais que ce prinîiipe est le démon, qui, loin d'être Dieu, est condamné aux feux de Tenfer, pour avoir voulu s*élever au-dessus de létat dans lequel Dieu .l'avait créé. Il ajoute qu'ayant séduit rhorome par le ministère du serpent, le monde entier est tombé dans la corruption du péché, par la faute de celui que Dieu en avait établi le roi pour le gouverner sous ses ordres. Il décrit toutes les suites du péché du premier homme, les diverses espèces de crimes dont les hommes se sont souillés depuis, quoiqu'il fût en leur pouvoir de les éviter Duisque Dieu leur a donné une Ame capable de prévenir les blessures du péché ; de sorte qu'il est vrai de dire que nous engendrons nous-mêmes tout notre mal par notre corps. Marcion disait : si Dieu ne veut point qu'il y ait de mal, que ne le défend-il ? Que n'empêche-t-il Thomme d'en commettre? Prudence répond que toutes les prérogatives que Dieu a accordées à l'homme seraient peu considérables, si en le faisant le roi de l'univers, il ne l'avait fait le roi de lui-même, en lui accordant la liberté de faire ce qui lui plairait, le bien ou le mal ; car celui q^ui est bon ou mauvais par nécessité ne mérite ni louante ni blâme. Dieu s'est contenté d'avertir l'homme de ce qu'il devait faire, et de ce qu'il devait éviter, en lui promettant des récompenses pour ses bonnes œuvres, et en le menaçant de punir ses crimes. Il termine ce poëme par une prière à Jésus-Christ, dans laquelle, se croyant indigne à cause de ses péchés d'avoir place dans le ciel, il demande seulement de n'être point dans l'enfer, consentant à passer par un lieu ténébreux, où un feu moins ardent puisse le purifier. Il entend par là le purgatoire, où, après être devenu digne de Dieu par l'expiation, il puisse être reçu dans le ciel.

Contre Symmaque.'-Le préfet Symmaque ayant demandé à l'empereur Valentinien II, au nom du sénat, le rétablissement de l'autel de la Victoire, et la restitution des revenus des temples païens que Gratien avait confisqués, Prudence composa contre lui deux livres qu*il fit paraître peu de temps après la bataille de Pàllence, où les armes de l'empereur avaient été victorieuses. Il iraite dans le premier livre du culte des laux dieux, et montre que ceux d'entre les hommes que l'on a appelés ainsi, ne méritaient le nom de dieu, ni par leurs mœurs, ni par leurs actions, ni par les services qu'ils avaient rendus à la patrie, puisque la plupart de ces hommes s'étaient souillés par les crimes les plus infâmes. Il attaque aussi le culte que les païens rendaient aux astres et aux éléments sous des noms empruntés, et les excès qui se commettaient dans les spectacles de gladiateurs. II s'adresse à la vil le de Rome, pour l'engager à quitter toutes ces vaines superstitions, et à se ranger sous l'étendard db la croix, qui ; j»lus d'une fois déjà avait fait remporter à aes princes des victoires éclatantes. Il lui

cite pour exemple un grand nombre rie nateurs qui* avaient embrassé la foi Jésus-Christ, et le peuple de cette capii de l'empire- qui n'avait plus que da mé\ pour les autels des fausses divinité^, représente à Symmaque que le Dieu qi refusait d'adorer est leioême qui lui a duo le proconsulat d'Afrique et ta préfecture Rome. Il lui serait done beaucoup piusl norable d'employer sen éloquence à retei les grandeurs du vrai Dieu qu'à faire rél( de Mars, de Vénus eHe Vulcain.

Dans le second livre Prudence combal raisons sur lesquelles- Symmaque si

[)uyait pour solliciter- le rétablissement 'autel de la victoire.. La plus apécieuseét que chacun doit demeurer dans la reli qui lui a été transmise par ses an Prudence n'a garde de* ne pas profiler cette maxime pour le triomphe de sa Aussi répond-il, que les choses étant ô les Chrétiens ne sont point dansTerr puisqu'ils adorent le même Dieu qui ^ adore avant le déluge et encore longten après; Les Romains, au contraire, ne |«i vaient se dispenser de reconoatire qu avaient innové dans leur religion, pa qu'ils avaient un plus grand nombre de vinités et de temples qu*il n'^ enarait temps d*Hector. Venant ensuite à la bat; de Pallence, il montre que si elle gagnée par les Romains, ce ne fut pas le secours de Jupiter, puisqu'ils marchai sous l'étendard du Sauveur, et qu'ils sonnèrent la charge pour aller à l'eni qu'après avoir adoré les autels de J Christ et imprimé sa croix sur leur fi Il souhaite pour la ville de Rome la i de l'empereur Honorius, afin qu'elle puî lui témoigner la joie qu'elle ressent dccr victoire. Pour lui il le conjure d'abolff spectacles des gladiateurs , et il lui rapp l'exemple de son père Théodose, qui a défendu les combats de taureaux, dive sèment pourtant beaucoup moins barUre moins criminel. .

Enchiridion. — On a contesté à Prudes le poëme intitulé Enchiridion ou Manud C Ancien et du Nouveau Testament, sou:»

texte que le style en parait moins [wii moins travaillé que celui de ses autrei f sies; mais la plupart des critiques y reir vent ses manières de parler, ses roolsfar* ris, ses allégories, et les mênoes pcii^^i que dans ses autres ouvrages. Il faut doc s en rapportera Gennade qui le lui attrib<i< en ajoutant à son titre celui de DiUocM c'esl-à-dire. Double mets^ parce que Prudene y sert à ses lecteurs une nourriture spin tuelle, tirée des deux Testaments. Ho e donne point l'histoire de suite, mais il ^ rapporte seulement certains passages, ^aa suivre aucun plan et s'arrétant seuiemeni^ ce qui lui parait plus instructif ou piu^^'^ téressant dans les livres sacrés. Cepoênxe*' en vers hexamètres , divisés par qualraiu* ' Gennade attribue encoreàPrudenceunjHvmc sur l'ouvrage des six jours, intitule* Uf^^ meron et un livre de ï Exhortation au «tf^*

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jn, Noos D*a?ons plus ni Tun ni Tautre. I premier parcourait toutes les époques I II création, jusqu'à la formation de loome et à son pécné.

Prodence est plus estimable encore par

Eiièlepoarla religion que par la beauté les poésies. Il 7 a dans ses yers des fau^ de ouantité; ses phrases se ressentent ^1« décadence des lettres et de la bonne té. Mais il faut convenir que Ton redans ses ouvrages plusieurs morceau!

il rèffne du goût , de la délicatesse et iqueibis même de la grandeur. Ses livres Symmaauê donnent une idée avantade son érudition et de son génie. Ses sur les saints Innocents, Salvete flo»

lymm, sont inspirées par un sentij^eox et délicat parfaitement rendu.

t(e, dit Erasme, par la sainteté et par lion sacrée qui régnent dans ses , d*aTOir une place parmi les plus docteurs de TEglise. Des auteurs ^iaues et quelques bagiographes lui tfoDQéle titre de saint; mais on ne lit m 00m dans les Martyrologes. Les fures éditions de ses poésies sont ceU dtlzénr in«12, 1667 à Amsterdam, avec Qotes de Nicolas Heinsius; et celle de ÎD-^' k Paris, ad usumDelpkinij par les daP. Cbaroillard jésuite , et celle de i, Parme, 2 vol. in-8*1789.

KCDENCE, surnommé le Jeune pour le '^^per du précédent, quitta son nom de do, très-commun alors dans TAragon Sararre, pour prendre celui de Prusous lequel il est plus connu. Il Dé en Espagne et passa en France se soustraire à la fureur des infidèles. tire mérite le fit élever en 8k0 ou 845 k siège épiscopal de Troyes. Il s'y dis- 1 par ses lumières et son zèle, surtout Faffaire de Gotbescalc. Il signa les arde la doctrine catholique, établis au le de Quercy, contre ce moine opi- B) et se tint en même temps armé Ire les hérésies opposées et les illusions pélagiens et semi-pélagiens. Quelques ts prétendent qu'il poussa la précautrop loin, et qiril enveloppa la vérité la proscription de Terreur. Mais il est .-jireqae ce moment d*oubli, si toutefois Ittit à se le reprocher, fut l'effet de la dis- Ne: car sa panaite soumission à l'autorité fTE^iise nrouve qu'il ne cherchait et iwDaiiquela croyance catholique. Il tra- W'i ensuite avec saint Loup, abbé de Fermes, à la réforme des monastères de «oce, et mourut le 6 avril 861, jour où «lise de Troyes célèbre sa fêle, hf icftrrs. — Lettre à Eincmar de Reims. "Hiocmar avait fait tous ses efforts pour ■s^er Gothescalc à changer de sentiments •ries deux prédestinations, sans pouvoir > réassir. || en écrivit à saint Prudence pile pria de traiter ce moine avec plus

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luar raccorda ; mais craignant dans la

suite 'que cette profession de foi publiée

fiar Gotbescalc ne fortlRAt son parti, en ntrodttisant le désordre dans les monastères, il combattit ses erreurs dans un opuscule qu'il adressa particulièrement aux reclus et aux simples de son diocèse. Cet écrit fut réfuté par Ratramne et défendu par Raban-'Maur. Saint Prudence intervint dans la dispute et traita par écrit la question des deux prédestinations. Il produisit son ouvrage dans le conci'le de Paris en 849, et l'adressa à Hincmar et à Parduie. Son des* sein était d'abord de traiter cette matière à l'amiable et de vive voix, en obtenant de ces deux prélats des conférences particulières. C'était aussi ce que souhaitait Hincmar, mais divers événements s'y opposèrent et Prudence fut contraint de recourir à la publicité.

Son ouvrage est divisé en treize chapitres. Le premier contient l'éloge de saint Augustin et de sa doctrine, approuvée du Saint-Siège, dit-il, et unanimement appuyée de l'autorité de l'Edise universelle. Il traite dans les suivants ue la double prédestination, de la mort de Jésus-Christ, de la volontédeDieutouchantlesalutdes hommes et leur vocation à la foi. Sur le premier article, il enseigne que, toute la masse du

genre humain ayant été corrompue par la ésobéissance du premier homme, Dieu dans sa puissance a prévu et prédestiné ceux qu'il en séparerait par sa grâce et la vertu du sang de son propre Fils, pour leur accorder la vie » la gloire et le royaume éternels. Il a prévu aussi et prédestiné » c'est-à-dire préordonné qu'il punirait avec justice des supplices éternels ceux qu'il ne séparerait pas, par la grâce et le sang du Sauveur, de cette masse corrompue. Il ajoute, pour plus grand éclaircissement,

3* ue Dieu a prédestiné, c'est-à-dire préoronné, non pas que ceux qui ne sont point tirés de cette masse pécheraient, mais

Ju'ils seraient punis éternellement à cause e leurs péchés. Quoique saint Prudence admette deux prédestinations, il ne tombe point dans l'erreur des anciens prédestinatiens qui soutenaient que Dieu prédestine les réprouvés au pécné et les contraint même à le commettre, afin de pouvoir les condamner à la mort étemelle. Au contraire, il dit qu'il ne les prédestine point au péché, mais seulement qu'ayant prévu ceux qu'ils commeltraient volontairement il les prédestine à la peine que iméritent ces péchés mêmes. Il prouve cette double prédestination par un grand nombre de passages tirés des écrits de saint Augustin, de saint Fulgence , de saint Grégoire le Grand, de saint Jérôme, de saint Prosper, de Cassiodore, de Bède, auxquels il en ajoute de l'Ecriture.

Sur le second article qui regarde la mort de Jésus-Christ, il ne s'explique que par ^ les paroles des saints évangelisted, qui disent unanimement qu'il a répandu son sang, non pour tous les hommes, mais pour plusieurs. Saint Prudence objecte ce qui

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est dit dans la première EpUf a Timothée : Dieu veut que tous les hommes soient sauvés et qu'ils viennent à la connaissance de la vérité, {l Tim. ii, k.) Il oppose au terme tous dont s*est servi saint Paul, ceux de peu ou de plusieurs que Jésus-Christ a employés, en parlant des élus ; puis pour concilier ces passages qui paraissent se contredire, il a recours à la solution de saint Augustin, en disant avec ce Père que Dieu veut que tous ceux-là soient sauvés qu'il sauvA'en effet, et qu'il n*y a aucune fraction de la famille humaine où il n*j ait des hommes de sauvés. 11 fait sentir Tinconvénient qu'il y aurait à dire que Dieu veut véritablement^ a*une volonté conséquente et absolue, que tous les hommes soient sauvés, puisqu'il y en a qui ne le sont pas. Ce serait dire, en effet, qu'il n'est pas tout-puissant , et démentir TEcriture qui dit : Dieu a fait ce !ru*t7 a voulu dans le ciel et sur la terre. PsaL cxiii, 3}.- Il conclut de ces paroles, et de plusieurs autres de l'Ecriture, que Dieu n'ayant pas sauvé tous les hommes, c'est une preuve qu'il Q*a pas voulu les sauver tous.

Hincmar communiqua cet écrit de saint Prudence a Raban-Maur, en le priant d'y tépondre. Hais celui-ci, s'excusaut sur sa mauvaise santé, se contente de marquer sommairement que, si Prudence avait parlé sainement en disant que Dieu n'est point auteur du péché, qu'il ne contraint personne è le commettre, et que, comme il récompense les bons par un etfet de sa miséricorde, de môme par un effet de sa justice il punit les pécheurs; cependant il s'était éloigné de la saine doctrine, en admettant avec Gothescalc une double prédestination, l'une à l'égard des élus que Dieu récompense éternellement* et l'autre à Tégard des réprouvés qu'il condamne à la mort éternelle. Mais on ne trouve rien de semblable dans la lettre ou l'écrit de saiut Prudence. Nulle part il ne dit que les réprouvés soient punis en conséquence de la prédestination lie Dieu, mais seulement à cause de leurs péchés que Dieu a prévus et qu'ils ont commis librement. Il était bien éloigné de dire que Dieu, par sa prédestination, contraignait les pécheurs d'aller à la mort; mais il enseigne seulement, avec plusieurs autres Pères^ que Dieu, ayant prévu les péchés des impies, leur a prédestiné ou préordonné des supplices, pour les punir de ces péchés. Le P. Callot a fait imprimer l'ouvrage de saint Prudence dans Thistoire de Gothescalc, Paris 1G55, d'où il a nasse depuis dans le tome XV* de la Bibliotnique des Pires.

Contre Jean Scot, — On y trouve aussi le traité sur la prédestination, contre Jean Scot Erigène. Il avait été imprimé, dès l'an 1650, dans le tome 1" du Recueil du président Mauguin. La méthode qu*il suit pour combattre cet hérésiarque diffère un peu de celle de Florus. Celui-ci ne s'était attaché qu'à de simples extraits de Jean Scot, tandis que saint Prudence rapporte le texte d'Eri-

gène presouB tout entier; ce qut rend s ouvrage très-long. Il est adressé à Wéihti archevêque de Sens, qui, mécontent livre de Sc^t $ur la prédestination, en a extrait dix-neuf propositions ou capii qu'il avait envoyés à saint Prudence, e priant de les réfuter. Scot y tenaii à près le même langage que Pelage, Célen et Julien d'Eclane, contre lesquels Augustin et divers autres Pères ava»

écrit, ce qui lui faisait ju'^er peu néce^si de combattre la doctrine de cet écrlvai pourtant il Tentrepiit pour obéir à sod o tropolilain.

Il rapporte d'abord le texte de Scot, et « qu'on ne s'y méprenne pas, il lefaitlonjM précéder du signe conventionnel que t mettffit ordinairement en tète des semen juridiques portant condamnation à moil distingue le sien et celui des Pères dea élise, par le monogramme de Jésus-Cbm dcot prétendait qu^vec le secours de qu règles de philosophie, on pouvait résovi toutes sortes de questions. Ces règles élaii la définition, la division, la démonstrati et Tanalyse, et il soutenait que la préd< tination et la prescience sont une mU chose ; que rhom^ue par son travnil ei ai le don de la grâce persévérante, pouvait! tourner à Dieu ; gue la prédestination i en Dieu substantivement et non re!aiji ment, et que, comme il n'y a (]u*unc et rite, de même il n'y a aussi i|u*une préjj tination. Saint Prudence fait voir qael règles de la sagesse mondaine sont insnj santés h résoudre toutes sortes de questiofl Pour cela il est besoin de l.i grflceetw foi qui opèrent par la cbaritér de l'Ml sérieuse et d*une science approfondie < divines Ecritures. La prétieslination e( prescience n'étant en Dieu querelativetu aux créatures, elles ne sont point las stance de Dieu. Il y a de la différence eoi la prédestination et la prescience, pui Dieu prévoit plusieurs choses qu*il ne ft destine pas : comme sont les péchés if hommes, et qu'il ne prédestine rien qQ' n'ai prévu. L'homme ne peut mèmecof^ voir le dessein de travailler à son salut,' le secours dune grâce prévenante. Pour que l'on fasse attention à la significaliunili termes prédestination et prescience. < verra que ces deux qualités ne peareni W attribuées à Dieu substanti?emeoli ^ relativement; car ce qui se dit subsianf'^^ meut d'une chose, ne se rapporte j^uiot une autre; et prédestiner ne se dit j«w« que par rapport à quelque objet. Encore<jy Dieu ne prédestine que par un effet dej volonté , autre chose toutefois est de rouloj et autre chose de prédestiner. Vouloir « se dit que de la personne; prédeslinet; J rapporte à ce qui est préilestiné; ainsi « volonté et la prédestination de Dieu ne son pas une môme chose. . ^. .

Il cite plusieurs Pères qui ont diJ'J'"?'^ deux charités, deux prédestinations ,'P^ venant à la doctrine de Gothescalc qu« ^^J taxait d'hérésie, et qu'il «ppelMt l« «f^-

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DB PATROLOGie.

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itèoe iprèi relie de Péla{|e» il déclare qu'il lÂeste les pélagiens qui assuraient que iQtts pottvons faire quelque chose de bien

rrooire libre arbitre et sans le secours de KTâce; et qu'il déteste de même ceux qui |jèr(0( tellement la nécessité et la force de I grto qu'ils détruisent le libre arbitre; liis il avoue qu'il n'a jamais entendu par« Ivde celte hérésie ei qu'il ne ressent pas

Bos d'borreur contre ceux qui s'iningi- [faussement que les prédestinations de ra imposent nécessité aux créatures. En ianide la doctrine de Gothescalc» il dit mI était loin d'en prendre la défense, lui Tivait combattue ; mais comme Erigène ni |)as osé nommer les auteurs de celto ie oui donnait tant de pouvoir à la quelle en détruisait le libre arbitre, ruse d'aroir attaqué en termes ambiei indirectement la doctrine unanime iciiboliques qui croient que la grâce est ^t nécessaire à l'homme, que sans k libre arbitre ne peut rien faire de uUurend de là occasion de prouver la nisilé de la ^râce, de montrer comment fibre arbitre a été vicié et aCEsibli par la ' !, et ce qu'il peut pour le bien, la et la perfection, avec le secours de la

Scot disait que comme Dieu ne pousse

^ anneau péché, de même il ne pousse oneaoi bonnes œuvres, v N'est-il pas ii< lui répond saint Prudence : Je ferai roui marchiez dans la voie de meê com^ imenisŒxech. xxxvi, 27); et encore :

'>n4es aentrer^ afin que ma maison se }iifftt {Luc. XIV, 23.) Dieu pousse les mes au bien, soit par ses exhortations iies, soit en les détachant du momie

^ ses plaisirs par des infortunes et des (lies ; mais il les pousse de façon qu'ils ^nt librement le bien (fu'ils ne voulaient Sftiot Paul en usa de même envers linueui de Corintbe, qu'il livra au démon

>r mortifier sa chair^ aOn que son Ame fût 'ée au jour du Seigneur. C'est dans la ^e Tue que l'Eglise emploie contre les leurs et les châtiments corporels, et les

E>«fes, pour les faire rentrer en eux- °»es.>Scot insistait sur l'unité de la pré- . Jmalion, et disait que le péché et la mort l^tti rien* ils ne pouvaient être l'objet [vne prédestination particulière. Saint ^tlence répond que, si le péché n'est ^ la peine dont il sera puni est bien «Ile, et (|ue si la mort n'est pas en soi une jKore existante, néanmoins la séparation a lime arec le corps ne se fait que par le Içement de Dieu, qui ordonne aussi les jiwcs de l'enfer, et que, par conséquent, ttfle eifautre peuvent être prévues et pré- W nets de Dieu. Il fait voir qu'il y avait Mblie dans les subtilités auxquelles jw«»ail recours pour éluder les deux pré- **^"iaiions. Aucun des Pères n'en avait «rec^mme lui; tous avaient cru comme *y*M encore aujourd'hui l'Eglise catho- :-.»ie; tous avaient cru que, de même que ^Nit véritablement que Dieu a adjugé la

gloire aux bons et les supplices aux mé« chants, de même on dit avec vérité qu'il a

[)rédestiné les bons au royaume éternel et es mauvais aux tourments. Il montre que les passages de saint Fulgence et de saint Augustin, allégués par Scot pour soutenir son sentiment, prouvent tout le contraire, et que l'Hyponmesticon sur lequel il se fondait n'est point de ce Père. Le diacre de Lyon, Florus, avait fait la même remarque avant lui.

•'Selon Erigène. ie feu étefà^.el u'ctait préparé qu'au diable et à sos anges ; les méchants parmi les hommes devaient être placés dans l'air, et les bons dans le ciel. Saint Prudence prouve, fiar l'autorité de l'Ecriture et des Pères, que le même feu qui servira de supplice au diable, servira aussi à tourmenter les hommes réprouvés. Ce feu sera éternel, et le lieu où ils le souifriront est sous la terre. Tous les hommes en res* suscitant conserveront les membres de leurs corps, sans être changés en air, comme Scot le prétendait; mais ceux des bienheureux seront gloriQés, au lieu que les impies n'éprouveront aucun changement, si ce n'est qu'ils ne seront plus sujets à la mort. Quant h ce que cet écrivain ajoutait que les réprouvés ne souffriraient d'autre peine que la privation de la béatitude, et qu'au surplus, leurs corps conserveraient tous les dons de la nature, comme la beauté et la santé, ce Père lui demande comment il est possible que tout cela se trouve dans un lieu où il ne régnera aucun ordre, et qui suivant le témoigiuige de TEcrituresera le séjour d'une horreur éternelle, sans mesure et sans fin

En Qnissant son traité, Scot avait dit anathème à quiconque admet une double prédestination. C'était faire retomber la malédiction sur les saints Papes Innocent, Zosime, Boniface, Xiste,Léon, Célestin et Grégoire, sur saint Augustin et plusieurs autres anciens docteurs, et jusque sur Dieu lui-même, qui déclare souvent dans les divines Ecritures les jugements que, par un décret inévitable, il a résolu d'exercer envers les bons et les méchants. Saint Prudence observe donc à Erigène, que lui-même était beaucoup plus digne d'analhème, pour avoir attaqué fa vérité des jugements de Dieu et de ses [laroles, pour avoir altéré et corrompu les sentences des saints Pères, et enseigné des erreurs qu'aucun autre n'avait débitées avant lui. Il faut rapporter ce traité à la même année que celui de Flèrus, c'est-à-dire à l'an 8SU, environ deux ans après la lettre à Hincmar et à Pardule.

Lettre à Wénilon. — Sain t Prudence n*ayant pu, à cause de sa mauvaise santé, se trouver à rassemblée qui se tint en 853, dans la province de Sens, pour l'ordination d'Enée» évêque de Paris, écrivit h Wénilon et aux autres évêques, pour leur faire agréer ses excuses, et les prier de trouver bon qu'un prêtre de son Eglise, nommé Arnold, agtt en son nom et comme député dans le concile. Il l'avait chargé de consentir à l'ordi'*

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nation dTnéei dans le cas où cet éTÔque soiiS^nrait aai quatre articles rapportés dans sa lettre ; ce qu'il fit sans doute» puisque saint Prudence souscrivit à son ordination.

Par le premier article « il veut que Ton confesse que le libre arbitre, perdu par la désobéissance d'Adam, a été tellement rendu par Jésus-Christ, que la grâce de Dieu est toujours nécessaire pour toute bonne œuvre, soit pour y penser, soit pour la commencer, soit pour I accomplir, soit pour la perfectionner. Sans cette ^râce, nous ne pouvons ni penser, ni vouloir, ni rien faire de bien. Il dit dans le second, qu'il est nécessaire de croire et de confesser G[ue quelques-uns ont été prédestinés à la vie avant tous les siècles, par la gratuite miséricorde de Dieu, et que d'autres, par un jugement impénétrable, ' ont été prédestinés a là peine ; de sorte que Dieu a prédestiné, tant à l'égard des elûs que des réprouvés, ce qu'il ferait en les jugeant. Le troisième porte que Ton doit croire avec tous les catholiques, que le sang de Notre-Seigneur Jésus-Christ a été répandu pour tous les hommes qui croient eh lui, et non pas pour ceux qui n'y ont jamais cru, qui n'y croient point aujourd'hui, et qui n'y croiront jamais. H est dit dans le quatrième

Îue Ton croira et que l'on confessera que ieu sauve tous ceui qu'il veut; que personne ne peut être sauvé que celui qu'il aura sauvé, et que tous ceux-là seront sau« vés qu'il aura voulu sauver , d'où il suit qu'il n'a pas v julu sauver ceux qui ne sont point sauvés, selon cette paroledu prophète: Xe Seigneur a fait tout ce quHl a voulu au cte/, sur la terre , dans la mer et dans tous les abîmes. {Psal. cxui, 3.)

Saint Prudence, en proposant la signature de ces quatre articles, dit qu'ils avaient déjà été arrêtés par le Saint-Siège contre Pelage et ses sectateurs, par Aurèle de Carthage et par saint Augustin, avec deux cent quatorze autres évèques ; que la doctrine qu ils contenaient était celte de toute l'Eglise, et qu'elle n'en aurait jamais d*autre. Le but qu'il se proposa, en composant ces quatre articles qu'il envoya au concile de. Sens, fut de rétracter en quelquu sorte l'approbation qu'il avait donnée peu de teoips auparavant à ceux que l'évèquc Hincmar avait dressés dans le concile de Quercy , et pour empêcher que les capitules, auxquels il n'avait souscrit qu'à regret, ne portassent préjudice à la doctrine de saint Augustin et de ses disciples. Hincmar censura sa conduite, et Taccusa de témérité et d'imprudence, non-seulement parce qu'il avait fait dépendre son consentement à l'ordination d'£née. de l'acceptation de ces quatre articles, mais surtout parce qu'il les avait envoyés à son archevêque et à ses confrères , sans en avoir conféré avec eux , ce qui était contre la lettre même des canons.

Il l'accusa encore d'avoir varié dans ta doctrine, en publiant des capitules contraires à ceux qu*il avait souscrits la même année k Quercy. Breyer, dans sa défense de

l'Eglise de Troyes dans le culte qu'elle rei à saint Prudence, s'est donné beaucoup mouvement pour justifier ce saint évéq d'avoir varié dans la doctrine. N'eût-il été plus court de dire avec un savant ih logien que les capitules» dressés à Quei par Hincmar» et ceux que saint Prudence i voya au concile de Sens ne diffèrent qi dans les termes, et que. pour le fond, la d trine est la même. Il est vrai mt cette so^ tioii a un inconvénient considérable, ceï de montrer que ces évèques ne s*entend« pas, et, qu'encore qu'ils pensassent de me sur les matières de la grâce et de h destination, ils ne laissaient pas de se côq battre vivement, par la seule raison qa n'employaient pas les mêmes termes pc.

exprimer leur doctrine. Mais combien a'i t-on pas d'exemples dans l'histoire ecc siastique, de semblables disputes 1 Qnos souvienne de ce qui se passa au coocili uéral d'Ephèse, et de la division qui t{

I rendant si longtemps entre saint Cyrille exandrie , Jean d Antioche et les aoii Orientaux, à l'occasion de cette pro tion : Une nature de Dieu Verbe \m Les Orientaux, qui n'en comprenaient le sens, accusaient saint Cyrille de nier deux natures en Jésus-Christ. Cet ër leur reprochait de son c6té défavoriser erreurs de Nestorius; ils s'explique et aussitôt la réunion fut conclue.

Prudence n'était pas moins éloiené qu'Hi mar de la doctrine de GothescaTcsurla destination des réprouvés à la mort nelle. Ils convenaient l'un et Tautre aue réprouvés n'étaient nécessités ni aupec à la mort éternelle, et avouaient qu'ils vaient et se convertir et éviter ainsi mort éternelle. Ils ne différaient sur point qu'en ce que le premier disait q étaient prédestinés à la peine en cui quence de la prévision de leurs péchés, le second voulait qu'on dit seulemeut q raison de la même prescience, les pei éternelles leur étaient prédestinées, ce (fi dans le fond, revient au même. Hincmar inséré la lettre de saint Prudence à Wéfl Ion dans la préface de son ouvrage : Sur prédestination ; le P Sirmond, dans le H me II des Conciles de France.

Lettre de saint Prudence à son frm - Saint Prudence avait un frère qui était en que, et, ce semble, en Espagne. Ayant ë longtemps sans en recevoir des nouTeile», craignait qu'il ne fût mort. Il fut rassitf

Ear une de ses lettres, qui lui fut apport! Troyes dans le temps qu*il en étail in que. 11 chargea le porteur d'une répou qui n est qu un témoignage d'amitié poij un frère qui le méritait, et par les liens dei nature et par ses vertus, car il était en k putation de sainteté. Cette lettre ne se litqa dans les Analectes de Dom Mabillon.

Discours en Vhonneur de sainte Meurt,- Nous avons dans les Recueils deCamoa et de Surius un discours de saint Pru<Jefl«i en riionneur de sainte Maure viergeàTn>)ï^

traduit eC imj^rimé en français è rafi>»<»

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DE PATfiOLOGIE.

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IT33 et 1736» à la suite de la Défense deFE* éi$deTroy€s^ par Kabbé Breyer. Cesi un MfK'gjrique ou éloge historique de oetle HJDle. Ce fut à la prière de Sédulie, sa Iftére, d*Eutrope son frère» et de rabbëLéon, pi Tarait baptisée, que saint Prudence le aNn{M$A. Toutes ces personnes lui fournilent (les mémoires, et il 7 ajouta beaucoup k faits dont il avait été lui-mème témoin. ne peut donc douter de son authenticité, ministre Daillé n*a pas laissé de le conter; mais il est visible qu*il ne Ta fait parce que cette vie contient plusieurs instances qui ne s'accordent pas avec la irioe des prétendus réformés ; car on y taferttt des reliques et le culte desimatien établis, Tusage d'administrer aux fibonds les sacrements de TEucharistie |iei*extrème-onction. Au reste, les objecde Datllé ont été réfutées par Brayer, ioe de Troyes, auteur de la traduction ^ilsedu discours de saint Prudence.

iàtUi de France. — Ce saint composa tméts Annales de France. Hincmar, qui miii mention , dit que le but de cet évè- I dans cet ouvrage fut d'appuyer et de ilinner la doctrine de Gothescalc, dont il ■nscd'ôtre le défenseur. Il y était dit. Tan 859: Nicolas, évoque de Rome, conle suivant les règles de la foi, et décide ]n la tk)ctrine catholique, ce que l'on doit ire de la grâce et du libre arbitre, de la 1(é Je la double prédestination et du sang isus-Christcommeayantétérépandupour le&iidèles.£incmar, après avoir rapporté endroit de ces Annales, ajoute gu'it n'aentendu .parler à personne, ni rien lu (urs de ce qui concerne cette décision ; Itàûs Ja crainte qu'elle n'en imposât à ^ qui avaient des exemplaires de ces f<^ qui se répandaient depuis peu dans l)Hc, il écrivit à l'archevêque de Sens sliail k Rome, d'informer le Pape Niçoise ce qui se passait à cet égard , aGn Dpêcber le scandale qui arriverait dans |)i5e si l'on venait à croire qu'il approu- ^ doctrine de Gothescalc. L annaliste de it Berlin rapporte cette décision dans les >&)es (ermes, ce qui donne lieu de croire ^i\t& Annales qui portent le nom de saint Jtin sont celles de saint Prudence , au wiûs en partie.

f^fvu de Prudence. — Ce poëme en vers K^iaques , donné par Camusat et par Barbus, se lit à la tête d'un livre d'Evangiles Ml>*irii Prudence fit présent à son Eglise; <i^ est, pour ainsi dire, uu'un sommaire ^(e que les quatre .évangéiistcs ont dit de »«-C[iri>t. C'est de ce poëme que cous Vt>rtnaûs que le saint ^v^quc éiait né en

«^ntEs icaiTs db saint prudence. — Il ^u composé des Instructions pour ceux i^i tixieot admis à recevoir les ordres. Il ^rali qu'ils q y étaient pas promus sans ^'t^r auparavant appris ces instructions par |*f'^r : elles étaient tirées de l'Écriture. ^ "uvrage n'a pas encore été rendu public; ^^'^ on a imprimé à Rome, en 17U, a la

suite du psautier du cardinal Tbomasius, l'écrit de Prudence, intitulé : Fleurs des Psaumes^ avec le prologue, 'dans lequel cet évêque marque quelle eh fut l'occasion. Une dame respectable par sa naissance, se trouvant accablée d'infirmités, pria l'évêque de Troyes de lui donner par écrit un extrait des plus beaux endroits des Psaumes pour lui servir de consolation dans ses douleurs. Prudence le fit, non -seulement pour contenter la malade, mais aussi |our fournir à tous les voyageurs un moyen facile d'invoquer Dieu dans les divers dangers inséparables des voyages, soit sur terre, soit sur mer. Il rend témoignage à plusieurs personnes de son temps qu'elles récitaient chaque jour le psautier entier à l'imitation des saints Pères ; mais toutes n'en avaient pas le loisir. Il les exhorte donc à partager son abrégé des psaumes en trois ou quatre heures, de sorte qu'elles le récitassent entièrement chaque jour, et de répéter trois fois, avant de commencer cette psalmodie, ces paroles de David : DeuSf in adjulorium meum intende. {Psal. lxix, t.) Il leur prescrit aussi une formule de prière très-propre à inspirer de la dévotion. Prudence, en donnant le précis de chaque psaume, emploie, autant qu'il lui est possible, les paroles mêmes de David.

Pénitentiel sous le nom de saint Prudence. — On cite sous le nom de saint Prudence un Pénitentiel dont il avait fait présent à l'abbaye de Houtier-Ramé, dans son diocèse; mais peut-être ne l'en a-t-on fait auteur que parce qu'il est dit qu'il le donna à ce monastère. A s'en rapporter aux Annales de Saint-Bertin, saint Prudence avait composé beaucoup plus d'ouvrages que nous n'en avons de lui. On ne peut douter qu'il n'ait répondu aux questions qu'Hincuar lui avait proposées sur divers sujets, en particulier sur la conduite qu'il devait tenir envers Gothescalc, sur la manière de célébrer la Cène et sur la chute du juste, dont il est parlé au chapitre xviii d'Ezéchiel: de même que de Loup, abbé de Ferriàres, touchant le rétablissement de la discipline dans plusieurs monastères. Aucun de ces écrits n'est venu jusqu'à nous; ceux qui nous restent, principalement les Polémiques^ donnent une idée avantageuse de son érudition et de son éloquence.

PSELLUS (MICHEL), panégyriste de saint Siméon Métaphraste, ne commença à écrire

fue dans la première moitié du xi* siècle. I dit lui-même qu'à la mort de l'empereur romain Argyre, c'est-à-dire en 1024, il était dans la seizième année de son âge, et qu*il en avait vingt-cinq, lorsque Constantin Monomaque prit les rênes de l'empire. \ Alors il s'af)pliqua fortement à l'étude de * toutes lès sciences, de la philosophie, de la théologie, de l'astronomie, de la géométrie» * de la musique et même de l'art militaire* Il faut donc le distinguer du maître de Léon le philosophe qui portait aussi le mémo nom. Le discours qu'il fit à la louange de saint Siméon Métaphraste sç trouve dans

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